QUI EST-ELLE ??

Nancy Wake

Née à Wellington le 30 août 1912 elle meurt à Londres le 7 août 2011.

Journaliste australienne engagée dans la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale.

D’abord active dans le réseau Pat O’Leary, elle est ensuite recrutée par le Special Operations Executive.

État civil : Nancy Grace Augusta Wake ; épouse Fiocca puis Forward.

Agent du réseau d’évasion Pat O’Leary (1940-1943) : Souris blanche (surnom donné par les Allemands)

Agent du SOE, section F (1944) :

Nom de terrain : « Hélène »

Nom de code opérationnel : WITCH (en français « SORCIÈRE »)

Identité de couverture : Lucienne Suzanne Carlier, Française domiciliée à Rieux

Réseau Pat O’Leary

Depuis Marseille, elle recueille des pilotes anglais abattus en France au cours de leurs missions, les soigne et les exfiltre pour qu’ils puissent reprendre le combat. Le 2 mars 1943 elle est arrêtée. Après avoir été torturée puis libérée (les Allemands n’ayant pas réussi à établir sa vraie identité), elle quitte la France pour l’Angleterre.

En 1944, devenue agent secret du Special Operations Executive, elle suit l’entraînement, puis est envoyée en mission en France. Au printemps 1944, elle est parachutée en Auvergne. Elle rejoint les maquis pour mettre en place et organiser la livraison des armes et de l’équipement nécessaires aux résistants qui s’y trouvent. En juin 1944, elle dirige l’attaque du local de la Gestapo de Montluçon, tuant elle-même une sentinelle allemande. À la fin de l’été elle rentre en Angleterre. Le 10 mars 2013, conformément à ses dernières volontés, ses cendres sont dispersées à Verneix (Allier), près de Montluçon, dans le secteur où elle a effectué sa mission en 1944.

Elle est la résistante la plus décorée de la Seconde Guerre mondiale :

Médaille de George (1945)
Médaille de la Résistance (1947)
Officier de la Légion d’honneur‎ (1988)
Compagnon de l’ordre d’Australie (2004)
RSA Badge in Gold (d) (2006)
War Medal 1939-1945
Defence Medal 1939-45
 Médaille présidentielle de la Liberté France et Allemagne 1939-45
Croix de guerre 1939-1945

Cette remarquable résistante des SOE doit faire partie de nos mémoires.

Nous remercions Wikipédia (plus de détails sur elle sur ce site) pour nous avoir aidé à publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Paca

Notre actif délégué régionale Yves Michel Langlois a donné avec succès sa conférence « la France dans la Tourmente » le 21 février dernier dans les locaux de la ville de Menton.

Nous le félicitons pour cette action mémorielle au nom de notre association nationale Mémoires du Mont-Valérien.

Patrikc Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

 CHEMINOTS RÉSISTANTS

Résistance-Fer était un mouvement français de résistance à l’occupation nazie, lors de la Seconde Guerre mondiale. Ce mouvement spécialisé, composé de cheminots français, prit une part active à la Résistance

De par sa nature, il axa essentiellement ses activités sur :

  • La recherche et la transmission aux forces alliées, des mouvements de l’armée allemande ; estimer les effectifs des divisions ennemies.
  • Le sabotage des lignes, des matériels et infrastructures ferroviaires.

Les cheminots ont aussi été un des rouages essentiels de la Résistance intérieure. Ils ont payé un lourd tribut à la répression de l’occupant : plus de 2 000 d’entre eux sont morts en raison de la répression nazie, fusillés ou autrement exécutés de manière collective, auxquels s’ajoutent les presque 500 cheminots morts dans les maquis.

Parmi eux : Louis Lavignon ancien du réseau Combat est responsable du mouvement pour la région Rhône-Alpes en 1944. Né le 17 décembre 1898 à Saint Mihiel (55) il est arrêté à Lyon en février 1944, pour actes de sabotages des chemins de fer. Il est mort en déportation (avril 1945) par suite de mauvais traitements à Neuengamme.

Cheminots qui ont combattu dans les rangs de la 2e Division Blindée : PERSIGNANT Raymond (15 décembre 1921 – 19 novembre 1944)HUCKENDUBLER Jean-Claude (1923-2014)

Cheminots membres des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I.) qui ont participé à la Libération de Strasbourg : REBRE HenriHELLMANN LéonGROSHENNY MauriceFALLINGER JosephSCHUTZ JulesBRICHLER André Lucien

Résistance cheminote en Alsace : WODLI Georges, – 15 juillet 1900 – 1er avril 1943

Résistance Normandie : VERLY Madeleine 1899-1995

Nous vous engageons vivement à consulter le site « Archives des résistances SNCF » pour les très nombreuses informations concernant nombre de ces valeureux résistants.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Musée de l’armée

Nous vous recommandons la visite jusqu’au 22 juin de l’exposition « Un exil combattant. Les artistes et la France 1939/1945 » Y sont mis à l’honneur, les écrivains, peintres, chanteurs et acteurs depuis leur exil durant l’occupation et qui ont choisi de résister.

Parmi eux : Robert Desnos

Poète surréaliste et résistant français, né le 4 juillet 1900 dans le 11e arrondissement de Paris.

De juillet 1942 jusqu’à son arrestation, le 22 février 1944, il participe au réseau de résistance AGIR tout en fabriquant par ailleurs de faux papiers pour des Juifs ou des résistants en difficulté.,  

Il est arrêté, le 22 février, Interrogé rue des Saussaies, il finit à la prison de Fresnes, dans la cellule 355 de la deuxième division. Il y reste du 22 février au 20 mars. Le 27 avril, il fait partie du convoi dit « des déportés tatoués » dont la destination est Auschwitz. Il est redirigé le 12 mai vers Buchenwald, y arrive le 14 mai et repart deux jours plus tard pour Flossenbürg. Les 2 et 3 juin, un groupe de quatre-vingt-cinq hommes, dont il fait partie est acheminé vers le camp de Flöha, en Saxe où se trouve une usine de textile désaffectée reconvertie en usine pour carlingues de Messerschmitt fabriquées par les prisonniers. Le 14 avril 1945 sous la pression des armées alliées, le kommando de Flöha est évacué. Vers la fin du mois d’avril la colonne est scindée en deux groupes : les plus épuisés – dont lui-même – sont acheminés jusqu’au camp de concentration de Theresienstadt, à Terezin. Il meurt dans un Revier (un baraquement destiné aux prisonniers malades) un mois après l’abandon du camp par les agents de la Sipo.

Médaille de la Résistance 1946 à titre posthume – Mort pour la France.

Le réseau AGIR a été créé en 1941 et travaille pour le compte de l’Intelligence Service. À partir de l’été 1943, le réseau donne des informations sur les préparatifs allemands d’installation d’un grand nombre de rampes de lancement de bombes volantes V1. Entre 1943 et leur arrestation, les membres de ce réseau ont découvert une centaine de bases de lancement de fusées V1.

Souvenons nous de ces diverses personnalités qui ont su résister chacun dans leur domaine.

Nous remercions le Figaro Magazine et Wikipédia qui nous ont permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Un ami belge résistant

Grâce au bulletin La Lorgnette de nos amis de la SRPDM, nous avons le plaisir de vous faire connaître :

MATON Louis – Adjudant de seconde classe à pied (né le 31 décembre 1898 à Tournai, Province de Hainaut). 02/03/1940 au 03/09/1944

Nommé Adjudant de première classe à pied le 31/12/1942.

Entré à la Gendarmerie le 22 janvier 1920 venant du 3ème Régiment de chasseurs à pied.

Avant d’être militaire, fut ouvrier maréchal.

Résistant armé reconnu comme tel, il est fait prisonnier plusieurs fois. Il est tué au combat à Hensies le 03 septembre 1944 par des soldats allemands.

 Il est enterré sur la berge du Canal jusqu’au 08 septembre, date à laquelle il est inhumé au cimetière de Leuze-en-Hainaut.

Il est cité à l’ordre du Corps à plusieurs reprises pour son travail et son dévouement.

Le Juge d’Instruction et le Procureur du Roi de Mons le féliciteront plusieurs fois pour son activité judiciaire en 1927 et en 1937 notamment.

Il est décoré plusieurs fois à titre posthume et militaire :

30/09/1946 : médaille de Chevalier de l’Ordre de Léopold II avec palme

– 30/09/1946 : croix de guerre avec palme

– 07/11/1946 : médaille de la Résistance

– 04/10/1946 : médaille commémorative de la guerre 1940-1945

De nombreux résistants Belges ont combattus contre les nazis, souvenons-nous d’eux tous en particulier de ceux fusillés au Mont-Valérien.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

RAPPEL AGO DU 19 Mars 2025

URGENT ET IMPORTANT

Ne recevant à ce jour que très peu de pouvoirs, nous vous confirmons et réitérons que notre AGO 2025 se tiendra comme chaque année le 19 mars à 16H30 à la Maison du Combattant 62 Rue Marcel Dassault à Boulogne Billancourt.

Cette annonce a déjà été publiée sur notre BLOGMMV depuis le 5 Mars dernier avec l’ordre du jour et le Pouvoir.

Nous avons besoin de vos présences et de votre fidélité afin de pouvoir délibérer et nous permettre de poursuivre nos activités mémorielles.

Bien cordialement à toutes et tous.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

Délégation PACA

Notre actif délégué de la région Yves Michel Langlois a donné une conférence le 21 février à laquelle ont assisté un certain nombre de personnes intéressées par les actions des SOE.

Il donnera une nouvelle conférence le 20 mars au siège du M.R.A à Grasse, sur « l’opération Sassafras », à savoir l’action des agents britanniques du S.O.E. dans la région cannoise à partir de 1942.

Vous êtes conviés à venir nombreux assister à ces informations très détaillées sur l’opération en question.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Simone MICHEL-LÉVY

ALIAS : Emma – Françoise – Madame Royale – Mademoiselle Flaubert – Madame Bertrand

Née le 19 Janvier 1906 – Morte le 13 avril 1945 Flossenbûrg

Elle entre dans la Résistance en décembre 1940. En 1941, elle participe à la création du réseau « Action PTT ». Le réseau a pour but d’étendre sur toute la France une ramification de cellules de renseignements et de transmissions.

En avril 1942 elle est reçu au concours de rédacteur des PTT et est affectée en au département « Commutation » de la Direction des recherches et du contrôle technique à Paris. Sous les pseudonymes de « Françoise » et de « Madame Royale », elle met en place un système d’acheminement du courrier à travers la France, soit par voie maritime, soit par voie aérienne, et cela dans les deux sens.

En 1943, elle établit plus de cent cartes professionnelles des PTT à des jeunes réfractaires au STO. Puis elle devient agent P1 (régulier) puis agent P2 (permanent).  Au soir du 5 novembre 1943, trahie par « Tilden », chef-opérateur radio de la CND, elle est arrêtée, abominablement torturée, elle ne parle pas et est livrée à la Gestapo de la rue des Saussaies.

Internée à Fresnes puis au camp de Royallieu, elle arrive le 3 février 1944 au camp de Ravensbrück. En avril elle est envoyée en Tchécoslovaquie pour travailler dans une usine d’armement fabricant des munitions anti-aériennes. Elle y continue son action de résistante en réalisant de nombreux sabotages et pour ces raisons elle a été condamnée à la bastonnade, 25 coups de bâtons exécutée en présence du commandant du camp et devant les camarades déportées.

Au camp de Flossenbürg elle est pendue par les Allemands, le 13 avril, 10 jours seulement avant la libération du camp.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 26 septembre 1945
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille de la Résistance
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille des Blessés
• Médaille commémorative de la Guerre 39/45 avec barrette « Engagé volontaire »
• Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance
• King’s Commendation for Brave Conduct (GB)

Cette femme au passé exceptionnel doit faire partie de nos mémoires.

Nous remercions Les Chemins de la mémoire N° 289 et l’Ordre de la Libération de nous avoir permis cette publication.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

André ISAAC dit PIERRE DAC

Dit Pierre Dac : il est mort le 9 février 1975. Il fût une figure de la Résistance contre l’occupation de la France par l’Allemagne nazie grâce à ses nombreuses interventions sur Radio Londres.

Héros de la Première Guerre mondiale mobilisé au lendemain de ses vingt ans au régiment d’infanterie de Toul. Il reviendra du front quatre ans plus tard avec deux blessures.

En 1916, il est nettoyeur de tranchées près de Verdun lorsqu’un nouvel obus lui brise la cuisse.

Après plusieurs tentatives pour rejoindre Londres le 12 octobre 1943 il y parviendra et est emmené en avion, pour y rejoindre l’équipe « Les Français parlent aux Français » de Radio Londres.

En tant que civil, Il a été nommé membre d’honneur du Groupe Lorraine, alors que ce groupe n’était alors composé que de militaires des forces françaises aériennes stationnées au Royaume-Uni.

Après le débarquement il sera correspondant de guerre pour Point de Vue, il ira jusqu’au bunker de Hitler dont il croisera le beau-frère.

Par la suite il commencera sa longue carrière d’humoriste avec son binôme Francis Blanche.

Il a reçu les distinctions suivantes :

·  Chevalier de la Légion d’honneur (octobre 1945)

·  Croix de guerre 1914–1918 avec une palme et cinq étoiles

·  Croix de guerre 1939–1945, palme de bronze (une citation à l’ordre de l’armée)

·  Médaille de la Résistance française (décret du 14 juin 1946)

Nous remercions l’hebdomadaire Point de Vue qui nous a permis cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Étrangers dans la Résistance française

Ils ont été 63.000 engagés volontaires dans les rangs des FFL jusqu’en juillet 1943.

3.000 étrangers dont trente nationalités décidèrent de servir la France.

Parmi eux, La 13e Demi-brigade de la Légion Etrangère (DBLE) sera envoyé en Norvège pour couper la route à l’Allemagne et un certain nombre de leurs survivants décidèrent de rejoindre les FFL et resteront en Angleterre.

En France, la majorité sont des républicains espagnols environ 500 (ils seront parmi les premiers à entrer dans Paris) les Polonais et les Belges.

Un certain nombre se sont distingués entre autres : le lieutenant Gustavo Carmerini, le capitaine Aumônier Malec-Matlacen, John Hasey, Victor Mirkin, le lieutenant-colonel Amilakvari.

Chez les nombreux FTP-MOI nous pouvons aussi garder en Mémoire Joseph Wachspress alias commandant Robert qui a participé courageusement à la lutte contre l’occupant.

Cet article a pu être écrit grâce à la revue Les Chemins de la Mémoire 288 (Automne 2024) que nous remercions et dont nous vous recommandons la lecture pour plus d’informations sur tous ces étrangers dans la résistance.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien