HOMMAGE à L’AMITIÉ FRANCO-BELGE

Aujourd’hui, à l’occasion du 90e anniversaire du décès de la Reine Astrid les membres de la Société Royale Philanthropique des Médaillés et Décorés de Belgique et de l’Association française des Amis du Royaume de Belgique, sont venus rendre un hommage devant le monument de la Place de la Reine Astrid près du pont d’Alma.

Après une courte présentation par Daniel Lemoine, c’est Monsieur Serge MUCETTI ancien Consul de France au Royaume de BELGIQUE, qui a fait un résumé historique de cet endroit en en rappelant l’amitié qui unit la France et la Belgique.

Je tiens à remercier chaleureusement tous les participants.

Nous remercions monsieur Claude BARTOS auteur de article ci-dessus.

Claude BARTOS Administrateur délégué Île de France, à Société RPMDB

Photographie : Mémoires du Mont-Valérien

LES FRÈRES « Astier de la Vigerie » après compléments

Fait unique dans l’histoire de l’Ordre de la Libération, les trois frères d’Astier de La Vigerie ont été reconnus Compagnons par le général de Gaulle.

François d’Astier de la Vigerie est un général français. Il s’est distingué par ses faits d’armes dans la Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale qui lui ont valu d’être fait compagnon de la Libération. Il est né le 7 mars 1886 et mort le 9 octobre 1956.
Grand Officier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 8 novembre 1944
Croix de Guerre 1914-18 (9 citations)
Croix de Guerre des TOE (2 citations)
Croix du combattant
Médaille de la Victoire
Médaille commémorative de la Guerre 14-18
Air Force Cross (GB)
Croix militaire de première classe (Belgique)
Chevalier de l’Ordre de l’Étoile avec glaive (Roumanie)
Officier de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (Italie)
Officier de l’ordre du Ouissam alaouite
Croix de la Rose Blanche de Finlande de 1ère classe

Henri d’Astier de la Vigerie est un résistant français, compagnon de la Libération, né le 11 septembre 1897 et mort le 10 octobre 1952.
Officier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 30 octobre 1943
Croix de Guerre 14/18 (3 citations)
Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
Bronze Star Medal (USA)

Emmanuel d’Astier de La Vigerie, est un écrivain, journaliste, militaire et homme politique français, compagnon de la Libération né le 6 janvier 1900 et mort le 12 juin 1969.
Chevalier de la Légion d’honneur
Compagnon de la Libération (décret du 24 mars 1943)
Croix de guerre 1939–1945

Pour mieux connaitre les brillantes carrières de ces trois frères résistants vous pouvez vous procurer le livre d’Emmanuel Rondeau « Les Frères d’Astier de la Vigerie » qui est écrit par le petit-fils d’Henri d’Astier de la Vigerie (Tallandier) et vous référez également à des sites internet.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

NOUVELLE PUBLICATION MODIFIÉE DE LA LETTRE AU SOLDAT INCONNU DE MONSIEUR BRUNEAU RETAILLEAU

AVEC TEXTE LISIBLE

Merci Monsieur le Ministre.

Comme il est bon de vous lire

D’où veniez-vous ? Que vouliez-vous, qui aimiez-vous, qu’espériez-vous ? En somme, qui étiez-vous avant de devenir nous tous ?
Vous que nous ne connaissons pas, mais grâce auquel nous savons l’essentiel. Grâce à vous, nous savons que de Bouvines à Verdun, des bâtisseurs de cathédrales aux reconstructeurs de l’après-guerre, toujours la France fut faite et refaite par la sueur et le sang de ces millions de Françaises et de Français dont la postérité n’a pu retenir les noms.
Grâce à vous, nous savons qu’à l’image de cette flamme qui surplombe votre dépouille, le feu de nos gloires fut allumé par la foule des humbles. Et que ces gloires subsistent. Et que ces humbles existent. Encore aujourd’hui.

Car comme vous, des Français consentent à des sacrifices méconnus. Ils sont policiers ou paysans, professeurs ou chefs d’entreprise, soignants ou artisans, dirigeants d’associations ou élus locaux. Chaque jour, voici qu’ils surgissent de la tranchée des adversités pour enfoncer les lignes de la fatalité. Autorité, souveraineté, prospérité, fraternité. Ils sont les courageux qui tiennent à bout de bras ce qui tient encore la France, malgré les difficultés et les lâchetés, les renoncements et même, parfois, les trahisons.
Peut-être me diriez-vous qu’il y a sacrifice et sacrifice. Que le courage au feu, sous l’orage d’acier qui déchire les corps et terrifie les âmes, ne souffre d’aucune comparaison. Que rester droit dans les difficultés du quotidien est une chose, mais que rester fort face à l’horreur en est une autre. Que le confort que nous autres avons gagné nous a fait perdre jusqu’au sens des priorités, au point d’avoir parfois préféré la société de consommation à la défense d’une civilisation.
Oui, vous pourriez me rétorquer cela. Et vous auriez raison. Raison de souligner combien la double empreinte de l’insouciance et de l’amnésie a estompé en nous le tragique de l’Histoire. Il signe cependant son retour alors qu’à l’est de l’Europe, d’autres tranchées ouvrent de nouveaux sillons de larmes et de souffrance.

Pourtant, sans avoir connu le pire, nombreux sont les Français qui se reconnaissent en vous. Chaque année, le cortège des silencieux répète les gestes immuables des gratitudes nationales : des corps qui s’inclinent devant un monument aux morts, des cœurs qui s’unissent au chant d’un hymne, des âmes qui se soulèvent pour un drapeau. Invariablement, les mêmes couleurs éclairent les mêmes ferveurs. Et la France qui demeure. Et pour elle, d’autres Français qui meurent, dans le feu de nos opérations extérieures ou dans la lutte contre la violence barbare.
Ces grands morts nous grandissent. Ils illuminent la nuit de nos faiblesses, ils secouent la torpeur de nos paresses. Ils apportent la preuve que les individualismes n’ont pas tout éteint, qu’il existe encore parmi nous des milliers de compatriotes prêts à tout donner pour la patrie, qu’ils soient nés ici ou bien venus d’ailleurs.

Vous-même, quelles étaient vos ascendances ? Étiez-vous un fils de la ruralité française, ou bien l’enfant d’une immigration lointaine ? Qu’importe votre généalogie. Vous pourriez bien être un fantassin poitevin ou un tirailleur sénégalais que cela ne changerait rien : la France est une patrie généreuse qui s’offre à tous ceux qui veulent bien la faire leur, pourvu qu’ils l’aiment et qu’ils consentent à lui rendre une part de ce qu’ils ont reçu d’elle.
La patrie, vous l’aimiez hier sans doute, autant que cette France des honnêtes gens qui croient encore aujourd’hui à la France. Ce peuple des anonymes ne vit pas d’illusions apatrides, mais de ce dont vous avez vécu, avec vos frères d’armes : une combativité nourrie par un même sentiment d’appartenance, un sens du devoir partagé dans la conscience d’un même destin commun.

Dans cette mêlée boueuse et tueuse de la Grande Guerre qui aura enseveli sous les mêmes décombres l’ouvrier et le notable, fait boire à l’eau de la même gourde le bouffeur de curés et le pilier de sacristie, une nouvelle concorde fut modelée. Son legs nous rassemble toujours, malgré nos déchirures. Qu’un attentat islamiste ensanglante Paris ou qu’un nouvel antisémitisme blesse le pays, et c’est tout un peuple qui bat ensemble le pavé de l’union sacrée. Nous sommes le fruit de l’unité française.
Bien sûr, la France que vous avez connue a subi des bouleversements d’une intensité et d’une rapidité comme jamais dans son histoire. Pour le meilleur comme pour le pire. Ce pays, le reconnaîtriez-vous ? Et seriez-vous de ceux qui, pleurant sur des ruines, affirment que la France n’est plus la France ?
Nul n’a le droit de faire parler les morts. Mais les morts ont des droits sur nous. Ceux qui sont tombés pour la France ont le droit d’exiger des Français d’aujourd’hui qu’ils la relèvent.

Pour ma part, je veux croire que sous l’Arc du Triomphe, votre silence nous commande l’espérance. Que vous nous sommez de ne pas confondre le souvenir et la nostalgie. Que vous nous ordonnez de panser les blessures françaises, non de gratter nos plaies en gémissant. Parce que la France est un élan vital, pas un chant sépulcral. Toujours, notre pays restera ce prodige de l’histoire des hommes, capable, du fond des plus sombres chaos, des plus beaux sursauts.

Est-ce un murmure d’espoir qu’en tendant bien l’oreille, nous entendons s’échapper de vos lèvres closes ? Quant à moi, je le crois.

Pour qu’au nom du Soldat inconnu, la France continue.

Bruneau RETAILLEAU Ministre de l’Intérieur

Proposé par Alain Faber Président des Mémoires du Mont-Valérien

Nous remercions le « Figaro » ainsi que le « Parti Républicain » pour sons aide au patriotisme et à la mémoire nationale

Laure DIEBOLD

Dites : Mona – Mado  de son nom de jeune fille Laure Mutschler, est née le 10 janvier 1915 à Erstein

Après l’armistice, elle rejoint une organisation de passeurs pour les prisonniers évadés. Jeune mariée, elle entre à partir de mai 1942 au réseau de renseignements « Mithridate », où, en qualité d’agent de liaison et d’évasion, catégorie P1, elle recueille des informations qu’elle code et fait passer sous forme de courrier à Londres. Elle est arrêtée une première fois le 18 juillet 1942 par la police judiciaire puis Elle se réfugie à Aix-les-Bains, passe dans la clandestinité la plus totale et devient « Mona ».

A la mi-août 1942  Engagée aux Forces françaises libres, immatriculée au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) sous le nom de « Mado », elle est affectée aux services de Jean Moulin en qualité d’agent P.2 avec le grade de lieutenant.

Fin mars 1943, sur décision de Jean Moulin qui souhaite installer ses services dans la Capitale, elle s’installe à Paris .  Elle est à nouveau arrêtée  rue de Grenelle, le 24 septembre 1943 et conduite à Fresnes. Le 17 janvier 1944, elle est dirigée vers Sarrebruck puis internée à Strasbourg du 28 janvier au 13 juin 1944. Déportée ensuite au camp de sûreté de Schirmeck, elle est internée successivement à Mulhouse, Berlin puis au camp de Ravensbrück. Transférée près d’Altenburg, au kommando de Meuselwitz  elle est affectée à partir du 6 octobre 1944, au kommando de Taucha (près de Leipzig)

Gravement malade, promise au four crématoire, elle est sauvée par un médecin tchèque du laboratoire du camp qui escamote sa fiche à deux reprises. Libérée en avril 1945 par les Américains, très affaiblie, elle arrive à Paris.

Elle meurt subitement le 17 octobre 1965 à Lyon et est inhumée en Alsace, à Sainte-Marie-aux-Mines, dans le Haut-Rhin.

 Chevalier de la Légion d’Honneur
 Compagnon de la Libération – décret du 20 novembre 1944
 Croix de Guerre 39/45 –  Médaille de la Résistance avec rosette
 Médaille des Services Volontaires dans la France Libre

Une femme de qualité ayant eu un passé remarquable de résistante.

Nous remercions l’Ordre de la Libération de nous avoir aider à publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

Marcel Gerbohay, inspirateur d’un attentat contre Hitler

Dans les années de la montée de l’Hitlérisme en Allemagne, ce jeune breton projeta un attentat contre Hitler dont Maurice Bavaud devait être l’exécutant.

En octobre 1938, à Munich ce dernier sort un petit pistolet Schmeisser de calibre 6,35 mm mais ne tire pas car il est trop loin d’Hitler et gêné par les spectateurs devant lui. Il tenta par la suite de s’approcher de ce dernier, à Berchtesgaden, dans les jours qui suivirent mais du abandonner.

Pour sa part, Marcel Gerbohay en 1940, lors d’un retour chez sa mère, à Pacé, est dénoncé par des collaborationnistes.

Prison Jacques Cartier à Rennes

Il fut arrêté le 1er janvier 1942 par la Gestapo et interné à la prison Jacques-Cartier, à Rennes, jusqu’au 17 février 1942 d’où il fut transféré à la prison de la Santé, à Paris, le 13 septembre 1942.

Déporté en Allemagne, le 20 septembre, il fut jugé par le tribunal du Peuple à Berlin.  Il y fut condamné à mort le 11 janvier 1943 et guillotiné le 9 avril à Berlin Charlottenburg.

Sa mère obtint, à titre posthume., en 1955, la carte de déporté politique.

Souvenons nous de ce jeune homme qui très tôt tenta de supprimer le Fuhrer.

Patrick.Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

MEMORIAL – TOURISME DE MEMOIRE

Carrière des fusillés située dans la commune de Châteaubriant, en Loire-Atlantique où vingt-sept prisonniers du camp de Choisel ont été fusillés par les nazis le 22 octobre 1941 en représailles à la mort de Karl Hotz, un lieutenant-colonel de l’armée de terre allemande tué par de jeunes résistants.

Ces prisonniers du camp de Choisel chantent La Marseillaise pendant tout leur trajet en camion et tous refusent d’avoir les yeux bandés. Ils sont fusillés en trois groupes de neuf.

Parmi eux se trouvait le jeune Guy Moquet 17 ans.

Adresse

La Sablière, Carrière des Fusillés 44110
Châteaubriant
02 40 28 60 36 (ou office de tourisme : 02 40 28 20 90)

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

LES CHEMINS DE LA VICTOIRE

Lors de vos prochains déplacements, si cela vous intéresse, Il vous suffira de consulter « Libérationroute.com » qui vous proposera une carte vivante des musées, monuments, cimetières, et sentiers qui ressuscitent l’épopée de nos libérateurs.

Vous pourrez y choisir votre propre itinéraire ou vous laisser guider et ainsi retrouver les traces du passé.

Nous vous encourageons donc à regarder ce remarquable site « Liberationroute.com » afin de vous faire votre propre idée pour revivre à votre façon et selon vos préférences la seconde guerre mondiale.
Nous remercions le Souvenir Français de nous avoir fait connaître ce site.


Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

MARCEL DUVAL – RESISTANCE BOULONNAISE

Propriétaire du café Duval au 31, boulevard Jean-Jaurès, il s’est particulièrement distingué durant l’Occupation. Dès 1941, il rejoint la résistance, devient le chef de l’Organisation civile et militaire, secteur de Boulogne-Billancourt, en septembre 1942.
Dès 1942, ancien de Renault, il forme chez lui un noyau de résistance. Malgré les risques, il couvre d’abord de nombreux réfractaires au STO, délivre de fausses cartes d’identité et donne de l’argent aux plus nécessiteux. Membre de l’OCM, Organisation civile et militaire, il est promu chef du secteur de Boulogne-Billancourt au grade de commandant.
À ce titre, il organise de façon remarquable le recrutement des FFI (Forces françaises de l’Intérieur), établit des fiches d’engagement et la confection des brassards. « Même après la guerre, bien qu’il ait reçu de nombreuses marques de félicitations, il est resté modeste. Chez lui, pas de vantardise. » A la Libération, il prend ses responsabilités lors de l’élévation des barricades et des combats. Il n’hésite pas à partir en reconnaissance au parc Rothschild, où étaient retranchés les SS, à faire le coup de feu et à capturer trois soldats ennemis.
Aux archives de la ville, dans les nombreux courriers de félicitations, on retiendra que « dès l’insurrection, il a fait occuper les usines Renault pour éviter le sabotage et les rendre à la nation en état de marche ». Il a fait preuve de la plus grande initiative et énergie pour accomplir sa mission malgré l’ennemi.
Nommé membre du comité local de libération, il intègre le conseil municipal en tant qu’adjoint d’Alphonse Le Gallo.
Nous remercions le BBI, les archives municipales et la famille de Marcel Duval qui nous ont permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien