CHRONIQUES MEUDONNAISES : 1930-1945

DANS LE CADRE DE NOTRE « Charte de Partenariat » avec l’ANMONM

(Association Nationale des Membres de l’Ordre Nationale du Mérite)

Chers amis,

Je suis ravis de recommander à votre attention l’ouvrage de Madame Emmanuelle DECLERCK « CHRONIQUES MEUDONNAISES : 1930-1945« 

C’est un ouvrage de références et d’histoire qui vous fera découvrir la vie des Meudonnais depuis 1930 mais aussi pendant la guerre 1939-1945. Il aura sa place dans ma bibliothèque pour une meilleure connaissance de la vie des Franciliens durant cette période.

Merci Madame pour ces recherches et ce beau travail réalisé.

Alain FABER

Président de l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien

A lire…..

En 2020, Meudon se souvient de son histoire et commémore le 75ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Chroniques meudonnaises : 1930-1945 rend hommage aux Meudonnais d’hier et en particulier aux nombreuses victimes du conflit, parmi lesquelles 34 déportés sur 70 hommes, femmes et enfants envoyés en camps ou en prisons (parce que Juifs, résistants ou les deux à la fois) décédés avant leur retour, 13 résistants fusillés, 52 civils tués sous les bombardements, 108 militaires disparus (dont 68 soldats tombés au front et 27 prisonniers de guerre), 23 STO (dont 18 réfractaires sur les 376 requis au service du travail obligatoire pour partir travailler en territoire du Reich).

Entre 1930 et 1945, l’histoire de Meudon se confond avec le destin national. La vie de ses habitants est bouleversée : crise de 1929, occupation allemande, Libération, retour des nombreux prisonniers de guerre et des 36 déportés survivants (dont 3 mourront rapidement). Chroniques meudonnaises : 1930-1945, c’est le journal intime de Meudon.

Tous les personnages cités sont réels, natifs, récemment installés en ville ou de passage. Ils vivent ces quinze années-là différemment selon leur quartier, leur tranche d’âge, leur milieu social, leurs origines, leurs activités et leurs engagements. Témoins directs et héritiers se sont prêtés aimablement au jeu de l’interview pour restituer des souvenirs de famille et ouvrir leurs archives personnelles, en complément des sources d’information officielles. L’histoire de Meudon à cette époque méritait d’être racontée.

Chroniques meudonnaises : 1930-1945 est le feuilleton d’une ville plurielle dans la tourmente au cœur du XXe siècle. Et pour paraphraser Jean Cayrol, dont le texte lu par Michel Bouquet a servi d’introduction au film d’Alain Resnais Nuit et Brouillard en 1956 : « Même un paysage tranquille. Même un sous-bois verdoyant avec des vols de corbeaux. Même une route ou passe des voitures, des travailleurs, des couples. Même un village paisible à l’ abris de l’agitation parisienne, avec son marché, son clocher… peuvent conduire tout simplement à un camp de concentration ou à une mort certaine ».

Emmanuelle DECLERCK

Cher compagnon, Ravie de l’intérêt que vous portez à mon livre Chroniques meudonnaises : 1930-1945 paru à compte d’auteure en novembre 2020.

Pour toutes commandes de livres

chroniquesmeudonnaises19301945@gmail.com

APPEL DU GÉNÉRAL DE GAULLE DU 18 JUIN 1940

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ?

L’espérance doit-elle disparaître ?

La défaite est-elle définitive ?

Non !Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule !

Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis.

Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres.»


Lorsque l’Ile de Sein représentait 1/4 de la FRANCE

Alain FABER Président de l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien

Nous remercions pour leurs contributions au maintien et transfert de la mémoire : Google, Wikipédia et le Musée de la Résistance en ligne.

Il NOUS A QUITTÉ

Jean-Marie POGNON

Notre ami Jean-Marie POGNON nous a quitté très très brutalement en fin de semaine dernière 18/19 juin 2021. Co-organisateur du voyage de l’UNC (Union Nationale des Combattan au Vietnam en 2019 au cours duquel avec ses compagnons de mémoires dont Calixte AUTHIER, Président de la Fédération Départementale des Yvelines représentèrent les Mémoires du Mont-Valérien à Diên Biên Phu lors du dépôt de gerbe devant le monument aux Morts.

La cérémonie religieuse de ses obsèques eu lieux le 25 juin à l’église Saint-Louis de Carrières-sous-Poissy. Elle fut emprunt d’une très grande émotion liée à la perte d’un être cher et à la soudaineté de sa disparition. car rien ne pouvait laisser prévoir un départ si brutal.

Il avait été prévu que Jean-Marie reçoive la Croix du Mérite bronze avec étoile lors de la cérémonie prévue de longue date à la Mairie de Carrières-sous-Poissy le 29 juin 2021. Cette décoration sera remise prochainement à son épouse par Monsieur Calixte AUTHIER représentant le Président Alain FABER.

Nous adressons à sa chère épouse, à sa famille et à ses amis, nos plus sincères condoléances et le témoignage de notre amitié.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Éxécutif

9 – 10 JUIN 1944 / TULLE et ORADOUR-sur-GLANE

Tulle et Oradour La traversée du Limousin de la Das ReichBernard Gouley et Hélène Abalo – France 3 Nouvelle-Aquitaine vous propose de retracer l’itinéraire de la Das Reich, la division SS qui va commettre plusieurs exactions sur son parcours du sud de la France à la Normandie.

1 : Le 6 juin 1944 à l’aube du 6 juin 1944, une armada de navires approche des côtes normandes. 156 000 soldats, principalement Américains, Anglais, Canadiens, s’apprêtent à débarquer en Normandie. Parmi eux, les 177 Français du commando Kieffer.

Le débarquement provoquera la mise en route de la division Das Reich.

Les alliés débarquent sur cinq plages désignées Gold, Juno, Sword, Omaha et Utah. Cette action militaire hors-norme libère la France, mais elle permet surtout d’ouvrir un second front contre les Allemands. Le premier, à l’est, est l’affaire des Soviétiques. La finalité est de les prendre en tenaille. Ce sera chose faite à partir de janvier 1945 où les combats se dérouleront en Allemagne même.L’état-major allemand savait que les alliés poseraient pied un jour sur les côtes françaises, mais c’est le lieu qui restait inconnu. Les services secrets britanniques, doués pour brouiller les pistes avaient laissé entendre depuis 1943 que le débarquement aurait lieu du côté du Pas-de-Calais. Conséquence: l’armée allemande a concentré ses forces dans le nord de la France jusqu’au Pays-Bas. Seconde conséquence: les troupes basées en Normandie sont soit des hommes âgés, peu performants ou au contraire des très jeunes sans beaucoup d’expérience.Lorsque les navires alliés approchent des côtes, l’effet de surprise est total côté allemand: la météo depuis plusieurs affichait pluies et vents donc peu favorable à un débarquement selon l’analyse de l’état-major allemand.

Une éclaircie et une mer calme étaient prévues le 6 juin, mais cette information n’était connue que des alliés grâce à leur station météo basée dans l’Atlantique. Les soldats de la Wehrmacht sont dans les premières heures désemparés par ce déferlement d’hommes sur les plages.https://www.youtube.com/watch?v=FN4dxsvOc_k Mais à Omaha Beach, l’une des quatre plages situées dans le Cotentin, les Américains ont rencontré de sérieuses difficultés. Quand la première vague de combattants a foulé le sable à 6h35, la mer était basse. Cela a obligé les hommes à courir 500 mètres à découvert avant de pouvoir se mettre à l’abri. A 7h du matin, 58 chars américains débarquent sur la plage. A la fin de la journée, il n’en reste que trois. Omaha Beach portera le nom de Omaha la sanglante.Le Débarquement à l’issue de cette première journée est une « réussite » pour les alliés même si le bilan est lourd: 11 000 tués ou disparus.Ce 6 juin, toutes les forces allemandes présentes sur le territoire français ont ordre de rejoindre le front en Normandie. A plus de 700 kilomètres, à Montauban, apprenant la nouvelle du Débarquement, la division Das Reich reçoit l’ordre de se mettre en route et derejoindre la Normandie.© INA#2 : La DasReichLe 6 juin 1944, après cinq années d’occupation allemande, la libération de la France commence avec le débarquement anglo-américain sur les plages normandes. Toutes les forces militaires allemandes disponibles sont appelées à rejoindre le front normand. C’est dans ce contexte d’urgence et de fin régime que la division allemande Das Reich, basée à Montauban, va se mettre en marche pour la Normandie.

Qui compose cette division et quelle est la raison de sa présence dans les environs de Montauban ? En Allemagne, les officiers provenaient essentiellement de la noblesse et de la grande bourgeoisie. Lors qu’Hitler accède au pouvoir, il « casse » les codes et permet à des ouvriers et des petits bourgeois d’accéder à des grades d’officier. La Das Reich était composée de ces deux catégories. Ces hommes, pour accéder à cette division délite, appartenaient au parti nazi et devaient faire preuve d’un fanatisme infaillible. La particularité de cette division était la présence de « malgré nous » alsaciens dont certains déserteront en 1944 tandis que d’autres participeront le 10 juin au massacre d’Oradour.Entre 1942 et 1943, la Division est sur le front russe. Elle subit des pertes considérables tant chez les soldats que les officiers. Près de 20% des officiers et sous-officiers sont revenus de Russie inaptes au combat. L’état-major décide en 1944 de placer des troupes au nord de la Loire et dans le Sud-Ouest en prévision d’un débarquement allié qu’il sait imminent. C’est la première raison de leur venue dans le département du Lot et Garonne. La seconde est de mettre en échec les réseaux de résistance de la région. En avril 1944, les premiers éléments de la Division Das Reich arrivent à Montauban. Au total, ce sont 15 000 hommes qui seront répartis dans une cinquantaine de cantonnements à Montauban et dans les environs.

Les premières exactionshttps://www.youtube.com/watch?v=MU7URC5xU6MLes SS de la DasReich, un parcours de la désolation Réalisation : Caroline Reussner Coproduction : Bonne étoile Productions/France Télévisions/France 3 Limousin avec le soutien de la DMPA, du Ministère de la Défense, de la Fondation CARAC et du Comité des Martyrs de Tulle.Un documentaire labellisé par l’Office National des Anciens Combattants de Corrèze La division avait déjà effectué un séjour à Montauban. C’était en 1940, la France avait signé l’armistice, la population était calme et résignée. En avril 1944, la résistance s’est développée et nombreux sont les Français et Françaises qui estiment à juste titre que la chute du 3e Reich n’est qu’une question de temps.Fin mai 44, on estimait à 500 000 le nombre de résistants actifs en France dont 10 000 pourvus d’armes dans la Dordogne, la Corrèze, la Haute-Vienne et la Creuse.Côté maquis la consigne donnée à ceux qui suivent De Gaulle est de ne pas bouger tant que les alliés n’ont pas débarqué. Ce groupe représente les deux tiers des résistants en France. Le dernier tiers composé de francs-tireurs et partisans communistes refusent l’autorité de De Gaulle et veulent que la France se libère par elle-même.Les hommes de la Das Reich sont quant à eux actifs. Ils attaquent les maquis du Lot en mai 1944, effectuent des arrestations à Figeac et des résistants sont fusillés. A partir du 6 juin, l’arrivée des alliés sur les côtes normandes sème un vent de panique parmi les Allemands basés en France. Ils vont redoubler de violence. Oradour-sur-Glane en sera le point culminant.#3 : La route sanglante A Montauban, soit à plus de 700 kilomètres de la Normandie, les soldats allemands de la Das Reich apprennent par la population, qui ne cache pas sa joie, que le débarquement a lieu. L’ordre de se préparer à partir pour le front normand est donné le 7 juin. Mais ce n’est que le 8 que la division quitte Montauban. La première difficulté est d’organiser un périple de plus de 700 kilomètres avec 15 000 hommes et 14 000 véhicules. La Résistance, galvanisée par les nouvelles du Débarquement, a pour mission de ralentir tout soldat allemand qui veut rejoindre le front. Les responsables de la Division le savent : ils ne peuvent plus prendre les routes nationales au risque de tomber dans des embuscades. Le temps pour rejoindre le front sera probablement plus long que prévu. Une première journée de terreur. Les contacts meurtriers entre soldats allemands et français vont se multiplier tout au long de la journée du 8 juin. Le premier a lieu à 14 km au-delà de Gourdon près du village de Grottière. Des Résistants se positionnent près du pont qui franchit la Dordogne et ouvrent le feu. Les Allemands répliquent et tuent cinq Résistants. Au bourg de Carsac, les Allemands se heurtent à un camion transportant 54 Résistants. 4 sont tués, le cinquième parvient à s’évader.A Gabaudet dans le Lot, des jeunes résistants étaient cachés dans une ferme. Certains d’entre eux sont tombés sur une patrouille de la division. Dix hommes et adolescents et une jeune fille ont été abattus. A Roufflilac-de-Calux, en Dordogne, les Allemands procèdent à de terribles représailles à la suite d’une embuscade de la Résistance : 13 habitants fusillés et jetés aux flammes. Le bilan de la journée est lourd du côté des Français : la Résistance avancera le chiffre de plusieurs centaines de morts contre une quinzaine de tués et une trentaine de blessés côté allemand. Le but était de ralentir la progression des occupants et au lieu de mettre 3 heures pour effectuer 64 km, les hommes de la Das Reich en ont mis le double. En Normandie, les Alliés poursuivent leur progression dans les terres. Les Allemands se montrent intraitables: une soixantaine de soldats canadiens prisonniers sont exécutés dans le Calvados au prétexte qu’ils refusaient de répondre à un interrogatoire… Cette violence de masse va s’exercer à Tulle où un détachement de la Division arrive en fin de journée. Tulle qui, depuis 24 heures, est entre les mains de courageux Résistants. © DR#4 : les 99 pendus de Tulle Le soir du 8 juin, un détachement de la Division Das Reich parvient à Tulle. Depuis presque 48 heures, la ville est entre les mains de la résistance. L’arrivée des SS va permettre aux occupants de reprendre la cité. Les représailles seront terribles. Le courage et la témérité des résistants le 7 juin, les FTP (Francs-tireurs-partisans) attaquent, à Tulle, les casernes et les écoles où sont stationnés les soldats de la Wehrmacht. Les miliciens sont également visés. Pendant des heures, c’est une guérilla urbaine qui oppose les deux camps.Le 8, en début d’après-midi, la quasi-totalité de la ville est entre les mains des résistants et à 16h, une quarantaine d’Allemands en uniforme et en civil se rendent les mains sur la tête. Quelques rues restaient entre les mains de l’ennemi. Les fumées des incendies déclarés un peu partout dans la ville sont repérées à cinq kilomètres par le détachement de la Division SS qui encercle la ville. Il leur faut une vingtaine de minutes pour reprendre Tulle. L’ennemi s’impose sans difficulté avec trois soldats tués et neuf blessés seulement. En revanche, les combats menés par les maquisards pendant ces deux jours ont fait 139 morts et une quarantaine de blessés côté allemand. © DRA l’aube du 9 juin, les hommes de la Das Reich reçoivent l’ordre de perquisitionner les maisons, de recueillir les armes qui seraient cachées et de rassembler tous les hommes dans la cour de la manufacture pour vérification d’identité. A 10h, 3 000 hommes y sont parqués. Une déclaration des forces allemandes est placardée en ville : il y est question de l’assassinat de 40 soldats allemands pendant les deux jours de combat. Les corps mutilés auraient été retrouvés le matin même. Jusqu’à ce jour, cette information n’a jamais pu être vérifiée. Il est stipulé dans cette déclaration que pour venger ces 40 tués, 120 maquisards et leurs complices seront pendus. En début d’après-midi beaucoup de Tullistes sont relâchés mais 400 sont encore retenus. Et parmi eux, seuls deux maquisards ont été pris dans la rafle et les preuves de complicité contre les autres prisonniers n’existent pas… alors il faut trouver des motifs. Arbitrairement, les SS mettent de côté les jeunes, les mal rasés, tous ceux dont l’aspect semble négligé. Les premiers sont emmenés à l’extrémité sud de la ville. Entre 16h et 19h, 99hommes sont pendus.

300 autres attendaient le même sort. Il en fut autrement : les SS décident de suspendre leurs représailles. Pourquoi ? Plusieurs hypothèses ont été avancées: l’abbé Lespinasse, qui avait accompagné chaque supplicié, aurait fait appel à leur clémence ; le secrétaire général de la Préfecture, qui parlait couramment allemand, serait parvenu à convaincre l’occupant de renoncer à sa vengeance. Dans les jours suivants, 149 hommes de Tulle sont envoyés au camp de concentration de Dachau. 48seulement en reviendront. En 48 heures, 213 civils seront tués à Tulle. Le 9 juin, la division Das Reich quitte Tulle et poursuit son périple pour rejoindre le front normand. #5 : Oradour-sur-Glane, l’atrocité le 10 juin 1944, à 14h, les habitants d’Oradour-sur-Glane voient arriver des soldats SS. Dans ce petit village de Haute-Vienne, on ignore presque tout de la guerre. Seuls ceux de 14 savent ce que sait vraiment. Avec une force presque tranquille, les soldats rassemblent la population sur le champ de foire. Les enfants sont avec leurs institutrices, les hommes bavardent. Il n’y a peut-être bien que les femmes pour se faire du mauvais sang. Des mitraillettes sont en place mais rien ne bouge vraiment. Les SS disent vouloir chercher des armes. A Oradour, il n’y en a pas. Prétexte avant l’horreur. Les femmes et les enfants sont rassemblés dans l’église. Ils mourront brûlés vifs. Les hommes seront éparpillés en plusieurs lieux de supplice. Seuls 5 Tulle : décès de Jean Viacroze, rescapé des « pendus » et de Dachau

Christophe SENCIER Délégué de la Région Nouvelle-Aquitaine

Nous remercions très sincèrement les auteurs des documents présentés ci-dessus. Nous les avons utilisés dans le but de conserver la mémoire et de la transférer aux générations qui méconnaissent notre histoire et ce que les français ont vécu pendant la guerre 1939-1945. Remerciements réitérer à Google et Wikipédia.

NOUVELLE INFORMATION CONCERNANT LES ADHÉRENTS

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Résistant et faussaire philanthropique ?

Adolfo Kaminsky, aujourd’hui 95 ans, est né de parents juifs russes alors établis en Argentine.

Sa famille s’installe en France en 1932 à Paris puis, en 1938 à Vire dans le Calvados.

Arrêté puis libéré en janvier 1944 et âgé alors de 17 ans, il rentre dans la résistance dans un laboratoire clandestin à Paris, dirigé par Maurice Cachoud, du MLN. Il passe le reste de la guerre à fabriquer des faux papiers d’identité permettant ainsi à de nombreux Juifs d’échapper aux persécutions.

Après la Résistance, il aide l’émigration juive vers la Palestine de 1946 à 1948.

Quand tout le monde célèbre la fin du conflit mondial, il n’interrompt pas son activité de faussaire au service des autres. Il devient alors officiellement photographe, mais exerce dans l’ombre ses talents qui ont déjà sauvé de très nombreuses vies.

Dès qu’il y a une cause à défendre dans le monde après 1945, il s’implique pour aider des personnes en danger. Comme pendant la guerre d’Algérie, l’apartheid en Afrique du Sud, au temps de la Grèce des colonels, du Chili du général Pinochet, et aussi l’Argentine, le Salvador.

Il a été décoré de la médaille de la Résistance française et de la croix du combattant volontaire de la Résistance.

Adolfo Kaminsky est toujours fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.

Les informations rapportées ici sont à retrouver dans le livre écrit par sa fille Sarah, Adolfo Kaminsky, Une vie de faussaire (1) (en particulier les chapitres 2 et 3) et s’appuient aussi sur les archives départementales du Calvados et les entretiens accordés par Adolfo Kaminsky lui-même.

                                                                              Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif

Les chrétiens et la résistance.

Elle fût diverse et variée et se trouve mise en lumière par cet ouvrage « L’espérance est un risque à courir » de Jérôme Cordelier (Calmann- Levy).

Résister avait un seul but, se débarrasser de l’ennemi nazi.

Il y a eu celle de droite, de gauche, militaire, juive, chrétienne. Sur cette dernière on a peu écrit et le livre ci-dessus permet d’en prendre connaissance.

L’auteur met en lumière toutes celles et ceux qui ont œuvré pour sauver des vies de l’occupant.

La Corrèze à l’époque fût appelée « Terre des justes » car les résistants y furent nombreux et un certain nombre d’entre eux ont été proclamés « Juste des Nations ».

Parmi ces résistants moins connus Jean Sévillia nous cite « Mgr Saliège, Marc Boegner, Odile de Vasselot, Mgr Salve, Gilbert Dru » entre autres.

Nous vous conseillons cette lecture qui nous permet de découvrir ceux qui étaient alors animés par leur foi chrétienne.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif

Nous remercions Jean Sévillia pour son article paru dans le Figaro Magazine du 21 mai