Disparition : Daniel CORDIER ancien secrétaire de Jean MOULIN

Les témoignages et hommages de l’ORDRE DE LA LIBÉRATION et de la FONDATION CHARLES DE GAULLE

ORDRE DE LA LIBÉRATION

Photo Google / ORDRE DE LA LIBERATION / Copyright réel inconnu

FONDATION Charles de GAULLE

Photo Google / Fondation Charles de Gaulle / Copyright réel inconnu

Ce fut avec tristesse que nous avons appris la disparition de Daniel CORDIER. Par humilité et respect pour la vérité, nous avons préféré laisser les écrits des témoignages et hommages à l’ORDRE DE LA LIBÉRATION et à la FONDATION CHARLES DE GAULLE qui ont la parfaite légitimité pour s’exprimer. Nous présentons nos très sincères condoléances à la famille de Daniel CORDIER et sommes conscients de l’importance de sa disparition qui nous rapproche un peu plus d’une page de notre histoire contemporaine qui se tournera irrémédiablement pour trouver sa place dans la grande histoire des Hommes qui ont sauvé la France, lors de la guerre 1939-1945.

Alain FABER

Le renseignement : un allié indispensable pour gagner

Le Général De Gaulle, à la demande de Sir Winston Churchill et avec  à l’Intelligence Service met sur pied un réseau de renseignements composé d’hommes de la France libre

Le Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) à partir du 1er septembre 1942 est donc le service de renseignement et d’actions clandestines de la France libre. Il sera fusionné avec les services de l’Armée en Algérie en 1943 au sein de la direction générale des services spéciaux (DGSS). En firent parti les réseaux du Colonel Remy :

La Confrérie Notre-Dame (CND), par la suite appelée CND-Castille qui était un réseau de renseignements français validé en 1940 par le colonel Rémy, envoyé par Londres pour connaître la véracité des renseignements que le réseau constitué par Louis de La Bardonnie leur fournissait.  Il s’agit d’un réseau de renseignements rallié à la France libre, c’est l’un des premiers réseaux du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), cité ci-dessus. Ce réseau français libre est sans doute l’un des plus importants réseaux de renseignements militaires de la Résistance avec le réseau Alliance. Il est aussi l’un des tout premiers créés en France, validé par un agent de premier plan, Gilbert Renault dit « Raymond » (plus tard « Rémy »). Le Colonel Rémy envoyé vers la métropole dès l’été 40 par le 2e Bureau de la France Libre donnera à l’organisation le nom de Confrérie Notre-Dame afin de la placer sous la protection de la Vierge.

De son côté, le réseau Alliance était aussi l’un des plus actifs réseaux de renseignement de la Résistance, avec la Confrérie Notre-Dame et, comptant jusqu’à 3 000 membres, le plus important des réseaux travaillant avec l’Intelligence Service britannique (IS ou MI6) sur le territoire français. Le réseau dénombre au total 438 morts sur plus de 1 000 arrestations. Chaque membre, pour préserver son identité, se vit désigner un matricule en accord avec l’IS. Puis, pour rendre plus pratique la communication entre les différentes parties, les dirigeants du réseau adoptèrent des surnoms ou pseudonymes rappelant des noms d’animaux. C’est pourquoi la police allemande lui a attribué le nom original d’Arche de Noé. Toutefois, certains groupes, agglomérés au réseau, gardèrent des pseudonymes de métier. Le colonel Édouard Kauffmann « criquet » (appelé pour la cause « manitou ») créa un service de défense armée « les Apaches » dont les membres portèrent des noms d’indiens ou de tribus indiennes.

(Extraits wikipédia) Patrick Ourceyre

Commémorer ?

« C’est célébrer le souvenir d’une personne ou d’un évènement »

Afin de permettre à chacun d’entre nous de développer ses participations à des commémorations, il est important avant tout de recenser les lieux, monuments et dates de célébrations dans votre région.

Cela permet de mieux faire mesurer la solennité d’un lieu et de tisser un lien intergénérationnel indispensable à notre jeunesse.

Il est impératif de transmettre aux jeunes générations l’héritage de notre passé constitutif de notre société, en transmettant nous renforçons le sentiment patriotique.

Notre démarche doit se faire, selon nos possibilités et nos connaissances, afin d’agir en citoyen responsable. Pour transmettre la mémoire il faut d’abord un travail de mémoire afin de créer un cercle vertueux pour le profit de tous.

Les commémorations « in situ » nous donne l’occasion de nous rassembler en un même espace avec des personnes différentes afin de partager une même émotion. Elles permettent de découvrir, comprendre, mémoriser et questionner.

Aujourd’hui, nos anciens étant de moins en moins nombreux, il est utile de parler de nos OPEX. Nos militaires sont les bâtisseurs de l’histoire devant la dangerosité de notre monde. Ils défendent nos valeurs républicaines et permettent d’irriguer la conscience morale des jeunes générations, ils éloignent le spectre de la guerre par leurs actions.

Chacun/chacune d’entre nous a donc un rôle important à jouer afin de faire perdurer ces commémorations à l’échelon national et pérenniser ainsi le souvenir de tous les sacrifices et sangs versés pour que nous continuions de vivre en liberté.

Patrick OURCEYRE

Décision du 19 novembre 2020 portant nomination dans la catégorie « Médaille de Reconnaissance et Croix du Mérite » de l’Association Nationale Mémoires du Mont-Valérien


Par décision du Président de l’Association Nationale Mémoires du Mont-Valérien, sur proposition du Chancelier de l’Association après avoir réuni le comité d’attribution, les décisions de nomination pour la « Promotion Charles de Gaulle 19 novembre 2020 » sont les suivantes et prendront rang à compter de la date de leur réception.

Médaille de la « Reconnaissance »

AUDIC Robert / BARTNICKI Raymond / BERGOT Hervé / BERMENT Evelyne / BIGNON Gisèle / BOIREAU Louison / BOUTTIER Nicole / CARDOSO Raphaël / CARRE Claude / CÉRABINO Stéphane / CHARPIOT Jean-Luc / CHOQUER Bernadette / CHOSSON Calypso/ COMA Monique / CREPIN Henri / DAIRE François / DAURIOL Françoise / DECARPENTRIE Jean-Claude / DEFRANOUX Francis / DELYS Georges/ DEPOND Michel / DETHOOR Clémence / DESSENDIER Christophe / DESTRUEL Gaston / DOMET Gisèle / FERRARI Georges / FERRY Florence / FORGET Claude /GARMONT Régis / GREGOIRE Jean-Claude / GROBON Monique / IGOUNET Christian / JAMOT Josette / JARDIN René Louis / JOBART Robert / LAMOURELLE Françoise / LAQUET Andréa / LEFEBVRE Cetty / LEONIDE Louis / LIENARD Rose / LIVIAN Bernard / MARCHAND Annie / MARTINAT Pierre / MIQUEL Maguy / MOIA Odette / NICLOT Noëlla / PEGURRI Jean-Pierre / PERRAULT Mauricette / PROVOST Janine / ROLLAND Guy / SAMSON Antonin /SCHELGEL Eric / SCHELGEL Delphine / SEGARD Alain / SENKOWSKI Emile / SOLVE Michel / STAMENOVIC Sladjana / TANGUY Corinne /THEVENET Claude / THIEBAUT Claude / VILAIN Yvette / WELS Gilbert

Croix du Mérite échelon « Bronze »

AUDIC de QUERNEN Tanneguy /AUTHIER Hélène / BARREIRO Fabien / CAMALON Adrien / CLARA SIVERIO Augusto / COLLIOT Jeannine /DANDOIS Dominique / DENES Guy / DONNET Nicole / FOX Roger / LOPEZ Eliane / KERMAREC Olivier / SABOURET Julien /SENCIER Christophe /

Croix du Mérite échelon « Bronze avec étoile »

AUTHIER Calixte / BIRON Françoise / DANLOUE Jeannine / DONNET Didier / LOPEZ Pedro /POGNON Jean-Marie / REBAÏ Malika /

Croix du Mérite échelon « Argent »

ASSELMAN Yves / COLLIOT Gérard / DARGELOS Michel /DELMOTTE Jean-Marie /MAES Rudy / MARCHAL Gilbert/ MASY Christian / POCHART Jean-Philippe /

Croix du Mérite échelon « Or avec Palme »

CORACK Luc

Compte tenu de la situation sanitaire actuelle et des restrictions imposées, les récipiendaires seront avertis des conditions de remise des insignes en dates et lieux.

LA RELÈVE, Les jeunes porte-drapeaux, par Stéphane Cérabino, délégué régional des Hauts-de-France, et Maxence Bouchez, référent Jeunesse Départemental

Comment les jeunes aident à perpétuer la mémoire de nos anciens combattants ?

Les jeunes portes drapeau sont présents lors des cérémonies pour perpétuer la mémoire de nos anciens combattants morts pour la France. Ces jeunes sont en grande majorité des collégiens et des lycéens tous assidus à chaque cérémonie.

Cette relève est d’autant plus importante en cette période de confinement sanitaire. En temps normal, la présence des anciens combattants portes drapeau est une fierté pour tous à commencer pour eux-mêmes. Mais ce 11 novembre 2020 est marqué par leur absence. Les cérémonies peuvent avoir lieu mais en comité réduit et sans les personnes âgées plus vulnérables. Aujourd’hui plus que jamais, la jeunesse est sollicitée.La présence des jeunes portes drapeau et du symbole qu’ils représentent est essentielle pour mettre à l’honneur les anciens combattants ayant servi pour la France. Même dans ce contexte de crise sanitaire la mémoire doit rester active. Les deux associations Mémoires du Mont Valérien et Mémoire et Avenir citoyen soutiennent les jeunes portes drapeau et ont œuvré à leur présence à un maximum de cérémonies ce jour.

Laissons à présent la parole à Maxence Bouchez, jeune porte drapeau depuis maintenant 4 ans pour qui, il est important de mettre en avant la jeunesse en ce jour si particulier :« Le 11 novembre est marqué par des cérémonies fêtant la signature de l’armistice de la première Guerre mondiale. L’armistice qui ne devait durer que 33 jours, puis renouvelé, à provisoirement mit fin à la guerre. Sa signature a donc assuré la victoire des Alliés et par conséquent la défaite de l’Allemagne. Ce moment historique ne doit pas être oublié. Pendant le confinement les jeunes portes drapeau seront présents aux cérémonies pour que la mémoire reste active »

Il a souhaité interviewer Vérone, 12 ans également jeune porte drapeau depuis un peu plus de deux ans :

Maxence : Pourquoi es-tu devenue une porte drapeau ?

Vérone : « En CM2, j’ai participé à une cérémonie avec ma classe et cela m’a plu. J’ai ensuite voulu devenir porte drapeau pour représenter la mémoire des combattants morts pour la France ».

Maxence : Pourquoi es-tu devenue une porte drapeau ?

Vérone : « En CM2, j’ai participé à une cérémonie avec ma classe et cela m’a plu. J’ai ensuite voulu devenir porte drapeau pour représenter la mémoire des combattants morts pour la France ».

Maxence : Est-ce qu’être porte drapeau te sers dans la vie de tous les jours ?

Vérone : « C’est une fierté pour moi d’être porte drapeau. Grâce à cela j’ai amélioré mes connaissances sur l’histoire de la France. Cela me donne aussi plus confiance en moi ».

Maxence : Quels liens as-tu avec les anciens combattants portes drapeau ?

Vérone : « Quand on se retrouve pour les cérémonies, l’ambiance est conviviale. Les anciens combattants sont attentionnés avec les plus jeunes, ils nous mettent en avant et nous guident ».

Maxence : Quels ressentis as-tu quand tu perpétues la mémoire lors des différentes cérémonies ?

Vérone : « Comme je te le disais tout à l’heure, je suis fière de porter le drapeau de l’association Mémoire et avenir citoyen lors des cérémonies. A la lecture des discours et des morts pour la France, je me dis qu’il est important que je sois là pour perpétuer la mémoire ».

Cette célébration de l’armistice du 11 novembre 1918 et le contexte dans lequel elle s’est déroulée nous montrent plus que jamais que les jeunes portes drapeaux ont toute leur place auprès des anciens portes drapeau. Ils sont les dignes héritiers d’une mémoire à transmettre.

Stéphane Cérabino

Délégué régional pour les Hauts-de-France

Maxence Bouchez

Référent Jeunesse Départemental (60)

Le 11 novembre, par Calypso Chosson, rédactrice du journal MMV Infos

Cette date nous parle à tous : pour les jeunes, elle est synonyme de jour férié et s’apparente donc à la possibilité de faire une grasse matinée, l’école étant fermée ; pour les anciens, elle renvoie au jour où, il y a maintenant plus d’un siècle, la Première Guerre mondiale a pris fin. Pourtant, l’armistice signé le 11 novembre 1918 « était prévu pour durer 36 jours, puis il a ensuite été renouvelé.

La guerre ne s’est terminée officiellement qu’avec la série de traités de Paix, qui se sont succédés à partir de 1919 ». On lui attribue de facto ce statut puisque, de tous les armistices qui ont été signés pendant cette guerre, celui du 11 novembre demeure le plus
important car il s’agit en réalité du dernier. Toutefois, il convient de rappeler que l’«armistice » désigne un « accord de suspension des hostilités entre deux armées afin de préparer la paix ».

Où l’armistice a-t-il été signé ? Il a été signé dans la voiture 2419D de la Compagnie des wagons-lits, plus communément appelée le « Wagon de l’Armistice ». Cette voiture se situait au carrefour de Rethondes dans la forêt de Compiègne (Oise). Elle a été réquisitionnée par l’armée française en septembre 1918. Elle sera par la suite transformée en wagon-restaurant à l’intérieur du wagon de commandement du Maréchal Foch. D’après le Général Weygand, le Maréchal Foch a choisi ce lieu parce que : « Maintes fois pendant la guerre, il avait établi dans son train son poste de commandement. C’est à son poste de
commandement que les parlementaires viendraient donc se présenter à lui. La solitude du lieu assurera le calme, le silence, l’isolement, le respect de l’adversaire… ».

L’armistice du 11 novembre 1918 a été précédé de l’armistice du 29 septembre 1918 signé à Thessalonique, de l’armistice du 30 octobre 1918 signé à Moudros et de l’armistice du 3 novembre 1918 signé à la Villa Giusti. Ces trois armistices ont été signés avec la Triple Entente (France, Grande-Bretagne et Etats-Unis) respectivement par la Bulgarie, l’Empire Ottoman et l’Autriche-Hongrie.

Qui a assisté à la négociation de cet accord ? Du côté de la Triple Entente, on retrouve le Maréchal Ferdinand Foch, commandant suprême des forces alliées ; le Général Weygand, chef d’Etat major de Foch ; l’Amiral Wemyss, représentant britannique, ainsi que le Contre-Amiral Hope, adjoint du chef d’Etat-major de la Marine britannique (aussi appelé First Sea Lord). Du côté allemand, on retrouve Matthias Erzberger, représentant du gouvernement allemand, lequel a été assisté par le comte Alfred von Oberndorff, représentant des Affaires étrangères allemandes, et par deux conseillers militaires : le General major Winterfeldt de l’Armée impériale et le Capitaine de vaisseau Vanselow de la Marine impériale.


Cet accord a été signé le 11 novembre 1918 à 5h15 du matin. Sa signature sera suivie d’un cessez-lefeu, le même jour, à 11h. Comme précisé dans le document ci-joint, l’accord est composé de différentes clauses. Parmi les plus importantes, il y a notamment l’obligation faite aux Allemands d’évacuer les pays envahis (Belgique, France, Luxembourg), ce qui signifie la restitution de l’Alsace-Lorraine à la France. L’accord ordonne également le rapatriement immédiat et sans réciprocité de tous les prisonniers de guerre des Alliés et des États-Unis. Le rapatriement des prisonniers de guerre allemands ne sera pas organisé avant la conclusion des préliminaires de paix. Comment la signature de cet accord a-t-elle été accueillie en France ? Elle a fait grand débat. En effet, Raymond Poincaré, alors Président de la République française, et le Général Philippe Pétain auraient préféré profiter de l’avantage militaire français pour chasser les Allemands des territoires occupés voire envahir l’Allemagne. Georges Clémenceau, alors chef du gouvernement, et le Maréchal Foch, pour leur part, « ne croient pas l’armée française capable de se battre encore longtemps et souhaitent en finir au plus vite ».

Pourquoi le 11 novembre fait-il l’objet de commémorations en France ? Il faut savoir que l’édification de monuments dédiés aux morts et l’organisation de fêtes en leur mémoire remontent bien avant la Première Guerre mondiale. En effet, cette coutume est apparue après la guerre franco-allemande de 1870. A partir de cette date, de nombreux monuments à la mémoire des morts ont été édifiés. Aussi, l’inauguration de ces moments étaient l’occasion d’organiser des fêtes civiques, appelées « fêtes de la Revanche ». Cette pratique sera républicanisée par la loi du 4 avril 1873 relative à la conservation des tombes des soldats morts pendant la dernière guerre. Son article premier dispose que : « Les terrains dépendant des cimetières communaux qui servent actuellement à l’inhumation des soldats français ou allemands morts pendant la dernière guerre, et les terrains qui seraient ultérieurement requis dans le même but seront, sur la demande du préfet, cédés à l’État au prix du tarif en vigueur pour les concessions perpétuelles. […] ». Autrement dit, l’État français a acheté des parcelles de cimetières et/ou a exproprié des terrains où se trouvaient des tombes de soldats. En France, toutes les tombes ont ainsi été garnies d’un entourage en fonte selon le modèle imposé par l’État avec une plaque portant la mention « Tombes militaires – Loi du 4 avril 1873 ». Au total, entre 1873 et 1878, l’État français a financé l’aménagement de 87 396 sépultures réparties sur 1 438 communes et 36 départements.

En 1920, il apparaît donc tout aussi naturel de rendre un hommage aux soldats de la Grande Guerre morts pour la France mais non identifiés. Il va sans dire que ce sont majoritairement les anciens combattants qui vont imposer le 11 novembre comme fête nationale. Cette volonté sera tout de même suivie par l’État comme on a pu le voir avec le placement, le 11 novembre 1920, de la dépouille d’un soldat non identifié dans l’une des chapelles de l’Arc de triomphe. Il s’agit du premier hommage au Soldat inconnu. C’est suivant cette même logique que, le 24 octobre 1922, sera adoptée la loi fixant au 11 novembre la commémoration de la victoire et de la paix. Aussi, le 11 novembre 1923, André Maginot, ministre de la Guerre, allumera la première flamme du souvenir. En 1923, on assiste également à l’érection d’un monument aux morts dans chaque commune de France autour duquel chaque municipalité est sommée d’organiser une cérémonie du 11 novembre telle qu’on la connaît aujourd’hui avec un cortège, des associations patriotiques, des enfants des écoles, de la population, de la musique, un dépôt de gerbes etc.

Qu’est devenue la commémoration du 11 novembre ? Cette commémoration sera étendue par la loi du 20 février 2012 qui fait du 11 novembre une journée « de commémoration de la Grande Guerre et de tous les morts pour la France ». En effet, « Prenant en considération les éléments de contexte nouveaux que sont la disparition progressive des témoins directs des conflits mondiaux et la participation d’un public qui n’est plus acteur des faits commémorés, mais aussi la demande de reconnaissance des familles des militaires morts en opération extérieure et de leur hiérarchie, et enfin la nécessité de redonner une plus grande lisibilité aux journées nationales, moyen important de transmission des valeurs de la République, le Président de la République a exprimé le 11 novembre 2011 sa volonté de faire du 11 novembre un jour de mémoire de tous les morts pour la France, tout en maintenant les journées de commémoration propres à chacun des conflits ».
Lors de cette commémoration, le Président de la République suit désormais un rituel classique : il dépose tout d’abord une gerbe tricolore devant la statue de Georges Clémenceau ; puis, il remonte les Champs Elysées en étant escorté par les cavaliers de la Garde Républicaine ; il passe ensuite les troupes en revue sur la place Charles De Gaulle ; enfin, il se recueille sur la tombe du Soldat inconnu désormais située sous l’Arc de triomphe. Dans toutes les communes de France, la commémoration est quant à elle similaire à celles organisées dès les années 1920.

Calypso CHAUSSON

« La politique de commémoration est un vecteur privilégié de transmission des valeurs qu’une nation choisit de mettre en avant et, à ce titre, l’un des piliers du devoir de mémoire. »

Sénat, Projet de loi fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France

REYNARD François, « On déconstruit 5 idées fausses sur l’armistice du 11 novembre 1918 », L’OBS

ACCOYER Bernard, rapport d’information n°1262, « Rassembler la nation autour d’une mémoire partagée », Assemblée nationale, p. 108.

CHOFFAT Axelle, « Armistice 1918 : définition, signature… Tout savoir sur un évènement clé de l’histoire », L’internaute

LARANE André, « 11 novembre 1918, Un armistice met fin à la Grande Guerre », Hérodote

Marcel PINTE, dit « QUINQIN » Maquisard et « mort pour la France » à 6 ans, par Antonin SAMSON, rédacteur du journal MMV Infos

Une figure paternelle inspirante

En 1943, Eugène Pinte, le père de Marcel, est le commandant « Athos », une figure importante de la résistance limousine qui aura à la Libération jusqu’à 1200 combattants sous ses ordres. Les Pinte, Eugène et Paule son épouse, ainsi que leurs cinq enfants, vivent au rythme des réunions clandestines au sein même de la ferme familiale. Dans cette ambiance où vie de famille et résistance sont étroitement mêlées, Marcel, surnommé Quinquin en raison des origines nordistes de la famille, observe, fasciné, désireux de vouloir participer : « Au départ il a dû prendre cela pour un jeu. Mais il a vite compris que c’était risqué » estime Marc Pinte.

« Il comprenait tout »

« Chez les Pinte, il était impossible de dormir la nuit, du fait des mouvements perpétuels de gens, un parachutiste anglais caché dans le grenier, des allers et venues incessantes, des réunions régulières. L’enfant a été naturellement impliqué dans des missions à hauteur de son âge et de ses capacités.   Il a surpris énormément de gens par son étonnante mémoire. Il portait des messages aux chefs de maquis en les cachant sous sa chemise, glanait des renseignements quand il partait à l’école, s’amusait avec une lampe électrique à faire du morse. C’était un garçon malin, intelligent à qui tout le monde faisait confiance, il comprenait tout du premier coup. Naturellement, il passait inaperçu, personne ne faisait attention à un gosse ».

Un malheureux accident

L’événement tragique intervient le 19 août 1944, lorsque des parachutages sont organisés de nuit. A cet instant les résistants sont nombreux à être armés, et Marcel a, comme toujours, suivi sa famille. Malheureusement, un tir de Sten (pistolet mitrailleur réputé sensible), se déclenche accidentellement. Le valeureux Quinquin s’écroule, touché de plusieurs balles.

Le 21 août, quelques heures avant la Libération de Limoges, l’émotion est immense, « il est enterré avec les honneurs en présence de nombreux bataillons. Le cercueil est recouvert d’un drapeau tricolore ». Début septembre, des aviateurs anglais effectuent un dernier parachutage d’armes en utilisant des toiles noires, en hommage à Marcel. 

Eugène Pinte est mort en 1951, à 49 ans, enterré au côté de son fils au cimetière d’Aixe. 

Antonin SAMSON

En ce 15 novembre NOS AMIS BELGES FÊTENT LEUR ROI

Les Adhérents et Amis de l’Association Nationale Mémoires du Mont-Valérien s’associent à leurs amis BELGES pour fêter leur Roi.

L’ Article ci-dessous dans son intégralité ainsi que la photo sont empruntés au blog « BiblioMonde EDITIONS » nous les en remercions bien sincèrement.

Pour les catholiques, c’est la Saint-Albert ; en Belgique, c’est aussi la Saint-Léopold ; jour idéal pour rendre hommage au roi des Belges. La coutume date de 1866, sous le règne de Léopold II, l’arrière-grand-oncle de Philippe Ier, le roi actuel, fils de l’ex-souverain Albert II.

La journée commence par un Te Deum chanté en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, d’autres sont aussi chantés dans les cathédrales des villes de provinces. Depuis 2001, par souci de laïcité, une cérémonie civile est également organisée au Palais de la Nation. La quasi-totalité de la famille royale assiste à ce rendez-vous (peut-être le plus important pour la dynastie !)… ce qui permet même de retrouver l’ancien roi Albert II, d’ordinaire très discrets lors des événements officiels. En revanche, le roi et la reine n’assistent pas à l’hommage qui leur est rendu. Nul ne sait ce qu’ils font pendant que les autres célèbrent leur fête.

Ce jour n’est plus aujourd’hui un jour férié officiel, seuls les fonctionnaires sont en congé, à l’exception des enseignants puisque les élèves vont à l’école. Les Services publics fédéraux sont donc fermés chaque 15 novembre.

La date du 15 novembre marque aussi la fête de la Communauté germanophone qui tient à montrer son attachement à la Belgique et à la dynastie. Ce jour correspond à la Saint-Léopold du calendrier germanique.