CAMP DES TOURELLES

Inaugurée en 1881, la caserne des Tourelles – bâtie à la porte des Lilas sur le côté intérieur du boulevard Mortier – suit le plan des bâtiments édifiés dans toute la France sous la IIIe République afin d’y loger les soldats du nouveau service militaire obligatoire.
Sans utilisation militaire après le départ de la troupe pour le front en mai 1940, l’établissement est rendu au ministère de la Défense à la fin de 1945. (DGSE – SDECE)
A partir de juillet 1940, elle accueille des étrangers normalement non- autorisés à séjourner dans le département de la Seine mais qui ne peuvent le quitter en raison des circonstances.

Environ 1500 hommes, femmes et enfants y ont été hébergés à ce titre jusqu’en juillet 1941. Fin octobre 1940, un camp d’internement y est ouvert par la Préfecture de police.
L’internement administratif est un enfermement décidé par la police. Le camp est d’abord ouvert pour interner des hommes étrangers déclarés « indésirables », dont des Juifs, les communistes (hommes) à partir de juillet 1941 et des femmes à partir de septembre 1941 et les repris de justice. Il est élargi sous Vichy aux Juifs étrangers puis français, aux contrevenants à la réglementation économique, aux réfractaires au Service du Travail Obligatoire.

À partir d’octobre 1942, le bâtiment central devient une annexe de la prison de Fresnes puis de la Santé. Après la libération du camp le 19 août 1944, plusieurs milliers de personnes y sont internées, collaborateurs, Allemands ou proches d’eux, jusqu’à la fin de 1945.

Vous pouvez lire pour plus d’informations le livre « Un camp d’internement en plein Paris : Les Tournelles » de Louis Poulhès.

Nous remercions le journal « Le Parisien » du 21/07/26 et Jean-Michel Décugis de nous avoir rapellé ce lieu de Mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont Valérien

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