GEORGES JEHENNE

Né le 25 août 1912 à Aubervilliers (Seine, Seine-Saint-Denis), : rectifieur ; domicilié à Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) ; militant communiste ; résistant FTPF.

Fils d’un menuisier, il vécut à Ivry-sur-Seine à partir de 1913 et fréquenta l’école d’Ivry-Centre. Il épousa le 20 avril 1935 à Ivry-sur-Seine Marie-Louise Poquet, apprêteuse en chaussures, née à Ivry-sur- seine. Il était père d’une fille née le 20 juin 1938. Embauché le 28 mai 1935 à la Société des Moteurs Gnome et Rhône (SMGR) comme rectifieur, il participa aux grèves dans cette usine en 1936. Il était domicilié 65 rue Denis Papin à Ivry puis 40, rue Parmentier dans une cité HBM.

Mobilisé en septembre 1939, il fut « affecté spécial » à la SMGR. Il fut porté comme sorti de l’entreprise avec mention « Exode 30 juin 1940 ». Embauché à l’Usine Farman (rue Paul Bert à Billancourt), militant communiste clandestin, il distribua des tracts, colla des affichettes et avec ses camarades d’atelier de l’usine Farman présenta des cahiers de revendications. En septembre 1941, il quitta son domicile à la suite d’une perquisition par les Allemands et entra dans l’illégalité.

Il participa le 1er mai 1942, sous les ordres du Capitaine Gautier, à la protection armée d’une manifestation organisée devant l’usine Gnome et Rhône. Il rencontra à plusieurs reprises René Guegan responsable régional, il ne le dénonça pas. Il aurait contribué à plusieurs sabotages au sein de l’usine Farman. Le 11 juin 1942, au métro Maison Blanche (Paris 13e), il fut intercepté par la police qui avait découvert le rendez-vous sur un papier saisi sur un membre de son groupe qui venait d’être arrêté.

Le 23 juin 1942, il fut arrêté par la police française et emprisonné à la prison de la Santé comme ses camarades Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Avec eux, il fut remis à la Sipo-SD, dans le cadre de l’action « Stadion » sans avoir été traduit devant un tribunal militaire et fut désigné comme otage en représailles aux divers attentats qui provoquèrent trente et un morts allemands dans le même mois.

Avec quarante-six otages dont René Guégan, de Villeneuve-Saint-Georges, son contact, il fut fusillé le 11 août 1942 au Mont-Valérien. Inhumé au cimetière Parisien de Saint-Ouen (38e division, n°40). La mention « Mort pour la France » lui fut accordée le 23 juillet 1945.

Le 27 juillet 1945, le conseil municipal d’Ivry-sur-Seine attribua son nom à la rue Gosselin.

En souvenir de ce courageux résistant fusillé le 11/08/1942 au Mt Valérien.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont -Valérien

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