BELGIQUE – LA FÊTE DU ROI

Le 15 novembre dernier fut célébrée traditionnellement la fête du ROI à l’Hôtel de La Marck résidence de son Excellence Monsieur François de KERCHOVE d’EXAERDE ambassadeur du royaume de BELGIQUE en FRANCE.

Invité par Monsieur l’Ambassadeur le président Alain FABER eu le grand plaisir de tous vous représenter lors de cette réception en compagnie des membres du corps diplomatique présents en FRANCE. Parmi nos amis le président FABER eu l’occasion de converser avec monsieur Stéphane GALARDINI Délégué pour la FRANCE de la Société Royale et Philanthropique des Médaillés et Décorés de BELGIQUE, Madame Pascale TRIMBACH Préfète de la Meuse et ancienne auditeur de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale comme notre président, et Madame Jeanne d’Hautesseres Maire du 8è arrondissement de Paris.

Un long entretien entre Monsieur l’ambassadeur et notre président nous autorise à envisager à court terme la signature d’une nouvelle « Charte de Partenariat » avec l’ambassade de Belgique en FRANCE.

Nous reconnaissons respectivement de gauche à droite :

Son Excellence Monsieur François de KERCHOVE d’ EXAERDE Son Excellence Monsieur François de KERCHOVE d’ EXAERDE et Madame Jeanne d’HAUTESSERES Maire du 8è arrondissement de Paris Son Excellence Monsieur François de KERCHOVE d’ EXAERDE et Madame Jeanne d’HAUTESSERES Maire du 8è arrondissement de Paris à côté du colonel BEM Jean-Paul HAMES Attaché défense Madame Nicole OPSOMMER Assistante personnelle de l’ambassadeur et Monsieur Stéphane GALARDINI Délégué pour la FRANCE de la Société Royale et Philanthropique des Médaillés et Décorés de BELGIQUE

Geneviève RAUILHAC

FUTUR PARTENARIAT AVEC LA MAIRIE DU 8è ARRONDISSEMENT DE PARIS

Premier futur partenariat avec une Mairie de la ville Paris

Madame Jeanne d’HAUTESSERE

C’est le 27 octobre dernier que Madame la Maire du 8è arrondissement de Paris, Jeanne d’HAUTESSERES accorda un entretien à notre président Monsieur Alain FABER

Ayant pour but le transfert de la mémoire et le développement du patriotisme et du civisme ils décidèrent la prochaine signature d’une « Charte de Partenariat »

Le président Alain FABER remercie chaleureusement madame la Maire de l’accueil qui lui fut réservé. A la fin de l’entretien celui-ci lui remit en cadeau d’amitié « l’ÉCRIN DES DAMES » qui contient l’insigne de revers de notre association ainsi qu’un bijou fantaisie représentant un coq bleu, blanc, rouge que Madame d’HAUTESSERES porta immédiatement.

Nous vous informerons lorsque la date de signature sera fixée.

Nous remercions les services de la Mairie du 8è arrondissement de Paris pour l’utilisation que nous faisons des photographies.

Geneviève RAUILHAC

Un inconnu qui ne devrait pas l’être…..

Un article proposé par Christophe SENCIER Délégué Régional de « Nouvelle-Aquitaine »

BERNARD KATZ

Je voudrais rendre un hommage appuyé à un homme qui a été très impliqué dans la Libération de Limoges, Bernard Katz qui vient de nous quitter dans sa 98 ème année. 

Bernard Katz, un vrai baroudeur. L homme collectionne les coups de main, les dernières semaines avant la libération de Limoges, il ne va les voir passer tant les événements se précipitent au sein du groupe franc de l AS de Grandmont.

Installé à Limoges début 1943, Bernard Katz déniche des petits boulots. On le voit ainsi téléphoniste à la caserne de la Visitation,  assistant au laboratoire de l hôpital,  mais très vite le « fidèle » du colonel Huard sait que sa vie passe par les hauteurs de Grandmont où chacun apprécie la fraternité d armes.

Des armes parlons- en …Au groupe franc on est prêt à se battre mais il n y a en arme lourde qu un fusil -mitrailleur et  un mitrailleur d avion ! il fallait être insouciant et vivre au gré de l insouciance de la jeunesse » confie Bernard Katz en évoquant, plus d un siècle après, son incroyable virée sur les routes de la Haute-vienne entre Limoges et La Chateline, à Bussière-Galant.

La Chateline à Bussière-Galant

On est le 12 août 1944, neuf jours avant la libération de la cité porcelainière :  » je reçois l ordre de partir pour La Chateline, belle propriété aux confiants de la Haute-vienne et de la Dordogne, afin de remettre à Pierre Boursicot, bientôt commissaire de la République, une somme de 500 000 f, soit près de 80 000€. Une traction avant 11cv est mise à ma disposition et, à 9h  après avoir revêtu la tenue kaki des GMR, pistolet au côté, je prends livraison de la voiture et la somme d argent prévue. Je choisis la route de St Yrieix par de petites voies de campagne lorsque je tombe sur le maquis!! Je suis désarmé et aligné le long du mur… Que faire ? Je joue le tout pour le tout. Je dis que je suis le lieutenant Bernard du groupe franc de l AS de Grandmont. Il semble que mes paroles dissipent les vapeurs d alcool. L un des maquisards va à La Chateline et revient rassuré :  » c est bon tu es attendu! » C est ainsi que je suis introduit auprès du commissaire régional de la République et lui remets les 500 000F.

Nous remercions la  » collection-jfm.fr  » pour sa participation à la transmission de la mémoire

Christophe SENCIER Délégué régional  » Nouvelle-Aquitaine « 

LES HAUTS-DE-FRANCE ET LES V1

Les bombes volantes V1 projetées depuis les Haus-de-France

6 juin 1944, une date qui a toute son importance… Le débarquement de la seconde guerre mondiale sur les côtes françaises. Ce débarquement, cette pression sur les Allemands les incitent à des réactions ultimes de dernières chances un peu comme une « vengeance » anticipée.

« Vengeance » ou « Vergeltungswaffe » en Allemand va donner le nom à cette nouvelle arme qui est l’arme ultime de nos ennemis. Avec leurs bombardiers ils n’arrivent plus à faire face et misent donc sur le « V1 » comme arme de terreur.

Elle change tout ! Aussi bien sur les techniques de combat que sur le moral des troupes et sème une terreur redoutable sur la population. D’ailleurs son objectif est essentiellement psychologique : subir des tirs de précisions sans vraiment voir venir l’attaque. Ainsi, 250 missiles par jour vont s’abattre sur Londres pendant plusieurs semaines. La Belgique fût aussi gravement touchée.

Le V1 est le premier missile de croisière. 35.000 exemplaires ont été construits. La portée de ce missile est de 235 kms. Il mesure 8,32 m de long pour 1,49 m de haut. Sa vitesse est à l’époque stupéfiante : 580 km/h !

Il était néanmoins facile à intercepter par l’aviation car le tir de ce missile est rectiligne (près de la moitié de ces missiles seront détruits de cette manière). Cependant, il fallait tout du moins être au courant des tirs prévus.

De par sa proximité avec l’Angleterre, la région des Hauts de France possède des bases de lancements (Eclimeux, Vacquerie-Erquières, Morbecque et Mainsoncelle). Pour les catapulter il fallait une rampe de 49 mètres de long (certains appellent cela la rampe à ski) et avec une orientation à 6 degrés par rapport au sol.

Le V1 peut-être aussi utilisé d’une autre manière grâce au bombardier Heinkel (avion porteur).

Escadrilles de HEINKEL en route pour bomber l’Angleterre

Ce qui fait un total de 9 250 V1 lancés avec des rampes et 6 550 largués par avions.

La dernière bombe tombera sur le village de Datchworth le 29 mars 1945. Mais pendant tout ce temps les nazis ont dû cacher ces missiles tant convoités ! C’est en terre Picarde qu’ils ont choisi de mettre à l’abri des alliés cette nouvelle arme et plus précisément dans les souterrains des carrières de Saint-Leu d’Esserent. Ici se trouvent 1.500 V1. Elle devient la cache principale des nazis.

Cette ville a connu la pire des représailles par les Anglais contre les missiles V1. C’est dans cette commune que s’est déroulée la célèbre opération « CrossBow ».

Ainsi l’aviation anglaise armée de Lancaster(s), de Mosquito(s) et de Dambuster(s) fait pleuvoir des bombes sur la ville et sur ces fameuses carrières. L’opération est répétée dans la nuit du 7 au 8 juillet, puis le 5 août 1945. L’acheminement des V1 vers leurs rampes de lancement est coupé. Les soldats allemands battent en retraite et font exploser derrière eux une partie des carrières. L’opération « Crossbow » est un succès que Saint-Leu-d’Esserent paye au prix fort : la ville est alors détruite à 85%.

LANCASTER
MOSQUITO
Avro Lancaster B1/BIII Dambuster

Ce missile fait partie de la mémoire des Hauts de France. Notre région est donc à la fois terrain de lancement de la terreur mais aussi terrain de grands combats aériens pour pouvoir les éradiquer.

Néanmoins, ce missile restera une arme redoutable et deviendra le premier missile d’une longue série qui est encore utilisée aujourd’hui… nous parlons ici du « père » des missiles de croisières.

Stéphane Cerabino, Délégué Régional des Hauts de France

Auteur rédacteur /Jérémy Bouchez, Secrétaire Régional des Hauts de France

Maxence Bouchez, Référent Jeunesse du Département de l’Oise

Nous remercions vivement pour leurs aides à la transmission de la mémoire via les sites » Internet » Wikipédia, V3.fr, migflug.com, .battlefieldsww2.com, sbap.be/museum/eperlecques/eperlecques.htm, /www.avionslegendaires.net/, https://fr.wikipedia.org/wiki/De_Havilland_DH.98_Mosquito, http://2iemeguerre.ca/avions/lancaster_b1biii_dambuster.htm, http://www.39-45strategie.com/articles-historiques/armes-unites/armes-et-unites/allemagne/heinkel-he-111/

FORCES SPÉCIALES FRANÇAISES

COS : Nos forces spéciales (4.000 hommes) sont en permanence en alerte sous la tutelle opérationnelle du Commandant des opérations spéciales (COS), aux ordres du chef d’état-major des armées (CEMA) et sous l’autorité directe du Président de la République.

De nombreuses opérations sont menées par ces unités d’élite incontournables.

Leurs missions : Renseignement et action armée.

Les trois composantes de notre armée sont représentées :

  • Terre : 13eme RDP – 1er RPIMa – 4eme RHFS et Gaos.
  • Mer : Forfusco dont tous les différentes unités des commandos marines.
  • Air – Espace : BFSA – CPA10 – CPA30 – Escadrons 3/61 Poitou et 1/67 Pyrénées.

Parmi les opérations bien connues :

 Mai 1978 KOLWEZI au Zaïre et depuis août 2014 l’opération Barkhane au Sahel et au Mali. De nombreuses autres interventions se sont déroulées en République de Côte d’Ivoire, Centrafrique, Libye, Somalie, Irak.

A nos valeureux combattants de l’ombre, nous devons toute notre admiration et notre profond respect.

Patrick OURCEYRE Secrétaire Général Exécutif MMV

Pour plus d’informations vous pouvez  voire Forces Spéciales sur Wikipedia.

CAMPS D’INTERNEMENT EN FRANCE DE SEPTEMBRE 1939 A MAI 1940

Durant cette période, les « indésirables » étaient parqués dans des camps imaginés par le gouvernement Daladier au vue d’éloigner communistes, anarchistes et syndicalistes au lendemain de la menace communiste du pacte germano-soviétique.

Plusieurs camps ont existé :

Roland Garros où des français soupçonnés d’être des dangers pour la défense nationale et la sécurité publique y étaient rassemblés.

Le fort de Vaujours à cheval sur la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis où étaient envoyés les repris de justice, marginaux et sans abri.

La ferme Saint-Benoit de Rothschild. (Yvelines)

Le château de Baillet-en-France. (Val-d’Oise)

La batterie de l’Yvette dans l’Essonne . (La batterie de l’Yvette a été utilisée par le Gouvernement Daladier à compter du 1er mars 1940 comme camp d’internement d’étrangers1,2 lors de la Drôle de guerre)

Tous ces camps ont reçu des centaines d’internés comme nous le raconte Thierry Marchand aux Éditions Charles Corle dans son livre « Camps d’internement en France, 1939 1940. La drôle de guerre des indésirables français »

Patrick OURCEYRE Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Nous remercions le journal le Parisien du 4 Août pour sa publication dans la rubrique « votre fait du jour » ainsi que WiKipédia et Librairie.com pour l’aide apporté à la transmission de la Mémoire.

UN DES NÔTRES UNE NOUVELLE FOIS MIS À L’HONNEUR

Les LANGLOIS : une famille au service de la France du Second Empire à la cinquième République, Yves-Michel LANGLOIS, l’Harmattan, 2019

Contrairement à ce que laisserait supposer le titre de l’ouvrage, l’épopée de la famille Langlois  se déroule majoritairement sous l’  Occupation. Toutefois, un chapitre à la fin du livre fait remonter l’engagement patriotique de cette lignée hors du commun aux ancêtres : à Yvon Salomon, l’arrière grand-père, qui s’illustra dans les combats contre les Prussiens (1867-1872) et à Louis  Langlois, combattant de la Grande Guerre, décoré de la Croix de Guerre avec cinq citations et de la Médaille Militaire.

En réalité, l’engagement de la famille Langlois Salomon s’est surtout exprimé lors de la seconde Guerre Mondiale, dès le début du conflit, alors que tout semblait perdu. Ces résistants du premier jour ont pour nom Yvonne, dite Ti’Mère Courage, Aline-Juliette, Suzanne, Pierre Raynaud, Jacques, Manège, surnommée Queen Mary et Michel. Tous ont contribué par leur héroïsme et chacun à sa façon, à sauver l’honneur d’une France divisée en deux camps minoritaires : d’un côté les Vichystes, de l’autre les Résistants et au milieu, une majorité       d’attentistes qui essayaient de traverser cette période sombre de l’histoire de France en évitant de s’engager.

Cependant, cette division simplificatrice cachait des divergences de vues notables à l’intérieur de ces deux groupes activistes: les Pétainistes étaient morcelés en chapelles, dont les membres provenaient d’horizons divers : royalistes, partisans d’un régime autoritaire de type franquiste, catholiques traditionnalistes, anciens socialistes et même des anciens leaders communistes comme Jacques Doriot. A l’autre extrémité de l’échiquier, les résistants pris globalement, étaient issus de courants de pensée souvent antagonistes : conservateurs,  chrétiens sociaux,  progressistes, ou communistes. Une distinction  s’impose également entre une minorité de résistants engagés de la première heure par pur patriotisme, comme la famille Langlois Salomon, des communistes qui s’étaient accommodés de l’occupation allemande jusqu’à l’opération Barbarossa en Union soviétique, des socialistes patriotes, des israélites pour les raisons que l’on peut imaginer et…ceux de la dernière heure par  opportunisme.

La plupart des actions d’éclat de ces différentes composantes ont fait l’objet de travaux de recherche approfondis depuis soixante dix ans ; mais ceux-ci se polarisent  souvent sur la résistance  gaulliste  et  celle des communistes. Il nous semble que l’action des Français qui ont œuvré au sein du SOE (Secret Operations Executive) britannique est plus rarement relatée. Or c’est justement au sein de ce service de renseignements qu’ont agi avec abnégation et efficacité les membres de la famille Langlois Salomon.

Yves-Michel Langlois, juriste et politologue, évoque la participation de sa famille à la libération de la France avec fierté  et  une grande émotion, ce qui est légitime lorsque l’on descend  de tels parents et alliés. Plutôt que de faire de l’histoire de façon traditionnelle, l’auteur nous invite à la découverte de chacun de ces héros épiques et relate leurs exploits sans  emphase inutile. A travers la biographie de chacun de ses  parents proches, Yves-Michel Langlois nous fait entrer dans un monde nébuleux peuplé d’espions, avec leur bravoure et aussi leurs faiblesses, tant la période était complexe à appréhender.

Yvonne, Ti’Mère courage montra l’exemple à ses enfants en hébergeant 29 agents britanniques et canadiens dans le grand sud-est. Elle fut décorée de la Médaille de la Résistance et de la King’s Medal of Courage in the Cause of Freedom. Sa sœur cadette Aline-Juliette s’engagea en mars 1943 dans le réseau Jockey. Suzanne, l’ainée des quatre enfants Langlois multiplia les missions entre les lignes : transport de messages de documents et de postes émetteurs. Elle croisa Pierre Raynaud, autre grand résistant, militaire et haut fonctionnaire de l’Administration coloniale qu’elle épousa en 1946, avant de le suivre en Afrique. Elle fut décorée de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palme et de la Médaille de la Résistance. Son mari, quant à lui, également agent français au service du SOE, s’illustra au sein du réseau Jockey et mena des missions aux Indes en 1945. Parmi ses nombreuses décorations figurent la Légion d’Honneur (officier), l’Ordre National du Mérite (Commandeur), la Croix de Guerre, la Médaille Coloniale ou le Distinguished Service Order (DSO).

L’auteur, dépeint son père Jacques comme un artiste dans l’âme. Rescapé à trois reprises du peloton d’exécution, il se lancera à corps perdu avec son condisciple et ami Pierre Viansson-Ponté dans la grande aventure de la Résistance dès 1941. Adjoint de Peter Churchill au sein du réseau Carte, il fut chargé des premiers recrutements dans le sud-est. Il sera décoré de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palme, de celle de la Résistance et de la Military Cross. Après guerre, il s’envolera avec sa femme pour l’Afrique de l’Ouest où il restera cinq ans.

Marie-Reine, la tante d’Yves-Michel s’illustrera elle aussi dans ces combats de l’ombre. Agent de liaison, elle mena  missions périlleuses en vélo, devint chiffreuse  et fut décorée de la Légion d’honneur, comme la plupart des autres membres de la famille.

Enfin, Michel, son frère, dandy, talentueux et nonchalant opéra à Antibes, Avignon, Marseille intégra le réseau Jockey dans les Alpes, ce qui lui valut de nombreuses décorations tant françaises qu’étrangères. La guerre terminée, lui aussi partira pour l’Afrique. Accueilli par André Postel-Vinay, ancien directeur de la Caisse Centrale de la France d’Outre-mer, devenue la Caisse Centrale de Coopération Économique en 1959, il occupera des postes de haut fonctionnaire dans une grande partie des anciennes colonies françaises d’Afrique noire.

La saga de la famille  Langlois Salomon est complétée par une riche iconographie, ainsi que par de nombreux facsimilé de documents officiels tant français que britanniques. Une telle étude  constitue assurément une contribution de grande valeur à l’histoire de ces Français qui entrèrent en résistance au sein d’un service spécial allié, celui de la Grande Bretagne. Grâce à ce livre, leur combat héroïque sort enfin de l’oubli.  

Alain FABER

DEWARIN – Compagnon de la Libération

André Dewavrin, dit le colonel Passy, né le 9 juin 1911 dans le 16e arrondissement de Paris et mort le 20 décembre 1998 dans la même ville, est un officier français qui fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, chef du BCRA (Bureau central de renseignements et d’action) — les services secrets de la France libre — auprès du général de Gaulle.

Le 1er juillet 1940, il rejoint le général de Gaulle à Saint Stephen’s House, à Londres. Celui-ci le charge de la direction des 2e et 3e bureaux. Il sera, pendant trois ans, l’organisateur et le chef des services secrets de la France libre, rattaché à l’état-major des Forces françaises libres (FFL). Ses compétences, limitées initialement au renseignement, s’étendent progressivement à l’action militaire, au contre-espionnage, à l’évasion et aux affaires politiques. En 1941, il commence à tisser des liens avec la Résistance intérieure française, grâce notamment à Pierre Brossolette et Jean Moulin.

En 1943, il est envoyé en France Sa mission est d’enquêter sur la Résistance, ses capacités paramilitaires, ses projets politiques et sa position vis-à-vis du général de Gaulle, ainsi que sur l’état d’esprit des Français. Pour ce faire, il doit prendre contact avec les principaux responsables des réseaux et mouvements de la zone nord et avec des responsables politiques. Son rapport est déposé sur le bureau du général de Gaulle le jour-même. Il permettra de mettre en place les éléments essentiels de l’unification de la Résistance en France. Le 27 juin 1943, il se rend à Alger pour prendre la direction technique de la Direction générale des services spéciaux (DGSS) En février 1944, il devient chef d’état-major du général Kœnig, commandant des Forces françaises en Angleterre et des Forces françaises de l’intérieur. En septembre 1944, il retourne aux services secrets. En avril 1945, il rentre en France et succède quelques mois plus tard à Jacques Soustelle à la tête des services secrets. Après le départ du pouvoir du général de Gaulle, en 1946, il donna sa démission.

Source : Nous remercions Wikipédia pour les éléments fournis et à consulter.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif.