FORCES SPÉCIALES FRANÇAISES

COS : Nos forces spéciales (4.000 hommes) sont en permanence en alerte sous la tutelle opérationnelle du Commandant des opérations spéciales (COS), aux ordres du chef d’état-major des armées (CEMA) et sous l’autorité directe du Président de la République.

De nombreuses opérations sont menées par ces unités d’élite incontournables.

Leurs missions : Renseignement et action armée.

Les trois composantes de notre armée sont représentées :

  • Terre : 13eme RDP – 1er RPIMa – 4eme RHFS et Gaos.
  • Mer : Forfusco dont tous les différentes unités des commandos marines.
  • Air – Espace : BFSA – CPA10 – CPA30 – Escadrons 3/61 Poitou et 1/67 Pyrénées.

Parmi les opérations bien connues :

 Mai 1978 KOLWEZI au Zaïre et depuis août 2014 l’opération Barkhane au Sahel et au Mali. De nombreuses autres interventions se sont déroulées en République de Côte d’Ivoire, Centrafrique, Libye, Somalie, Irak.

A nos valeureux combattants de l’ombre, nous devons toute notre admiration et notre profond respect.

Patrick OURCEYRE Secrétaire Général Exécutif MMV

Pour plus d’informations vous pouvez  voire Forces Spéciales sur Wikipedia.

CAMPS D’INTERNEMENT EN FRANCE DE SEPTEMBRE 1939 A MAI 1940

Durant cette période, les « indésirables » étaient parqués dans des camps imaginés par le gouvernement Daladier au vue d’éloigner communistes, anarchistes et syndicalistes au lendemain de la menace communiste du pacte germano-soviétique.

Plusieurs camps ont existé :

Roland Garros où des français soupçonnés d’être des dangers pour la défense nationale et la sécurité publique y étaient rassemblés.

Le fort de Vaujours à cheval sur la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis où étaient envoyés les repris de justice, marginaux et sans abri.

La ferme Saint-Benoit de Rothschild. (Yvelines)

Le château de Baillet-en-France. (Val-d’Oise)

La batterie de l’Yvette dans l’Essonne . (La batterie de l’Yvette a été utilisée par le Gouvernement Daladier à compter du 1er mars 1940 comme camp d’internement d’étrangers1,2 lors de la Drôle de guerre)

Tous ces camps ont reçu des centaines d’internés comme nous le raconte Thierry Marchand aux Éditions Charles Corle dans son livre « Camps d’internement en France, 1939 1940. La drôle de guerre des indésirables français »

Patrick OURCEYRE Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Nous remercions le journal le Parisien du 4 Août pour sa publication dans la rubrique « votre fait du jour » ainsi que WiKipédia et Librairie.com pour l’aide apporté à la transmission de la Mémoire.

UN DES NÔTRES UNE NOUVELLE FOIS MIS À L’HONNEUR

Les LANGLOIS : une famille au service de la France du Second Empire à la cinquième République, Yves-Michel LANGLOIS, l’Harmattan, 2019

Contrairement à ce que laisserait supposer le titre de l’ouvrage, l’épopée de la famille Langlois  se déroule majoritairement sous l’  Occupation. Toutefois, un chapitre à la fin du livre fait remonter l’engagement patriotique de cette lignée hors du commun aux ancêtres : à Yvon Salomon, l’arrière grand-père, qui s’illustra dans les combats contre les Prussiens (1867-1872) et à Louis  Langlois, combattant de la Grande Guerre, décoré de la Croix de Guerre avec cinq citations et de la Médaille Militaire.

En réalité, l’engagement de la famille Langlois Salomon s’est surtout exprimé lors de la seconde Guerre Mondiale, dès le début du conflit, alors que tout semblait perdu. Ces résistants du premier jour ont pour nom Yvonne, dite Ti’Mère Courage, Aline-Juliette, Suzanne, Pierre Raynaud, Jacques, Manège, surnommée Queen Mary et Michel. Tous ont contribué par leur héroïsme et chacun à sa façon, à sauver l’honneur d’une France divisée en deux camps minoritaires : d’un côté les Vichystes, de l’autre les Résistants et au milieu, une majorité       d’attentistes qui essayaient de traverser cette période sombre de l’histoire de France en évitant de s’engager.

Cependant, cette division simplificatrice cachait des divergences de vues notables à l’intérieur de ces deux groupes activistes: les Pétainistes étaient morcelés en chapelles, dont les membres provenaient d’horizons divers : royalistes, partisans d’un régime autoritaire de type franquiste, catholiques traditionnalistes, anciens socialistes et même des anciens leaders communistes comme Jacques Doriot. A l’autre extrémité de l’échiquier, les résistants pris globalement, étaient issus de courants de pensée souvent antagonistes : conservateurs,  chrétiens sociaux,  progressistes, ou communistes. Une distinction  s’impose également entre une minorité de résistants engagés de la première heure par pur patriotisme, comme la famille Langlois Salomon, des communistes qui s’étaient accommodés de l’occupation allemande jusqu’à l’opération Barbarossa en Union soviétique, des socialistes patriotes, des israélites pour les raisons que l’on peut imaginer et…ceux de la dernière heure par  opportunisme.

La plupart des actions d’éclat de ces différentes composantes ont fait l’objet de travaux de recherche approfondis depuis soixante dix ans ; mais ceux-ci se polarisent  souvent sur la résistance  gaulliste  et  celle des communistes. Il nous semble que l’action des Français qui ont œuvré au sein du SOE (Secret Operations Executive) britannique est plus rarement relatée. Or c’est justement au sein de ce service de renseignements qu’ont agi avec abnégation et efficacité les membres de la famille Langlois Salomon.

Yves-Michel Langlois, juriste et politologue, évoque la participation de sa famille à la libération de la France avec fierté  et  une grande émotion, ce qui est légitime lorsque l’on descend  de tels parents et alliés. Plutôt que de faire de l’histoire de façon traditionnelle, l’auteur nous invite à la découverte de chacun de ces héros épiques et relate leurs exploits sans  emphase inutile. A travers la biographie de chacun de ses  parents proches, Yves-Michel Langlois nous fait entrer dans un monde nébuleux peuplé d’espions, avec leur bravoure et aussi leurs faiblesses, tant la période était complexe à appréhender.

Yvonne, Ti’Mère courage montra l’exemple à ses enfants en hébergeant 29 agents britanniques et canadiens dans le grand sud-est. Elle fut décorée de la Médaille de la Résistance et de la King’s Medal of Courage in the Cause of Freedom. Sa sœur cadette Aline-Juliette s’engagea en mars 1943 dans le réseau Jockey. Suzanne, l’ainée des quatre enfants Langlois multiplia les missions entre les lignes : transport de messages de documents et de postes émetteurs. Elle croisa Pierre Raynaud, autre grand résistant, militaire et haut fonctionnaire de l’Administration coloniale qu’elle épousa en 1946, avant de le suivre en Afrique. Elle fut décorée de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palme et de la Médaille de la Résistance. Son mari, quant à lui, également agent français au service du SOE, s’illustra au sein du réseau Jockey et mena des missions aux Indes en 1945. Parmi ses nombreuses décorations figurent la Légion d’Honneur (officier), l’Ordre National du Mérite (Commandeur), la Croix de Guerre, la Médaille Coloniale ou le Distinguished Service Order (DSO).

L’auteur, dépeint son père Jacques comme un artiste dans l’âme. Rescapé à trois reprises du peloton d’exécution, il se lancera à corps perdu avec son condisciple et ami Pierre Viansson-Ponté dans la grande aventure de la Résistance dès 1941. Adjoint de Peter Churchill au sein du réseau Carte, il fut chargé des premiers recrutements dans le sud-est. Il sera décoré de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec palme, de celle de la Résistance et de la Military Cross. Après guerre, il s’envolera avec sa femme pour l’Afrique de l’Ouest où il restera cinq ans.

Marie-Reine, la tante d’Yves-Michel s’illustrera elle aussi dans ces combats de l’ombre. Agent de liaison, elle mena  missions périlleuses en vélo, devint chiffreuse  et fut décorée de la Légion d’honneur, comme la plupart des autres membres de la famille.

Enfin, Michel, son frère, dandy, talentueux et nonchalant opéra à Antibes, Avignon, Marseille intégra le réseau Jockey dans les Alpes, ce qui lui valut de nombreuses décorations tant françaises qu’étrangères. La guerre terminée, lui aussi partira pour l’Afrique. Accueilli par André Postel-Vinay, ancien directeur de la Caisse Centrale de la France d’Outre-mer, devenue la Caisse Centrale de Coopération Économique en 1959, il occupera des postes de haut fonctionnaire dans une grande partie des anciennes colonies françaises d’Afrique noire.

La saga de la famille  Langlois Salomon est complétée par une riche iconographie, ainsi que par de nombreux facsimilé de documents officiels tant français que britanniques. Une telle étude  constitue assurément une contribution de grande valeur à l’histoire de ces Français qui entrèrent en résistance au sein d’un service spécial allié, celui de la Grande Bretagne. Grâce à ce livre, leur combat héroïque sort enfin de l’oubli.  

Alain FABER

DEWARIN – Compagnon de la Libération

André Dewavrin, dit le colonel Passy, né le 9 juin 1911 dans le 16e arrondissement de Paris et mort le 20 décembre 1998 dans la même ville, est un officier français qui fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, chef du BCRA (Bureau central de renseignements et d’action) — les services secrets de la France libre — auprès du général de Gaulle.

Le 1er juillet 1940, il rejoint le général de Gaulle à Saint Stephen’s House, à Londres. Celui-ci le charge de la direction des 2e et 3e bureaux. Il sera, pendant trois ans, l’organisateur et le chef des services secrets de la France libre, rattaché à l’état-major des Forces françaises libres (FFL). Ses compétences, limitées initialement au renseignement, s’étendent progressivement à l’action militaire, au contre-espionnage, à l’évasion et aux affaires politiques. En 1941, il commence à tisser des liens avec la Résistance intérieure française, grâce notamment à Pierre Brossolette et Jean Moulin.

En 1943, il est envoyé en France Sa mission est d’enquêter sur la Résistance, ses capacités paramilitaires, ses projets politiques et sa position vis-à-vis du général de Gaulle, ainsi que sur l’état d’esprit des Français. Pour ce faire, il doit prendre contact avec les principaux responsables des réseaux et mouvements de la zone nord et avec des responsables politiques. Son rapport est déposé sur le bureau du général de Gaulle le jour-même. Il permettra de mettre en place les éléments essentiels de l’unification de la Résistance en France. Le 27 juin 1943, il se rend à Alger pour prendre la direction technique de la Direction générale des services spéciaux (DGSS) En février 1944, il devient chef d’état-major du général Kœnig, commandant des Forces françaises en Angleterre et des Forces françaises de l’intérieur. En septembre 1944, il retourne aux services secrets. En avril 1945, il rentre en France et succède quelques mois plus tard à Jacques Soustelle à la tête des services secrets. Après le départ du pouvoir du général de Gaulle, en 1946, il donna sa démission.

Source : Nous remercions Wikipédia pour les éléments fournis et à consulter.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif.

APPEL DU GÉNÉRAL DE GAULLE DU 18 JUIN 1940

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ?

L’espérance doit-elle disparaître ?

La défaite est-elle définitive ?

Non !Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule !

Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis.

Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres.»


Lorsque l’Ile de Sein représentait 1/4 de la FRANCE

Alain FABER Président de l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien

Nous remercions pour leurs contributions au maintien et transfert de la mémoire : Google, Wikipédia et le Musée de la Résistance en ligne.

9 – 10 JUIN 1944 / TULLE et ORADOUR-sur-GLANE

Tulle et Oradour La traversée du Limousin de la Das ReichBernard Gouley et Hélène Abalo – France 3 Nouvelle-Aquitaine vous propose de retracer l’itinéraire de la Das Reich, la division SS qui va commettre plusieurs exactions sur son parcours du sud de la France à la Normandie.

1 : Le 6 juin 1944 à l’aube du 6 juin 1944, une armada de navires approche des côtes normandes. 156 000 soldats, principalement Américains, Anglais, Canadiens, s’apprêtent à débarquer en Normandie. Parmi eux, les 177 Français du commando Kieffer.

Le débarquement provoquera la mise en route de la division Das Reich.

Les alliés débarquent sur cinq plages désignées Gold, Juno, Sword, Omaha et Utah. Cette action militaire hors-norme libère la France, mais elle permet surtout d’ouvrir un second front contre les Allemands. Le premier, à l’est, est l’affaire des Soviétiques. La finalité est de les prendre en tenaille. Ce sera chose faite à partir de janvier 1945 où les combats se dérouleront en Allemagne même.L’état-major allemand savait que les alliés poseraient pied un jour sur les côtes françaises, mais c’est le lieu qui restait inconnu. Les services secrets britanniques, doués pour brouiller les pistes avaient laissé entendre depuis 1943 que le débarquement aurait lieu du côté du Pas-de-Calais. Conséquence: l’armée allemande a concentré ses forces dans le nord de la France jusqu’au Pays-Bas. Seconde conséquence: les troupes basées en Normandie sont soit des hommes âgés, peu performants ou au contraire des très jeunes sans beaucoup d’expérience.Lorsque les navires alliés approchent des côtes, l’effet de surprise est total côté allemand: la météo depuis plusieurs affichait pluies et vents donc peu favorable à un débarquement selon l’analyse de l’état-major allemand.

Une éclaircie et une mer calme étaient prévues le 6 juin, mais cette information n’était connue que des alliés grâce à leur station météo basée dans l’Atlantique. Les soldats de la Wehrmacht sont dans les premières heures désemparés par ce déferlement d’hommes sur les plages.https://www.youtube.com/watch?v=FN4dxsvOc_k Mais à Omaha Beach, l’une des quatre plages situées dans le Cotentin, les Américains ont rencontré de sérieuses difficultés. Quand la première vague de combattants a foulé le sable à 6h35, la mer était basse. Cela a obligé les hommes à courir 500 mètres à découvert avant de pouvoir se mettre à l’abri. A 7h du matin, 58 chars américains débarquent sur la plage. A la fin de la journée, il n’en reste que trois. Omaha Beach portera le nom de Omaha la sanglante.Le Débarquement à l’issue de cette première journée est une « réussite » pour les alliés même si le bilan est lourd: 11 000 tués ou disparus.Ce 6 juin, toutes les forces allemandes présentes sur le territoire français ont ordre de rejoindre le front en Normandie. A plus de 700 kilomètres, à Montauban, apprenant la nouvelle du Débarquement, la division Das Reich reçoit l’ordre de se mettre en route et derejoindre la Normandie.© INA#2 : La DasReichLe 6 juin 1944, après cinq années d’occupation allemande, la libération de la France commence avec le débarquement anglo-américain sur les plages normandes. Toutes les forces militaires allemandes disponibles sont appelées à rejoindre le front normand. C’est dans ce contexte d’urgence et de fin régime que la division allemande Das Reich, basée à Montauban, va se mettre en marche pour la Normandie.

Qui compose cette division et quelle est la raison de sa présence dans les environs de Montauban ? En Allemagne, les officiers provenaient essentiellement de la noblesse et de la grande bourgeoisie. Lors qu’Hitler accède au pouvoir, il « casse » les codes et permet à des ouvriers et des petits bourgeois d’accéder à des grades d’officier. La Das Reich était composée de ces deux catégories. Ces hommes, pour accéder à cette division délite, appartenaient au parti nazi et devaient faire preuve d’un fanatisme infaillible. La particularité de cette division était la présence de « malgré nous » alsaciens dont certains déserteront en 1944 tandis que d’autres participeront le 10 juin au massacre d’Oradour.Entre 1942 et 1943, la Division est sur le front russe. Elle subit des pertes considérables tant chez les soldats que les officiers. Près de 20% des officiers et sous-officiers sont revenus de Russie inaptes au combat. L’état-major décide en 1944 de placer des troupes au nord de la Loire et dans le Sud-Ouest en prévision d’un débarquement allié qu’il sait imminent. C’est la première raison de leur venue dans le département du Lot et Garonne. La seconde est de mettre en échec les réseaux de résistance de la région. En avril 1944, les premiers éléments de la Division Das Reich arrivent à Montauban. Au total, ce sont 15 000 hommes qui seront répartis dans une cinquantaine de cantonnements à Montauban et dans les environs.

Les premières exactionshttps://www.youtube.com/watch?v=MU7URC5xU6MLes SS de la DasReich, un parcours de la désolation Réalisation : Caroline Reussner Coproduction : Bonne étoile Productions/France Télévisions/France 3 Limousin avec le soutien de la DMPA, du Ministère de la Défense, de la Fondation CARAC et du Comité des Martyrs de Tulle.Un documentaire labellisé par l’Office National des Anciens Combattants de Corrèze La division avait déjà effectué un séjour à Montauban. C’était en 1940, la France avait signé l’armistice, la population était calme et résignée. En avril 1944, la résistance s’est développée et nombreux sont les Français et Françaises qui estiment à juste titre que la chute du 3e Reich n’est qu’une question de temps.Fin mai 44, on estimait à 500 000 le nombre de résistants actifs en France dont 10 000 pourvus d’armes dans la Dordogne, la Corrèze, la Haute-Vienne et la Creuse.Côté maquis la consigne donnée à ceux qui suivent De Gaulle est de ne pas bouger tant que les alliés n’ont pas débarqué. Ce groupe représente les deux tiers des résistants en France. Le dernier tiers composé de francs-tireurs et partisans communistes refusent l’autorité de De Gaulle et veulent que la France se libère par elle-même.Les hommes de la Das Reich sont quant à eux actifs. Ils attaquent les maquis du Lot en mai 1944, effectuent des arrestations à Figeac et des résistants sont fusillés. A partir du 6 juin, l’arrivée des alliés sur les côtes normandes sème un vent de panique parmi les Allemands basés en France. Ils vont redoubler de violence. Oradour-sur-Glane en sera le point culminant.#3 : La route sanglante A Montauban, soit à plus de 700 kilomètres de la Normandie, les soldats allemands de la Das Reich apprennent par la population, qui ne cache pas sa joie, que le débarquement a lieu. L’ordre de se préparer à partir pour le front normand est donné le 7 juin. Mais ce n’est que le 8 que la division quitte Montauban. La première difficulté est d’organiser un périple de plus de 700 kilomètres avec 15 000 hommes et 14 000 véhicules. La Résistance, galvanisée par les nouvelles du Débarquement, a pour mission de ralentir tout soldat allemand qui veut rejoindre le front. Les responsables de la Division le savent : ils ne peuvent plus prendre les routes nationales au risque de tomber dans des embuscades. Le temps pour rejoindre le front sera probablement plus long que prévu. Une première journée de terreur. Les contacts meurtriers entre soldats allemands et français vont se multiplier tout au long de la journée du 8 juin. Le premier a lieu à 14 km au-delà de Gourdon près du village de Grottière. Des Résistants se positionnent près du pont qui franchit la Dordogne et ouvrent le feu. Les Allemands répliquent et tuent cinq Résistants. Au bourg de Carsac, les Allemands se heurtent à un camion transportant 54 Résistants. 4 sont tués, le cinquième parvient à s’évader.A Gabaudet dans le Lot, des jeunes résistants étaient cachés dans une ferme. Certains d’entre eux sont tombés sur une patrouille de la division. Dix hommes et adolescents et une jeune fille ont été abattus. A Roufflilac-de-Calux, en Dordogne, les Allemands procèdent à de terribles représailles à la suite d’une embuscade de la Résistance : 13 habitants fusillés et jetés aux flammes. Le bilan de la journée est lourd du côté des Français : la Résistance avancera le chiffre de plusieurs centaines de morts contre une quinzaine de tués et une trentaine de blessés côté allemand. Le but était de ralentir la progression des occupants et au lieu de mettre 3 heures pour effectuer 64 km, les hommes de la Das Reich en ont mis le double. En Normandie, les Alliés poursuivent leur progression dans les terres. Les Allemands se montrent intraitables: une soixantaine de soldats canadiens prisonniers sont exécutés dans le Calvados au prétexte qu’ils refusaient de répondre à un interrogatoire… Cette violence de masse va s’exercer à Tulle où un détachement de la Division arrive en fin de journée. Tulle qui, depuis 24 heures, est entre les mains de courageux Résistants. © DR#4 : les 99 pendus de Tulle Le soir du 8 juin, un détachement de la Division Das Reich parvient à Tulle. Depuis presque 48 heures, la ville est entre les mains de la résistance. L’arrivée des SS va permettre aux occupants de reprendre la cité. Les représailles seront terribles. Le courage et la témérité des résistants le 7 juin, les FTP (Francs-tireurs-partisans) attaquent, à Tulle, les casernes et les écoles où sont stationnés les soldats de la Wehrmacht. Les miliciens sont également visés. Pendant des heures, c’est une guérilla urbaine qui oppose les deux camps.Le 8, en début d’après-midi, la quasi-totalité de la ville est entre les mains des résistants et à 16h, une quarantaine d’Allemands en uniforme et en civil se rendent les mains sur la tête. Quelques rues restaient entre les mains de l’ennemi. Les fumées des incendies déclarés un peu partout dans la ville sont repérées à cinq kilomètres par le détachement de la Division SS qui encercle la ville. Il leur faut une vingtaine de minutes pour reprendre Tulle. L’ennemi s’impose sans difficulté avec trois soldats tués et neuf blessés seulement. En revanche, les combats menés par les maquisards pendant ces deux jours ont fait 139 morts et une quarantaine de blessés côté allemand. © DRA l’aube du 9 juin, les hommes de la Das Reich reçoivent l’ordre de perquisitionner les maisons, de recueillir les armes qui seraient cachées et de rassembler tous les hommes dans la cour de la manufacture pour vérification d’identité. A 10h, 3 000 hommes y sont parqués. Une déclaration des forces allemandes est placardée en ville : il y est question de l’assassinat de 40 soldats allemands pendant les deux jours de combat. Les corps mutilés auraient été retrouvés le matin même. Jusqu’à ce jour, cette information n’a jamais pu être vérifiée. Il est stipulé dans cette déclaration que pour venger ces 40 tués, 120 maquisards et leurs complices seront pendus. En début d’après-midi beaucoup de Tullistes sont relâchés mais 400 sont encore retenus. Et parmi eux, seuls deux maquisards ont été pris dans la rafle et les preuves de complicité contre les autres prisonniers n’existent pas… alors il faut trouver des motifs. Arbitrairement, les SS mettent de côté les jeunes, les mal rasés, tous ceux dont l’aspect semble négligé. Les premiers sont emmenés à l’extrémité sud de la ville. Entre 16h et 19h, 99hommes sont pendus.

300 autres attendaient le même sort. Il en fut autrement : les SS décident de suspendre leurs représailles. Pourquoi ? Plusieurs hypothèses ont été avancées: l’abbé Lespinasse, qui avait accompagné chaque supplicié, aurait fait appel à leur clémence ; le secrétaire général de la Préfecture, qui parlait couramment allemand, serait parvenu à convaincre l’occupant de renoncer à sa vengeance. Dans les jours suivants, 149 hommes de Tulle sont envoyés au camp de concentration de Dachau. 48seulement en reviendront. En 48 heures, 213 civils seront tués à Tulle. Le 9 juin, la division Das Reich quitte Tulle et poursuit son périple pour rejoindre le front normand. #5 : Oradour-sur-Glane, l’atrocité le 10 juin 1944, à 14h, les habitants d’Oradour-sur-Glane voient arriver des soldats SS. Dans ce petit village de Haute-Vienne, on ignore presque tout de la guerre. Seuls ceux de 14 savent ce que sait vraiment. Avec une force presque tranquille, les soldats rassemblent la population sur le champ de foire. Les enfants sont avec leurs institutrices, les hommes bavardent. Il n’y a peut-être bien que les femmes pour se faire du mauvais sang. Des mitraillettes sont en place mais rien ne bouge vraiment. Les SS disent vouloir chercher des armes. A Oradour, il n’y en a pas. Prétexte avant l’horreur. Les femmes et les enfants sont rassemblés dans l’église. Ils mourront brûlés vifs. Les hommes seront éparpillés en plusieurs lieux de supplice. Seuls 5 Tulle : décès de Jean Viacroze, rescapé des « pendus » et de Dachau

Christophe SENCIER Délégué de la Région Nouvelle-Aquitaine

Nous remercions très sincèrement les auteurs des documents présentés ci-dessus. Nous les avons utilisés dans le but de conserver la mémoire et de la transférer aux générations qui méconnaissent notre histoire et ce que les français ont vécu pendant la guerre 1939-1945. Remerciements réitérer à Google et Wikipédia.

MEMOIRE ET OPEX

Notre association nationale depuis plusieurs années associe régulièrement les Opex à notre cérémonie annuelle au Mémorial de la France Combattante du Mont-Valérien.

En effet, comme nous avons de moins en moins de témoins toujours en vie pour transmettre sur la deuxième guerre mondiale, il faut d’ores et déjà mettre en place et transmettre la mémoire des opérations extérieures.

Depuis le 11 novembre 2019 a été inauguré par le Président de la République le dixième Haut-lieu de Mémoire Nationale du ministère des Armées au parc André Citroën. Il s’agit du monument aux morts pour la France en OPEX.

Geneviève Darrieussecq nous dit dans la dernière parution des Chemins de la mémoire « Les monuments ont cette force d’inscrire notre mémoire et notre reconnaissance dans l’espace public, ils sont des témoignages d’une identité commune, à la portée de tous » et elle ajoute « Le maillage mémoriel du territoire et assuré par les 230.000 jeunes anciens combattants qui ont déjà leur carte. Ils sont l’avenir du monde combattant, ils permettent et permettront de maintenir les Français éveillés, conscients et mobilisés autour des enjeux de la Défense ».

Les anniversaires de certaines de nos opérations extérieures doivent, par exemple, nous permettre de commémorer nos OPEX chaque fois que cela sera possible, ce qui aide à renforcer nos liens avec nos alliés comme avec nos amis IMOSPHINX ACADEMY en Belgique.

Dès que les circonstances nous le permettront nous irons nous recueillir devant ce monument à Paris en souvenir des 600 tués et plus de 6.000 blessés lors de nos conflits extérieurs.

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif