Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
SIGNATURE DE LA « CHARTE DE PARTENARIAT » ENTRE L’ ASSOCIATION NATIONALE DES MEMBRES DE L’ORDRE NATIONAL DU MÉRITE ET L’ASSOCIATION NATIONALE DES MÉMOIRES DU MONT-VALÉRIEN À L’ HÔTEL DES INVALIDES
Le 19 mai 2021 fut signé par Monsieur Michel LEBON Président national de l’Association Nationale des Membres de l’Ordre National du Mérite, et Monsieur Alain FABER Président national des Mémoires du Mont-Valérien dans les bureaux de l’ONM à l’hôtel des Invalides, la ‘Charte de Partenariat » entre ces deux associations nationales. Celle-ci les rapproche dans le but de mutualiser des activités mémorielles et de favoriser la venue de nombreux enfants, étudiants et séniors décorés ou pas à faire connaissance du site historique du Mont-Valérien et de participer activement aux cérémonies et activités organisées par les Mémoires du Mont-Valérien
1939 : L’invasion de la Pologne marque le début de la seconde guerre mondiale. Une petite minorité d’allemands luttent contre le régime. La résistance diffuse des informations provenant de radios étrangères, des tracts, certains aident les juifs et des travailleurs forcés.
Alors intervient le tout premier attentat contre Hitler en novembre 1939 à la brasserie munichoise Bürgerbgaükeller, l’opération est menée par Georg Elser mais elle échoue car le Führer quitte la salle 13 minutes avant l’explosion. Georg Elser sera abattu à Dachau en avril 1945.
Par la suite de nombreuses personnes vont s’opposer et entrer en résistance :
L’objecteur de conscience Hermann Stöhr en 1939, l’officier Hans Oster en 1938 participent à l’élaboration d’une première tentative de renversement militaire, le théologien Dietrich Bonhoeffer est un opposant résolu aux nazis, Adam von Trott zu Solz s’efforce de créer des contacts avec les alliés , Hanno Günther fonde un petit cercle de résistants avec d’anciens élèves de l’école Rütli dont Dagmar Petersen, Walter Klingenbeck réunit un groupe de jeunes opposants catholiques, Otto et Elise Hampel exhortent à renverser Hitler, Helmuth Hübener élabore de nombreux tracts distribués dans les quartiers ouvriers de Hambourg, Emmy Zehden rejoint les étudiants de la Bible opposés au service militaire, Hans Scholl et Alexander Schmorell rédigent les 4 premiers tracts de la Rose Blanche, Liane Berkowitz entre en contact avec un cercle d’opposants dont Harro Schulze-Boysen l’une des têtes pensantes de l’Orchestre Rouge et distribue des « tracts », Judith Auer adhère au KPD, elle sera agent de liaison, Sophie Scholl participe avec son frère à la distribution du 5éme tract de la Rose Blanche, Eva-Maria Buch traduit des articles vers le français pour la revue clandestine « Le Front Intérieur ».
Hans et Sophie SCHOLL « La Rose blanche »
En novembre 1938, Henning von Tresckow, officier de la Wehrmacht rejoint les personnes opposées au régime, il s’efforce d’organiser un attentat contre Hitler mais il échoue. En juillet 1943 il est affecté à la réserve du Führer avec Claus Schenk Graf von Stauffenberg et il saisit l’occasion pour transformer les plans « Walkyrie » en un plan de coup d’état. Il restera en contact avec les conjurés sans pouvoir intervenir directement et le lendemain de l’échec de l’attentat il se tuera en Pologne.
Henning von Tresckow
Claus Schenk Graf von Stauffenberg
Claus Schenk Graf von Stauffenberg rejoint l’opposition en 1942, il s’entourera de nombreuses personnes militaires et civils autour de Ludwig Beck et Carl Friedrich Goerdeler. Il commet un attentat le 20 juillet 1944 au quartier général du Führer « Wolfschanze » mais Hitler survit à l’explosion. Pensant avoir réussi, il va rejoindre Berlin pour faire avancer le coup d’état au Bendlerblock. Il y sera finalement exécuté dans la nuit du 20 au 21 juillet dans la cour avec ses conjurés Friedrich Olbricht, Albrecht Ritter Mertz von Quirnheim et Werner von Haeften.
Le plus grand nombre des autres opposants/résistants cités ci-dessus ont tous été exécutés au Berlin-Plötzensee. Hans et Sophie Scholl, Alexander Schmorell et Walter Klingenbeck au Munich-Stadelheim, Dietrich Bonhoeffer et Hans Oster au camp de concentration de Flossenbürg.
Berlin-Plötzensee
Berlin-Plötzensee
Berlin-Plötzensee salle d’exécution par pendaison
Ci-dessous, notre dernière participation aux cérémonies annuelles de Berlin en 2019 avec nos amis allemands de la Stiftung (Fondation) du 20 juillet 1944, en particulier la famille d’Hans-Harald von Linstow qui est toujours présente lors de notre cérémonie annuelle du souvenir au mois d’Octobre au Mémorial de la France Combattante.
BERLIN 19 juillet 2013 : Le collectif Franco-Allemande en réunion, la veille de la cérémonie liée au « 20 juillet 44 »
Dans notre esprit, il est important derassembler tous les éléments positifs qui se trouvent dans tous les pays pour les faire servir à l’élaboration d’un avenir commun, proposée par notre association, et préparée depuis deux ans, l’Euro-fédération pour la Paix, le « Rassemblement des Mémoires Européennes » verra le jour par la signature des actes officiels au mois d’octobre 2021 si la situation sanitaire nous y autorise.
Patrick OURCEYRE Secrétaire général Éxécutif
Nous remercions les autorités allemandes, Wikipedia, et youtube pour les emprunts réalisés pour faire progresser et améliorer la connaissance de notre histoire contemporaine.
Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN relative à la guerre de 1939 à 1945.
Veiller au respect de l’Histoire de ces Lieux sacrés et à leur solennité, en concertation avec les Autorités Publiques, privées et militaires. Assurer le relais de la Mémoire entre les associations en France et à l’étranger.
Assurer le maintien des symboles représentés par le Mémorial de la France Combattante dans son intégralité.
Promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
Intégrer directement les collégiens et les lycéens au sein de nos manifestations dans une perspective de participation citoyenne et responsable. Les reconstituteurs de haut niveau sont appelés à participer aux cérémonies de l’association étant pleinement des transmetteurs de la Mémoire de la guerre 39-45.
Cette association a reçu un accueil favorable de Monsieur le Préfet Remy ENFRUN, Directeur Général de l’ONAC en 2008, confirmée par sa lettre du 10 février 2009. Cette association fut inscrite dans l’annuaire 2009 au titre des grandes Associations Nationales du Monde Combattant.
Ouverte à tous, elle comporte des représentants du Monde Combattant, renforcée par l’ensemble des réserves militaires qu’elles soient opérationnelles ou citoyennes, composées d’hommes et de femmes plus jeunes, motivés et très respectueux du mot et du sens de la « Patrie », ainsi que des valeurs civiques et morales qui furent défendues au prix de la vie des combattants avec ou sans uniforme pendant la guerre 1939-1945.
Cette prestigieuse école fût créée en 1945 par le Général De gaulle.
Elle était destinée à sélectionner et former les futurs hauts fonctionnaires de l’état et elle devait permettre de reconstruire le pays avec de nouvelles bases. Le général de Gaulle reprenait en cela une idée de Jean Zay qui n’avait pas aboutie en 1936.
En 1945, Michel Debré lui propose l’idée de démocratisation dans le recrutement de nos élites, et insiste sur » un idéal d’excellence au profit de la République ». Le général de Gaulle partageant cette approche a voulu de plus que cette école fasse vivre et transmette l’idéal de la Résistance.
C’est pourquoi le premier directeur de cette nouvelle institution fût le résistant Henri Bourdeau de Fontenay et que la première promotion fut baptisée France Libre.
En 1974, Valery Giscard d’Estaing fut le premier Président de la République énarque.
Dernièrement, le Président Emmanuel Macron décide que l’ENA prendra fin sous ce nom en 2021.
Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV
Voilà des mots qui nous donnent raison de faire ce que l’on fait dans l’Association nationale des « Mémoires du Mont-Valérien » voulue et co-créée par Madame Lysiane TELLIER en mémoire de ceux qui avec ou sans uniforme nous ont offert la Liberté en se sacrifiant.
Nous remercions pour cet emprunt« Les mots Postifs.com »
LES » LANGLOIS » UNE FAMILLE AU SERVICE DE L’HISTOIRE DE LA FRANCE
Yves-Michel Langlois, né le 1er août 1951 à Grenoble, est titulaire d’une maîtrise en droit mention » Sciences politiques » (UER Droit Nice), d’un DEA de droit public fondamental et d’un certificat d’études internationales délivré par l’Institut du droit de la paix et du développement (IDPD).
Nous remercions sincèrement les auteurs des photographies et autres documents empruntés pour illustrer cet article. Ceux-ci furent glanés à partir du moteur de recherche « Google » et de l’encyclopédie Libre Wikipedia. Nous réitérons nos remerciements pour la qualité des informations retenues et pour leur compréhension.
En 2021, le Ministère des Armées et ses partenaires lancent la commémoration des premiers mouvements de résistance et les combats de la France Libre. Notre association Nationale se joint à ce mouvement en apportant quelques informations.
Durant cette période moins bien connue par certaines et certain d’entre nous, il fallait donc s’organiser pour être capable de résister à l’ennemi.
La France est alors divisée en deux zones Nord et Sud.
La population est étroitement surveillée par diverses administrations dont les préfets et les manifestations, mouvements divers font l’objet de rapports.
La zone Nord est plus encline à résister, la Zone sud plus attentiste.
Les premières manifestations ne se feront ressentir que dans le courant du printemps puis en été. Ce sera dès l’automne 1941 que commenceront les exécutions d’otages. Dès lors, l’organisation va se mettre en place avec pour élément fédérateur la presse clandestine.
Les journaux clandestins vont donc faire leur apparition : Liberté, Les Petites Ailes de France, Franc-Tireur, Témoignage Chrétien, la Voix du Nord. Autour de ces structures vont se constituer les mouvements de résistance sur l’ensemble de notre pays.
Une véritable mosaïque va ainsi naître et c’est alors que Jean Moulin ira prendre contact avec ces divers mouvements afin d’en établir un inventaire. Ce dernier étant réalisé, il partira à Londres en octobre pour rencontrer le Général De Gaulle. A la suite de ses entretiens il parviendra à convaincre le Général qui le missionnera pour réaliser une unité d’action en zone non occupée.
1941 sera donc l’année de la naissance de la « Résistance » à l’occupant entrainant par voie de conséquence la clandestinité et la répression.
Parmi les tous premiers fusillés il y aura toute l’équipe constituée par le Lieutenant de Vaisseau Honoré d’Estienne d’Orves qui sera exécutée le 29 Août 1941 au Mont-Valérien devenant ainsi le lieu d’exécution des résistants.
Proposé par Partick OURCEYRE Secrétaire général exécutif MMV
Nous remercions sincèrement les auteurs des photographies et autres documents empruntés pour illustrer cet article. Ceux-ci furent glanés à partir du moteur de recherche « Google » Remerciements réitérés.
L’été 1944 de Toulouse à Dachau des résistants ont été suppliciés.
sur « RMC Découverte » le 17 mars 2021 à 21h10 fut présenté le documentaire poignant » Été 1944, un train pour l’enfer » qui revint sur cette tragédie malgré la progression des alliés et des bombardements.
Sur les 160 évadés un seul est encore vivant à ce jour : Ange Alvarez (18 ans en 1944).
Le convoi avait été organisé par la Gestapo et le voyage dura 57 jours dans des conditions épouvantables.
L’écrivain Marc Levy parlera de son père Raymond et de son oncle Claude qui sauteront avec succès sur les rails peu après Dijon.
Ce seront finalement 536 détenus qui arriveront à Dachau le 28 Août. La moitié d’entre eux n’en reviendront pas.
Proposé par Partick OURCEYRE Secrétaire général exécutif MMV
Nous remercions sincèrement les auteurs des photographies et autres documents empruntés pour illustrer cet article. Ceux-ci furent glanés à partir du moteur de recherche « Google » Remerciements réitérés.
« Koufra, la victoire dans les sables libyens », par Philippe Goulliaud
C’est un coup d’éclat, voire un coup de bluff, qui s’est conclu par une victoire éclatante, la première remportée par la France Libre sur les alliés d’Adolf Hitler. Le 1er mars 1941, les hommes du colonel Leclerc s’emparent du Fort de Koufra, point stratégique dans le désert libyen, tenu par les troupes italiennes de Mussolini. De quoi redonner le moral à ceux qui, autour du général de Gaulle, ne se résignent pas à la défaite de 1940 et à la collaboration avec les Nazis.
Philippe de Hauteclocque fait partie de ceux-là. Animé par son amour de la Patrie et sa foi catholique, il rejoint Charles de Gaulle à Londres dès le 25 juillet 1940. Il a choisi Leclerc comme nom de guerre afin de protéger sa famille. Le 2 décembre suivant, il arrive au Tchad comme commandant militaire de ce territoire de l’Afrique équatoriale française qui, derrière son gouverneur, le Guyanais Félix Eboué, a, le premier, rallié la France Libre. A Fort-Lamy, aujourd’hui N’Djamena, Leclerc conçoit une entreprise audacieuse comme lui-même sait l’être : la conquête du Fezzan, vaste région désertique libyenne tenue par les Italiens, avec comme premier objectif l’oasis de Koufra, poste méridional le plus avancé de l’alliance entre l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler et l’Italie fasciste de Benito Mussolini.
Nous remrcions viviement la communauté francophone du wargame Bolt Action
La route à travers le désert est longue et difficile. Mais la colonne Leclerc, préfiguration de la Deuxième Division blindée, la glorieuse 2e DB, compense par sa détermination et son courage. C’est une armée sous-équipée en matériel. Peu nombreuse, elle est composée d’Européens, de Méharistes, les unités sahariennes françaises, et de Tirailleurs sénégalais, essentiellement des Camerounais et des Tchadiens. Ces hommes sont portés par la foi en la victoire et conduits par un chef respecté de tous et doté d’une volonté inflexible. Pour tromper l’ennemi auquel aucun répit n’est laissé, les véhicules circulent en zig-zags, soulèvent le sable du désert et déplacent sans cesse les armes automatiques pour persuader les Italiens de leur supériorité numérique. L’unique canon « 75 » français bombarde jour et nuit le fort italien afin d’entretenir un sentiment d’insécurité.
Et le 1er mars, au terme d’un long siège, Leclerc obtient, au culot, la reddition des Italiens. Il entre lui-même dans la citadelle au côté des négociateurs italiens venus parlementer avec les Français et impose ses conditions. La capitulation est signée le jour même. C’est une victoire totale et finalement peu meurtrière : les combats ont causé trois morts et quatre blessés côté italien, quatre morts et 21 blessés côté français.
Le lendemain, les couleurs françaises sont levées sur le fort et Leclerc demande à ses troupes ragaillardies par la victoire de prêter un serment entré dans l’Histoire : « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Leclerc tiendra parole. Après être entré dans Paris à la tête de la 2e DB, le 25 août 1944, il libérera Strasbourg le 23 novembre 1944.
Charles de Gaulle a tout de suite compris la portée symbolique de la prise de Koufra. Il transmet à Leclerc, qu’il fait Compagnon de la Libération, un message de félicitations : « Vous venez de prouver à l’ennemi qu’il n’en a pas fini avec l’armée française. Les glorieuses troupes du Tchad et leur chef sont sur la route de la victoire. Je vous embrasse. »
Dans son Dictionnaire amoureux du Général (Éditions Plon), Denis Tillinac souligne que Koufra procurera à de Gaulle « un réconfort précieux après la tragédie de Mers el-Kébir et la déconvenue de Dakar ». « Cette prouesse de légende, bien que mineure sur le plan stratégique, confirmera son jugement sur cet officier qui s’est mis à ses ordres à Londres, maigre comme un chat de gouttière, visage émacié, regard franc comme l’or, tête bandée par une blessure », ajoute Tillinac.
Le chef de la France Libre a toujours eu une estime particulière pour le général Leclerc. À sa mort, dans un accident d’avion lors d’une tournée d’inspection en Algérie, le 28 novembre 1947, le général de Gaulle fait part à sa veuve de son « immense chagrin ». « J’aimais votre mari qui ne fut pas seulement le compagnon des pires et des plus grands jours, lui écrit-il, mais aussi l’ami sûr dont jamais aucun sentiment, aucun acte, aucun geste, aucun mot, ne furent marqués même d’une ombre par la médiocrité. »
Nous remercions la Fondation Charles de Gaulle et Monsieur Philippe Goulliaud.
Nous vous invitions à prendre connaissance des Lettre de la Fondation Charles de Gaulle
La victoire en chantant nous ouvre la barrière. La liberté guide nos pas, Et du Nord au Midi la trompette guerrière. A sonné l’heure des combats. Tremblez, ennemis de la France! Rois ivres de sang et d’orgueil! Le peuple souverain s’avance: Tyrans, descendez au cercueil! Refrain: La République nous appelle, Sachons vaincre ou sachons périr: Un Français doit vivre pour elle, Pour elle un Français doit mourir!
De nos yeux maternels ne craignez pas les larmes; Loin de nous de lâches douleurs! Nous devons triompher quand vous prenez les armes. C’est aux rois à verser des pleurs. Nous vous avons donné la vie, Guerriers! Elle n’est plus à vous; Tous vos jours sont à la patrie: Elle est votre mère avant nous!
Que le fer paternel arme la main des braves! Songez à nous, au champ de Mars; Consacrez dans le sang des rois et des esclaves. Le fer béni par vos veillards; Et rapportant sous la chaumière. Des blessures et des vertus, Venez fermez notre paupière. Quand les tyrans ne seront plus!
De Barra, de Viala, sort nous fait envie: Ils sont morts, mais ils ont vaincu. Le lâche accablé d’ans n’a point connu la vie; Qui meurt pour le peuple a vécu: Vous êtes vaillants, nous le sommes: Guidez-nous contre les tyrans; Les républicans sont des hommes, Les esclaves sont des enfants!
Partez, vaillants époux, les combats sont vos fêtes, Partez, modèles des guerriers. Nous cueillerons des fleurs pour enceindre vos têtes, Nos mains tresseront vos lauriers. Et, si le temple de mémoire S’ouvrait a vos mânes vainqueurs, Nos voix chanteront votre gloire, Nos flancs porteront vos vengeurs. Refrain:
Et nous, soeurs des héros, nous, qui de l’hymène Ignorons les aimables noeuds, Si pour s’unir un jour à notre destinée Les citoyens forment des voeux, Qu’ils reviennent dans nos murailles Beaux, de gloire et de liberté, Et que leur sang dans les batailles Ait coulé pour l’égalité. Refrain:
Sur ce fer, devant Dieu, nous jurons à nos pères, A nos épouses, à nos soeurs, A nos représentants, à nos fils, à nos mères D’anéantir les oppresseurs. En tous lieux, dans la nuit profonde Plongeant l’infâme royauté, Les Français donneront au monde Et la paix, et la liberté.