Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
Mémorial aux femmes membres du Special Operations Executive situé à Tempsford en Angleterre.
Représentant environ 15 % des effectifs de la Résistance ainsi que des déportés politiques, on les retrouve souvent à des postes non combattants. Elles sont souvent agents de liaison ou utilisées pour repérer les lieux ainsi que le transport d’armes ou d’explosifs avant les attentats.
Elles ont une place importante et dangereuse. Ce sont elles qui récupèrent les évadés mais aussi à tous ceux qui souhaitent continuer à combattre ou qui hébergent des réfugiés d’ Alsace-Lorraine au risque d’être fusillées puis des réfractaires au STO ainsi que des aviateurs alliés.
Les agentes du Special Operations Executive sont formées et employées comme sans-filistes et secrétaires de circuits dirigés par des hommes.
Jeune étudiante communiste et jeune mère, elle proteste ouvertement contre la prise du pouvoir par Hitler. Elle s’installe dans le Wurtemberg et participe à différentes actions de résistance. Elle parvient à faire passer à l’étranger des informations sur le réarmement national-socialiste.
En décembre 1935, elle est arrêtée par la Gestapo, qui trouve chez elle les plans d’une entreprise d’armement, destinés à être transmis à l’étranger. Après un an et demi de garde à vue, elle est condamnée à mort le 12 juin 1937 pour « préparatifs en vue d’actes de haute trahison avec circonstances aggravantes ». Elle est exécutée le 20 juin 1938 à la prison de Berlin-Plötzensee, elle avait 28 ans et elle est la première mère exécutée sous le IIIe Reich.
Après l’accession au pouvoir des nazis, elle et son compagnon fondent le groupe de résistance Oncle Émile qui cache les opposants, les entretient et leur fournit de faux papiers. Le groupe fait aussi de la contre-propagande. En 1943, le groupe distribue à Berlin des exemplaires du dernier tract du groupe de résistance munichois la Rose Blanche. Dans la nuit du 18 au 19 avril 1945, ils peignent un NEIN sur les façades des maisons du sud de Berlin ils appellent à résister aux ordres d’Hitler.
Les membres procuraient aux juifs poursuivis des cachettes, de la nourriture et des papiers. Ils s’occupaient aussi des familles des prisonniers politiques et diffusaient les publications de La Rose blanche.
Nous devons garder en mémoire ces résistantes allemandes qui se sont opposées à la prise de pouvoir d’Hitler.
Longtemps resté dans l’ombre de la tragédie d’Oradour-sur-Glane, le massacre de Tulle le 9 juin 1944 est douloureusement inscrit dans la mémoire corrézienne. Emmanuel Macron s’apprête à rendre ce 10 juin hommage aux deux villes martyres, victimes il y a 80 ans de la même division SS, quelques jours après le Débarquement de Normandie.
«La division blindée Das Reich aura laissé en Limousin un large sillage de sang», se remémore Pierre Trouillé dans Le Figaro littéraire du 15 octobre 1964. Vingt ans plus tôt, l’homme était préfet de Corrèze. Échappant lui-même de peu à une exécution sommaire, il a tenté d’arracher le plus d’hommes possible aux griffes nazies comme il le raconte dans son journal à paraître à l’époque chez Gallimard.
Le 8 juin, Tulle était pourtant aux mains des FTP. Les résistants de Corrèze avaient mené l’assaut pendant deux jours sur les troupes allemandes en garnison. Les soldats de la Wehrmacht et les Miliciens vaincus, les hommes du maquis doivent cependant reculer le soir même quand un premier détachement de la division Das Reich pénètre dans la ville. Les SS ont pour mission d’éteindre les mouvements de résistance dans la région………
Nous nous sommes abstenus d’insérer des images d’époques compte tenu de leur atrocité
Nous remercions vivement le Figaro / Histoire pour ce récit, il nous permet de faire connaître et de transmettre l’histoire.
VOUS ÊTES INVITES A CLIQUER SUR L’IMAGE CI-DESSOUS POUR POURSUIVRE LA LECTURE DE CET ARTICLE SI BIEN CONSTRUIT QU’IL NOUS ÉTAIT IMPOSSIBLE DE MIEUX VOUS RAPPORTER CES TRAGIQUES ÉVÉNEMENTS. QUE LE FIGARO SOIT A NOUVEAU REMERCIÉ POUR LA QUALITÉ DE L’ENSEMBLE DES DOCUMENTS QUE NOUS VOUS COMMUNIQUONS.
En novembre 1941 elle fait partie des WAAF, elle rejoindra les SOE en novembre 1943 comme officier de section. En 1944 elle rejoint le réseau Navarre.
Sous le code Paulette, Geneviève, elle est opérateur radio du chef de réseau Claude de Baissac. Elle travaille avec succès, sans être détectée par les Allemands, en envoyant plus de 135 messages à Londres.
Elle sera récompensée à plusieurs reprises pour ses actions durant la seconde guerre mondiale à savoir :
Pour que nos nouveaux adhérents et amis vous connaissent mieux, vous êtes invités à prendre connaissance du discours prononcé au Sénat en 2011, par Monsieur Alain FABER Président de l’Association Nationale « Mémoires du Mont-Valérien » à l’occasion d’une cérémonie de l’Union Gaulliste de France présidée à l’époque par Monsieur Stéphane GALARDINI en l’honneur de Madame Lysiane TELLIER Présidente fondatrice des Mémoires du Mont-Valérien
Madame,
Lors des événements dramatiques de la seconde guerre mondiale, et dès que vous en avez eu l’âge et la possibilité, vous avez répondu à l’appel du Général De Gaulle.
Toute votre vie, vous avez été fidèle à vos choix de jeunesse, et votre combat d’aujourd’hui est celui de transmettre aux nouvelles générations la mémoire de ceux, qui, au péril de leur vie, avaient tout quitté pour que la France redevienne libre.
Madame Lysiane TELLIER et le Capitaine de frégate Alain FABERGénéral Jean COMBETTE
Originaire du Poitou près de Poitiers, votre enfance a été très fortement marquée par les conséquences de la ‘’Grande Guerre’’. Vous étiez très jeune quand votre père est « Mort pour la France » après avoir été blessé et gazé à Salonique.
Adolescente, vous êtes profondément choquée et marquée par le triste spectacle de la débâcle de 1940 jetant sur les routes des milliers de familles fuyant l’envahisseur.
Sportive et dynamique, vous faites à 17 ans le choix de rejoindre la clandestinité, et votre professeur d’escrime vous facilite l’entrée dans le monde des combattants de l’ombre.
Jour après jour, nuit après nuit, par tous les temps, comme agent de liaison, vous sillonnez les routes de votre département, à pied et à bicyclette, transmettant messages et consignes et rapportant à vos contacts, dans la plus grande discrétion, les observations sur les implantations et les mouvements des troupes d’occupation.
Vos actions semblent même inscrites dans le chant des Partisans : « … dans la nuit la liberté nous écoute… »
Au signal du débarquement des Alliés en Normandie, vous rejoignez le maquis armé du Poitou où l’on vous attribue le surnom de « Bob », sous les ordres d’un Chef surnommé « Le Chouan »
Par tous les temps et en toutes circonstances vous effectuez avec courage les missions qui vous sont confiées.
Au mépris total du danger vous participez à de nombreux combats, et vous évacuez des blessés graves sous le feu de l’ennemi.
Il vous sera confié des missions périlleuses qui permettront notamment de sauver la vie d’aviateurs anglais blessés alors que vous étiez sous le feu des troupes nazies.
Libérée mais insatisfaite, et avec le grade de Lieutenant, vous prenez une part active aux combats armés de la libération de la poche de St Nazaire et vous vous battez jusqu’à la reddition de l’ennemie. Puis, vous êtes amenée jusqu’en 1947, avec le 5ème Bureau, à assurer la bonne fin du réseau « National Maquis » du Colonel Rebattet.
Votre patriotisme et votre courage vous honorent d’une citation avec étoile d’argent et de l’attribution successive de la Croix de Guerre, de la Médaille de la Résistance, de la Médaille Militaire et de la Légion d’Honneur au grade d’officier.
Madame Lysiane TELLIER et Monsieur Patrick OURCEYRE Secrétaire général Éxécutif des Mémoires du Mont-Valérien
Revenue à la vie civile, vous vous engagez au Service de la Croix Rouge Française au Maroc et votre vie familiale et professionnelle vous fera vivre plusieurs années au Laos.
Résidant à Bourg-la-Reine en 1960, vous consacrez votre temps à votre famille et vous veillez de près à l’éducation de vos deux enfants.
Au début des années 1980 commence votre engagement dans le monde associatif en adhérant à ‘’Femme Avenir’’. Très rapidement vous créez à Bourg-la-Reine la ‘’ligue anti-drogue’’, et concomitamment vous acceptez des responsabilités au sein de prestigieuses associations patriotiques.
Vous êtes toujours Présidente du Souvenir Français de Bourg-la-Reine, vice-Présidente Départementale de l’Office National des Combattants (ONAC), Présidente Départementale de l’Association Nationale des Combattants Volontaires de la Résistance et Présidente Départementale de l’Union Nationale des Combattants, dont vous êtes Administrateur National.
Vous avez souhaité vous engager un peu plus encore dans les actions humanitaires de l’UNC en Afrique, en prenant en charge, avec l’aide de l’UNC des Hauts de Seine, les Veuves de Guerre des Combattants de l’Armée Française du Sénégal où vous vous rendez régulièrement en mission.
Le Président du Sénégal vous a d’ailleurs rendu hommage pour votre dévouement en vous élevant au grade d’Officier de l’Ordre du Mérite du Sénégal.
A travers toutes ces activités et depuis trente ans, votre combat au quotidien est d’assister, d’effectuer des démarches, d’aider par tous les moyens et de défendre les droits des Anciens Combattants.
Vous déployez toute votre énergie pour être au service des autres, et vous persévérez avec beaucoup d’audace et de ténacité à vouloir faire prendre en charge la Mémoire Combattante par les jeunes générations.
Les témoins de la seconde Guerre Mondiale sont de moins en moins nombreux et les associations spécifiques, s’effacent lentement de la scène.
Depuis plusieurs années, vers la fin de novembre, vous avez en charge au nom des Combattants Volontaires de la Résistance, l’organisation de la cérémonie de la Mémoire au Mont Valérien.
Grâce à votre pugnacité, ce rendez-vous annuel est devenu important et solennel, mêlant de nombreux élus en écharpe, d’anciens combattants, des militaires d’actives, des réservistes, et des scolaires s’intercalant entre les 150 porte-drapeaux présents.
Depuis déjà deux ans vous intégrez directement collégiens et lycéens au sein de vos manifestations dans une perspective de participation citoyenne et responsable car il faut que les générations se souviennent.
Dans l’un de vos discours adressés aux jeunes vous leur disiez :
« Vous ne devez jamais oublier que tous ceux que nous honorons en ce jour ont volontairement pris tous les risques par amour de la France et de la Liberté. »
Vous attachez également beaucoup d’importance à la promotion et au développement de la communication et vous souhaitez instaurer un dialogue par une relation intergénérationnelle.
Vous avez donc décidé, avec l’aide de quelques amis de plus jeunes générations du feu, avec l’encouragement des hautes personnalités civiles de notre pays, et de grands témoins de l’époque, et avec l’approbation et le soutien de Présidents des plus importantes Associations d’Anciens Combattants, de créer l’Association Nationale « Mémoires du Mont Valérien ».
Elle figure déjà parmi les associations nationales très officiellement reconnues du monde combattant.
Loin des postures partisanes, idéologiques ou confessionnelles, l’association « Mémoires du Mont Valérien » est ouverte à tous ceux qui veulent porter vers les nouvelles générations, la mémoire des hommes et des femmes, qui, avec ou sans uniforme, ont donné leur vie pour sauver l’honneur et la liberté de la France.
Il y a déjà un demi-siècle, le Général De Gaulle inaugurait ce haut lieu dont il avait ordonné la création afin d’y inscrire à jamais la mémoire de tous nos héros, sans aucune distinction. Que ce sanctuaire demeure ainsi, tel qu’il a été voulu, tel que les témoins et victimes de la guerre l’ont aimé, tel qu’aujourd’hui il inspire encore et toujours une immense émotion.
Madame, vous avez le grand honneur d’être la Marraine du 8ème Régiment de Transmissions stationné au sommet du Mont Valérien. Chaque année à la tombée du jour, vous vous adressez aux jeunes promotions, dans la clairière des fusillés. Avec des mots simples et émouvants vous leur dites que vous avez eu aussi vingt ans, comme eux aujourd’hui, et que vous n’avez pas hésité, sous l’emblème de la Croix de Lorraine, à risquer votre vie pour qu’eux puissent être libres maintenant.
Madame Lysiane TELLIER accueillant les stagiaires du 8è RT dans la clairière des Fusillés du Mont-Valérien en présence du Chef de corps
Enfin, Madame, pour vous lorsque tous les drapeaux sont réunis lors d’une cérémonie ils n’en font qu’un seul, le drapeau Bleu Blanc Rouge de la France.
Merci Madame Tellier.
COMME TOUS LES ANS UN HOMMAGE LUI SERA RENDU LE 19 NOVEMBRE 2022 PAR UN RAVIVAGE DE LA FLAMME SOUS L’ ARC DE TRIOMPHE A 18H30. VOUS ÊTES INVITÉS A VENIR NOMBREUX POUR HONORER SA MÉMOIRE ACCOMPAGNÉS DE VOS DRAPEAUX.
Alain FABER Président des Mémoires du Mont-Valérien
Elle suit l’entraînement spécial britannique pour être parachutée ou infiltrée en Europe en vue d’aider à sauver les Juifs et servir d’agents de liaison avec l’armée britannique.
En mars 1944, elle va au Caire puis est parachutée en Yougoslavie pour rejoindre un groupe de partisans et ensuite elle se dirige vers la frontière hongroise. Elle est arrêtée par des gendarmes, qui trouvent l’émetteur radio britannique qu’elle porte et qu’elle utilise pour communiquer avec le SOE et avec les autres partisans. Elle est emmenée à la prison de Budapest, fouettée et frappée à coups de bâton pendant plusieurs heures. Les gardiens veulent connaître le code de son émetteur, de manière à pouvoir localiser les autres parachutistes. Elle ne le leur donnera jamais.
Elle est jugée pour trahison le 28 octobre accusée d’avoir trahi la Hongrie. Elle est exécutée le 7 novembre et est enterrée à Jérusalem.
En 1993, la Cour suprême militaire hongroise rend une décision de justice qui annule la condamnation pour sa trahison et l’innocente officiellement.
Cette femme étonnante mérite toute notre reconnaissance pour son courage et doit faire partie de notre mémoire..
Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien
Simone Michel-Lévy est née le 19 janvier 1906 à Chaussin (Jura)
Elle fût l’une des toutes premières résistantes au sein de la direction des recherches et du contrôle technique des PTT à Issy-les-Moulineaux.
Elle entre à 16 ans et demi aux PTT. Dès 1940 elle distribue des tracts anti-allemands et en 1941 elle participe à la création du réseau Action PTT qui a pour but de multiplier les cellules de renseignement et transmission en utilisant les moyens techniques et les compétences des PTT. Elle organise un système de boîtes aux lettres et de postes émetteurs clandestins sur une grande partie du territoire. Des transports de courriers sont mis en place depuis les gares de Lyon et Montparnasse.
En 1942 le réseau se rapproche de la CND du colonel Remy de la France Libre. Dès 1943 elle fabrique de fausses cartes professionnelles pour éviter le travail au STO. Elle devient enfin agent régulier et permanent du BRCA, les services secrets de la France Libre dirigés depuis Londres. Cette même année un rendez-vous lui est fixé au café François-Copée, c’est un piège et elle est arrêtée. Elle est amenée au 101 avenue Henri Martin et malgré les tortures elle reste muette et se trouve livrée à la Gestapo rue des Saussaies. Elle sera alors internée à Fresnes puis à Royalieu.
Enfin déportée à Ravensbrück en 1944 puis dans un camp de travail où elle doit fabriquer des armes pour l’armée. Elle sera finalement condamnée à mort et pendue le 13 avril quelques jours seulement avant la libération du camp de Flossenbürg.
Nous lui rendons hommage et devons garder en mémoire cette femme exceptionnelle qui a joué un rôle important dans la lutte contre les nazis.
Elle fait partie des six femmes Compagnons de la Libération sur les 1.038 décorés.
Chevalier de la Légion d’Honneur Compagnon de la Libération • Croix de Guerre 39/45 avec palme Médaille de la Résistance • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Médaille des Blessés • Médaille commémorative de la Guerre 39/45 avec barrette « Engagé volontaire » • Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance
Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien
Nous remercions le journal Le Parisien du 7 mars pour son article publié sur ce sujet.
Il existe une bande dessinée aux éditions Bamboo « Les compagnons de la Libération- Simone Michel-Levy »
À 18 ans, elle entrait dans la résistance et elle a eu 100 ans en janvier 2022.
Odile de Vasselot de Régné s’est engagée contre les nazis dès 1940 et elle a résisté durant toute la guerre, guidant notamment les aviateurs alliés à travers la France au sein du réseau Comète. Elle a eu la chance de n’être jamais arrêtée.
Dans le réseau Zéro France elle a servi d’agent de liaison en transportant des paquets en direction de Toulouse « courrier descendant » et en n’en ramenant d’autres en direction de Paris « courrier montant ».
Lorsqu’elle témoigne après des jeunes, elle leur demande de ne retenir qu’une chose « ne jamais baisser les bras malgré les difficultés que l’on a eues et auxquelles on aura encore à faire face ».
En d’autres mots : vous devez toujours résister.
Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien
Son action héroïque durant la guerre et l’après-guerre lui ont valu de nombreuses décorations
Elle en est la parfaite illustration d’une autre forme de résistance.
Elle était conservatrice de musée et elle a très activement participé au sauvetage des chefs d’œuvres depuis le musée du Jeu de Paume durant la seconde guerre mondiale. A la demande de Jacques Jaujard et ne voulant pas que ces dernières tombent entre les mains des nazis, elle en organise la sauvegarde et l’inventaire.
« Pendant le pillage nazi, elle relève aussi précisément que possible le mouvement des œuvres qui transitent par le musée du Jeu de Paume, le nom des victimes spoliées, le nombre d’œuvres, leurs destinations, le nom des agents chargés des transferts, le nom des transporteurs, les marques des caisses, les numéros et les dates des convois, sans oublier le nom de l’artiste, de l’œuvre et ses dimensions. » sic
« Elle fournit des informations essentielles à la Résistance sur les trains qui transportent les œuvres, afin que ces convois soient épargnés par les résistants. À l’automne 1944, elle communique aux Alliés les noms des dépôts allemands et autrichiens afin d’éviter les bombardements, de les sécuriser et de faciliter la récupération des œuvres. « sic
Après la libération, elle participera activement à la récupération des biens spoliés aux familles juives.
Elle travaillera à partir de 1945 avec le SHAEF (Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force) donnant aux Américains des informations capitales sur les sites de stockage des œuvres transférées en Allemagne et Autriche.
Nous remercions Wikipédia pour les informations fournies ci-dessus.
Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien
Ginette Dior, dite Catherine Dior, née à Granville le 2 août 1917 et morte le 17 juin 2008 à Grasse est une résistante française.
Revenue à Paris avec son frère, Christian Dior en 1941, elle entre peu de temps après dans la Résistance intérieure, dans le réseau Franco-Polonais F2. Ce réseau était spécialisé dans le renseignement sur l’armement et des mouvements des armées allemandes. Il a compté jusqu’à deux mille agents et est considéré comme l’un des réseaux de résistance les plus dynamiques en France. Pendant deux ans, elle utilise l’appartement de son frère, situé au 10, rue Royale, pour recevoir des membres de son réseau.
Le 6 juillet 1944, alors qu’elle a rendez-vous avec un autre membre de son réseau place du Trocadéro à Paris, la Gestapo de la rue de la Pompe l’arrête à 5 heures du soir. Comme ses camarades, dont Jean Desbordes qui dirige son secteur et meurt le jour même sous la torture, Catherine Dior est alors torturée. Elle est déportée au camp de Drancy puis dans le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück. Le train qui l’envoie en Allemagne le 15 août 1944 est l’un des derniers à emmener des déportés.
Libérée près de Dresde en mai 1945, Catherine Dior est rapatriée à Paris, très affaiblie et amaigrie. Elle est décorée de la Croix de Guerre une distinction rarement accordée à des civils, de la croix des Combattants, et de la Légion d’honneur. Son cousin Sean Dior dira d’elle : « elle a risqué sa vie pour que les autres restent libres. »
Jusqu’à la fin de sa vie, Catherine Dior mène alors une existence discrète, prenant part à la Fondation de la Résistance et suivant de loin les succès de son frère Christian Dior, de qui elle est très proche. C’est d’ailleurs en hommage à sa sœur que, en 1947, le couturier-parfumeur appelle son premier parfum Miss Dior.
Nous remercions Wikipédia pour ces informations.
Patrick OURCEYRE Secrétaire Général Exécutif ANMMV