Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
FAMILLE BOUCHEZLaetitia – Jérémy – Vérone – Maxence
Le Mont-Valérien : Entre la Terre et le Feu
Au Mont-Valérien, la mémoire n’est pas une abstraction.
Elle se respire dans les clairières et se lit dans le vacillement d’une flamme.
Pour qui arpente ce haut lieu, deux éléments s’imposent avec force :
la Terre, qui a recueilli le sacrifice, et le Feu, qui porte l’espérance.
La Terre : Le Silence et le Sang
La terre du Mont-Valérien est une terre singulière. Elle n’est pas seulement le socle géologique d’une colline dominant Paris ; elle est le linceul de plus d’un millier de fusillés.
Physiquement, elle est cet humus épais, souvent froid, qui entoure la clairière. Philosophiquement, elle représente le concret : le poids de la sentence, la chute des corps, le retour à la poussière.
C’est l’élément du silence.
Dans l’ombre des fossés, la terre a absorbé les derniers mots et les dernières larmes, devenant ainsi un témoin muet mais éternel.
Pourtant, cette terre n’est pas stérile. Elle est devenue un terreau de transmission. En y déposant des terres venues d’ailleurs — comme celle de la Citadelle de Liège — nous ne faisons pas qu’ajouter de la poussière à la poussière. Nous créons une communion des sols, de la fraternité.
Le Feu : Le Souffle et la Vie
Face à la densité de la terre, le feu du Mont-Valérien s’érige comme une force. La Flamme de la Résistance, qui brûle sans discontinuer, n’est pas un simple monument de bronze ; elle est une présence vivante, l’élément de la vie qui persiste.
Si la terre est le lieu de l’exécution, le feu est celui de l’insurrection. Le feu est énergie et chaleur. Il vient rompre la froideur de la pierre et de la terre pour dire que l’esprit, contrairement au corps, ne peut être enterré.
Le feu a aussi une fonction de veille. Tant qu’une flamme brûle, le souvenir perdure. Elle est le phare qui guide les générations futures, transformant la « nuit » du passé en une « clarté » pour l’avenir.
Le Souvenir
CLAIRIÈRE DES FUSILLES
Au Mont-Valérien, la Terre et le Feu ne s’opposent pas ; ils se complètent pour former une alchimie mémorielle.
Chaque cérémonie, chaque poignée de terre déposée au pied de la flamme, est une manière de dire que sur cette colline, la mort n’a pas le dernier mot. La terre garde le souvenir, mais c’est le feu qui lui donne un sens.
L’ASSOCIATION NATIONALE DES MÉMOIRES DU MONT-VALÉRIEN Gardienne de cet Équilibre
Pour l’association, veiller sur le Mont-Valérien, c’est accepter d’être les gardiens de cette alliance entre la terre et le feu.
Sa mission réside dans l’animation de cette mémoire. En organisant des cérémonies comme celle du 6 décembre, l’ANNMV ravive l’éclat de la Flamme tout en honorant la sacralité de la Terre. Chaque poignée de terre venue d’ailleurs, chaque délégation accueillie, est une manière de nourrir le sol de ce mémorial.
Entre le silence de la terre qui appelle au recueillement et l’ardeur du feu qui appelle à l’engagement, l’ANNMV trace un chemin pour les générations futures. Elle œuvre pour que chaque visiteur reparte avec, au cœur, un peu de cette chaleur qui, depuis 1944, ne s’est jamais éteinte sur la colline.
Que 2026 soit pour nous tous une année de partage, de fidélité à nos valeurs et de transmission ardente.
Mémorial aux femmes membres du Special Operations Executive situé à Tempsford en Angleterre.
Représentant environ 15 % des effectifs de la Résistance ainsi que des déportés politiques, on les retrouve souvent à des postes non combattants. Elles sont souvent agents de liaison ou utilisées pour repérer les lieux ainsi que le transport d’armes ou d’explosifs avant les attentats.
Elles ont une place importante et dangereuse. Ce sont elles qui récupèrent les évadés mais aussi à tous ceux qui souhaitent continuer à combattre ou qui hébergent des réfugiés d’ Alsace-Lorraine au risque d’être fusillées puis des réfractaires au STO ainsi que des aviateurs alliés.
Les agentes du Special Operations Executive sont formées et employées comme sans-filistes et secrétaires de circuits dirigés par des hommes.
Jeune étudiante communiste et jeune mère, elle proteste ouvertement contre la prise du pouvoir par Hitler. Elle s’installe dans le Wurtemberg et participe à différentes actions de résistance. Elle parvient à faire passer à l’étranger des informations sur le réarmement national-socialiste.
En décembre 1935, elle est arrêtée par la Gestapo, qui trouve chez elle les plans d’une entreprise d’armement, destinés à être transmis à l’étranger. Après un an et demi de garde à vue, elle est condamnée à mort le 12 juin 1937 pour « préparatifs en vue d’actes de haute trahison avec circonstances aggravantes ». Elle est exécutée le 20 juin 1938 à la prison de Berlin-Plötzensee, elle avait 28 ans et elle est la première mère exécutée sous le IIIe Reich.
Après l’accession au pouvoir des nazis, elle et son compagnon fondent le groupe de résistance Oncle Émile qui cache les opposants, les entretient et leur fournit de faux papiers. Le groupe fait aussi de la contre-propagande. En 1943, le groupe distribue à Berlin des exemplaires du dernier tract du groupe de résistance munichois la Rose Blanche. Dans la nuit du 18 au 19 avril 1945, ils peignent un NEIN sur les façades des maisons du sud de Berlin ils appellent à résister aux ordres d’Hitler.
Les membres procuraient aux juifs poursuivis des cachettes, de la nourriture et des papiers. Ils s’occupaient aussi des familles des prisonniers politiques et diffusaient les publications de La Rose blanche.
Nous devons garder en mémoire ces résistantes allemandes qui se sont opposées à la prise de pouvoir d’Hitler.
Longtemps resté dans l’ombre de la tragédie d’Oradour-sur-Glane, le massacre de Tulle le 9 juin 1944 est douloureusement inscrit dans la mémoire corrézienne. Emmanuel Macron s’apprête à rendre ce 10 juin hommage aux deux villes martyres, victimes il y a 80 ans de la même division SS, quelques jours après le Débarquement de Normandie.
«La division blindée Das Reich aura laissé en Limousin un large sillage de sang», se remémore Pierre Trouillé dans Le Figaro littéraire du 15 octobre 1964. Vingt ans plus tôt, l’homme était préfet de Corrèze. Échappant lui-même de peu à une exécution sommaire, il a tenté d’arracher le plus d’hommes possible aux griffes nazies comme il le raconte dans son journal à paraître à l’époque chez Gallimard.
Le 8 juin, Tulle était pourtant aux mains des FTP. Les résistants de Corrèze avaient mené l’assaut pendant deux jours sur les troupes allemandes en garnison. Les soldats de la Wehrmacht et les Miliciens vaincus, les hommes du maquis doivent cependant reculer le soir même quand un premier détachement de la division Das Reich pénètre dans la ville. Les SS ont pour mission d’éteindre les mouvements de résistance dans la région………
Nous nous sommes abstenus d’insérer des images d’époques compte tenu de leur atrocité
Nous remercions vivement le Figaro / Histoire pour ce récit, il nous permet de faire connaître et de transmettre l’histoire.
VOUS ÊTES INVITES A CLIQUER SUR L’IMAGE CI-DESSOUS POUR POURSUIVRE LA LECTURE DE CET ARTICLE SI BIEN CONSTRUIT QU’IL NOUS ÉTAIT IMPOSSIBLE DE MIEUX VOUS RAPPORTER CES TRAGIQUES ÉVÉNEMENTS. QUE LE FIGARO SOIT A NOUVEAU REMERCIÉ POUR LA QUALITÉ DE L’ENSEMBLE DES DOCUMENTS QUE NOUS VOUS COMMUNIQUONS.
En novembre 1941 elle fait partie des WAAF, elle rejoindra les SOE en novembre 1943 comme officier de section. En 1944 elle rejoint le réseau Navarre.
Sous le code Paulette, Geneviève, elle est opérateur radio du chef de réseau Claude de Baissac. Elle travaille avec succès, sans être détectée par les Allemands, en envoyant plus de 135 messages à Londres.
Elle sera récompensée à plusieurs reprises pour ses actions durant la seconde guerre mondiale à savoir :
Pour que nos nouveaux adhérents et amis vous connaissent mieux, vous êtes invités à prendre connaissance du discours prononcé au Sénat en 2011, par Monsieur Alain FABER Président de l’Association Nationale « Mémoires du Mont-Valérien » à l’occasion d’une cérémonie de l’Union Gaulliste de France présidée à l’époque par Monsieur Stéphane GALARDINI en l’honneur de Madame Lysiane TELLIER Présidente fondatrice des Mémoires du Mont-Valérien
Madame,
Lors des événements dramatiques de la seconde guerre mondiale, et dès que vous en avez eu l’âge et la possibilité, vous avez répondu à l’appel du Général De Gaulle.
Toute votre vie, vous avez été fidèle à vos choix de jeunesse, et votre combat d’aujourd’hui est celui de transmettre aux nouvelles générations la mémoire de ceux, qui, au péril de leur vie, avaient tout quitté pour que la France redevienne libre.
Madame Lysiane TELLIER et le Capitaine de frégate Alain FABERGénéral Jean COMBETTE
Originaire du Poitou près de Poitiers, votre enfance a été très fortement marquée par les conséquences de la ‘’Grande Guerre’’. Vous étiez très jeune quand votre père est « Mort pour la France » après avoir été blessé et gazé à Salonique.
Adolescente, vous êtes profondément choquée et marquée par le triste spectacle de la débâcle de 1940 jetant sur les routes des milliers de familles fuyant l’envahisseur.
Sportive et dynamique, vous faites à 17 ans le choix de rejoindre la clandestinité, et votre professeur d’escrime vous facilite l’entrée dans le monde des combattants de l’ombre.
Jour après jour, nuit après nuit, par tous les temps, comme agent de liaison, vous sillonnez les routes de votre département, à pied et à bicyclette, transmettant messages et consignes et rapportant à vos contacts, dans la plus grande discrétion, les observations sur les implantations et les mouvements des troupes d’occupation.
Vos actions semblent même inscrites dans le chant des Partisans : « … dans la nuit la liberté nous écoute… »
Au signal du débarquement des Alliés en Normandie, vous rejoignez le maquis armé du Poitou où l’on vous attribue le surnom de « Bob », sous les ordres d’un Chef surnommé « Le Chouan »
Par tous les temps et en toutes circonstances vous effectuez avec courage les missions qui vous sont confiées.
Au mépris total du danger vous participez à de nombreux combats, et vous évacuez des blessés graves sous le feu de l’ennemi.
Il vous sera confié des missions périlleuses qui permettront notamment de sauver la vie d’aviateurs anglais blessés alors que vous étiez sous le feu des troupes nazies.
Libérée mais insatisfaite, et avec le grade de Lieutenant, vous prenez une part active aux combats armés de la libération de la poche de St Nazaire et vous vous battez jusqu’à la reddition de l’ennemie. Puis, vous êtes amenée jusqu’en 1947, avec le 5ème Bureau, à assurer la bonne fin du réseau « National Maquis » du Colonel Rebattet.
Votre patriotisme et votre courage vous honorent d’une citation avec étoile d’argent et de l’attribution successive de la Croix de Guerre, de la Médaille de la Résistance, de la Médaille Militaire et de la Légion d’Honneur au grade d’officier.
Madame Lysiane TELLIER et Monsieur Patrick OURCEYRE Secrétaire général Éxécutif des Mémoires du Mont-Valérien
Revenue à la vie civile, vous vous engagez au Service de la Croix Rouge Française au Maroc et votre vie familiale et professionnelle vous fera vivre plusieurs années au Laos.
Résidant à Bourg-la-Reine en 1960, vous consacrez votre temps à votre famille et vous veillez de près à l’éducation de vos deux enfants.
Au début des années 1980 commence votre engagement dans le monde associatif en adhérant à ‘’Femme Avenir’’. Très rapidement vous créez à Bourg-la-Reine la ‘’ligue anti-drogue’’, et concomitamment vous acceptez des responsabilités au sein de prestigieuses associations patriotiques.
Vous êtes toujours Présidente du Souvenir Français de Bourg-la-Reine, vice-Présidente Départementale de l’Office National des Combattants (ONAC), Présidente Départementale de l’Association Nationale des Combattants Volontaires de la Résistance et Présidente Départementale de l’Union Nationale des Combattants, dont vous êtes Administrateur National.
Vous avez souhaité vous engager un peu plus encore dans les actions humanitaires de l’UNC en Afrique, en prenant en charge, avec l’aide de l’UNC des Hauts de Seine, les Veuves de Guerre des Combattants de l’Armée Française du Sénégal où vous vous rendez régulièrement en mission.
Le Président du Sénégal vous a d’ailleurs rendu hommage pour votre dévouement en vous élevant au grade d’Officier de l’Ordre du Mérite du Sénégal.
A travers toutes ces activités et depuis trente ans, votre combat au quotidien est d’assister, d’effectuer des démarches, d’aider par tous les moyens et de défendre les droits des Anciens Combattants.
Vous déployez toute votre énergie pour être au service des autres, et vous persévérez avec beaucoup d’audace et de ténacité à vouloir faire prendre en charge la Mémoire Combattante par les jeunes générations.
Les témoins de la seconde Guerre Mondiale sont de moins en moins nombreux et les associations spécifiques, s’effacent lentement de la scène.
Depuis plusieurs années, vers la fin de novembre, vous avez en charge au nom des Combattants Volontaires de la Résistance, l’organisation de la cérémonie de la Mémoire au Mont Valérien.
Grâce à votre pugnacité, ce rendez-vous annuel est devenu important et solennel, mêlant de nombreux élus en écharpe, d’anciens combattants, des militaires d’actives, des réservistes, et des scolaires s’intercalant entre les 150 porte-drapeaux présents.
Depuis déjà deux ans vous intégrez directement collégiens et lycéens au sein de vos manifestations dans une perspective de participation citoyenne et responsable car il faut que les générations se souviennent.
Dans l’un de vos discours adressés aux jeunes vous leur disiez :
« Vous ne devez jamais oublier que tous ceux que nous honorons en ce jour ont volontairement pris tous les risques par amour de la France et de la Liberté. »
Vous attachez également beaucoup d’importance à la promotion et au développement de la communication et vous souhaitez instaurer un dialogue par une relation intergénérationnelle.
Vous avez donc décidé, avec l’aide de quelques amis de plus jeunes générations du feu, avec l’encouragement des hautes personnalités civiles de notre pays, et de grands témoins de l’époque, et avec l’approbation et le soutien de Présidents des plus importantes Associations d’Anciens Combattants, de créer l’Association Nationale « Mémoires du Mont Valérien ».
Elle figure déjà parmi les associations nationales très officiellement reconnues du monde combattant.
Loin des postures partisanes, idéologiques ou confessionnelles, l’association « Mémoires du Mont Valérien » est ouverte à tous ceux qui veulent porter vers les nouvelles générations, la mémoire des hommes et des femmes, qui, avec ou sans uniforme, ont donné leur vie pour sauver l’honneur et la liberté de la France.
Il y a déjà un demi-siècle, le Général De Gaulle inaugurait ce haut lieu dont il avait ordonné la création afin d’y inscrire à jamais la mémoire de tous nos héros, sans aucune distinction. Que ce sanctuaire demeure ainsi, tel qu’il a été voulu, tel que les témoins et victimes de la guerre l’ont aimé, tel qu’aujourd’hui il inspire encore et toujours une immense émotion.
Madame, vous avez le grand honneur d’être la Marraine du 8ème Régiment de Transmissions stationné au sommet du Mont Valérien. Chaque année à la tombée du jour, vous vous adressez aux jeunes promotions, dans la clairière des fusillés. Avec des mots simples et émouvants vous leur dites que vous avez eu aussi vingt ans, comme eux aujourd’hui, et que vous n’avez pas hésité, sous l’emblème de la Croix de Lorraine, à risquer votre vie pour qu’eux puissent être libres maintenant.
Madame Lysiane TELLIER accueillant les stagiaires du 8è RT dans la clairière des Fusillés du Mont-Valérien en présence du Chef de corps
Enfin, Madame, pour vous lorsque tous les drapeaux sont réunis lors d’une cérémonie ils n’en font qu’un seul, le drapeau Bleu Blanc Rouge de la France.
Merci Madame Tellier.
COMME TOUS LES ANS UN HOMMAGE LUI SERA RENDU LE 19 NOVEMBRE 2022 PAR UN RAVIVAGE DE LA FLAMME SOUS L’ ARC DE TRIOMPHE A 18H30. VOUS ÊTES INVITÉS A VENIR NOMBREUX POUR HONORER SA MÉMOIRE ACCOMPAGNÉS DE VOS DRAPEAUX.
Alain FABER Président des Mémoires du Mont-Valérien
Elle suit l’entraînement spécial britannique pour être parachutée ou infiltrée en Europe en vue d’aider à sauver les Juifs et servir d’agents de liaison avec l’armée britannique.
En mars 1944, elle va au Caire puis est parachutée en Yougoslavie pour rejoindre un groupe de partisans et ensuite elle se dirige vers la frontière hongroise. Elle est arrêtée par des gendarmes, qui trouvent l’émetteur radio britannique qu’elle porte et qu’elle utilise pour communiquer avec le SOE et avec les autres partisans. Elle est emmenée à la prison de Budapest, fouettée et frappée à coups de bâton pendant plusieurs heures. Les gardiens veulent connaître le code de son émetteur, de manière à pouvoir localiser les autres parachutistes. Elle ne le leur donnera jamais.
Elle est jugée pour trahison le 28 octobre accusée d’avoir trahi la Hongrie. Elle est exécutée le 7 novembre et est enterrée à Jérusalem.
En 1993, la Cour suprême militaire hongroise rend une décision de justice qui annule la condamnation pour sa trahison et l’innocente officiellement.
Cette femme étonnante mérite toute notre reconnaissance pour son courage et doit faire partie de notre mémoire..
Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien
Simone Michel-Lévy est née le 19 janvier 1906 à Chaussin (Jura)
Elle fût l’une des toutes premières résistantes au sein de la direction des recherches et du contrôle technique des PTT à Issy-les-Moulineaux.
Elle entre à 16 ans et demi aux PTT. Dès 1940 elle distribue des tracts anti-allemands et en 1941 elle participe à la création du réseau Action PTT qui a pour but de multiplier les cellules de renseignement et transmission en utilisant les moyens techniques et les compétences des PTT. Elle organise un système de boîtes aux lettres et de postes émetteurs clandestins sur une grande partie du territoire. Des transports de courriers sont mis en place depuis les gares de Lyon et Montparnasse.
En 1942 le réseau se rapproche de la CND du colonel Remy de la France Libre. Dès 1943 elle fabrique de fausses cartes professionnelles pour éviter le travail au STO. Elle devient enfin agent régulier et permanent du BRCA, les services secrets de la France Libre dirigés depuis Londres. Cette même année un rendez-vous lui est fixé au café François-Copée, c’est un piège et elle est arrêtée. Elle est amenée au 101 avenue Henri Martin et malgré les tortures elle reste muette et se trouve livrée à la Gestapo rue des Saussaies. Elle sera alors internée à Fresnes puis à Royalieu.
Enfin déportée à Ravensbrück en 1944 puis dans un camp de travail où elle doit fabriquer des armes pour l’armée. Elle sera finalement condamnée à mort et pendue le 13 avril quelques jours seulement avant la libération du camp de Flossenbürg.
Nous lui rendons hommage et devons garder en mémoire cette femme exceptionnelle qui a joué un rôle important dans la lutte contre les nazis.
Elle fait partie des six femmes Compagnons de la Libération sur les 1.038 décorés.
Chevalier de la Légion d’Honneur Compagnon de la Libération • Croix de Guerre 39/45 avec palme Médaille de la Résistance • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
Médaille des Blessés • Médaille commémorative de la Guerre 39/45 avec barrette « Engagé volontaire » • Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance
Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien
Nous remercions le journal Le Parisien du 7 mars pour son article publié sur ce sujet.
Il existe une bande dessinée aux éditions Bamboo « Les compagnons de la Libération- Simone Michel-Levy »
À 18 ans, elle entrait dans la résistance et elle a eu 100 ans en janvier 2022.
Odile de Vasselot de Régné s’est engagée contre les nazis dès 1940 et elle a résisté durant toute la guerre, guidant notamment les aviateurs alliés à travers la France au sein du réseau Comète. Elle a eu la chance de n’être jamais arrêtée.
Dans le réseau Zéro France elle a servi d’agent de liaison en transportant des paquets en direction de Toulouse « courrier descendant » et en n’en ramenant d’autres en direction de Paris « courrier montant ».
Lorsqu’elle témoigne après des jeunes, elle leur demande de ne retenir qu’une chose « ne jamais baisser les bras malgré les difficultés que l’on a eues et auxquelles on aura encore à faire face ».
En d’autres mots : vous devez toujours résister.
Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien