Un compagnon de la Libération moins connu

Félix Broche est né à Marseille le 5 avril 1905.

Le 2 septembre 1940 il rallie en même temps l’Océanie et la France libre. Il quitte Tahiti en octobre 1940 pour la Nouvelle-Calédonie. Le 1er février 1941 il est promu chef de bataillon, il prend le commandement du 1er contingent du corps expéditionnaire du Pacifique qui quitte Nouméa, à bord du Zealandia, le 5 mai 1941. Le Bataillon du Pacifique est incorporé à la 1ère Brigade française libre (1ère BFL) du général Koenig. Promu lieutenant-colonel en octobre 1941, il conserve à sa demande le commandement du bataillon qui, fin décembre, se met en marche vers la Libye.

Le 14 février 1942, la brigade française reçoit l’ordre de relever une unité britannique à Bir-Hakeim. Pendant trois mois, celle-ci devra aménager la position, organiser des patrouilles profondes qui harcèlent l’ennemi en rapportant des renseignements. A l’aube du 27 mai 1942 la division italienne Ariéte déclenche la première attaque sur Bir-Hakeim. Le Bataillon du Pacifique occupe le flanc sud-ouest de la position. Le 9 juin attaque générale, le lieutenant-colonel Broche est tué à 37 ans dans le bombardement dans son P.C. Inhumé sur place, son corps a été ensuite transféré au cimetière de Tobrouk où il demeure toujours.

Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – Croix de Guerre 39/45 – Médaille de la Résistance

Médaille Militaire – Officier du Nicham Iftikar

Respect

Patrick Ourceyre Secrétaire général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Jean Combette – Un ami des jeunes.

Nous avons bien connu ce remarquable général de corps d’armée qui a participé à plusieurs reprises à notre cérémonie annuelle au Mémorial de la France Combattante. Dans les années 2000, nous l’avons également souvent côtoyé lors du ravivage de la Flamme de la Nation alors que nous étions accompagnés par de nombreux jeunes élèves et collégiens.

En 1944, il s’engage dans les FFI puis dans la 1re armée du général de Lattre de Tassigny et participe à la campagne de France, il y est récompensé pour sa bravoure aux feux. Affecté à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr il est nommé sous-lieutenant en décembre 1945. Il participe aux guerres de décolonisation : cinq ans en Indochine, il est blessé au combat et cinq ans en Algérie où il fait preuve à nouveau d’une grande bravoure et obtient des résultats remarquables dans la pacification de son secteur. En février 1975, il est nommé Secrétaire d’État à la défense, fonction qu’il quittera lorsqu’il fut nommé général de brigade. Élevé au rang et appellation de général de corps d’armée en 1983 il devient contrôleur général des armées. Il sera également Vice-Président des auditeurs de l’IHEDN.

Président de la Flamme sous l’Arc de Triomphe – Flamme de la Nation (1999-2009) Durant sa longue présidence, il souhaite ouvrir le ravivage de la flamme à la société civile qui devient alors la « Flamme de la Nation ». Les efforts vont particulièrement portés sur les jeunes, collégiens, lycéens, qui dès lors, viendront en délégation raviver la flamme au côté de leurs professeurs. Il prend soin avec ses commissaires d’expliquer à ces écoliers qu’il leur appartient désormais « de relever tous les défis de leur époque et de s’associer aux forces vives de la Nation pour construire leur avenir ».

Notre association nationale œuvre et travaille résolument dans la droite ligne de ce qu’il souhaitait.

Ses Distinctions

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien 

 Nous remercions Wikipédia pour ses informations

Nicolas ROUMIANTZOFF

Officier hors pair et personnalité hors norme, ce général méconnu est Compagnon de la Libération.

Alain Faber et moi-même avons eu le grand privilège de bien le connaître.

Un parcours absolument exceptionnel pour ce « romanesque » soldat dénommé « Roum » par ses camarades de combat, il recevra par le Général De Gaulle en Juin 1943 sa Croix de Libération.

Né le 9 mai 1906 à Yanovka en Russie, orphelin de père et de mère, il sera contraint à l’exil par la révolution de 1917. Il s’installera en Bretagne auprès de sa grand-mère et entrera à St Cyr en 1924 avec le grade de sous-lieutenant. Il servira en Tunisie (1927-1929) puis au Maroc (1929-1932).

Lieutenant en 1928 il commandera le 3e Escadron de Cavaliers Tcherkesses en Syrie (1932-1935). Juin 1939 il est naturalisé Français. En avril 1940 il participera à la campagne de France. Il est blessé le 24 mai 1940, capturé après s’être battu sur la Somme et la Loire, il s’évade. Avec l’aide de la Résistance, il gagnera Tanger puis Gibraltar et arrivera en Grande-Bretagne en décembre 1941. Nommé capitaine, il est affecté à l’Etat-major du général de Gaulle à Londres.

En août 1942, en Libye, il sera blessé avant de se distinguer, en novembre, au combat de l’Himeimat à El Alamein en commandant l’avant-garde de la colonne lancée à la poursuite de l’ennemi, faisant de nombreux prisonniers. En mars 1943, il sera nommé chef d’escadrons et s’illustrera en Tunisie au combat de l’Oued Gragour où il bloquera l’offensive de Rommel.  Il rejoindra ensuite la Force L du général Leclerc où il dirigera l’avant-garde. En juin 1944, il est promu au grade de lieutenant-colonel et débarquera en Normandie le 1er août avec la 2e DB, intégrée à la 3e Armée américaine du général Patton. Chef d’un groupement léger, il s’emparera d’Argentan le 13 août. A Paris, le 25, il atteindra le premier la Place de l’Etoile. Il poursuivra le combat dans les Vosges en infligeant de lourdes pertes à l’ennemi. A cette occasion, il sera décoré de la DSC pour « héroïsme extraordinaire ». Il prendra la part la plus active, en janvier et février 1945, à la réduction de la poche de Colmar. Il rejoindra l’Indochine en 1948, en qualité de commandant du secteur de Quang-Tri. En janvier 1949, il est blessé une troisième fois près de Gia-Mon avant de prendre, en octobre 1949, le commandement du secteur est du Cambodge où il montera toute une série d’opérations qui porteront des coups très durs à l’adversaire. En 1953 il est promu colonel et affecté de nouveau en Indochine où il commandera le Groupement mobile n°3. Il recevra alors trois nouvelles citations à l’ordre de l’Armée. En 1955, en Algérie il dirigera avec énergie les opérations du Djebel Mimouna et du Kef Mimouna.

Titulaire de 22 citations (dont 11 à l’ordre de l’Armée) durant sa carrière militaire, il sera promu au grade de général de brigade en janvier 1962, puis, sur sa demande, sera mis à la retraite au mois de juillet de la même année. Il se retirera à Paris et décédera à l’Hôpital du Val-de-Grâce, le 15 avril 1988.


• Grand Officier de la Légion d’honneur

• Compagnon de la Libération
• Croix de Guerre 39/45 (10 citations)
• Croix de Guerre des TOE (5 citations)
• Croix de la Valeur Militaire avec palme
• Croix du Combattant Volontaire 39/45

• Croix du Combattant
• Médaille coloniale avec agrafes « Libye », « Tunisie 1942-43 », « Extrême-Orient »
• Chevalier du Mérite Social
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille Commémorative Indochine
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l’Ordre en AFN avec agrafe Algérie
• Médaille des Blessés
• Distinguished Service Order (GB)
• Military Cross (GB)
• Distinguished Service Cross (USA)
• Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie)
• Commandeur du Ouissam Alaouite (Maroc)
• Mérite Militaire Syrien

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien.

Nous remercions le musée de l’Ordre de la Libération pour sa biographie qui nous a permis d’en extraire les informations de notre article nous permettant de mieux le faire connaître.

Le livre ci-dessus écris par son fils est en vente à la FNAC.

Armée de l’ombre – Personnage moins connu

Simone Michel-Lévy est née le 19 janvier 1906 à Chaussin (Jura)

Elle fût l’une des toutes premières résistantes au sein de la direction des recherches et du contrôle technique des PTT à Issy-les-Moulineaux.

Elle entre à 16 ans et demi aux PTT. Dès 1940 elle distribue des tracts anti-allemands et en 1941 elle participe à la création du réseau Action PTT qui a pour but de multiplier les cellules de renseignement et transmission en utilisant les moyens techniques et les compétences des PTT. Elle organise un système de boîtes aux lettres et de postes émetteurs clandestins sur une grande partie du territoire. Des transports de courriers sont mis en place depuis les gares de Lyon et Montparnasse.

En 1942 le réseau se rapproche de la CND du colonel Remy de la France Libre. Dès 1943 elle fabrique de fausses cartes professionnelles pour éviter le travail au STO. Elle devient enfin agent régulier et permanent du BRCA, les services secrets de la France Libre dirigés depuis Londres. Cette même année un rendez-vous lui est fixé au café François-Copée, c’est un piège et elle est arrêtée. Elle est amenée au 101 avenue Henri Martin et malgré les tortures elle reste muette et se trouve livrée à la Gestapo rue des Saussaies. Elle sera alors internée à Fresnes puis à Royalieu.

Enfin déportée à Ravensbrück en 1944 puis dans un camp de travail où elle doit fabriquer des armes pour l’armée. Elle sera finalement condamnée à mort et pendue le 13 avril quelques jours seulement avant la libération du camp de Flossenbürg.

Nous lui rendons hommage et devons garder en mémoire cette femme exceptionnelle qui a joué un rôle important dans la lutte contre les nazis.

Elle fait partie des six femmes Compagnons de la Libération sur les 1.038 décorés.

Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération • Croix de Guerre 39/45 avec palme
Médaille de la Résistance • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

Médaille des Blessés • Médaille commémorative de la Guerre 39/45 avec barrette « Engagé volontaire » • Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Nous remercions le journal Le Parisien du 7 mars pour son article publié sur ce sujet.

Il existe une bande dessinée aux éditions Bamboo « Les compagnons de la Libération- Simone Michel-Levy »

Les femmes dans la résistance

Dans le cadre de notre partenariat avec le Souvenir Français, nous vous recommandons de prendre connaissance de la lettre N° 70 invitant à participer à plusieurs célébrations concernant le sujet évoqué ci-dessus.

Bonne lecture.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien.

Alsace-Moselle – « Malgré-nous » « Malgré- elles »

Monument en hommage aux « Malgré nous » (Bas-Rhin)

L’expression « malgré-nous » désigne les Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale pour faire leur service militaire que ce soit dans l’armée de terre, dans l’armée de l’air, dans la marine de guerre, ou encore dans la Waffen-SS. Le pendant féminin : les malgré-elles.

Ils sont encore trop peu connus des jeunes générations qui n’en ont pratiquement jamais entendu parler.

Notre grand et regretté ami de notre présidente honoraire décédée Lysiane Tellier, Albert Thielen, a réussi, à l’époque, à échapper à l’obligation d’enrôlement dans la Wehrmacht. Il en témoignait souvent de son vivant pour en transmettre la mémoire aux lycéens de l’Ile de France.

En effet, durant la seconde guerre mondiale, l’Alsace et la Moselle occupées ont fourni 1 % du contingent total des forces armées allemandes, soit 134 000 hommes, dont 103 000 Alsaciens et 31 000 Mosellans. Parmi les 134 000 hommes qui furent appelés, environ 30 % furent tués ou portés disparus, 30 000 blessés et 10 000 invalides

Depuis 1945, les Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l’armée allemande bénéficient des mêmes droits que les combattants ayant servi dans les formations de l’armée française, durant la Seconde Guerre mondiale, ceci dans un geste de réconciliation franco-allemand.

Ces très jeunes hommes et femmes doivent faire partie de notre mémoire.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Pour plus d’informations sur ce sujet parfois méconnu, voire de nombreux sites internet et en particulier Wikipédia.

Chasselay

Il y a 80 ans, 48 soldats du 25ème régiment de tirailleurs sénégalais étaient exécutés par les Allemands, à Chasselay, à 15 km de Lyon.

Ce massacre témoigne d’une haine raciale propagée par les nazis. Le 20 juin 1940, 48 hommes sont exécutés parce qu’ils étaient noirs. Ils sont séparés des blancs, et reçoivent l’ordre de fuir, les mitrailleuses ouvrent le feu, les abattent dans le dos. 

Le « tata », enceinte sacrée en wolof, est couleur ocre, il est comme un bout de terre africaine à Chasselay. Ce lieu de mémoire et de recueillement est propriété du ministère des Armées et a été classé nécropole nationale en 1966. Il est géré par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

Magali Molina qui gère le cimetière pour l’ONACVG nous dit : « Ce sont des soldats qui ont été, malheureusement, oubliés pendant très longtemps ».

Depuis juin 1942, ces tirailleurs reposent sous le drapeau français. Chrétiens, musulmans ou animistes, ils sont enterrés dignement par la volonté d’un homme : Jean Marchiani qui était, à l’époque, responsable local des anciens combattants.

Notre association veille à ce  qu’Il ne nous faut jamais oublier la mémoire contre le silence et l’oubli.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien.

Nous remercions le 13 h00 de TF1 du 3 février pour son reportage nous rappelant ces valeureux combattants. Nous recommandons également la lecture de nombreux articles sur le Web avec « Tata de Chasselay » comme mot de recherche

Une jeunesse sacrifiée – Violette SZABO

Membre de l’ordre de l’Empire Britannique – Croix de Georges

Croix de Guerre 39/45 – Croix de la Résistance

Résistance beaucoup plus connue en Angleterre qu’en France.

Cette toute jeune femme bilingue est née à Levallois-Perret en 1921. Elle grandira entre la France et l’Angleterre. Dès son plus jeune âge elle travaille chez une corsetière au magasin Woolworth dans Oxford street.

En 1940 elle rejoint la Women’s Land Army, organisation appelant les femmes à remplacer les hommes dans les fermes. Le 14 juillet de la même année, lors d’un défilé organisé par le Général De gaulle, elle rencontre son futur mari Etienne Szabo qui se battra dans les rangs des Français libres. Le 21 août 1940 ils se marièrent. Son mari met rapidement le cap vers l’Afrique, la Syrie, la Lybie où il sera tué lors de la bataille d’El Himelmat.

Devenu veuve à 21 ans avec une petite fille, elle va finalement rejoindre le SOE (Special operation executive) sous le nom de « Louise » section F pour France. En avril 1944 elle embarque à bord d’un avion et après avoir sauté en parachute elle regagne Rouen et recueille de nombreux renseignements tout en échappant à la Gestapo.

Au lendemain du D-day elle est à nouveau parachutée au cœur du maquis du Limousin mais l’opération finie mal et elle est capturée en juin en tentant de fuir un barrage allemand. Elle subira de nombreux interrogatoires de la Gestapo pour sera finalement embarquer gare de l’Est vers Neue Bremm matricule 61143. Elle ira successivement à Ravensbruck, Torgau et Königsberg. Janvier 1945 elle est renvoyée à Ravensbruck où elle sera exécutée d’une balle dans la nuque elle a 23 ans.

La valeur n’attendant pas le nombre des années voilà un bel exemple de plus pour notre jeunesse.

Nous remercions « Point de Vue N° 3833 » pour son émouvant article qui lui a été consacré.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

LES POMPIERS PORTEUR DE LA MÉMOIRE

En partenariat avec le Souvenir Français, nous vous recommandons vivement la lecture de leur lettre N° 69 de Février 2022.

L’article « L’œil de l’historien » de Frédéric Plancard, arrière petit neveu de Frédéric Curie, nous éclaire sur la résistance effectuée par ce pompier de PARIS décédé en 1956.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

RESISTANCE

Il y a bien des manières différentes de faire de la résistance en temps de guerre ou de nos jours en temps de paix et chaque pays peut avoir sa propre manière de résister.

Résistance militaire : Espionnage, renseignements, réseaux d’évasion, attentats, sabotages etc. Un nombre important de nos concitoyens ont su le faire dans les circonstances tragiques que notre belle France a connues.

Résister à un envahisseur n’est jamais simple car il faut prendre position parfois contre une partie de la population qui ne partage pas forcément un choix souvent héroïque.

Décider de prendre les armes ou d’agir autrement en aidant, sauvant, cachant des personnes menacées ou recherchées.  Il faut beaucoup de courage et peut être aussi quelque peu d’inconscience pour agir contre sa propre famille, ses amis.

Prendre des risques importants pour être en mesure de fournir des informations ou transmettre des messages. Partir parfois loin de tous pour mieux servir son pays et participer ainsi à la victoire.

Résistance civile : par l’utilisation de la radio, des journaux, de l’affichage. Porter aide et assistance à ceux qui souffrent, leur venir en aide chaque fois que cela est possible tout en prenant certains risques calculés.

Aujourd’hui, nous sommes encore amenés à résister mais les circonstances sont devenues bien différentes. Nous devons pourtant faire acte de résistance au quotidien dans bien des domaines mais souvent avec beaucoup moins de risques. Résister aux achats impulsifs, aux incitations permanentes de la publicité etc.

« Ne pas subir » telle était la devise du maréchal Jean de Lattre de Tassigny qui résume ainsi son choix de vie, et sa loi de l’action donc résister.

Nous devons donc continuer et poursuivre nos actions pour la transmission de la mémoire en particulier auprès des jeunes générations afin que la résistance ne reste pas un vain mot.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien