Jean Combette – Un ami des jeunes.

Nous avons bien connu ce remarquable général de corps d’armée qui a participé à plusieurs reprises à notre cérémonie annuelle au Mémorial de la France Combattante. Dans les années 2000, nous l’avons également souvent côtoyé lors du ravivage de la Flamme de la Nation alors que nous étions accompagnés par de nombreux jeunes élèves et collégiens.

En 1944, il s’engage dans les FFI puis dans la 1re armée du général de Lattre de Tassigny et participe à la campagne de France, il y est récompensé pour sa bravoure aux feux. Affecté à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr il est nommé sous-lieutenant en décembre 1945. Il participe aux guerres de décolonisation : cinq ans en Indochine, il est blessé au combat et cinq ans en Algérie où il fait preuve à nouveau d’une grande bravoure et obtient des résultats remarquables dans la pacification de son secteur. En février 1975, il est nommé Secrétaire d’État à la défense, fonction qu’il quittera lorsqu’il fut nommé général de brigade. Élevé au rang et appellation de général de corps d’armée en 1983 il devient contrôleur général des armées. Il sera également Vice-Président des auditeurs de l’IHEDN.

Président de la Flamme sous l’Arc de Triomphe – Flamme de la Nation (1999-2009) Durant sa longue présidence, il souhaite ouvrir le ravivage de la flamme à la société civile qui devient alors la « Flamme de la Nation ». Les efforts vont particulièrement portés sur les jeunes, collégiens, lycéens, qui dès lors, viendront en délégation raviver la flamme au côté de leurs professeurs. Il prend soin avec ses commissaires d’expliquer à ces écoliers qu’il leur appartient désormais « de relever tous les défis de leur époque et de s’associer aux forces vives de la Nation pour construire leur avenir ».

Notre association nationale œuvre et travaille résolument dans la droite ligne de ce qu’il souhaitait.

Ses Distinctions

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien 

 Nous remercions Wikipédia pour ses informations

Nicolas ROUMIANTZOFF

Officier hors pair et personnalité hors norme, ce général méconnu est Compagnon de la Libération.

Alain Faber et moi-même avons eu le grand privilège de bien le connaître.

Un parcours absolument exceptionnel pour ce « romanesque » soldat dénommé « Roum » par ses camarades de combat, il recevra par le Général De Gaulle en Juin 1943 sa Croix de Libération.

Né le 9 mai 1906 à Yanovka en Russie, orphelin de père et de mère, il sera contraint à l’exil par la révolution de 1917. Il s’installera en Bretagne auprès de sa grand-mère et entrera à St Cyr en 1924 avec le grade de sous-lieutenant. Il servira en Tunisie (1927-1929) puis au Maroc (1929-1932).

Lieutenant en 1928 il commandera le 3e Escadron de Cavaliers Tcherkesses en Syrie (1932-1935). Juin 1939 il est naturalisé Français. En avril 1940 il participera à la campagne de France. Il est blessé le 24 mai 1940, capturé après s’être battu sur la Somme et la Loire, il s’évade. Avec l’aide de la Résistance, il gagnera Tanger puis Gibraltar et arrivera en Grande-Bretagne en décembre 1941. Nommé capitaine, il est affecté à l’Etat-major du général de Gaulle à Londres.

En août 1942, en Libye, il sera blessé avant de se distinguer, en novembre, au combat de l’Himeimat à El Alamein en commandant l’avant-garde de la colonne lancée à la poursuite de l’ennemi, faisant de nombreux prisonniers. En mars 1943, il sera nommé chef d’escadrons et s’illustrera en Tunisie au combat de l’Oued Gragour où il bloquera l’offensive de Rommel.  Il rejoindra ensuite la Force L du général Leclerc où il dirigera l’avant-garde. En juin 1944, il est promu au grade de lieutenant-colonel et débarquera en Normandie le 1er août avec la 2e DB, intégrée à la 3e Armée américaine du général Patton. Chef d’un groupement léger, il s’emparera d’Argentan le 13 août. A Paris, le 25, il atteindra le premier la Place de l’Etoile. Il poursuivra le combat dans les Vosges en infligeant de lourdes pertes à l’ennemi. A cette occasion, il sera décoré de la DSC pour « héroïsme extraordinaire ». Il prendra la part la plus active, en janvier et février 1945, à la réduction de la poche de Colmar. Il rejoindra l’Indochine en 1948, en qualité de commandant du secteur de Quang-Tri. En janvier 1949, il est blessé une troisième fois près de Gia-Mon avant de prendre, en octobre 1949, le commandement du secteur est du Cambodge où il montera toute une série d’opérations qui porteront des coups très durs à l’adversaire. En 1953 il est promu colonel et affecté de nouveau en Indochine où il commandera le Groupement mobile n°3. Il recevra alors trois nouvelles citations à l’ordre de l’Armée. En 1955, en Algérie il dirigera avec énergie les opérations du Djebel Mimouna et du Kef Mimouna.

Titulaire de 22 citations (dont 11 à l’ordre de l’Armée) durant sa carrière militaire, il sera promu au grade de général de brigade en janvier 1962, puis, sur sa demande, sera mis à la retraite au mois de juillet de la même année. Il se retirera à Paris et décédera à l’Hôpital du Val-de-Grâce, le 15 avril 1988.


• Grand Officier de la Légion d’honneur

• Compagnon de la Libération
• Croix de Guerre 39/45 (10 citations)
• Croix de Guerre des TOE (5 citations)
• Croix de la Valeur Militaire avec palme
• Croix du Combattant Volontaire 39/45

• Croix du Combattant
• Médaille coloniale avec agrafes « Libye », « Tunisie 1942-43 », « Extrême-Orient »
• Chevalier du Mérite Social
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille Commémorative Indochine
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l’Ordre en AFN avec agrafe Algérie
• Médaille des Blessés
• Distinguished Service Order (GB)
• Military Cross (GB)
• Distinguished Service Cross (USA)
• Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie)
• Commandeur du Ouissam Alaouite (Maroc)
• Mérite Militaire Syrien

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien.

Nous remercions le musée de l’Ordre de la Libération pour sa biographie qui nous a permis d’en extraire les informations de notre article nous permettant de mieux le faire connaître.

Le livre ci-dessus écris par son fils est en vente à la FNAC.

Armée de l’ombre – Personnage moins connu

Simone Michel-Lévy est née le 19 janvier 1906 à Chaussin (Jura)

Elle fût l’une des toutes premières résistantes au sein de la direction des recherches et du contrôle technique des PTT à Issy-les-Moulineaux.

Elle entre à 16 ans et demi aux PTT. Dès 1940 elle distribue des tracts anti-allemands et en 1941 elle participe à la création du réseau Action PTT qui a pour but de multiplier les cellules de renseignement et transmission en utilisant les moyens techniques et les compétences des PTT. Elle organise un système de boîtes aux lettres et de postes émetteurs clandestins sur une grande partie du territoire. Des transports de courriers sont mis en place depuis les gares de Lyon et Montparnasse.

En 1942 le réseau se rapproche de la CND du colonel Remy de la France Libre. Dès 1943 elle fabrique de fausses cartes professionnelles pour éviter le travail au STO. Elle devient enfin agent régulier et permanent du BRCA, les services secrets de la France Libre dirigés depuis Londres. Cette même année un rendez-vous lui est fixé au café François-Copée, c’est un piège et elle est arrêtée. Elle est amenée au 101 avenue Henri Martin et malgré les tortures elle reste muette et se trouve livrée à la Gestapo rue des Saussaies. Elle sera alors internée à Fresnes puis à Royalieu.

Enfin déportée à Ravensbrück en 1944 puis dans un camp de travail où elle doit fabriquer des armes pour l’armée. Elle sera finalement condamnée à mort et pendue le 13 avril quelques jours seulement avant la libération du camp de Flossenbürg.

Nous lui rendons hommage et devons garder en mémoire cette femme exceptionnelle qui a joué un rôle important dans la lutte contre les nazis.

Elle fait partie des six femmes Compagnons de la Libération sur les 1.038 décorés.

Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération • Croix de Guerre 39/45 avec palme
Médaille de la Résistance • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

Médaille des Blessés • Médaille commémorative de la Guerre 39/45 avec barrette « Engagé volontaire » • Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Nous remercions le journal Le Parisien du 7 mars pour son article publié sur ce sujet.

Il existe une bande dessinée aux éditions Bamboo « Les compagnons de la Libération- Simone Michel-Levy »

Les femmes dans la résistance

Dans le cadre de notre partenariat avec le Souvenir Français, nous vous recommandons de prendre connaissance de la lettre N° 70 invitant à participer à plusieurs célébrations concernant le sujet évoqué ci-dessus.

Bonne lecture.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien.

Alsace-Moselle – « Malgré-nous » « Malgré- elles »

Monument en hommage aux « Malgré nous » (Bas-Rhin)

L’expression « malgré-nous » désigne les Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale pour faire leur service militaire que ce soit dans l’armée de terre, dans l’armée de l’air, dans la marine de guerre, ou encore dans la Waffen-SS. Le pendant féminin : les malgré-elles.

Ils sont encore trop peu connus des jeunes générations qui n’en ont pratiquement jamais entendu parler.

Notre grand et regretté ami de notre présidente honoraire décédée Lysiane Tellier, Albert Thielen, a réussi, à l’époque, à échapper à l’obligation d’enrôlement dans la Wehrmacht. Il en témoignait souvent de son vivant pour en transmettre la mémoire aux lycéens de l’Ile de France.

En effet, durant la seconde guerre mondiale, l’Alsace et la Moselle occupées ont fourni 1 % du contingent total des forces armées allemandes, soit 134 000 hommes, dont 103 000 Alsaciens et 31 000 Mosellans. Parmi les 134 000 hommes qui furent appelés, environ 30 % furent tués ou portés disparus, 30 000 blessés et 10 000 invalides

Depuis 1945, les Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l’armée allemande bénéficient des mêmes droits que les combattants ayant servi dans les formations de l’armée française, durant la Seconde Guerre mondiale, ceci dans un geste de réconciliation franco-allemand.

Ces très jeunes hommes et femmes doivent faire partie de notre mémoire.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Pour plus d’informations sur ce sujet parfois méconnu, voire de nombreux sites internet et en particulier Wikipédia.

EXEMPLAIRE

À 18 ans, elle entrait dans la résistance et elle a eu 100 ans en janvier 2022.

Odile de Vasselot de Régné s’est engagée contre les nazis dès 1940 et elle a résisté durant toute la guerre, guidant notamment les aviateurs alliés à travers la France au sein du réseau Comète. Elle a eu la chance de n’être jamais arrêtée.

Dans le réseau Zéro France elle a servi d’agent de liaison en transportant des paquets en direction de Toulouse « courrier descendant » et en n’en ramenant d’autres en direction de Paris « courrier montant ».

Lorsqu’elle témoigne après des jeunes, elle leur demande de ne retenir qu’une chose « ne jamais baisser les bras malgré les difficultés que l’on a eues et auxquelles on aura encore à faire face ».

En d’autres mots : vous devez toujours résister.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

  Marie Joseph Henri Grouès – Résistant                       

Pendant la seconde guerre mondiale il a aidé des juifs à fuir les nazis et il leur obtenait de faux papiers. Il va également aider les réfractaires au service du travail obligatoire (STO) et dans la clandestinité il adoptera le nom d’abbéPierre qui lui restera jusqu’à la fin de sa vie.

En novembre 1943 il a fait passer en Suisse le plus jeune frère du général de Gaulle, Jacques, ainsi que son épouse qu’il confie au réseau de l’abbé Marius Jolivet, curé de Collonges-sous-Salève. Il a participé à la création de maquis dont il est un des chefs dans le massif du Vercors et le massif de la Chartreuse. A cette époque il va rencontrer Lucie Coutaz, qui le cache sous un faux nom, et restera sa secrétaire particulière jusqu’à sa mort en 1982. Elle est d’ailleurs considérée comme la cofondatrice du mouvement Emmaüs.

En 1944, il sera arrêté par les allemands à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées-Atlantiques, mais sera  relâché et passera en Espagne puis rejoindra via Gibraltar le général de Gaulle à Alger. Il deviendra alors aumônier de la Marine et toute sa vie il portera sa croix d’aumônier sur la poitrine.

Ses actions dans la résistance lui vaudront de nombreuses distinctions françaises et étrangères :

Distinctions françaises :

Cet homme exemplaire au passé remarquable et prestigieux mérite tout notre respect et ne doit jamais tomber dans l’oubli pour les jeunes générations qui ne l’ont pas connu.

De nombreux sites permettent de mieux connaître sa vie très exceptionnelle toujours dédiée au secours des plus démunis.

Patrick ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Chasselay

Il y a 80 ans, 48 soldats du 25ème régiment de tirailleurs sénégalais étaient exécutés par les Allemands, à Chasselay, à 15 km de Lyon.

Ce massacre témoigne d’une haine raciale propagée par les nazis. Le 20 juin 1940, 48 hommes sont exécutés parce qu’ils étaient noirs. Ils sont séparés des blancs, et reçoivent l’ordre de fuir, les mitrailleuses ouvrent le feu, les abattent dans le dos. 

Le « tata », enceinte sacrée en wolof, est couleur ocre, il est comme un bout de terre africaine à Chasselay. Ce lieu de mémoire et de recueillement est propriété du ministère des Armées et a été classé nécropole nationale en 1966. Il est géré par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

Magali Molina qui gère le cimetière pour l’ONACVG nous dit : « Ce sont des soldats qui ont été, malheureusement, oubliés pendant très longtemps ».

Depuis juin 1942, ces tirailleurs reposent sous le drapeau français. Chrétiens, musulmans ou animistes, ils sont enterrés dignement par la volonté d’un homme : Jean Marchiani qui était, à l’époque, responsable local des anciens combattants.

Notre association veille à ce  qu’Il ne nous faut jamais oublier la mémoire contre le silence et l’oubli.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien.

Nous remercions le 13 h00 de TF1 du 3 février pour son reportage nous rappelant ces valeureux combattants. Nous recommandons également la lecture de nombreux articles sur le Web avec « Tata de Chasselay » comme mot de recherche

Une jeunesse sacrifiée – Violette SZABO

Membre de l’ordre de l’Empire Britannique – Croix de Georges

Croix de Guerre 39/45 – Croix de la Résistance

Résistance beaucoup plus connue en Angleterre qu’en France.

Cette toute jeune femme bilingue est née à Levallois-Perret en 1921. Elle grandira entre la France et l’Angleterre. Dès son plus jeune âge elle travaille chez une corsetière au magasin Woolworth dans Oxford street.

En 1940 elle rejoint la Women’s Land Army, organisation appelant les femmes à remplacer les hommes dans les fermes. Le 14 juillet de la même année, lors d’un défilé organisé par le Général De gaulle, elle rencontre son futur mari Etienne Szabo qui se battra dans les rangs des Français libres. Le 21 août 1940 ils se marièrent. Son mari met rapidement le cap vers l’Afrique, la Syrie, la Lybie où il sera tué lors de la bataille d’El Himelmat.

Devenu veuve à 21 ans avec une petite fille, elle va finalement rejoindre le SOE (Special operation executive) sous le nom de « Louise » section F pour France. En avril 1944 elle embarque à bord d’un avion et après avoir sauté en parachute elle regagne Rouen et recueille de nombreux renseignements tout en échappant à la Gestapo.

Au lendemain du D-day elle est à nouveau parachutée au cœur du maquis du Limousin mais l’opération finie mal et elle est capturée en juin en tentant de fuir un barrage allemand. Elle subira de nombreux interrogatoires de la Gestapo pour sera finalement embarquer gare de l’Est vers Neue Bremm matricule 61143. Elle ira successivement à Ravensbruck, Torgau et Königsberg. Janvier 1945 elle est renvoyée à Ravensbruck où elle sera exécutée d’une balle dans la nuque elle a 23 ans.

La valeur n’attendant pas le nombre des années voilà un bel exemple de plus pour notre jeunesse.

Nous remercions « Point de Vue N° 3833 » pour son émouvant article qui lui a été consacré.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

LES POMPIERS PORTEUR DE LA MÉMOIRE

En partenariat avec le Souvenir Français, nous vous recommandons vivement la lecture de leur lettre N° 69 de Février 2022.

L’article « L’œil de l’historien » de Frédéric Plancard, arrière petit neveu de Frédéric Curie, nous éclaire sur la résistance effectuée par ce pompier de PARIS décédé en 1956.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien