RESISTANCE

Il y a bien des manières différentes de faire de la résistance en temps de guerre ou de nos jours en temps de paix et chaque pays peut avoir sa propre manière de résister.

Résistance militaire : Espionnage, renseignements, réseaux d’évasion, attentats, sabotages etc. Un nombre important de nos concitoyens ont su le faire dans les circonstances tragiques que notre belle France a connues.

Résister à un envahisseur n’est jamais simple car il faut prendre position parfois contre une partie de la population qui ne partage pas forcément un choix souvent héroïque.

Décider de prendre les armes ou d’agir autrement en aidant, sauvant, cachant des personnes menacées ou recherchées.  Il faut beaucoup de courage et peut être aussi quelque peu d’inconscience pour agir contre sa propre famille, ses amis.

Prendre des risques importants pour être en mesure de fournir des informations ou transmettre des messages. Partir parfois loin de tous pour mieux servir son pays et participer ainsi à la victoire.

Résistance civile : par l’utilisation de la radio, des journaux, de l’affichage. Porter aide et assistance à ceux qui souffrent, leur venir en aide chaque fois que cela est possible tout en prenant certains risques calculés.

Aujourd’hui, nous sommes encore amenés à résister mais les circonstances sont devenues bien différentes. Nous devons pourtant faire acte de résistance au quotidien dans bien des domaines mais souvent avec beaucoup moins de risques. Résister aux achats impulsifs, aux incitations permanentes de la publicité etc.

« Ne pas subir » telle était la devise du maréchal Jean de Lattre de Tassigny qui résume ainsi son choix de vie, et sa loi de l’action donc résister.

Nous devons donc continuer et poursuivre nos actions pour la transmission de la mémoire en particulier auprès des jeunes générations afin que la résistance ne reste pas un vain mot.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Le « Baron belge » un héros méconnu  

Voici des extraits d’une étude rédigée par Monsieur Didier JADOT (IMOSSPHINX Academy BELGIUM) que nous remercions vivement.

Le Baron Jean-Michel de Sélys Longchamps, tel se nomme notre sous-lieutenant, est un battant. Après bien des péripéties, il finit par rejoindre l’Angleterre avec le but de rentrer dans la Royal Air Force.

En faussant sa carte d’identité, il se fait admettre à l’école de pilotage de Odiham près de Basingstoke dans le Hampshire, en janvier 1941.

Le 14 août 1941, il est affecté au 61 Operational Training Unit qui va lui donner le dernier pli nécessaire à un pilote de chasse, et le 30 septembre, le Pilot Officer (sous-lieutenant) fait son entrée au 609 Squadron équipé de Supermarine Spitfire.

Il est de tous les combats, aucune mission ne lui disconvient, tant de jour que de nuit, du combat aérien aux attaques de voies de chemin de fer, de navires ou de véhicules, il vole tant qu’il peut avec au ventre cette rage de venger son pays et sa famille qui sont sous le joug Allemand.

Par esprit de vengeance, il décidera d’attaquer en plein jour le siège de la GESTAPO sur l’Avenue Louise à Bruxelles. Après la fin d’une mission, il met le cap sur Gand en plongeant au ras des marguerites, il passe Gand en rase mottes en met le cap sur Bruxelles à quelques minutes de vol seulement. Arrivé en face du 453 Avenue Louise, le QG Bruxellois de la GESTAPO, et ouvre le feu de ses 4 canons. Visant l’immeuble de bas en haut tout en appuyant sur la détente et en relevant lentement son « manche à balai », il ratisse l’immeuble de ses obus de 20 mm, causant des dégâts très conséquents et tuant ou blessant plusieurs nazis. Sur le retour il lâche au-dessus de Bruxelles et sur les villages le long de sa route de retour, une foule de petits drapeaux Anglais et Belges, que des enfants de l’école primaire de Manston ont bricolé pour lui. Après cet « exploit », il fut rétrogradé au rang de Pilot-Officer pour son manque de discipline et d’obéissance.

Finalement le 31 May 1943, lors de son 31° anniversaire, il est décoré de la DFC (Distinguished Flying Cross), décoration prestigieuse décernée pour faits de bravoure et de courage. Il est déjà détenteur de la Croix de Guerre avec 2 palmes (deux citations à l’ordre de l’Armée) et un lion de bronze (une citation à l’ordre de la division ou du régiment), et de la croix de chevalier de l’ordre de Léopold I.

Il continuera à enfiler les missions tant qu’il peut, jusqu’au 16 août 1943, lorsque la mort viendra frapper à sa porte. De retour d’une mission et tout en se posant son train d’atterrissage casse et l’avion se brise en deux dans une boule de feu : Jean-Michel est mort sur le coup.

Nous avons un profond respect pour ce remarquable et prestigieux pilote belge dont il faut garder la Mémoire.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont Valérien

Les Résistants de Boulogne Billancourt

Pierre Grenier est un résistant français.

Ses fonctions au sein de la mairie de la ville de Boulogne-Billancourt, lui permettent d’organiser une forme de résistance à l’Occupation allemande en liaison avec le maire de Boulogne, André Morizet. Durant l’année 1941, il s’installe à Viroflay. Ce qui permet aux membres d’un réseau de résistants de se servir occasionnellement du temple de la loge maçonnique pour leur imprimerie clandestine.

Par ailleurs, les employés de la municipalité sont chargés d’accompagner dans Paris les fugitifs jusqu’à la gare Montparnasse ou la gare de Lyon puis de couvrir leur voyage en train jusqu’à un passeur qui les guide dans le franchissement à pieds de la ligne de démarcation.

Le 7 février 1942, il est arrêté à la gare d’Angoulême. Il est conduit à la prison de Fresnes puis il est fusillé le 29 avril 1942 au Mont Valérien. Il avait 42 ans. L’avenue des Moulineaux a été renommée en son honneur avenue Pierre-Grenier le 23 octobre 1944.

Yves Kermen, né le 21 décembre 1910 à Bulat-Pestivien, syndicaliste français et résistant communiste fusillé au Mont Valérien le 17 avril 1942. Trois mois durant, il fut pour la région parisienne le chef militaire de la Résistance du PCF à l’Occupation.

En raison de son passé de résistant et dès la Libération, le 23 octobre 1944, le conseil municipal de Boulogne-Billancourt honore sa mémoire en donnant son nom à la rue de Saint-Cloud. Son nom figure parmi les mil et huit gravés sur la cloche des fusillés, qui a été inaugurée le 20 septembre 2003 au mémorial du Mont Valérien.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont Valérien.

Nous remercions le BBI de janvier 2022 pour son précieux article dans la rubrique Mémoire Vive page59. Voir également Wikipédia pour de plus amples informations sur ces deux résistants Boulonnais.

Des oubliées de la mémoire – Les Rochambelles

C’était le nom donné aux conductrices ambulancières de l’unité Rochambeau, qui faisait partie de la 2e DB pendant la Seconde Guerre mondiale.

En 1940, une Américaine francophile, Florence Conrad, rassemble des fonds et achète dix-neuf ambulances neuves, des Dodge WC54. Elle recrute douze femmes françaises vivant à New York, dont Suzanne Massu, qui deviendra son lieutenant, et crée une unité sanitaire qui prend le nom d’unité Rochambeau.

L’unité rejoint l’Angleterre sur le paquebot Capetown Castle entre le 20 mai et le 31 mai 1944. Débarquement en Normandie à Utah Beach dans la nuit du 4 au 5 août 1944, participation à la campagne de Normandie, libération de Paris le 25 août 1944 et campagnes de Lorraine et d’Alsace. Elles vont jusqu’en Allemagne et certaines iront jusqu’à Berchtesgaden.

Toutes ces femmes courageuses et patriotiques doivent perdurer dans nos mémoires. Elles ont écrit de nombreux livres.  Dernièrement Karine Lebert a publié « Pour l’honneur des Rochambelles » aux Presses de la Cité.

Pour plus d’informations sur ces femmes remarquables, voir Wikipédia.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont- Valérien

Nous remercions la nouvelle République pour sa photographie et son aide à la transmission de la mémoire

Anniversaire de l’Amiral Philippe de GAULLE

Amiral, vous êtes toujours fidèle au poste en ce 28 décembre 2021, cinquante et un ans après la mort de votre père.

Nous nous permettons au nom de tous les membres et amis de notre association nationale de vous souhaiter un bon anniversaire dans l’attente de la parution de vos Mémoires prévue le 13 janvier 2022 (ed. Bouqins) qui nous permettra très probablement de découvrir des aspects moins connus de votre vie à ses côtés.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont- Valérien

Fondation Charles de Gaulle

Communiqué du Conseil d’administration de la Fondation Charles de Gaulle

De Gaulle n’appartient à aucune famille politique

La référence à l’œuvre du Général de Gaulle n’a jamais été si fréquente, mais jamais elle n’a été si approximative, et parfois même délibérément abusive, jusqu’au mensonge.

Pour lui, l’action politique passait avant tout par un discours limpide, apte à dire clairement sa pensée, et par une très nette distinction entre la parole publique qui engage, et les propos privés, – distinction que notre époque a quelque peu égarée… Il faut relire ses Mémoires plutôt que de chercher l’ambiguïté dans les recoins de propos rapportés. Ainsi, au sujet du Maréchal Pétain, il exécute en quelques lignes limpides la théorie dite du « glaive et du bouclier » : « Voilà donc le terme de cette affreuse série d’abandons où, sous prétexte de « sauver les meubles », on accepta la servitude. ».

La pensée du Général de Gaulle est vivante car elle est cohérente : elle repose sur une vision du monde, de la place que la France se doit d’y occuper, et sur les moyens qu’elle doit mobiliser pour jouer ce rôle, en accord avec son histoire. Ainsi juge-t-il que la République impose des devoirs à ses citoyens, auxquels nul ne saurait se dérober, mais qu’elle constitue, à ce titre même, un principe intégrateur.

Son message exprime une foi inextinguible dans la capacité de sursaut de notre pays, éprouvée en 1945 comme en 1958, et sur sa place indispensable dans le monde, car « personne n’a intérêt à la disparition de la France », comme il le confiait à Adenauer en 1959. Il le disait déjà en 1928 : « Retenez cette leçon, l’histoire n’enseigne pas le fatalisme, il y a des heures où la volonté de quelques hommes brise le déterminisme et ouvre de nouvelles voies. »

Pour lui, enfin, l’unité de la nation et la cohésion de la société devaient être, à tout prix, préservées. C’est pourquoi il avait toujours rejeté avec force ceux qui prétendaient reconstruire la France en attisant les tensions, en divisant les Français, en les opposant les uns aux autres.

C’est donc trahir sa pensée que d’y prélever des morceaux à son gré, comme à l’étal d’un marchand, et d’en détourner le sens. De Gaulle n’appartient à aucune famille politique. Il appartient à la France, il n’appartient à personne en particulier, et surtout pas à ceux qui voudraient s’emparer de son image et du symbole de courage et de détermination qu’il incarne pour cautionner quelque entreprise politique que ce soit – surtout si cette entreprise est manifestement contraire aux principes qu’il a défendus.

Nous remercions et félicitons Le Conseil d’Administration de la Fondation Charles de Gaulle pour ce communiqué.

1er Soldat de France –

Albert Séverin Roche, un héros méconnu.

Son village de Réauville, se trouve dans la Drôme.

Voici une phrase légendaire le concernant « Alsaciens, je vous présente votre libérateur, le premier soldat de France ! « (Maréchal Foch au balcon de l’hôtel de ville de Strasbourg (Bas-Rhin) après l’armistice.

Ce soldat au 27e bataillon des chasseurs alpins aurait capturé plus d’un millier d’Allemands pendant la Grande Guerre. Il a été blessé 9 fois et de folles histoires sont racontées sur lui dans plusieurs théâtres d’opérations.

Premier exploit sur le front : alors que ses responsables voulaient envoyer un groupe de quinze soldats pour s’occuper d’un nid de mitrailleuses allemandes, il aurait demandé à y aller seul, avec deux amis. Une position dont il aurait réussi à s’emparer en jetant des grenades dans un tuyau de poêle de ses ennemis.

Au chemin des Dames (seconde bataille de l’Aisne), il aurait rampé six heures dans les tranchées pour aller chercher son capitaine blessé. Revenu à son poste dans les lignes françaises, il aurait ensuite été accusé d’avoir abandonné son poste. Risquant d’être fusillé, son capitaine l’aurait finalement sauvé en sortant à temps du coma.

Parmi les derniers combattants français au Sudel, il fait croire aux Allemands qu’ils ont à affaire à un tir de barrage en armant et faisant tirer un à un les fusils des morts autour de lui. Il sera capturé par les Allemands, avant de réussir à s’enfuir en dérobant un pistolet dans une casemate.

Enfin, il fût l’un des soldats dans la « délégation des braves » désignés pour porter la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe. Malgré ses 8 décorations, il n’est jamais cité dans aucun livre d’école. Il meurt d’une façon stupide en 1939 fauché à la descente d’un bus à Sorgues.

Officier de la Légion d’honneur (décret du 30 juin 1937)
Médaille militaire (25 octobre 1917)

Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze
(quatre citations à l’ordre de l’armée et huit étoiles)
Insigne des blessés militaires (neuf blessures)
Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 (1920)
Médaille interalliée de la Victoire (1922)
Croix du combattant (1930)
Croix du combattant volontaire 1914-1918 (1935)

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Les soldats noirs américains au combat en 1914/1918

Croix de Guerre 1914/1918 avec Étoile

Le 369e ri US est le plus connu des régiments US pour son courage lors des combattants en 14/18

L’effectif du 369e ri est de cinquante-six officiers et de deux mille hommes. Débarqué à Brest le 26 décembre 1917, le régiment est transféré à Saint-Nazaire le 1er janvier 1918, puis gagne le camp de Coëtquidan pour s’y instruire. À la mi-mars, il sera rattaché à la 16e division d’infanterie française. Il est organisé comme un régiment d’infanterie français type. Des officiers français se chargent de son instruction tactique, puis il monte en ligne le 8 avril. Il restera cent quatre-vingt-onze jours en ligne, durée la plus longue de tous les régiments d’infanterie noirs américains. Il occupe un secteur couvrant quarante et un kilomètres de front linéaire. Il est le premier des quatre régiments noirs à connaître le feu. En juin, il effectue patrouilles et coups de main dans les lignes adverses puis, au début du mois suivant, se prépare à la contre-offensive que projettent les Alliés. Du 18 au 21 juillet, il reconquiert une partie du terrain précédemment perdu par les Alliés et avance au nord de Minaucourt.

Après cent trente jours passés sous le feu ennemi, le régiment gagne Châlons-en-Champagne pour une semaine de repos puis repart au front. Dix jours plus tard, il participe à l’offensive alliée et s’empare de Ripont, de Fontaine-en-Dormois et de Séchault. Le 3 octobre, très éprouvé, il est relevé. Le 12, il arrive à Belfort, puis le 16 à Thann. Il y reste jusqu’à l’armistice. Le 17 novembre, c’est en tête de toutes les forces alliées qu’il franchit le Rhin.

Les combattants de ce régiment ont été surnommés « The Harlem Hellfighters » (« les combattants de l’enfer originaires d’Harlem ») par ceux qui les ont approchés, Allemands ou Français, impressionnés par leur tenue au feu et leur valeur au combat. Les deux premiers soldats noirs décorés par les Français appartiennent à cette unité dont le drapeau s’est ensuite vu remettre la croix de guerre française pour ses mille cinq cents tués et blessés.

Séchault : ce petit village appartient à l’arrondissement de Vouziers et au canton de Monthoise dans les Ardennes. Peuplé de 60 habitants il a érigé une stèle en souvenir de ces vaillants soldats venus des Amériques qui ont libéré leur village le 9 septembre 1918.

Cet article est publié à la suite d’un article paru dans le journal Le Figaro week-end que nous remercions.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valerien

Résister autrement – Capitaine Rose Valland

Son action héroïque durant la guerre et l’après-guerre lui ont valu de nombreuses décorations

Elle en est la parfaite illustration d’une autre forme de résistance.

Elle était conservatrice de musée et elle a très activement participé au sauvetage des chefs d’œuvres depuis le musée du Jeu de Paume durant la seconde guerre mondiale. A la demande de Jacques Jaujard et ne voulant pas que ces dernières tombent entre les mains des nazis, elle en organise la sauvegarde et l’inventaire.

« Pendant le pillage nazi, elle relève aussi précisément que possible le mouvement des œuvres qui transitent par le musée du Jeu de Paume, le nom des victimes spoliées, le nombre d’œuvres, leurs destinations, le nom des agents chargés des transferts, le nom des transporteurs, les marques des caisses, les numéros et les dates des convois, sans oublier le nom de l’artiste, de l’œuvre et ses dimensions. » sic

« Elle fournit des informations essentielles à la Résistance sur les trains qui transportent les œuvres, afin que ces convois soient épargnés par les résistants. À l’automne 1944, elle communique aux Alliés les noms des dépôts allemands et autrichiens afin d’éviter les bombardements, de les sécuriser et de faciliter la récupération des œuvres. « sic

Après la libération, elle participera activement à la récupération des biens spoliés aux familles juives.

Elle travaillera à partir de 1945 avec le SHAEF (Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force) donnant aux Américains des informations capitales sur les sites de stockage des œuvres transférées en Allemagne et Autriche.

Nous remercions Wikipédia pour les informations fournies ci-dessus.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

La mobilisation du Souvenir Français pour le bicentenaire napoléonien

Dans le cadre de notre partenariat nous vous présentons l’extrait de la lettre N° 67 de Décembre 2021

Le 2 décembre 2021, Madame Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, préside la cérémonie d’inhumation des restes du maréchal Gudin, tué en 1812 durant la campagne de Russie, et découvert sur le champ de bataille en 2020.

Alors que le corps de ce maréchal rejoint les Invalides, sa tombe familiale située au Père Lachaise a besoin de travaux de sécurisation. A cette fin, le comité du Souvenir Français du 20ème arrondissement de Paris a proposé son aide au conservateur du cimetière.

Les tombes « des Grognards » de Napoléon sont rares. En effet, sur les champs de bataille, les corps ont été « jetés » dans des fosses communes dont il ne reste généralement aucune trace. Seuls donc reposent dans nos cimetières communaux, les soldats morts de maladie ou de vieillesse dans leur territoire de vie.

De plus, seules les tombes bénéficiant d’une concession de sépulture perpétuelle dans lesquelles reposent un soldat généralement de haut grade ont « résisté » au temps.

En 2021, les comités et les délégations du Souvenir Français ont rendu hommage à près de 200 soldats de la « Grande Armée » dans plus de 30 départements et pays différents.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif des Mémoires du Mont-Valérien