MONT-VALERIEN

Nous vous invitons à participer à ces journées culturelles et mémorielles sous l’égide de l’ONACVG partenaire de notre association nationale Mémoires du Mont-Valérien.

DIMANCHE 5 / 09 | CONCERT
« TU NE M’AVAIS JAMAIS CHANTÉ ÇA » PAR HÉLIOS AZOULAY ET L’ENSEMBLE DE MUSIQUE INCIDENTALE « Tu ne m’avais jamais chanté ça » est un hommage à la tragédie des Tziganes déportés durant la Seconde Guerre mondiale. Outre les mélodies de Django Reinhardt nées durant l’Occupation et les musiques traditionnelles tziganes magnifiées par l’éolienne et déchirante clarinette d’Hélios Azoulay, ce concert permet également d’entendre une série d’œuvres poignantes et terribles composées en hommage et à la mémoire des Voyageurs. « Un concert indispensable. Un Kaddish à un holocauste oublié. »
Mémorial des martyrs de la Déportation Dimanche 5 septembre I 15h
Gratuit sur réservation | 06 14 67 54 98 memorial.martyrs.deportation@gmail.com   MERCREDI 8 / 09 | CONFÉRENCE
« S’ÉMANCIPER DU PASSÉ OU S’ÉMANCIPER PAR LE PASSÉ » PAR SÉBASTIEN LEDOUX La conférence présentera et interrogera les mutations des rapports au temps de nos sociétés contemporaines. Sébastien Ledoux reviendra sur la genèse de l’expression « devoir de mémoire », ses multiples usages, son rapport profondément politique et sociétal, ses évolutions, ses appropriations et ses critiques.

Rencontre avec Sébastien Ledoux, docteur en histoire contemporaine et auteur de La Nation en récit des années 1970 à nos jours (Ed. Belin)
Préfecture des Hauts-de-Seine
Mercredi 8 septembre I 18h30
Gratuit sur réservation | reservation@mont-valerien.fr
01 47 28 46 35  

Commémoration de la libération de Suresnes

Ce dimanche 29 août notre secrétaire Général Exécutif Patrick Ourceyre a assisté à cette commémoration en la présence de M. Guillaume Boudy Maire de Suresnes, de M. Yoann Lamarque Adjoint au Maire aux manifestations patriotiques, de M Xavier Iacovelli Sénateur, de Mme Isabelle Florennes Députée des Hauts-de-Seine, de nombreux élus, associations et citoyens de la ville.

Une cérémonie avec lectures en mémoire d’Honoré Estienne d’Orves, Jan Doornik et Maurice Barlier c’est tenue dans la clairière des fusillés et des dépôts de gerbes ont ensuite été suivis d’un discours de M. le Maire puis d’un vin d’honneur.

Honoré d’ESTIENNE d’ORVES

Mémorial de la France Combattante : MERCREDI 1ER SEPT. 18h30.

« HONORÉ D’ESTIENNE D’ORVES, PIONNIER DE LA RÉSISTANCE » PAR VIVIER & DENOËL | CONFÉRENCE LITTÉRAIRE

Gratuit sur réservation | info@mont-valerien.fr | 01 47 28 46 35

Né le 5 juin 1901 – En 2021 nous commémorons le 80éme anniversaire de sa mort.

Officier de Marine Français, héros de la seconde guerre mondiale, mort pour la France, Compagnon de la libération à titre posthume le 30 octobre 1944.

Il parvient à Londres en septembre 1940 où il est affecté au 2éme bureau des Forces navales françaises libres. Envoyé en France en décembre, Il va organiser le réseau Nemrod avec Jan Doornik et Maurice Barlier. Il est arrêté le 22 janvier 1941 puis condamné à mort le 23 mai.

En représailles de l’exécution le 21 août 1941 d’un aspirant de la kriegsmarine, il sera fusillé au Mont-Valérien avec 99 autres otages le 29 août 1941.

Il avait 40 ans. Son nom a été donné à plusieurs lieux parisiens ainsi que dans de nombreuses villes de province.

Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 30 octobre 1944
• Officier du Ouissam Alaouite
• Officier de l’ordre « Pour la couronne » de Roumanie
• Officier du Mérite Militaire Bulgare
• Chevalier de l’Epi d’Or de Chine

                                   Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Annonce en partenariat avec l’ONACVG

Aleksander KULISIEWICZ – La mémoire des camps.

Dans le camp de Sachsenhausen un jeune juif polonais, le chanteur clandestin du camp, réputé pour sa mémoire va retenir durant sa captivité tous les poèmes d’amour, complaintes nostalgiques, petits airs de ses compagnons d’infortune.

En avril 1945, après 66 mois dans l’enfer, sous la conduite des SS, les prisonniers entament une longue marche vers le nord. Soudain, le cortège se disloque dans une forêt. Alex se retrouve libre perdu au milieu de bois inconnus. Il va se battre pour rejoindre sa Pologne natale. Il parviendra à Cracovie et il retrouvera son père.

Malheureusement il a la tuberculose et doit être hospitalisé. Il a 26 ans et murmure d’étranges paroles. Une infirmière tend l’oreille, il lui demande une machine à écrire et d’un coup sortent de sa bouche les poèmes d’amour, complaintes nostalgiques, petits airs sans prétention qu’il avait mémorisés. Elle prend les paroles en dictée 716 pages au total.

ISon fils Krzysztof lutte pour faire connaître l’inestimable collection de son père. Cette dernière a été acheminée en 1983 au musée d’Auschwitz et y sera stockée dans un baraquement. Elle finira au Musée des Etats Unis du Mémorial de l’Holocauste à Washington (USHMM) en 1992.

Il reste un dernier trésor niché au bas d’une bibliothèque dans le cottage de son fils Krzysztof dans le jura Cracovien soit un épais bloc de feuilles tapées à la machine. La publication n’a jamais intéressée personne.

Aleksander KULISIEWICZ est décédé à Cracovie en 1982.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Exécutif ANMMV

Sources : Nos extraits proviennent du journal Le Monde que nous remercions vivement pour ses articles publiés courant août.

De plus amples informations sur cet homme exceptionnel se retrouvent également sur Wikipédia.

Appel du 18 Juin

Lettre N° 29 du 18 juin 2021.

Nous vous recommandons d’aller sur le site de la Fondation pour écouter Cloé Artaut et Thomas Amghar évoquer ce que représente pour eux l’appel du 18 Juin.

Vous pourrez également y trouver de très intéressantes lectures avec Michel Rocard, Alain Juppé et bien d’autres.

Patrick OURCEYRE secrétaire Général Exécutif MMV

Résistant et faussaire philanthropique ?

Adolfo Kaminsky, aujourd’hui 95 ans, est né de parents juifs russes alors établis en Argentine.

Sa famille s’installe en France en 1932 à Paris puis, en 1938 à Vire dans le Calvados.

Arrêté puis libéré en janvier 1944 et âgé alors de 17 ans, il rentre dans la résistance dans un laboratoire clandestin à Paris, dirigé par Maurice Cachoud, du MLN. Il passe le reste de la guerre à fabriquer des faux papiers d’identité permettant ainsi à de nombreux Juifs d’échapper aux persécutions.

Après la Résistance, il aide l’émigration juive vers la Palestine de 1946 à 1948.

Quand tout le monde célèbre la fin du conflit mondial, il n’interrompt pas son activité de faussaire au service des autres. Il devient alors officiellement photographe, mais exerce dans l’ombre ses talents qui ont déjà sauvé de très nombreuses vies.

Dès qu’il y a une cause à défendre dans le monde après 1945, il s’implique pour aider des personnes en danger. Comme pendant la guerre d’Algérie, l’apartheid en Afrique du Sud, au temps de la Grèce des colonels, du Chili du général Pinochet, et aussi l’Argentine, le Salvador.

Il a été décoré de la médaille de la Résistance française et de la croix du combattant volontaire de la Résistance.

Adolfo Kaminsky est toujours fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.

Les informations rapportées ici sont à retrouver dans le livre écrit par sa fille Sarah, Adolfo Kaminsky, Une vie de faussaire (1) (en particulier les chapitres 2 et 3) et s’appuient aussi sur les archives départementales du Calvados et les entretiens accordés par Adolfo Kaminsky lui-même.

                                                                              Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif

Les chrétiens et la résistance.

Elle fût diverse et variée et se trouve mise en lumière par cet ouvrage « L’espérance est un risque à courir » de Jérôme Cordelier (Calmann- Levy).

Résister avait un seul but, se débarrasser de l’ennemi nazi.

Il y a eu celle de droite, de gauche, militaire, juive, chrétienne. Sur cette dernière on a peu écrit et le livre ci-dessus permet d’en prendre connaissance.

L’auteur met en lumière toutes celles et ceux qui ont œuvré pour sauver des vies de l’occupant.

La Corrèze à l’époque fût appelée « Terre des justes » car les résistants y furent nombreux et un certain nombre d’entre eux ont été proclamés « Juste des Nations ».

Parmi ces résistants moins connus Jean Sévillia nous cite « Mgr Saliège, Marc Boegner, Odile de Vasselot, Mgr Salve, Gilbert Dru » entre autres.

Nous vous conseillons cette lecture qui nous permet de découvrir ceux qui étaient alors animés par leur foi chrétienne.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif

Nous remercions Jean Sévillia pour son article paru dans le Figaro Magazine du 21 mai

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