Aleksander KULISIEWICZ – La mémoire des camps.

Dans le camp de Sachsenhausen un jeune juif polonais, le chanteur clandestin du camp, réputé pour sa mémoire va retenir durant sa captivité tous les poèmes d’amour, complaintes nostalgiques, petits airs de ses compagnons d’infortune.

En avril 1945, après 66 mois dans l’enfer, sous la conduite des SS, les prisonniers entament une longue marche vers le nord. Soudain, le cortège se disloque dans une forêt. Alex se retrouve libre perdu au milieu de bois inconnus. Il va se battre pour rejoindre sa Pologne natale. Il parviendra à Cracovie et il retrouvera son père.

Malheureusement il a la tuberculose et doit être hospitalisé. Il a 26 ans et murmure d’étranges paroles. Une infirmière tend l’oreille, il lui demande une machine à écrire et d’un coup sortent de sa bouche les poèmes d’amour, complaintes nostalgiques, petits airs sans prétention qu’il avait mémorisés. Elle prend les paroles en dictée 716 pages au total.

ISon fils Krzysztof lutte pour faire connaître l’inestimable collection de son père. Cette dernière a été acheminée en 1983 au musée d’Auschwitz et y sera stockée dans un baraquement. Elle finira au Musée des Etats Unis du Mémorial de l’Holocauste à Washington (USHMM) en 1992.

Il reste un dernier trésor niché au bas d’une bibliothèque dans le cottage de son fils Krzysztof dans le jura Cracovien soit un épais bloc de feuilles tapées à la machine. La publication n’a jamais intéressée personne.

Aleksander KULISIEWICZ est décédé à Cracovie en 1982.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Exécutif ANMMV

Sources : Nos extraits proviennent du journal Le Monde que nous remercions vivement pour ses articles publiés courant août.

De plus amples informations sur cet homme exceptionnel se retrouvent également sur Wikipédia.

Appel du 18 Juin

Lettre N° 29 du 18 juin 2021.

Nous vous recommandons d’aller sur le site de la Fondation pour écouter Cloé Artaut et Thomas Amghar évoquer ce que représente pour eux l’appel du 18 Juin.

Vous pourrez également y trouver de très intéressantes lectures avec Michel Rocard, Alain Juppé et bien d’autres.

Patrick OURCEYRE secrétaire Général Exécutif MMV

Résistant et faussaire philanthropique ?

Adolfo Kaminsky, aujourd’hui 95 ans, est né de parents juifs russes alors établis en Argentine.

Sa famille s’installe en France en 1932 à Paris puis, en 1938 à Vire dans le Calvados.

Arrêté puis libéré en janvier 1944 et âgé alors de 17 ans, il rentre dans la résistance dans un laboratoire clandestin à Paris, dirigé par Maurice Cachoud, du MLN. Il passe le reste de la guerre à fabriquer des faux papiers d’identité permettant ainsi à de nombreux Juifs d’échapper aux persécutions.

Après la Résistance, il aide l’émigration juive vers la Palestine de 1946 à 1948.

Quand tout le monde célèbre la fin du conflit mondial, il n’interrompt pas son activité de faussaire au service des autres. Il devient alors officiellement photographe, mais exerce dans l’ombre ses talents qui ont déjà sauvé de très nombreuses vies.

Dès qu’il y a une cause à défendre dans le monde après 1945, il s’implique pour aider des personnes en danger. Comme pendant la guerre d’Algérie, l’apartheid en Afrique du Sud, au temps de la Grèce des colonels, du Chili du général Pinochet, et aussi l’Argentine, le Salvador.

Il a été décoré de la médaille de la Résistance française et de la croix du combattant volontaire de la Résistance.

Adolfo Kaminsky est toujours fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.

Les informations rapportées ici sont à retrouver dans le livre écrit par sa fille Sarah, Adolfo Kaminsky, Une vie de faussaire (1) (en particulier les chapitres 2 et 3) et s’appuient aussi sur les archives départementales du Calvados et les entretiens accordés par Adolfo Kaminsky lui-même.

                                                                              Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif

Les chrétiens et la résistance.

Elle fût diverse et variée et se trouve mise en lumière par cet ouvrage « L’espérance est un risque à courir » de Jérôme Cordelier (Calmann- Levy).

Résister avait un seul but, se débarrasser de l’ennemi nazi.

Il y a eu celle de droite, de gauche, militaire, juive, chrétienne. Sur cette dernière on a peu écrit et le livre ci-dessus permet d’en prendre connaissance.

L’auteur met en lumière toutes celles et ceux qui ont œuvré pour sauver des vies de l’occupant.

La Corrèze à l’époque fût appelée « Terre des justes » car les résistants y furent nombreux et un certain nombre d’entre eux ont été proclamés « Juste des Nations ».

Parmi ces résistants moins connus Jean Sévillia nous cite « Mgr Saliège, Marc Boegner, Odile de Vasselot, Mgr Salve, Gilbert Dru » entre autres.

Nous vous conseillons cette lecture qui nous permet de découvrir ceux qui étaient alors animés par leur foi chrétienne.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif

Nous remercions Jean Sévillia pour son article paru dans le Figaro Magazine du 21 mai

ADHÉRENTS

NOUVEL ARTICLE DANS LA ZONE RÉSERVÉE AUX ADHÉRENTS

Votre mot de passe vous a été communiqué en même temps que votre reçu fiscal.

PROMOTION DES MÉDAILLES 2021

Les nominations feront l’objet d’une publication dans la deuxième quinzaine du mois de Mai.

Les délibérations d’attribution étant quelque peu retardées en raison des circonstances actuelles liées au Covid19.

Merci de bien vouloir patienter pour les futurs et heureux nominés.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif.

Bicentenaire de l’Empereur

Un destin exceptionnel car de lieutenant il devint Empereur.

Il repose dans son tombeau aux invalides et notre pays lui doit beaucoup de ses racines car il a imaginé nos socles institutionnels, juridiques, administratifs, économiques, éducatifs, culturels et architecturaux.

Il a fait avancer notre époque en créant le Code Civil, le Code Pénal, les lycées, le baccalauréat, la Cour des comptes, le Conseil d’État, le conseil des Prud’hommes, les préfectures, les chambres de commerce, la Banque de France et la Légion d’Honneur…

Dans la capitale nous lui devons le musée du Louvre, l’arc de triomphe où la flamme est ranimée tous les jours, la colonne Vendôme. Il a même fait réaliser le numérotage de nos rues.

Tout comme notre association il croyait au mérite et savait récompenser ceux qui partageaient ses objectifs. C’est ainsi que tous les ans nous avons deux promotions de médaillés récompensant la participation aux activités mémorielles et à la défense de nos valeurs patriotiques.

                                                                                               Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif

CAMERONE – Ils ont résisté

Il y a 158 ans, le 30 avril 1863, dans le village de Camerone, au Mexique, soixante-trois légionnaires français, sous les ordres du capitaine Jean Danjou, résistent à une armée mexicaine de plus de deux mille hommes.

« Légion Étrangère »

Pourquoi ce nom ?  De très nombreux étrangers ont en effet fait le choix de s’engager au service de la France. Ce qui pour eux revenait à accepter de donner leur vie pour défendre un pays qui n’était pas le leur.

Le fait d’arme ci-dessus a été fondateur car après deux siècles d’existence, la Légion a été de tous les combats de la France. 40.000 légionnaires sont tombés au combat, ils n’étaient pas « des fils de France »

La Légion leur offre une seconde chance et l’occasion de repartir à zéro pour beaucoup d’entre eux.

Ils savent que leur engagement peut aller jusqu’au sacrifice suprême. Ils seront toujours et en toutes circonstances un soutien auprès de leurs frères d’armes. La légion sera pour eux une véritable famille, car ils ont décidé de repartir à zéro.

Le Lieutenant-Colonel Nathanaël Ponticelli dans son article en date du 30/04 du Figaro nous écrit : « La Légion étrangère est une formidable école de vie, un monde en miniature, une aventure humaine avec ses joies, ses peines, sa force collective dans les épreuves. C’est un lieu de fraternité plus que d’amitié, car les camarades de combats, comme les frères, ne sont pas choisis » Il ajoute ensuite « La Légion Étrangère est une aventure humaine unique, un modèle exigeant, exceptionnel sans doute, d’intégration par l’effort. »

Messieurs les Légionnaires – Admiration et Respect

                                                                                          Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif