RASSEMBLEMENT DES MÉMOIRES EUROPÉENNES

Au cours de l’année 2018 fut envisagé avec nos amis belges de la Société Royale Philanthropique des Médaillés et décorés de Belgique et d’HIMOSPHERE Belgium, la création d’une association européenne regroupant toutes celles avec le même but du transfert de la mémoire que notre association nationale.

L’étude et la mise au point des statuts furent l’objet d’une coopération franco-belge dont notre association pilote en réalisa la conception. Survint la période covidienne qui nous empêchât de mener à terme une naissance plus rapide de cette nouvelle entité qui dépendra de l’Euro-Fédération pour la Paix elle-même en cours de création.

Après plusieurs entretiens, entre son Excellence Monsieur François KERCHOVE d’EXAERDE Ambassadeur de BELGIQUE en FRANCE et le Président Alain FABER des Mémoires du Mont-Valérien, fût décidé que les signatures de l’acte fondateur du  » Rassemblement des Mémoires Européennes de l’Euro-Fédération pour la Paix » seraient réalisées à la Résidence de BELGIQUE à Paris par les neuf membres fondateurs.

La cérémonie des signatures de cet acte fut placée sous le « Haut Patronage de son Excellence Monsieur François KERCHOVE d’EXAERDE Ambassadeur de BELGIQUE en FRANCE.

S E Monsieur l’Ambassadeur François KERCHOVE d’EXAERDE lors de l’accueil des Signataires et Invités
Les Signataires et Invités

Une vingtaine d’invités assistèrent à cet événement, parmi les signataires de l’acte fondateur nous étions heureux d’être honorés par la présence de Madame Jeanne d’HAUTESERRE Maire du 8è arrondissement de Paris.

Madame Jeanne d’Hauteserre et Alain Faber lors de la signature de la « Charte de Partenariat » entre les Mémoires du Mont-Valérien et la Mairie du 8ème arrondissement de Paris, et de Monsieur Philippe POCHART de la Société Royale Philanthropique des Médaillés et Décorés de Belgique
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l’Amiral Alain COLDEFY reçu juste avant la cérémonie de l’acte fondateur la cravate de commandeur de l’ordre sociétaire de la Croix Belge. Celle-ci lui fut remise par Monsieur Jean-philippe POCHART Commissaire en charge des relations extérieures de la Société royale Philanthropique des Médaillés et décorés de Belgique, assisté par Monsieur Stéphane GALARDINI Chancelier adjoint de la SRPMDB et grand ami des Mémoires du Mont-Valérien.

l’Amiral Alain COLDEFYfut major général des armées du 1er septembre 2002 au 14 juillet 2005, puis inspecteur général des armées du 15 juillet 2005 au 31 août 2006. Il est ensuite président de l’Académie de marine de 2016 à 2018, et président de la Société des membres de la Légion d’honneur depuis le 17 mai 2018

Allocution du Président Alain FABER avant la signature de l’acte fondateur du Rassemblement des Mémoires Européennes
Monsieur Jean-Philippe POCHART SRPMDB fut le premier signataire à procéder.
Monsieur Alexandre WATTIN Président d’ « ORFACE » et Madame Jeanne d’HAUTESERRE Maire du 8è arrondissement de Paris
Messieurs Calixte AUTHIER Président UNC Fédération Yvelines et Philippe BOULLAND Président UNC Fédération Paris
Messieurs Jean-Paul ROCOURT Président de Mémoire et Avenir Citoyen et Bernard LAUMIERES Président du comité Charles de Gaulle de l’Essonne.
Le Président Alain FABER et Monsieur Patrick OURCEYRE Secrétaire générale Exécutif des Mémoires du Mont-Valérien apposant la dernière signature donnant existence après trois de préparations et de contraintes au « RASSEMBLEMENT DES MÉMOIRES EUROPÉENNES »

Pour clore cet événement le Président Alain FABER remis à titre exceptionnel à S E M l’Ambassadeur de Belgique la « Croix d’Or du Mérite » des Mémoires du Mont-Valérien

Les Mémoires du Mont-Valérien en personnes de son Président Alain FABER et de son Secrétaire général Exécutif Patrick OURCEYRE adressent à S.E M l’Ambassadeur leurs plus sincères remerciements pour la qualité de l’accueil qui fut réservé aux participants de cette cérémonie, et lui adresse ainsi qu’au peuple belge le témoignage de leurs amitiés très respectueuses et très sincères.

Nous remercions les photographes qui nous ont donné l’autorisation de faire paraître leurs documents photographiques.

Patrick OURCEYRE Secrétaire générale Exécutif des Mémoires du Mont-Valérien

Groupe Guy-Môquet

Au début, ils étaient seize et le plus jeune avait 16 ans. Le patriotisme et le courage en juin 1940 a permis la naissance d’un noyau de résistance à Larnod (Doubs). Un groupe de jeunes trouve par hasard un jour sur une route un stock de fusils Lebel qui avait été abandonné.

Après un appel de Londres ils vont trouver à s’en servir. Début 1941 sous les ordres de Marcel Simon (21 ans) ils entrent en résistance. Leur premier attentat aura lieu en septembre 1942 en faisant sauter une écluse. Finalement ils en commettront 31.

En 1943 ils rejoignent les FTP et prennent le nom de groupe Guy-Môquet. Une partie de ce groupe est arrêtée en juillet et ils sont jugés en septembre en même temps que le groupe Marius-Vallet, seize sur vingt-trois sont condamnés à mort. Ils sont fusillés les yeux non bandés à la citadelle de Besançon en criant « Vive la France »

La  stèle ci-dessus se trouve sur un piton rocheux surplombant la vallée du Doubs, au lieu-dit « Le Rocher de Valmy ».

Encore une fois de plus nous constatons que la valeur n’attend pas le nombre des années. En leur honneur en 2015 un spectacle d’une heure et demie intitulé « Amis entends-tu ? » a été présenté devant un nombreux public dans la cour des Invalides.

Ils s’appelaient Henri, Marcel, Georges ou Roger et méritent notre respect et nous devons continuer à transmettre leur mémoire.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

La femme la plus décorée du monde

Une inconnue étonnante avec une carrière remarquable dans différents domaines aviatrice, inventrice, sportive, alpiniste, infirmière et journaliste française.

Marie Marvingt, née le 20 février 1875 à Aurillac (Cantal) et morte le 14 décembre 1963 à Laxou (banlieue de Nancy)

Ambassadrice de l’aviation sanitaire, elle conçoit un prototype d’avion-ambulance qu’elle ne réussit toutefois pas à construire avant la Première Guerre mondiale. Après la Première Guerre mondiale, elle reste journaliste et part vivre au Maroc où elle crée le premier lieu de formation des infirmières pilotes d’avions sanitaires et reçoit la médaille de la Paix. Elle fait partie de ce service pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle elle invente un type de suture chirurgicale minimisant le risque d’infection sur le champ de bataille.

Au cours de la Première Guerre mondiale, elle tient à s’engager dans l’aviation française. participe à deux bombardements aériens au-dessus de la base aérienne 128 Metz-Frescaty, ce qui lui vaut d’obtenir la croix de guerre 1914-1918. Elle décide de retourner sur le front. Pour ce faire, elle se déguise en homme  :

Elle intègre alors le 42e bataillon de chasseurs à pied sous le nom de Beaulieu. Quelques mois plus tard, après 47 jours cumulés en première ligne, son identité est démasquée elle doit quitter le front et est personnellement autorisée par le maréchal Foch à rejoindre le 3e régiment des chasseurs alpins en tant qu’infirmière et correspondante de guerre aux Dolomites, sur le Front italien et elle évacue alors régulièrement les blessés à skis. Ses travaux sur le service sanitaire, dont la création d’une formation correspondant au service sanitaire aérien dont elle devient de fait la première diplômée, lui valent de recevoir la médaille de la Paix du Maroc

En 1949, elle devient officier de la Légion d’honneur. Le 30 janvier 1955, elle reçoit le grand prix Deutsch de la Meurthe de la Fédération nationale d’aéronautique à la Sorbonne pour son œuvre dans l’aviation sanitaire. Le 20 février 1955, pour son 80e anniversaire, le gouvernement américain lui offre un vol au-dessus de Nancy à bord d’un chasseur supersonique. Elle reçoit la médaille du service de santé de l’air.

Avec 34 médailles et décorations, elle est à sa mort la femme la plus décorée de France.  Elle reçoit sa première distinction d’importance en novembre 1910 : l’Académie des sports lui octroie sa grande médaille d’or pour tous les sports. Elle a reçu plusieurs autres distinctions, dont :

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Jean Combette – Un ami des jeunes.

Nous avons bien connu ce remarquable général de corps d’armée qui a participé à plusieurs reprises à notre cérémonie annuelle au Mémorial de la France Combattante. Dans les années 2000, nous l’avons également souvent côtoyé lors du ravivage de la Flamme de la Nation alors que nous étions accompagnés par de nombreux jeunes élèves et collégiens.

En 1944, il s’engage dans les FFI puis dans la 1re armée du général de Lattre de Tassigny et participe à la campagne de France, il y est récompensé pour sa bravoure aux feux. Affecté à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr il est nommé sous-lieutenant en décembre 1945. Il participe aux guerres de décolonisation : cinq ans en Indochine, il est blessé au combat et cinq ans en Algérie où il fait preuve à nouveau d’une grande bravoure et obtient des résultats remarquables dans la pacification de son secteur. En février 1975, il est nommé Secrétaire d’État à la défense, fonction qu’il quittera lorsqu’il fut nommé général de brigade. Élevé au rang et appellation de général de corps d’armée en 1983 il devient contrôleur général des armées. Il sera également Vice-Président des auditeurs de l’IHEDN.

Président de la Flamme sous l’Arc de Triomphe – Flamme de la Nation (1999-2009) Durant sa longue présidence, il souhaite ouvrir le ravivage de la flamme à la société civile qui devient alors la « Flamme de la Nation ». Les efforts vont particulièrement portés sur les jeunes, collégiens, lycéens, qui dès lors, viendront en délégation raviver la flamme au côté de leurs professeurs. Il prend soin avec ses commissaires d’expliquer à ces écoliers qu’il leur appartient désormais « de relever tous les défis de leur époque et de s’associer aux forces vives de la Nation pour construire leur avenir ».

Notre association nationale œuvre et travaille résolument dans la droite ligne de ce qu’il souhaitait.

Ses Distinctions

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien 

 Nous remercions Wikipédia pour ses informations

Nicolas ROUMIANTZOFF

Officier hors pair et personnalité hors norme, ce général méconnu est Compagnon de la Libération.

Alain Faber et moi-même avons eu le grand privilège de bien le connaître.

Un parcours absolument exceptionnel pour ce « romanesque » soldat dénommé « Roum » par ses camarades de combat, il recevra par le Général De Gaulle en Juin 1943 sa Croix de Libération.

Né le 9 mai 1906 à Yanovka en Russie, orphelin de père et de mère, il sera contraint à l’exil par la révolution de 1917. Il s’installera en Bretagne auprès de sa grand-mère et entrera à St Cyr en 1924 avec le grade de sous-lieutenant. Il servira en Tunisie (1927-1929) puis au Maroc (1929-1932).

Lieutenant en 1928 il commandera le 3e Escadron de Cavaliers Tcherkesses en Syrie (1932-1935). Juin 1939 il est naturalisé Français. En avril 1940 il participera à la campagne de France. Il est blessé le 24 mai 1940, capturé après s’être battu sur la Somme et la Loire, il s’évade. Avec l’aide de la Résistance, il gagnera Tanger puis Gibraltar et arrivera en Grande-Bretagne en décembre 1941. Nommé capitaine, il est affecté à l’Etat-major du général de Gaulle à Londres.

En août 1942, en Libye, il sera blessé avant de se distinguer, en novembre, au combat de l’Himeimat à El Alamein en commandant l’avant-garde de la colonne lancée à la poursuite de l’ennemi, faisant de nombreux prisonniers. En mars 1943, il sera nommé chef d’escadrons et s’illustrera en Tunisie au combat de l’Oued Gragour où il bloquera l’offensive de Rommel.  Il rejoindra ensuite la Force L du général Leclerc où il dirigera l’avant-garde. En juin 1944, il est promu au grade de lieutenant-colonel et débarquera en Normandie le 1er août avec la 2e DB, intégrée à la 3e Armée américaine du général Patton. Chef d’un groupement léger, il s’emparera d’Argentan le 13 août. A Paris, le 25, il atteindra le premier la Place de l’Etoile. Il poursuivra le combat dans les Vosges en infligeant de lourdes pertes à l’ennemi. A cette occasion, il sera décoré de la DSC pour « héroïsme extraordinaire ». Il prendra la part la plus active, en janvier et février 1945, à la réduction de la poche de Colmar. Il rejoindra l’Indochine en 1948, en qualité de commandant du secteur de Quang-Tri. En janvier 1949, il est blessé une troisième fois près de Gia-Mon avant de prendre, en octobre 1949, le commandement du secteur est du Cambodge où il montera toute une série d’opérations qui porteront des coups très durs à l’adversaire. En 1953 il est promu colonel et affecté de nouveau en Indochine où il commandera le Groupement mobile n°3. Il recevra alors trois nouvelles citations à l’ordre de l’Armée. En 1955, en Algérie il dirigera avec énergie les opérations du Djebel Mimouna et du Kef Mimouna.

Titulaire de 22 citations (dont 11 à l’ordre de l’Armée) durant sa carrière militaire, il sera promu au grade de général de brigade en janvier 1962, puis, sur sa demande, sera mis à la retraite au mois de juillet de la même année. Il se retirera à Paris et décédera à l’Hôpital du Val-de-Grâce, le 15 avril 1988.


• Grand Officier de la Légion d’honneur

• Compagnon de la Libération
• Croix de Guerre 39/45 (10 citations)
• Croix de Guerre des TOE (5 citations)
• Croix de la Valeur Militaire avec palme
• Croix du Combattant Volontaire 39/45

• Croix du Combattant
• Médaille coloniale avec agrafes « Libye », « Tunisie 1942-43 », « Extrême-Orient »
• Chevalier du Mérite Social
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille Commémorative Indochine
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l’Ordre en AFN avec agrafe Algérie
• Médaille des Blessés
• Distinguished Service Order (GB)
• Military Cross (GB)
• Distinguished Service Cross (USA)
• Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie)
• Commandeur du Ouissam Alaouite (Maroc)
• Mérite Militaire Syrien

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien.

Nous remercions le musée de l’Ordre de la Libération pour sa biographie qui nous a permis d’en extraire les informations de notre article nous permettant de mieux le faire connaître.

Le livre ci-dessus écris par son fils est en vente à la FNAC.

Armée de l’ombre – Personnage moins connu

Simone Michel-Lévy est née le 19 janvier 1906 à Chaussin (Jura)

Elle fût l’une des toutes premières résistantes au sein de la direction des recherches et du contrôle technique des PTT à Issy-les-Moulineaux.

Elle entre à 16 ans et demi aux PTT. Dès 1940 elle distribue des tracts anti-allemands et en 1941 elle participe à la création du réseau Action PTT qui a pour but de multiplier les cellules de renseignement et transmission en utilisant les moyens techniques et les compétences des PTT. Elle organise un système de boîtes aux lettres et de postes émetteurs clandestins sur une grande partie du territoire. Des transports de courriers sont mis en place depuis les gares de Lyon et Montparnasse.

En 1942 le réseau se rapproche de la CND du colonel Remy de la France Libre. Dès 1943 elle fabrique de fausses cartes professionnelles pour éviter le travail au STO. Elle devient enfin agent régulier et permanent du BRCA, les services secrets de la France Libre dirigés depuis Londres. Cette même année un rendez-vous lui est fixé au café François-Copée, c’est un piège et elle est arrêtée. Elle est amenée au 101 avenue Henri Martin et malgré les tortures elle reste muette et se trouve livrée à la Gestapo rue des Saussaies. Elle sera alors internée à Fresnes puis à Royalieu.

Enfin déportée à Ravensbrück en 1944 puis dans un camp de travail où elle doit fabriquer des armes pour l’armée. Elle sera finalement condamnée à mort et pendue le 13 avril quelques jours seulement avant la libération du camp de Flossenbürg.

Nous lui rendons hommage et devons garder en mémoire cette femme exceptionnelle qui a joué un rôle important dans la lutte contre les nazis.

Elle fait partie des six femmes Compagnons de la Libération sur les 1.038 décorés.

Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération • Croix de Guerre 39/45 avec palme
Médaille de la Résistance • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

Médaille des Blessés • Médaille commémorative de la Guerre 39/45 avec barrette « Engagé volontaire » • Médaille de la Déportation et de l’Internement pour faits de Résistance

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Nous remercions le journal Le Parisien du 7 mars pour son article publié sur ce sujet.

Il existe une bande dessinée aux éditions Bamboo « Les compagnons de la Libération- Simone Michel-Levy »

Les femmes dans la résistance

Dans le cadre de notre partenariat avec le Souvenir Français, nous vous recommandons de prendre connaissance de la lettre N° 70 invitant à participer à plusieurs célébrations concernant le sujet évoqué ci-dessus.

Bonne lecture.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien.

Alsace-Moselle – « Malgré-nous » « Malgré- elles »

Monument en hommage aux « Malgré nous » (Bas-Rhin)

L’expression « malgré-nous » désigne les Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale pour faire leur service militaire que ce soit dans l’armée de terre, dans l’armée de l’air, dans la marine de guerre, ou encore dans la Waffen-SS. Le pendant féminin : les malgré-elles.

Ils sont encore trop peu connus des jeunes générations qui n’en ont pratiquement jamais entendu parler.

Notre grand et regretté ami de notre présidente honoraire décédée Lysiane Tellier, Albert Thielen, a réussi, à l’époque, à échapper à l’obligation d’enrôlement dans la Wehrmacht. Il en témoignait souvent de son vivant pour en transmettre la mémoire aux lycéens de l’Ile de France.

En effet, durant la seconde guerre mondiale, l’Alsace et la Moselle occupées ont fourni 1 % du contingent total des forces armées allemandes, soit 134 000 hommes, dont 103 000 Alsaciens et 31 000 Mosellans. Parmi les 134 000 hommes qui furent appelés, environ 30 % furent tués ou portés disparus, 30 000 blessés et 10 000 invalides

Depuis 1945, les Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l’armée allemande bénéficient des mêmes droits que les combattants ayant servi dans les formations de l’armée française, durant la Seconde Guerre mondiale, ceci dans un geste de réconciliation franco-allemand.

Ces très jeunes hommes et femmes doivent faire partie de notre mémoire.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Pour plus d’informations sur ce sujet parfois méconnu, voire de nombreux sites internet et en particulier Wikipédia.

EXEMPLAIRE

À 18 ans, elle entrait dans la résistance et elle a eu 100 ans en janvier 2022.

Odile de Vasselot de Régné s’est engagée contre les nazis dès 1940 et elle a résisté durant toute la guerre, guidant notamment les aviateurs alliés à travers la France au sein du réseau Comète. Elle a eu la chance de n’être jamais arrêtée.

Dans le réseau Zéro France elle a servi d’agent de liaison en transportant des paquets en direction de Toulouse « courrier descendant » et en n’en ramenant d’autres en direction de Paris « courrier montant ».

Lorsqu’elle témoigne après des jeunes, elle leur demande de ne retenir qu’une chose « ne jamais baisser les bras malgré les difficultés que l’on a eues et auxquelles on aura encore à faire face ».

En d’autres mots : vous devez toujours résister.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

  Marie Joseph Henri Grouès – Résistant                       

Pendant la seconde guerre mondiale il a aidé des juifs à fuir les nazis et il leur obtenait de faux papiers. Il va également aider les réfractaires au service du travail obligatoire (STO) et dans la clandestinité il adoptera le nom d’abbéPierre qui lui restera jusqu’à la fin de sa vie.

En novembre 1943 il a fait passer en Suisse le plus jeune frère du général de Gaulle, Jacques, ainsi que son épouse qu’il confie au réseau de l’abbé Marius Jolivet, curé de Collonges-sous-Salève. Il a participé à la création de maquis dont il est un des chefs dans le massif du Vercors et le massif de la Chartreuse. A cette époque il va rencontrer Lucie Coutaz, qui le cache sous un faux nom, et restera sa secrétaire particulière jusqu’à sa mort en 1982. Elle est d’ailleurs considérée comme la cofondatrice du mouvement Emmaüs.

En 1944, il sera arrêté par les allemands à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées-Atlantiques, mais sera  relâché et passera en Espagne puis rejoindra via Gibraltar le général de Gaulle à Alger. Il deviendra alors aumônier de la Marine et toute sa vie il portera sa croix d’aumônier sur la poitrine.

Ses actions dans la résistance lui vaudront de nombreuses distinctions françaises et étrangères :

Distinctions françaises :

Cet homme exemplaire au passé remarquable et prestigieux mérite tout notre respect et ne doit jamais tomber dans l’oubli pour les jeunes générations qui ne l’ont pas connu.

De nombreux sites permettent de mieux connaître sa vie très exceptionnelle toujours dédiée au secours des plus démunis.

Patrick ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien