LES JEUNES DU SERVICE MILITAIRE VOLONTAIRE

Présents à ORADOUR ces jeunes du service militaire volontaire donnent l’exemple de ce que devrait être tous les jeunes français. bravo Jeunes Gens et félicitations à votre encadrement !

En effet il ne suffit pas d’avoir une carte d’identité française, ou un titre de séjour du pays qui accueille, il faut porter le pays dans ses « TRIPES » Apprendre à vivre en paix et en collectivité, respecter ses usages et ses coutumes ainsi que son Histoire séculaire, pour le bien d’autrui, de tous et celui de la Nation.

Alain FABER Président des Mémoires du Mont-Valérien

Ces jeunes donnent l’exemple

EXPOSITION A NE PAS MANQUER

Ces deux articles émanent de Monsieur Christophe Sencier délégué régional « Nouvelle-Aquitaine » des Mémoires du Mont-Valérien.

PRÉPARATION MILITAIRE MARINE  » Capitaine de corvette Charles Bonnal  » au centre PMM de Compiègne

Le 8 AVRIL 2023, le président Alain Faber et le secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre se sont rendu à Compiègne afin de féliciter la Préparation Militaire Marine pour leurs présences à notre cérémonie annuelle d’octobre 2022 ainsi qu’à celle donnée en l’honneur de Tirailleurs Malgaches des guerres 14/18 et 39/45 célébrée au Mont Valérien le 26 novembre 2022.

contre amiral Jacques Blanc

Un Certificat spécial de reconnaissance nominatif fut remis à chaque stagiaire.

Le  » Diplôme de Correspondant Mémoire  » fut attribué au centre de Préparation Militaire Marine de Compiègne et remis à son chef de centre le Commandant Arnaud Lacroix.

La matinée s’est terminé sur la place d’armes par la remise de la Croix du Mérite des Mémoires du Mont-Valérien échelon Bronze au Quartier Maître Louis GODON en présence des autorités de la PPM  » Charles Bonnal  » et du détachement au grand complet.

L’ Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien présente ses félicitations au quartier Maître Louis GODON pour s’être vu remis la « Croix de bronze du Mérite » des Mémoires du Mont-Valérien

Nous félicitons le CENTRE DE PRÉPARATION MILITAIRE MARINE  » Capitaine de corvette Charles Bonnal  » de Compiègne pour la qualité de son instruction et son ouverture à la mémoire de nos anciens. Nous sommes heureux que celui-ci soit devenue « Correspondant Mémoire » pour ses nombreuses activités mémorielles transmises aux stagiaires.

Félicitions renouvelés au Capitaine de Corvette Arnaud LACROIX chef de centre pour son management et son sens du service publique et patriotique.

L’ Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien et le Rassemblement des Mémoires Européennes souhaitent « Bon vent et bonne mer » à l’équipage de la préparation militaire Marine  » Capitaine de Corvette Charles Bonnal »

Alain FABER

Président des Mémoires du Mont-Valérien et Fondateur et Coordonnateur du Rassemblement des Mémoires Européennes Euro-Fédération pour la Paix

RÉSISTANCE

Nous vous recommandons tout particulièrement de regarder sur ARTE le 25 avril à 20h55, un intéressant documentaire réalisé par Patrick ROTMAN historien et documentaliste. Il a également écrit un livre aux éditions du Seuil « Résistances ».

Cet ouvrage ainsi que le documentaire rendent compte de cette période troublée de la France. Dernière épopée de notre histoire contemporaine.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Robert Desnos

Poète surréaliste et résistant français, né le 4 juillet 1900 dans le 11e arrondissement de Paris, mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie.

Dès juillet 1942, il fait partie du réseau AGIR, auquel il transmet des informations confidentielles parvenues au journal, tout en fabriquant de faux papiers pour des Juifs ou des résistants en difficulté. En 1943, il est averti que ce réseau est infiltré, mais il en demeure membre tout en se rapprochant, du réseau Morhange. Arrêté, le 22 février 1944, interrogé rue des Saussaies, il finit à la prison de Fresnes. Le 20 mars, il est transféré au camp de Royallieu à Compiègne où il trouve la force d’organiser des conférences et des séances de poésie.

Le 27 avril, il fait partie du convoi dit « des déportés tatoués », un train de mille sept cents hommes dont la destination est Auschwitz. Il est ensuite redirigé le 12 mai vers Buchenwald, y arrive le 14 mai et repart deux jours plus tard pour Flossenbürg . Les 2 et 3 juin, un groupe de quatre-vingt-cinq hommes, dont il fait partie, est acheminé vers le camp de Flöha. Le 15 avril 1945 il est transféré au camp de concentration de Theresienstadt, à Terezin. Le 3 mai 1945, les SS prennent la fuite ; le 8 mai, l’Armée rouge et les partisans tchèques pénètrent dans le camp.

Un étudiant tchèque, Joseph Stuna se met à sa recherche au milieu de deux cent-quarante « Squelettes vivants » et le trouve. Il a la force de se relever en entendant son nom mais au bout de trois jours, il entre dans le coma. Le 8 juin 1945, à cinq heures du matin, Il meurt. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.

Ecrit en 1944 dans le « Veilleur du Pont-au-change »

« Je vous salue vous qui dormez

Après le dur travail clandestin,

Imprimeurs, porteurs de bombes, déboulonneurs de rail, incendiaires,

Je vous salue vous tous qui résistez, enfants de vingt ans au sourire de source,

Vieillards plus chenus que les ponts, hommes robustes, images des saisons,

Je vous salue au seuil du nouveau matin « 

Par décret du 3 août 1946, il est décoré à titre posthume de la médaille de la Résistance française

Nous remercions « Chemins de la Mémoire » de novembre 2022 et Wikipédia qui nous ont permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Pierre Adonis Louis Wallerand

Commando Kieffer

Né le 05 décembre 1912 à Guillaucourt En 1940, Pierre Wallerand, militaire de carrière, sergent-chef d’infanterie responsable d’une section de mitrailleurs, est engagé dans l’armée de terre et participe activement à la « Campagne de France ».

Parti de Gibraltar le 8 mars 1943 et arrivé en Angleterre, il s’engage dans les « Forces Françaises Libres ». Il est affecté à la « Caserne Surcouf » à Londres le 20 avril 1943 et il est promu Maître-Fusilier.

Il est ensuite affecté à la « Caserne Bir-Hakeim » près de Portsmouth pour effectuer ses classes de marin de la « France libre » et demande à suivre le stage commando d’Achnacarry. A l’issue de ce stage, ayant passé les épreuves avec succès, il obtient le port du fameux béret vert et est affecté à la « 1re compagnie des Fusiliers marins commandos ».

Dans la nuit de noël 1943, il fait partie et commande le raid Hartack11 sur Gravelines, ce dernier comprend 8 hommes et le 24 décembre 1943, il embarque avec ces camarades sur le « H.M.S. Wasp. A 2 h 30 du matin, ils montent sur un doris (petite embarcation) dans le but de débarquer sur la plage de Petit-Fort-Philippe à Gravelines dans la Somme. Leur mission : reconnaître les défenses allemandes. Leur mission terminée et réussie, ils tentent de regagner la vedette rapide mais à quelques mètres du rivage, le doris prend l’eau et coule. Revenus tous indemnes sur la plage, excellent nageur il décide de gagner à la nage la vedette pour demander du secours et rapporter des renseignements. Il succombe de fatigue et de froid le 25 décembre 1943 lors de cette tentative. Son corps est retrouvé le 31 décembre 1943, il avait 31 ans.

En son honneur, un monument à sa mémoire a été érigé dans son village natal de Guillaucourt (Somme)

Nous remercions le Mémorial national des Marins morts pour la France de nous avoir permis d’écrire cet article en mémoire de ce courageux commando.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Mohamed BEL HADJ

Mohamed Bel Hadj, né le 18 mars 1905, à Saïda (ex-département d’Oran) en Algérie et mort le 10 janvier 1945 à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin), est un militaire français, compagnon de la Libération.

Il est l’un des compagnons de la Libération peu connu du 22e Bataillon de Marche nord-africain (22e BMNA) de la 1re division française libre (1re DFL).

Au sein de l’armée de Vichy, à la campagne de Syrie contre les forces anglaises et gaullistes, il est blessé à la jambe par éclat d’obus, le 19 juin 1941, devant Merdjayoum.

Le 6 août 1941, il choisit de déserter pour s’engager dans les Forces françaises libres. Promu adjudant en octobre 1941, il est affecté dès sa création à la 22e Compagnie Nord-africaine (22e CNA) formée avec des tirailleurs nord-afr792 ralliés à la France libre. La compagnie est rattachée à la 1ère Brigade française libre du général Koenig et participe à la campagne de Libye.

Par deux fois, au péril de sa vie, il sauve son commandant de compagnie à Bir-Hakeim en juin 1942. Il prend part à la campagne d’Italie où il débarque avec la 1ère Division française libre (1ère DFL) le 20 avril 1944. Promu adjudant-chef le 1er juillet 1944, il débarque en Provence le 17 août 1944, prend part aux combats de libération de la Provence et de la vallée du Rhône. Il est promu sous-lieutenant le 25 novembre 1944.

Le 9 janvier 1945 pendant la campagne d’Alsace, il saute sur une mine en conduisant une patrouille à Dambach dans le Bas-Rhin. Mortellement blessé, il dit au médecin : « Le lieutenant Bel Hadj va mourir, mais cela ne fait rien. Vive la France ! ». Il décède dans l’heure suivante, pendant son transfert à l’hôpital. Il est inhumé au cimetière national de Sigolsheim dans le Haut-Rhin parmi les 792 tombes de militaires maghrébins.

Nous ne devons pas oublier ces valeureux combattants venus combattre pour notre liberté.

Nous remercions Wikipédia pour l’ensemble des informations mises à notre disposition pour développer le transfert de la mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

UN HÉROS POPULAIRE

Leclerc de Hauteclocque

Sur invitation de M. Thierry Veron Président de l’ACAGL14 et du Général Michel de la fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque, nous avons eu le grand plaisir d’assister à une très belle et intéressante conférence sur le Général Leclerc au cinéma Gaumont d’Alésia Paris 14éme. Nous vous en rappelons synthétiquement la brillante carrière.

Philippe Leclerc de Hauteclocque – 1902/1947

École spéciale militaire de St Cyr, école d’application de la cavalerie à Saumur.

De tradition catholique, fervent pratiquant, toute sa vie il fût attaché à sa foi. Chef de famille nombreuse il a vécu dans une importante fratrie. Durant la seconde guerre mondiale, grand chef militaire de la France libre, grand stratège, organisateur toujours à l’offensive, commandant de la 2éme DB.

Fait prisonnier en 1940, Il s’évade et rejoint De Gaulle. Sa mission : rallier l’Afrique Équatoriale Française à la France Libre, Cameroun, Tchad, Congo et le Gabon.

En Libye il gagne la bataille de Koufra et fait le serment de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. De très nombreuses victoires dans le Maghreb, puis la bataille de Normandie avec un débarquement le  1er Août 1944. Suivra la libération de Paris où il recevra la reddition de Von Choltitz et foncera libérer Strasbourg le 23 novembre.

Il continuera sur l’Allemagne et s’emparera du Nid d’Aigle dans la nuit du 4 au 5 Mai 1945. En juin 1945 il quittera la 2éme DB pour rejoindre le Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient. Il y fera la reconquête de l’Indochine, le 18 mars 1946 entrée dans Hanoï où il rencontrera Hô Chi Minh. Le 12 juillet 1946, il est nommé inspecteur des forces terrestres en Afrique du Nord et sera promu Général d’Armée. Le 28 novembre 1947 son avion s’écrase aux environs de Colomb-Bechar, les 12 occupants sont tués.

Après un hommage national à Notre-Dame, la 2e DB escorte son chef vers l’Arc de Triomphe, où une foule de Français vient s’incliner devant le cercueil du général. Il est inhumé dans la crypte des Invalides, dans le caveau des gouverneurs.

Compagnon de la Libération il fut élevé à la dignité de Maréchal de France à titre posthume, il est d’ordre part titulaire de très nombreuses médailles françaises et étrangères.

En raison de sa carrière exceptionnelle, vous trouverez bien entendu de plus nombreuses informations le concernant sur de nombreux site internet.

Nous remercions l’ensemble des auteurs, détenteurs, et propriétaires des photographies qui sont présentées ci-dessus pour leur aide et contribution bénévoles au transfert de la mémoire.

Alain Faber et Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

Honoré D’ESTIENNE D’ORVES

Héros de la Résistance française aux lendemains de son exécution, le 29 août 1941, Honoré d’Estienne d’Orves est né en 1901 à Verrières dans une famille de tradition catholique et dont plusieurs membres ont servi dans la  » Royale « .

En 1921 il choisit d’entrer à l’École navale et accomplit son instruction maritime comme enseigne de vaisseau de 2° classe sur la Jeanne d’Arc. Affecté à Toulon c’est là qu’il apprend la défaite et la signature de l’armistice. Refusant l’un et l’autre il décide de quitter son escadre et rejoint en septembre 1940 le général de Gaulle, à Londres. Il est nommé chef du 2° Bureau de l’État-major de la France Libre et obtient le grade de capitaine de corvette dans les Forces Navales de la France Libre (FNFL). Le 22 décembre 1940 il quitte l’Angleterre et débarque clandestinement sur les côtes bretonnes. Avec deux compagnons, Yan Doornik et Maurice Barlier, il met sur pied un des premiers réseaux de renseignement en France, le réseau  » Nemrod « . Trahi et dénoncé par son radio, il est arrêté le 21 janvier 1941 à Nantes par la Gestapo, le réseau Nemrod est rapidement démantelé. D’abord transféré avec quelques-uns de ses camarades à Berlin, il est finalement renvoyé en France et incarcéré à la prison du Cherche-Midi puis à Fresnes.

Le 13 mai 1941 s’ouvre le procès du réseau Nemrod devant la Cour martiale allemande de Paris ; prenant sur lui l’entière responsabilité des faits il cherche à disculper ses compagnons. Après plusieurs jours de débats, accusé d’espionnage, il est condamné à mort ainsi que Maurice Barlier, Yan Doornick. Les condamnés sont exécutés au Mont-Valérien le 29 août 1941, à l’aube.

Il est inhumé à Verrières.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Les Forces Françaises Libres

Elles ont permis de renforcer la légitimité du général de Gaulle.

Formées à l’été 1940, elles regroupent alors près de 3 000 hommes : ce sont des soldats rapatriés de Norvège ou déjà présents au Royaume-Uni et des volontaires venus rejoindre l’Homme du 18 Juin dont ceux de l’ile de Sein. Dès février 1941, l’École des Cadets de la France Libre permet de former de nouveaux officiers. Ces troupes, équipées par les Britanniques, se renforcent pour atteindre environ 17 000 hommes après le ralliement successif de territoires de l’Empire colonial français. Au total, on estime entre 50 et 55 000 le nombre de soldats, marins et pilotes ayant rejoint les FFL avant le 31 juillet 1943. 30 nationalités y sont représentées.

En Afrique, les forces terrestres combattent avec les Britanniques en Libye dès septembre 1940. Le colonel Leclerc forme au Tchad une colonne qui combat les Italiens dans le sud du Sahara. Le succès du raid contre l’oasis de Koufra en mars 1941, la conquête du Fezzan l’année suivante puis la participation à la campagne de Tunisie début 1943 contribuent à forger sa légende. En mai-juin 1942, deux brigades françaises libres participent au combat défensif livré à Bir Hakeim. Ils seront également engagés à l’automne à El-Alamein puis à la fin de la campagne de Tunisie.

La formation de forces navales de la France Libre (FNFL) et de forces aériennes (FAFL constituées en juin 1941) s’avère plus difficile en raison du manque de volontaires et de matériel.

 Pour le général de Gaulle, les FNFL jouent un rôle stratégique important : elles sont chargées d’escorter les convois, et il profite de leurs parcours pour susciter des ralliements au sein de l’Empire(le Gabon en novembre 1940, Saint-Pierrre-et-Miquelon en décembre 1941 ou la Réunion en novembre 1942).

Les FAFL sont également présentes sur tous les fronts : les groupes Lorraine et Alsace au Moyen-Orient, Ile de France formé en Angleterre puis, à partir de novembre 1942, le groupe Normandie (devenue Normandie-Niemen en 1944) sur le front de l’Est.

Les FFL sont dissoutes à l’été 1943 en fusionnant avec l’armée d’Afrique pour former l’armée de Libération. La 1e DFL qui participe à la campagne d’Italie, au débarquement en Provenceest presque exclusivement formée de Français libres, très bien représentés au sein de la 2e DB qui prend part à la libération de Paris. Après la jonction des troupes françaises débarquées en septembre 1944, le combat se poursuit jusqu’à la victoire finale.

Nous remercions la Fondation Charles de Gaulle qui nous a permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien