Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
11 septembre 2021 · L’association nationale « Mémoire du Mont Valérien » a choisi la Mairie de Panazol pour honorer trois de ces membres, qui portent et transmettent la mémoire des Compagnons de la Libération et de tous ceux qui ont fait sacrifice de leur vie pour la Liberté de la France.
Son président Alain FABER et son tout nouveau délégué départemental Christophe Sencier ont ainsi distingué Pascal GAMBIRASIO D’ASSEUX, Dominique LENOIR et Alain ROUFFY. Le Maire de Panazol a salué l’engagement de chacun, a insisté sur le rôle de tous dans cette obligation de mémoire, seul outil pour éviter le déclin de notre pays.
Il a remercié au nom des Panazolais, Alain FABER pour le beau cadeau fait à notre Ville : un ouvrage original de 1961 retraçant le destin des Compagnons de la Libération « Morts pour la France » entre 1940 et 1945. »La flamme de la Résistance ne s’éteindra pas »Général Charles de Gaulle.
MERCI DE BIEN VOULOIR VENIR A LA CÉRÉMONIE APRÈS AVOIR CONFIRMÉ VOTRE VENUE ET AVEC CETTE INVITATION. Pour des raisons budgétaires aucune invitation sera expédiée par la poste mais par courriel et avec le blog. Merci pour votre compréhension
LE REDÉMARRAGE DE NOS ACTIVITÉS MÉMORIELLE
La cérémonie annuelle des Mémoires du Mont-Valérie est dédiée cette année à
La Société Royale et Philanthropique des Médaillés et Décorés de BELGIQUE
Le Président Alain FABER présent à cette commémoration patriotique remercie Monsieur le Maire de Clamart Jean-Didier BERGER pour son accueil et la qualité de cette cérémonie organisée avec le Souvenir Français de Clamart présidé par Monsieur François Philipp à qui nous adressons nos vives félicitations pour la qualité du texte ci-dessous qu’il nous lût et dont il est l’auteur.
24 AOÛT 1944
Brouillard, Pluie sur Clamart- Une situation inhabituelle laisse présager des évènements importants
Un ordre a été donné « EMPÊCHER LES ALLEMANDS DE FUIR »
Les FFI (Force Française de l’intérieur) –pour Clamart « Les Ardents »et des clamartois abattent des arbres, déversent des pavés pour dresser des barricades, des sacs de sable, de bois, d’autres objets bouchent différentes artères de la ville.
Un autobus à gazogène de la TCRP immobilise même la côte de Châtillon à la Tour Biret.
Vers 17 h le lieutenant SORRET et les jeeps de la section de reconnaissance du 2/RMT arrivent au Petit Clamart.
La première maison du département est libérée (Le foyer du soldat allemand) De nos jours « Le living » anciennement « chez Clément » et à cette époque le rendez-vous de Chasse.
Le Tank destroyer « Sirocco » du 12e RCA vient de détruire un véhicule semi chenillé avec canon de 20 mm et son half-track d’accompagnement chargé de munition (un joli feu d’artifice) ;
Ce véhicule est resté de nombreuses années sur la place du Souvenir Français à côté du lycée.
Début de soirée le soleil parvient à trouer les nuages, les cloches se mettent à sonner à toutes volées.
Les premiers chars de la 2eme DB viennent de franchir le carrefour du petit Clamart avec à leur tête le commandant Massu.
L’explosion de joie, d’enthousiasme et d’émotion n’effacera pas la tragédie survenue cinq jours plutôt où après les combats du pavé blanc entre un groupe d’Ardents et des Allemands. Les FFI ont été massacrés, fusillés et une famille qui rentrait chez elle « les SCHMAUDER » a été fusillée avec ses deux petites filles -2 et 4 ans.
Mais ces heures historiques sont vécues comme une véritable délivrance.
Le Sous Groupement fonce sur la porte de Châtillon en passant par le rond-point des 3 communes.
Une colonne descend la rue du Plessis Piquet (rue de la division Leclerc) la rue de Chevreuse (avenue jean baptiste Clément), la rue de Sèvres (rue Paul Vaillant Couturier).
Arrivée Place Marquis, les uns explorent l’avenue Adolphe Schneider, la rue de la vallée du bois, la rue de Fleury ou une Clamartoise tendant sa petite fille à un équipage pour les féliciter se retrouve nez à nez avec Hemingway.
Les autres descendent la rue du Bois de Boulogne (Avenue Henri Barbusse) jusqu’à l’hôpital Percy.
CLAMART EST LIBÉRÉE !
Au matin du 25 Août le Sous Groupement Massu sera au pont de Sèvres.
La sécurité des arrières sera assurée par le Sous groupement MINJONNET (du petit Clamart à l’entrée de Versailles)
Au petit Clamart, durant la soirée et la nuit de nombreux véhicules furent détruits et leurs occupants Allemand tués ou fait prisonniers.
ON NE PASSE PLUS
Après avoir complimenté les enfants qui ont participé aux dépôts de gerbes, chanté la Marseillaise et s’être parfaitement comportés, le Président Alain FABER leur remettra devant Monsieur le Maire un »Témoignage de Satisfaction » des Mémoires du Mont-Valérien pour les remercier et les encourager dans leurs démarches patriotiques et civiques. Félicitations à eux et à leurs parents responsables de la transmission de nos valeurs. Ces jeunes citoyens sont : Gabin Plissonneau et Yaël Martin Gros-Désirs.
Alain FABER – Président des Mémoires du Mont-Valérien
Le 10 mars 1944, le château devient le quartier général du Général Rommel. Il s’y installe avec 1500 soldats allemands.
« État Major de niveau 5 – Rommel a sous ses ordres 500.000 hommes et doit surveiller 3.500 kms de côtes »
Nuit et jour des camions entrent et sortent en convoyant des munitions qui sont stockées dans des salles creusées dans la craie.
Dans l’une des pièces du château sont abritées les machines capables d’encoder et de décoder les messages, « Enigma » en faisant partie.
Le 6 juin 1944 un soldat en charge de l’écoute des messages veut prévenir Rommel du proche débarquement. Celui-ci était parti à Ulm et une fois de retour ne reprendra les choses en mains qu’en fin de journée.
Le 17 juillet il échappe à un mitraillage de sa voiture par deux avions alliés. Il sera ensuite transféré dans un hôpital en Allemagne.
Les alliés ignorant ce fait parachutent 6 français le 25 juillet pour une opération secrète nommée GASS. Il s’agissait d’enlever Rommel et de négocier la paix.
Le 25 août les bombes vont pleuvoir sur la-Roche-Guyon.
Depuis 2019, deux conférenciers sur place Romain Davy et Martial Codina-Deslin proposent un intéressant parcours sur le thème de la Seconde Guerre mondiale.
Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV
Source : Nous remercions le Parisien pour son article paru le 20 août 2021
Un article proposé par Christophe SENCIER Délégué Régional de « Nouvelle-Aquitaine »
BERNARD KATZ
Je voudrais rendre un hommage appuyé à un homme qui a été très impliqué dans la Libération de Limoges, Bernard Katz qui vient de nous quitter dans sa 98 ème année.
Bernard Katz, un vrai baroudeur. L homme collectionne les coups de main, les dernières semaines avant la libération de Limoges, il ne va les voir passer tant les événements se précipitent au sein du groupe franc de l AS de Grandmont.
Installé à Limoges début 1943, Bernard Katz déniche des petits boulots. On le voit ainsi téléphoniste à la caserne de la Visitation, assistant au laboratoire de l hôpital, mais très vite le « fidèle » du colonel Huard sait que sa vie passe par les hauteurs de Grandmont où chacun apprécie la fraternité d armes.
Des armes parlons- en …Au groupe franc on est prêt à se battre mais il n y a en arme lourde qu un fusil -mitrailleur et un mitrailleur d avion ! il fallait être insouciant et vivre au gré de l insouciance de la jeunesse » confie Bernard Katz en évoquant, plus d un siècle après, son incroyable virée sur les routes de la Haute-vienne entre Limoges et La Chateline, à Bussière-Galant.
La Chateline à Bussière-Galant
On est le 12 août 1944, neuf jours avant la libération de la cité porcelainière : » je reçois l ordre de partir pour La Chateline, belle propriété aux confiants de la Haute-vienne et de la Dordogne, afin de remettre à Pierre Boursicot, bientôt commissaire de la République, une somme de 500 000 f, soit près de 80 000€. Une traction avant 11cv est mise à ma disposition et, à 9h après avoir revêtu la tenue kaki des GMR, pistolet au côté, je prends livraison de la voiture et la somme d argent prévue. Je choisis la route de St Yrieix par de petites voies de campagne lorsque je tombe sur le maquis!! Je suis désarmé et aligné le long du mur… Que faire ? Je joue le tout pour le tout. Je dis que je suis le lieutenant Bernard du groupe franc de l AS de Grandmont. Il semble que mes paroles dissipent les vapeurs d alcool. L un des maquisards va à La Chateline et revient rassuré : » c est bon tu es attendu! » C est ainsi que je suis introduit auprès du commissaire régional de la République et lui remets les 500 000F.
Nous remercions la » collection-jfm.fr » pour sa participation à la transmission de la mémoire
En 1934, fut inaugurée la Cité de la Muette, à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, elle est réquisitionnée dès octobre 1939 par l’État pour en faire un camp de prisonniers.
Très vite, la Cité de la Muette est transformée en un vaste camp d’internement de Juifs. En août 1941 4.232 Juifs, uniquement des hommes de 18 à 50 ans, qui sont arrêtés y sont envoyés.
En novembre 1941 entre 750 à 800 internés, malades, sont finalement libérés.
A partir de mars 1942 et la création du camp d’extermination d’Auschwitz, Drancy devient un lieu de transit.
En septembre 1943, un groupe de détenus du camp commence à creuser un tunnel, une quarantaine de prisonniers juifs participent à cette entreprise. La plupart des participants sont des membres de réseaux de résistance. Mais le 9 novembre 1943, les Allemands découvrent le tunnel mettant fin à la tentative. Eugène Handschuh sera le dernier tunnelier du camp.
Au total, de 1942 à 1944, une soixantaine de convois français de déportés juifs sont partis de Drancy. En période de pointe, le camp a connu le départ de deux ou trois convois par semaine. 67 000 hommes, femmes et enfants juifs sur 76 000 Juifs déportés de France. Moins de 2 000 des déportés de ce camp sont revenus, soit à peine 3 %.
A la Libération, Drancy fut provisoirement utilisé comme lieu de détention de personnalités soupçonnées de collaboration comme Sacha Guitry.
Depuis 2002, le site, véritable mémoire de la Shoah en France, est classé monument historique et peut se visiter afin de se souvenir et garder en mémoire toutes celles et ceux qui y ont transité et souffert.
Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV
Source : Le JDD et pour plus d’informations Wikipédia que nous remercions.
Commémoration du 77ème anniversaire de la libération d’Antony
24 août 1945 « ….les gars de LECLERC… » stationnent à Antony avant de rejoindre PARIS
Le 24 août 2021, Alain Faber Président de notre association nationale et Patrick Ourceyre notre secrétaire général exécutif ont assisté à la commémoration de la libération de la ville d’Antony par la 2éme DB.
La cérémonie s’est déroulée en présence de M. Jean-Yves Sénant Maire de la ville, du Général Jean-Paul Michel président de l’association de la Maison des Anciens de la 2e DB et de la fondation maréchal Leclerc de Hauteclocque, de M. Jean Paul Dova, de nombreux élus et représentants d’associations patriotiques.
La ville d’Antony était en 1944, traversée par la RN 20, axe Sud le plus important pour pénétrer dans Paris. Les Allemands avaient installé un môle de défense, notamment au carrefour de la Croix de Berny, tandis que Leclerc avait fait de cette pénétrante son axe d’effort. A l’issue d’une journée de combat pour libérer Antony, c’est de là que Leclerc envoya en soirée le détachement du capitaine Dronne à Paris pour rassurer les résistants de la Préfecture de Police.
Le monument érigé par la municipalité pour honorer leur libérateur est un des plus beaux en France. Chaque année, les Antoniens s’y retrouvent le 24 août. Avant cela, une délégation va se recueillir au petit mémorial de la Croix de Berny et au carré militaire du cimetière communal. Cette année, 75e anniversaire de leur libération, la municipalité autour de son maire Mr Jean-Yves SENANT, était regroupée sur la nouvelle « Place Leclerc » rénovée et devant la borne du serment de Koufra.
En présence de nombreux élus, d’un détachement des sapeurs-pompiers de Paris, de reconstituteurs ayant revêtu la splendide tenue de traditions des spahis, des porte-drapeaux, et d’un groupe de l’harmonie municipale, la cérémonie s’est déroulée sous un chaud soleil estival. Le Président des associations patriotiques, et Monsieur le maire ont exprimé la gratitude de la population tandis que le représentant du Général Cuche a rappelé que les leçons tirées de la 2e GM ne devaient pas être oubliées car « le prix de la liberté c’est la vigilance éternelle ».
Henri AUVRAY, marsouin du RMT engagé à Argentan et parvenu dans les premiers Place de l’Arc de Triomphe le 25 août 44, avait fait le voyage de Bordeaux pour être présent à Antony.
Nous remercions le Général Jean-Paul Michel Président de la Fondation MARÉCHAL LECLERC DE HAUTECLOCQUE et de l’Association des ANCIENS DE LA 2e DB pour le texte publié sous son nom.
Monsieur Serge Guevel est remercié pour nous avoir adressé et autorisé à publier ses photographies.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les carrières de pierre souterraines environnantes furent occupées par les Allemands pour l’assemblage et le stockage de missiles V125. En conséquence, lors de l’opération Crossbow, l’aviation alliée bombarda massivement le bourg et ses environs, détruisant Saint-Leu à 85 %26.
31 août 1945Ils arrivent
Reconstituteur :ASSOCIATION N’OUBLIE PAS 44
C’est dans le cadre de la « Charte de Partenariat » avec l’association « Mémoire et Avenir Citoyen » que le Président Alain FABER fut invité à représenter l’Association Nationale Mémoires du Mont-Valérien à cette cérémonie mémorielle à saint-Leu d’Esserent (60)
Les autorités départementales, régionales, furent chaleureusement accueillies par Monsieur le Maire Frédéric BESSET et ses conseillers.
Nous remercions vivement Monsieur le Maire et Monsieur Jean-Paul ROCOURT Président de Mémoire et Avenir Citoyen pour leur accueil et l’organisation de la cérémonie.
crédit photos ville de Saint-Leupour l’ensemble des photographies réalisées par Madame Claire Veron . Nous remercions également Wikipédia pour son aide importante dans la transmission de la mémoire
Alain FABER – Président des Mémoires du Mont-Valérien
Nous vous invitons à participer à ces journées culturelles et mémorielles sous l’égide de l’ONACVG partenaire de notre association nationale Mémoires du Mont-Valérien.
DIMANCHE 5 / 09 | CONCERT « TU NE M’AVAIS JAMAIS CHANTÉ ÇA » PAR HÉLIOS AZOULAY ET L’ENSEMBLE DE MUSIQUE INCIDENTALE « Tu ne m’avais jamais chanté ça » est un hommage à la tragédie des Tziganes déportés durant la Seconde Guerre mondiale. Outre les mélodies de Django Reinhardt nées durant l’Occupation et les musiques traditionnelles tziganes magnifiées par l’éolienne et déchirante clarinette d’Hélios Azoulay, ce concert permet également d’entendre une série d’œuvres poignantes et terribles composées en hommage et à la mémoire des Voyageurs. « Un concert indispensable. Un Kaddish à un holocauste oublié. » Mémorial des martyrs de la DéportationDimanche 5 septembre I 15h Gratuit sur réservation | 06 14 67 54 98 memorial.martyrs.deportation@gmail.com MERCREDI 8 / 09 | CONFÉRENCE « S’ÉMANCIPER DU PASSÉ OU S’ÉMANCIPER PAR LE PASSÉ » PAR SÉBASTIEN LEDOUX La conférence présentera et interrogera les mutations des rapports au temps de nos sociétés contemporaines. Sébastien Ledoux reviendra sur la genèse de l’expression « devoir de mémoire », ses multiples usages, son rapport profondément politique et sociétal, ses évolutions, ses appropriations et ses critiques.
Rencontre avec Sébastien Ledoux, docteur en histoire contemporaine et auteur de La Nation en récit des années 1970 à nos jours (Ed. Belin) Préfecture des Hauts-de-SeineMercredi 8 septembre I 18h30 Gratuit sur réservation | reservation@mont-valerien.fr 01 47 28 46 35