Un inconnu qui ne devrait pas l’être…..

Un article proposé par Christophe SENCIER Délégué Régional de « Nouvelle-Aquitaine »

BERNARD KATZ

Je voudrais rendre un hommage appuyé à un homme qui a été très impliqué dans la Libération de Limoges, Bernard Katz qui vient de nous quitter dans sa 98 ème année. 

Bernard Katz, un vrai baroudeur. L homme collectionne les coups de main, les dernières semaines avant la libération de Limoges, il ne va les voir passer tant les événements se précipitent au sein du groupe franc de l AS de Grandmont.

Installé à Limoges début 1943, Bernard Katz déniche des petits boulots. On le voit ainsi téléphoniste à la caserne de la Visitation,  assistant au laboratoire de l hôpital,  mais très vite le « fidèle » du colonel Huard sait que sa vie passe par les hauteurs de Grandmont où chacun apprécie la fraternité d armes.

Des armes parlons- en …Au groupe franc on est prêt à se battre mais il n y a en arme lourde qu un fusil -mitrailleur et  un mitrailleur d avion ! il fallait être insouciant et vivre au gré de l insouciance de la jeunesse » confie Bernard Katz en évoquant, plus d un siècle après, son incroyable virée sur les routes de la Haute-vienne entre Limoges et La Chateline, à Bussière-Galant.

La Chateline à Bussière-Galant

On est le 12 août 1944, neuf jours avant la libération de la cité porcelainière :  » je reçois l ordre de partir pour La Chateline, belle propriété aux confiants de la Haute-vienne et de la Dordogne, afin de remettre à Pierre Boursicot, bientôt commissaire de la République, une somme de 500 000 f, soit près de 80 000€. Une traction avant 11cv est mise à ma disposition et, à 9h  après avoir revêtu la tenue kaki des GMR, pistolet au côté, je prends livraison de la voiture et la somme d argent prévue. Je choisis la route de St Yrieix par de petites voies de campagne lorsque je tombe sur le maquis!! Je suis désarmé et aligné le long du mur… Que faire ? Je joue le tout pour le tout. Je dis que je suis le lieutenant Bernard du groupe franc de l AS de Grandmont. Il semble que mes paroles dissipent les vapeurs d alcool. L un des maquisards va à La Chateline et revient rassuré :  » c est bon tu es attendu! » C est ainsi que je suis introduit auprès du commissaire régional de la République et lui remets les 500 000F.

Nous remercions la  » collection-jfm.fr  » pour sa participation à la transmission de la mémoire

Christophe SENCIER Délégué régional  » Nouvelle-Aquitaine « 

DRANCY – 1941 – 1944

En 1934, fut inaugurée la Cité de la Muette, à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, elle est réquisitionnée dès octobre 1939 par l’État pour en faire un camp de prisonniers.

Très vite, la Cité de la Muette est transformée en un vaste camp d’internement de Juifs. En août 1941 4.232 Juifs, uniquement des hommes de 18 à 50 ans, qui sont arrêtés y sont  envoyés.

En novembre 1941 entre 750 à 800 internés, malades, sont finalement libérés.

A partir de mars 1942 et la création du camp d’extermination d’Auschwitz, Drancy devient un lieu de transit.

En septembre 1943, un groupe de détenus du camp commence à creuser un tunnel, une quarantaine de prisonniers juifs participent à cette entreprise. La plupart des participants sont des membres de réseaux de résistance. Mais le 9 novembre 1943, les Allemands découvrent le tunnel mettant fin à la tentative. Eugène Handschuh sera le dernier tunnelier du camp.

Au total, de 1942 à 1944, une soixantaine de convois français de déportés juifs sont partis de Drancy. En période de pointe, le camp a connu le départ de deux ou trois convois par semaine. 67 000 hommes, femmes et enfants juifs sur 76 000 Juifs déportés de France. Moins de 2 000 des déportés de ce camp sont revenus, soit à peine 3 %.

A la Libération, Drancy fut provisoirement utilisé comme lieu de détention de personnalités soupçonnées de collaboration comme Sacha Guitry.

Depuis 2002, le site, véritable mémoire de la Shoah en France, est classé monument historique et peut se visiter afin de se souvenir et garder en mémoire toutes celles et ceux qui y ont transité et souffert.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : Le JDD et pour plus d’informations Wikipédia que nous remercions.

ANTONY et la 2ème DB

Commémoration du 77ème anniversaire de la libération d’Antony

24 août 1945 « ….les gars de LECLERC… » stationnent à Antony avant de rejoindre PARIS

Le 24 août 2021, Alain Faber Président de notre association nationale et Patrick Ourceyre notre secrétaire général exécutif ont assisté à la commémoration de la libération de la ville d’Antony par la 2éme DB.

La cérémonie s’est déroulée en présence de M. Jean-Yves Sénant Maire de la ville, du Général Jean-Paul Michel président de l’association de la Maison des Anciens de la 2e DB et de la fondation maréchal Leclerc de Hauteclocque, de M. Jean Paul Dova, de nombreux élus et représentants d’associations patriotiques.

Texte du Général Jean-Paul Michel.

Samedi 24 août 2019

ANTONY – (HAUTS-de-SEINE)

La ville d’Antony était en 1944, traversée par la RN 20, axe Sud le plus important pour pénétrer dans Paris. Les Allemands avaient installé un môle de défense, notamment au carrefour de la Croix de Berny, tandis que Leclerc avait fait de cette pénétrante son axe d’effort.
A l’issue d’une journée de combat pour libérer Antony, c’est de là que Leclerc envoya en soirée le détachement du capitaine Dronne à Paris pour rassurer les résistants de la Préfecture de Police.

Le monument érigé par la municipalité pour honorer leur libérateur est un des plus beaux en France.
Chaque année, les Antoniens s’y retrouvent le 24 août.
Avant cela, une délégation va se recueillir au petit mémorial de la Croix de Berny et au carré militaire du cimetière communal. Cette année, 75e anniversaire de leur libération, la municipalité autour de son maire Mr Jean-Yves SENANT, était regroupée sur la nouvelle « Place Leclerc » rénovée et devant la borne du serment de Koufra.

En présence de nombreux élus, d’un détachement des sapeurs-pompiers de Paris, de reconstituteurs ayant revêtu la splendide tenue de traditions des spahis, des porte-drapeaux, et d’un groupe de l’harmonie municipale, la cérémonie s’est déroulée sous un chaud soleil estival.
Le Président des associations patriotiques, et Monsieur le maire ont exprimé la gratitude de la population tandis que le représentant du Général Cuche a rappelé que les leçons tirées de la 2e GM ne devaient pas être oubliées car « le prix de la liberté c’est la vigilance éternelle ».

Henri AUVRAY, marsouin du RMT engagé à Argentan et parvenu dans les premiers Place de l’Arc de Triomphe le 25 août 44, avait fait le voyage de Bordeaux pour être présent à Antony.

Nous remercions le Général Jean-Paul Michel Président de la Fondation MARÉCHAL LECLERC DE HAUTECLOCQUE et de l’Association des ANCIENS DE LA 2e DB pour le texte publié sous son nom.

Monsieur Serge Guevel est remercié pour nous avoir adressé et autorisé à publier ses photographies.

COMMÉMORATION DE LA LIBÉRATION DE SAINT-LEU D’ESSÉRENT (60)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les carrières de pierre souterraines environnantes furent occupées par les Allemands pour l’assemblage et le stockage de missiles V125. En conséquence, lors de l’opération Crossbow, l’aviation alliée bombarda massivement le bourg et ses environs, détruisant Saint-Leu à 85 %26.

31 août 1945 Ils arrivent

Reconstituteur : ASSOCIATION N’OUBLIE PAS 44

C’est dans le cadre de la « Charte de Partenariat » avec l’association « Mémoire et Avenir Citoyen » que le Président Alain FABER fut invité à représenter l’Association Nationale Mémoires du Mont-Valérien à cette cérémonie mémorielle à saint-Leu d’Esserent (60)

Les autorités départementales, régionales, furent chaleureusement accueillies par Monsieur le Maire Frédéric BESSET et ses conseillers.

Nous remercions vivement Monsieur le Maire et Monsieur Jean-Paul ROCOURT Président de Mémoire et Avenir Citoyen pour leur accueil et l’organisation de la cérémonie.

crédit photos ville de Saint-Leu pour l’ensemble des photographies réalisées par Madame Claire Veron . Nous remercions également Wikipédia pour son aide importante dans la transmission de la mémoire

Alain FABER – Président des Mémoires du Mont-Valérien

MONT-VALERIEN

Nous vous invitons à participer à ces journées culturelles et mémorielles sous l’égide de l’ONACVG partenaire de notre association nationale Mémoires du Mont-Valérien.

DIMANCHE 5 / 09 | CONCERT
« TU NE M’AVAIS JAMAIS CHANTÉ ÇA » PAR HÉLIOS AZOULAY ET L’ENSEMBLE DE MUSIQUE INCIDENTALE « Tu ne m’avais jamais chanté ça » est un hommage à la tragédie des Tziganes déportés durant la Seconde Guerre mondiale. Outre les mélodies de Django Reinhardt nées durant l’Occupation et les musiques traditionnelles tziganes magnifiées par l’éolienne et déchirante clarinette d’Hélios Azoulay, ce concert permet également d’entendre une série d’œuvres poignantes et terribles composées en hommage et à la mémoire des Voyageurs. « Un concert indispensable. Un Kaddish à un holocauste oublié. »
Mémorial des martyrs de la Déportation Dimanche 5 septembre I 15h
Gratuit sur réservation | 06 14 67 54 98 memorial.martyrs.deportation@gmail.com   MERCREDI 8 / 09 | CONFÉRENCE
« S’ÉMANCIPER DU PASSÉ OU S’ÉMANCIPER PAR LE PASSÉ » PAR SÉBASTIEN LEDOUX La conférence présentera et interrogera les mutations des rapports au temps de nos sociétés contemporaines. Sébastien Ledoux reviendra sur la genèse de l’expression « devoir de mémoire », ses multiples usages, son rapport profondément politique et sociétal, ses évolutions, ses appropriations et ses critiques.

Rencontre avec Sébastien Ledoux, docteur en histoire contemporaine et auteur de La Nation en récit des années 1970 à nos jours (Ed. Belin)
Préfecture des Hauts-de-Seine
Mercredi 8 septembre I 18h30
Gratuit sur réservation | reservation@mont-valerien.fr
01 47 28 46 35  

Commémoration de la libération de Suresnes

Ce dimanche 29 août notre secrétaire Général Exécutif Patrick Ourceyre a assisté à cette commémoration en la présence de M. Guillaume Boudy Maire de Suresnes, de M. Yoann Lamarque Adjoint au Maire aux manifestations patriotiques, de M Xavier Iacovelli Sénateur, de Mme Isabelle Florennes Députée des Hauts-de-Seine, de nombreux élus, associations et citoyens de la ville.

Une cérémonie avec lectures en mémoire d’Honoré Estienne d’Orves, Jan Doornik et Maurice Barlier c’est tenue dans la clairière des fusillés et des dépôts de gerbes ont ensuite été suivis d’un discours de M. le Maire puis d’un vin d’honneur.

Honoré d’ESTIENNE d’ORVES

Mémorial de la France Combattante : MERCREDI 1ER SEPT. 18h30.

« HONORÉ D’ESTIENNE D’ORVES, PIONNIER DE LA RÉSISTANCE » PAR VIVIER & DENOËL | CONFÉRENCE LITTÉRAIRE

Gratuit sur réservation | info@mont-valerien.fr | 01 47 28 46 35

Né le 5 juin 1901 – En 2021 nous commémorons le 80éme anniversaire de sa mort.

Officier de Marine Français, héros de la seconde guerre mondiale, mort pour la France, Compagnon de la libération à titre posthume le 30 octobre 1944.

Il parvient à Londres en septembre 1940 où il est affecté au 2éme bureau des Forces navales françaises libres. Envoyé en France en décembre, Il va organiser le réseau Nemrod avec Jan Doornik et Maurice Barlier. Il est arrêté le 22 janvier 1941 puis condamné à mort le 23 mai.

En représailles de l’exécution le 21 août 1941 d’un aspirant de la kriegsmarine, il sera fusillé au Mont-Valérien avec 99 autres otages le 29 août 1941.

Il avait 40 ans. Son nom a été donné à plusieurs lieux parisiens ainsi que dans de nombreuses villes de province.

Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – décret du 30 octobre 1944
• Officier du Ouissam Alaouite
• Officier de l’ordre « Pour la couronne » de Roumanie
• Officier du Mérite Militaire Bulgare
• Chevalier de l’Epi d’Or de Chine

                                   Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Annonce en partenariat avec l’ONACVG

L’esprit de Résistance – Madeleine Riffaud

Elle est née le 23 août 1924 à Arvillers.

Croix de Guerre 1939-1945, chevalier de la légion d’Honneur, Officière de l’ordre National du Mérite.

Elle vit actuellement dans le Marais à presque 97 ans et pour elle l’important est « faire passer le message ». Elle fût résistante, torturée et condamnée à mort par la Gestapo, puis poétesse, écrivaine et correspondante de guerre.

Dans une interview parue le 21 Août 2021 dans le Parisien elle déclare « Quand vous avez été capturée puis êtes allée dans les camps, vous n’avez pas envie de raconter ». Cependant à la demande de Raymond AUBRAC elle finira par accepter de parler en 1994.

Concernant l’esprit de résistance elle nous dit « Cela s’acquiert et se cultive. Il faut toujours se dire : je ne suis pas une victime, je suis un combattant. Je ne suis pas un martyre, je suis un résistant. »

Dernièrement, sollicitée par Jean-David Morvan, elle finit par autoriser l’écriture d’une BD biographique.  Cette dernière donne un récit minutieux et détaillé d’un destin extraordinaire, d’une vie hors du commun dans les heures sombres de la guerre.

Son parcours,  par certains côtés, nous rappelle celui de notre Présidente Honoraire notre regrettée Madame Lysiane Tellier.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : Journal le Parisien et « Madeleine Résistante Tome 1 : La Rose dégoupillée » de Morvan, Riffaud et Bertail – Ed. Dupuis

Aleksander KULISIEWICZ – La mémoire des camps.

Dans le camp de Sachsenhausen un jeune juif polonais, le chanteur clandestin du camp, réputé pour sa mémoire va retenir durant sa captivité tous les poèmes d’amour, complaintes nostalgiques, petits airs de ses compagnons d’infortune.

En avril 1945, après 66 mois dans l’enfer, sous la conduite des SS, les prisonniers entament une longue marche vers le nord. Soudain, le cortège se disloque dans une forêt. Alex se retrouve libre perdu au milieu de bois inconnus. Il va se battre pour rejoindre sa Pologne natale. Il parviendra à Cracovie et il retrouvera son père.

Malheureusement il a la tuberculose et doit être hospitalisé. Il a 26 ans et murmure d’étranges paroles. Une infirmière tend l’oreille, il lui demande une machine à écrire et d’un coup sortent de sa bouche les poèmes d’amour, complaintes nostalgiques, petits airs sans prétention qu’il avait mémorisés. Elle prend les paroles en dictée 716 pages au total.

ISon fils Krzysztof lutte pour faire connaître l’inestimable collection de son père. Cette dernière a été acheminée en 1983 au musée d’Auschwitz et y sera stockée dans un baraquement. Elle finira au Musée des Etats Unis du Mémorial de l’Holocauste à Washington (USHMM) en 1992.

Il reste un dernier trésor niché au bas d’une bibliothèque dans le cottage de son fils Krzysztof dans le jura Cracovien soit un épais bloc de feuilles tapées à la machine. La publication n’a jamais intéressée personne.

Aleksander KULISIEWICZ est décédé à Cracovie en 1982.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Exécutif ANMMV

Sources : Nos extraits proviennent du journal Le Monde que nous remercions vivement pour ses articles publiés courant août.

De plus amples informations sur cet homme exceptionnel se retrouvent également sur Wikipédia.