APPEL DU GÉNÉRAL DE GAULLE DU 18 JUIN 1940

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ?

L’espérance doit-elle disparaître ?

La défaite est-elle définitive ?

Non !Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule !

Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis.

Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres.»


Lorsque l’Ile de Sein représentait 1/4 de la FRANCE

Alain FABER Président de l’Association Nationale des Mémoires du Mont-Valérien

Nous remercions pour leurs contributions au maintien et transfert de la mémoire : Google, Wikipédia et le Musée de la Résistance en ligne.

9 – 10 JUIN 1944 / TULLE et ORADOUR-sur-GLANE

Tulle et Oradour La traversée du Limousin de la Das ReichBernard Gouley et Hélène Abalo – France 3 Nouvelle-Aquitaine vous propose de retracer l’itinéraire de la Das Reich, la division SS qui va commettre plusieurs exactions sur son parcours du sud de la France à la Normandie.

1 : Le 6 juin 1944 à l’aube du 6 juin 1944, une armada de navires approche des côtes normandes. 156 000 soldats, principalement Américains, Anglais, Canadiens, s’apprêtent à débarquer en Normandie. Parmi eux, les 177 Français du commando Kieffer.

Le débarquement provoquera la mise en route de la division Das Reich.

Les alliés débarquent sur cinq plages désignées Gold, Juno, Sword, Omaha et Utah. Cette action militaire hors-norme libère la France, mais elle permet surtout d’ouvrir un second front contre les Allemands. Le premier, à l’est, est l’affaire des Soviétiques. La finalité est de les prendre en tenaille. Ce sera chose faite à partir de janvier 1945 où les combats se dérouleront en Allemagne même.L’état-major allemand savait que les alliés poseraient pied un jour sur les côtes françaises, mais c’est le lieu qui restait inconnu. Les services secrets britanniques, doués pour brouiller les pistes avaient laissé entendre depuis 1943 que le débarquement aurait lieu du côté du Pas-de-Calais. Conséquence: l’armée allemande a concentré ses forces dans le nord de la France jusqu’au Pays-Bas. Seconde conséquence: les troupes basées en Normandie sont soit des hommes âgés, peu performants ou au contraire des très jeunes sans beaucoup d’expérience.Lorsque les navires alliés approchent des côtes, l’effet de surprise est total côté allemand: la météo depuis plusieurs affichait pluies et vents donc peu favorable à un débarquement selon l’analyse de l’état-major allemand.

Une éclaircie et une mer calme étaient prévues le 6 juin, mais cette information n’était connue que des alliés grâce à leur station météo basée dans l’Atlantique. Les soldats de la Wehrmacht sont dans les premières heures désemparés par ce déferlement d’hommes sur les plages.https://www.youtube.com/watch?v=FN4dxsvOc_k Mais à Omaha Beach, l’une des quatre plages situées dans le Cotentin, les Américains ont rencontré de sérieuses difficultés. Quand la première vague de combattants a foulé le sable à 6h35, la mer était basse. Cela a obligé les hommes à courir 500 mètres à découvert avant de pouvoir se mettre à l’abri. A 7h du matin, 58 chars américains débarquent sur la plage. A la fin de la journée, il n’en reste que trois. Omaha Beach portera le nom de Omaha la sanglante.Le Débarquement à l’issue de cette première journée est une « réussite » pour les alliés même si le bilan est lourd: 11 000 tués ou disparus.Ce 6 juin, toutes les forces allemandes présentes sur le territoire français ont ordre de rejoindre le front en Normandie. A plus de 700 kilomètres, à Montauban, apprenant la nouvelle du Débarquement, la division Das Reich reçoit l’ordre de se mettre en route et derejoindre la Normandie.© INA#2 : La DasReichLe 6 juin 1944, après cinq années d’occupation allemande, la libération de la France commence avec le débarquement anglo-américain sur les plages normandes. Toutes les forces militaires allemandes disponibles sont appelées à rejoindre le front normand. C’est dans ce contexte d’urgence et de fin régime que la division allemande Das Reich, basée à Montauban, va se mettre en marche pour la Normandie.

Qui compose cette division et quelle est la raison de sa présence dans les environs de Montauban ? En Allemagne, les officiers provenaient essentiellement de la noblesse et de la grande bourgeoisie. Lors qu’Hitler accède au pouvoir, il « casse » les codes et permet à des ouvriers et des petits bourgeois d’accéder à des grades d’officier. La Das Reich était composée de ces deux catégories. Ces hommes, pour accéder à cette division délite, appartenaient au parti nazi et devaient faire preuve d’un fanatisme infaillible. La particularité de cette division était la présence de « malgré nous » alsaciens dont certains déserteront en 1944 tandis que d’autres participeront le 10 juin au massacre d’Oradour.Entre 1942 et 1943, la Division est sur le front russe. Elle subit des pertes considérables tant chez les soldats que les officiers. Près de 20% des officiers et sous-officiers sont revenus de Russie inaptes au combat. L’état-major décide en 1944 de placer des troupes au nord de la Loire et dans le Sud-Ouest en prévision d’un débarquement allié qu’il sait imminent. C’est la première raison de leur venue dans le département du Lot et Garonne. La seconde est de mettre en échec les réseaux de résistance de la région. En avril 1944, les premiers éléments de la Division Das Reich arrivent à Montauban. Au total, ce sont 15 000 hommes qui seront répartis dans une cinquantaine de cantonnements à Montauban et dans les environs.

Les premières exactionshttps://www.youtube.com/watch?v=MU7URC5xU6MLes SS de la DasReich, un parcours de la désolation Réalisation : Caroline Reussner Coproduction : Bonne étoile Productions/France Télévisions/France 3 Limousin avec le soutien de la DMPA, du Ministère de la Défense, de la Fondation CARAC et du Comité des Martyrs de Tulle.Un documentaire labellisé par l’Office National des Anciens Combattants de Corrèze La division avait déjà effectué un séjour à Montauban. C’était en 1940, la France avait signé l’armistice, la population était calme et résignée. En avril 1944, la résistance s’est développée et nombreux sont les Français et Françaises qui estiment à juste titre que la chute du 3e Reich n’est qu’une question de temps.Fin mai 44, on estimait à 500 000 le nombre de résistants actifs en France dont 10 000 pourvus d’armes dans la Dordogne, la Corrèze, la Haute-Vienne et la Creuse.Côté maquis la consigne donnée à ceux qui suivent De Gaulle est de ne pas bouger tant que les alliés n’ont pas débarqué. Ce groupe représente les deux tiers des résistants en France. Le dernier tiers composé de francs-tireurs et partisans communistes refusent l’autorité de De Gaulle et veulent que la France se libère par elle-même.Les hommes de la Das Reich sont quant à eux actifs. Ils attaquent les maquis du Lot en mai 1944, effectuent des arrestations à Figeac et des résistants sont fusillés. A partir du 6 juin, l’arrivée des alliés sur les côtes normandes sème un vent de panique parmi les Allemands basés en France. Ils vont redoubler de violence. Oradour-sur-Glane en sera le point culminant.#3 : La route sanglante A Montauban, soit à plus de 700 kilomètres de la Normandie, les soldats allemands de la Das Reich apprennent par la population, qui ne cache pas sa joie, que le débarquement a lieu. L’ordre de se préparer à partir pour le front normand est donné le 7 juin. Mais ce n’est que le 8 que la division quitte Montauban. La première difficulté est d’organiser un périple de plus de 700 kilomètres avec 15 000 hommes et 14 000 véhicules. La Résistance, galvanisée par les nouvelles du Débarquement, a pour mission de ralentir tout soldat allemand qui veut rejoindre le front. Les responsables de la Division le savent : ils ne peuvent plus prendre les routes nationales au risque de tomber dans des embuscades. Le temps pour rejoindre le front sera probablement plus long que prévu. Une première journée de terreur. Les contacts meurtriers entre soldats allemands et français vont se multiplier tout au long de la journée du 8 juin. Le premier a lieu à 14 km au-delà de Gourdon près du village de Grottière. Des Résistants se positionnent près du pont qui franchit la Dordogne et ouvrent le feu. Les Allemands répliquent et tuent cinq Résistants. Au bourg de Carsac, les Allemands se heurtent à un camion transportant 54 Résistants. 4 sont tués, le cinquième parvient à s’évader.A Gabaudet dans le Lot, des jeunes résistants étaient cachés dans une ferme. Certains d’entre eux sont tombés sur une patrouille de la division. Dix hommes et adolescents et une jeune fille ont été abattus. A Roufflilac-de-Calux, en Dordogne, les Allemands procèdent à de terribles représailles à la suite d’une embuscade de la Résistance : 13 habitants fusillés et jetés aux flammes. Le bilan de la journée est lourd du côté des Français : la Résistance avancera le chiffre de plusieurs centaines de morts contre une quinzaine de tués et une trentaine de blessés côté allemand. Le but était de ralentir la progression des occupants et au lieu de mettre 3 heures pour effectuer 64 km, les hommes de la Das Reich en ont mis le double. En Normandie, les Alliés poursuivent leur progression dans les terres. Les Allemands se montrent intraitables: une soixantaine de soldats canadiens prisonniers sont exécutés dans le Calvados au prétexte qu’ils refusaient de répondre à un interrogatoire… Cette violence de masse va s’exercer à Tulle où un détachement de la Division arrive en fin de journée. Tulle qui, depuis 24 heures, est entre les mains de courageux Résistants. © DR#4 : les 99 pendus de Tulle Le soir du 8 juin, un détachement de la Division Das Reich parvient à Tulle. Depuis presque 48 heures, la ville est entre les mains de la résistance. L’arrivée des SS va permettre aux occupants de reprendre la cité. Les représailles seront terribles. Le courage et la témérité des résistants le 7 juin, les FTP (Francs-tireurs-partisans) attaquent, à Tulle, les casernes et les écoles où sont stationnés les soldats de la Wehrmacht. Les miliciens sont également visés. Pendant des heures, c’est une guérilla urbaine qui oppose les deux camps.Le 8, en début d’après-midi, la quasi-totalité de la ville est entre les mains des résistants et à 16h, une quarantaine d’Allemands en uniforme et en civil se rendent les mains sur la tête. Quelques rues restaient entre les mains de l’ennemi. Les fumées des incendies déclarés un peu partout dans la ville sont repérées à cinq kilomètres par le détachement de la Division SS qui encercle la ville. Il leur faut une vingtaine de minutes pour reprendre Tulle. L’ennemi s’impose sans difficulté avec trois soldats tués et neuf blessés seulement. En revanche, les combats menés par les maquisards pendant ces deux jours ont fait 139 morts et une quarantaine de blessés côté allemand. © DRA l’aube du 9 juin, les hommes de la Das Reich reçoivent l’ordre de perquisitionner les maisons, de recueillir les armes qui seraient cachées et de rassembler tous les hommes dans la cour de la manufacture pour vérification d’identité. A 10h, 3 000 hommes y sont parqués. Une déclaration des forces allemandes est placardée en ville : il y est question de l’assassinat de 40 soldats allemands pendant les deux jours de combat. Les corps mutilés auraient été retrouvés le matin même. Jusqu’à ce jour, cette information n’a jamais pu être vérifiée. Il est stipulé dans cette déclaration que pour venger ces 40 tués, 120 maquisards et leurs complices seront pendus. En début d’après-midi beaucoup de Tullistes sont relâchés mais 400 sont encore retenus. Et parmi eux, seuls deux maquisards ont été pris dans la rafle et les preuves de complicité contre les autres prisonniers n’existent pas… alors il faut trouver des motifs. Arbitrairement, les SS mettent de côté les jeunes, les mal rasés, tous ceux dont l’aspect semble négligé. Les premiers sont emmenés à l’extrémité sud de la ville. Entre 16h et 19h, 99hommes sont pendus.

300 autres attendaient le même sort. Il en fut autrement : les SS décident de suspendre leurs représailles. Pourquoi ? Plusieurs hypothèses ont été avancées: l’abbé Lespinasse, qui avait accompagné chaque supplicié, aurait fait appel à leur clémence ; le secrétaire général de la Préfecture, qui parlait couramment allemand, serait parvenu à convaincre l’occupant de renoncer à sa vengeance. Dans les jours suivants, 149 hommes de Tulle sont envoyés au camp de concentration de Dachau. 48seulement en reviendront. En 48 heures, 213 civils seront tués à Tulle. Le 9 juin, la division Das Reich quitte Tulle et poursuit son périple pour rejoindre le front normand. #5 : Oradour-sur-Glane, l’atrocité le 10 juin 1944, à 14h, les habitants d’Oradour-sur-Glane voient arriver des soldats SS. Dans ce petit village de Haute-Vienne, on ignore presque tout de la guerre. Seuls ceux de 14 savent ce que sait vraiment. Avec une force presque tranquille, les soldats rassemblent la population sur le champ de foire. Les enfants sont avec leurs institutrices, les hommes bavardent. Il n’y a peut-être bien que les femmes pour se faire du mauvais sang. Des mitraillettes sont en place mais rien ne bouge vraiment. Les SS disent vouloir chercher des armes. A Oradour, il n’y en a pas. Prétexte avant l’horreur. Les femmes et les enfants sont rassemblés dans l’église. Ils mourront brûlés vifs. Les hommes seront éparpillés en plusieurs lieux de supplice. Seuls 5 Tulle : décès de Jean Viacroze, rescapé des « pendus » et de Dachau

Christophe SENCIER Délégué de la Région Nouvelle-Aquitaine

Nous remercions très sincèrement les auteurs des documents présentés ci-dessus. Nous les avons utilisés dans le but de conserver la mémoire et de la transférer aux générations qui méconnaissent notre histoire et ce que les français ont vécu pendant la guerre 1939-1945. Remerciements réitérer à Google et Wikipédia.

MEMOIRE ET OPEX

Notre association nationale depuis plusieurs années associe régulièrement les Opex à notre cérémonie annuelle au Mémorial de la France Combattante du Mont-Valérien.

En effet, comme nous avons de moins en moins de témoins toujours en vie pour transmettre sur la deuxième guerre mondiale, il faut d’ores et déjà mettre en place et transmettre la mémoire des opérations extérieures.

Depuis le 11 novembre 2019 a été inauguré par le Président de la République le dixième Haut-lieu de Mémoire Nationale du ministère des Armées au parc André Citroën. Il s’agit du monument aux morts pour la France en OPEX.

Geneviève Darrieussecq nous dit dans la dernière parution des Chemins de la mémoire « Les monuments ont cette force d’inscrire notre mémoire et notre reconnaissance dans l’espace public, ils sont des témoignages d’une identité commune, à la portée de tous » et elle ajoute « Le maillage mémoriel du territoire et assuré par les 230.000 jeunes anciens combattants qui ont déjà leur carte. Ils sont l’avenir du monde combattant, ils permettent et permettront de maintenir les Français éveillés, conscients et mobilisés autour des enjeux de la Défense ».

Les anniversaires de certaines de nos opérations extérieures doivent, par exemple, nous permettre de commémorer nos OPEX chaque fois que cela sera possible, ce qui aide à renforcer nos liens avec nos alliés comme avec nos amis IMOSPHINX ACADEMY en Belgique.

Dès que les circonstances nous le permettront nous irons nous recueillir devant ce monument à Paris en souvenir des 600 tués et plus de 6.000 blessés lors de nos conflits extérieurs.

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif

L’ARMÉE SECRÈTE ( AS)

Une mort exemplaire : Le Général Delestraint héros de la Résistance, premier chef de l’Armée secrète, Compagnon de la Libération.

Charles Delestraint (surnommé Vidal), né le 12 mars 1879 à Biache-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais et mort le 19 avril 1945 à Dachau en Allemagne.

Le 23 décembre 1936, il est élevé au grade de général de brigade de chars à Metz.

En Août 1942, après avis d’Henry Frenay et sur proposition de Jean de Moulin, le Général de Gaulle le nomme pour prendre en charge le commandement de l’AS sous le nom de « Vidal » et il va travailler en coordination avec Jean Moulin pour élargir la structure à la zone Nord.

 Une trahison l’a malheureusement perdu. Il fut arrêté le 9 juin 1943 au matin à Paris.

Après de longues heures d’interrogatoire ininterrompu, il est placé en détention à la maison d’arrêt de Fresnes en juillet 1943 puis déporté, en application du décret Nacht und Nebel, au camp de concentration de Natzweiler-Struthof en Alsace. Il est ensuite transféré au camp de Dachau en septembre 1944. Il est abattu, sur ordre, d’une balle dans la nuque le 19 avril 1945 quelques jours avant l’arrivée des Alliés. Son corps a été incinéré au crématoire du camp.

Le général Delestraint était commandeur de la Légion d’Honneur, croix de guerre 14-18 avec palme, croix de guerre 39-45 et croix de guerre belge. Il fut nommé Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 17 novembre 1945. Son nom est gravé au Panthéon de Paris le 10 novembre 1989, en hommage de la Nation française.

Une rue porte son nom dans le 16éme arrondissement de Paris.

                                                                                                              Patrick Ourceyre- Secrétaire Général Exécutif

Source : Wikipédia et Ordre de la Libération à consulter absolument pour plus d’informations.

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1940 LONDRES

Général Martial Vale chef d’État-Major de l’Air des forces françaises libres

A Londres, Valin « pilote » l aviation.


Dès l été 1940, la France Libre compte dans ses rangs des Limousins. Parmi eux, une figure limougeaude  : Martial Valin, chef d état-malor de l Air des forces françaises libres. Lancien élève de Gay-lussac, alors âgé de 42 ans, a choisi l aviation depuis 1926…Promu au commandement en 1936, il conduit durant la terrible bataille de 1940 la 33ème escadre aérienne. La défaite stimule Martial Valin. Vichy a beau le condamner à mort, le limougeaud met le cap vers Londres. Il va faire partie du cercle le plus proche des conseillers du chef de la France Libre. Lorsque les relations diplomatiques sont rompues entre Pétain et l Union soviétique, le Général de Gaulle s’engouffre dans la brèche. Désireux de ne pas être lié uniquement aux Anglais et aux Américains, de Gaulle choisit aussi de se rapprocher des Russes. En février 1942, le Général Valin engage des négociations avec la mission soviétique à Londres.

L’aventure de l’ escadrille Normandie-Niemen ne fait que débuter. Le général Valin, l homme de confiance de de Gaulle, a déjà gagné la partie en juillet 1942. À Londres, il assiste au départ de douze pilotes. Fin novembre, 3 dakotas prennent en charge les aviateurs à Téhéran et les conduisent au camp D’Ivanovo. L’épopée se terminera en 1945, à Elbing. Durant deux ans et demi, de novembre 1942 à la chute d Hitler en mai 1945, le général Valin, commissaire de l Air au sein du gouvernement provisoire de la République, suivra, jour après jour, l’évolution de cette escadrille Normandie-Niémen frappée par le froid, la neige et les ciels glacés. Sur les 42 pilotes de l escadrille tombés en URSS  seize corps furent rapatriés. A des milliers de kilomètres de Limoges, le souvenir du Général  Valin n est pas oublié. Inhumé à Moscou, le pilote inconnu de Normandie-Niemen repose sous le monument aux morts érigé par les soviétiques à la gloire des Ailes françaises. 

Christophe SENCIER Délégué régional « Nouvelle Aquitaine »

Nous remercions Wikipedia, et les amis du musée de l’air pour les emprunts destinés à la transmission de la mémoire. REMERCIEMENTS.

SE SOUVENIR ET MIEUX CONNAÎTRE

39 / 45 l’ALLEMAGNE RÉSISTANTE

1933 : Hitler et les nationaux-socialistes prennent le pouvoir en Allemagne.

1939 : L’invasion de la Pologne marque le début de la seconde guerre mondiale. Une petite minorité d’allemands luttent contre le régime. La résistance diffuse des informations provenant de radios étrangères, des tracts, certains aident les juifs et des travailleurs forcés.

Alors intervient le tout premier attentat contre Hitler en novembre 1939 à la brasserie munichoise Bürgerbgaükeller, l’opération est menée par Georg Elser mais elle échoue car le Führer quitte la salle 13 minutes avant l’explosion. Georg Elser sera abattu à Dachau en avril 1945.

Par la suite de nombreuses personnes vont s’opposer et entrer en résistance :

L’objecteur de conscience Hermann Stöhr en 1939, l’officier Hans Oster en 1938 participent à l’élaboration d’une première tentative de renversement militaire, le théologien Dietrich Bonhoeffer est un opposant résolu aux nazis, Adam von Trott zu Solz s’efforce de créer des contacts avec les alliés , Hanno Günther fonde un petit cercle de résistants avec d’anciens élèves de l’école Rütli dont Dagmar Petersen, Walter Klingenbeck réunit un groupe de jeunes opposants catholiques, Otto et Elise Hampel exhortent  à renverser Hitler, Helmuth Hübener élabore de nombreux tracts distribués  dans les quartiers ouvriers de Hambourg, Emmy Zehden rejoint les étudiants de la Bible opposés au service militaire, Hans Scholl et Alexander Schmorell rédigent  les 4 premiers tracts de la Rose Blanche, Liane Berkowitz  entre en contact avec un cercle d’opposants  dont Harro Schulze-Boysen l’une des têtes pensantes de l’Orchestre Rouge et distribue des « tracts », Judith Auer adhère au KPD, elle sera agent de liaison, Sophie Scholl participe avec son frère à la distribution du 5éme tract de la Rose Blanche, Eva-Maria Buch traduit des articles vers le français pour la revue clandestine « Le Front Intérieur ».

Hans et Sophie SCHOLL « La Rose blanche »

En novembre 1938, Henning von Tresckow, officier de la Wehrmacht rejoint les personnes opposées au régime, il s’efforce d’organiser un attentat contre Hitler mais il échoue. En juillet 1943 il est affecté à la réserve du Führer avec Claus Schenk Graf von Stauffenberg et il saisit l’occasion pour transformer les plans « Walkyrie » en un plan de coup d’état. Il restera en contact avec les conjurés sans pouvoir intervenir directement et le lendemain de l’échec de l’attentat il se tuera en Pologne.

Claus Schenk Graf von Stauffenberg rejoint l’opposition en 1942, il s’entourera de nombreuses personnes militaires et civils autour de Ludwig Beck et Carl Friedrich Goerdeler. Il commet un attentat le 20 juillet 1944 au quartier général du Führer « Wolfschanze » mais Hitler survit à l’explosion. Pensant avoir réussi, il va rejoindre Berlin pour faire avancer le coup d’état au Bendlerblock. Il y sera finalement exécuté dans la nuit du 20 au 21 juillet dans la cour avec ses conjurés Friedrich Olbricht, Albrecht Ritter Mertz von Quirnheim et Werner von Haeften.

Le plus grand nombre des autres opposants/résistants cités ci-dessus ont tous été exécutés au Berlin-Plötzensee. Hans et Sophie Scholl, Alexander Schmorell et Walter Klingenbeck au Munich-Stadelheim, Dietrich Bonhoeffer et Hans Oster au camp de concentration de Flossenbürg.

Ci-dessous, notre dernière participation aux cérémonies annuelles de Berlin en 2019 avec nos amis allemands de la Stiftung (Fondation) du 20 juillet 1944, en particulier la famille d’Hans-Harald von Linstow qui est toujours présente lors de notre cérémonie annuelle du souvenir au mois d’Octobre au Mémorial de la France Combattante.

BERLIN 19 juillet 2013 : Le collectif Franco-Allemande en réunion, la veille de la cérémonie liée au « 20 juillet 44 »

Dans notre esprit, il est important de rassembler tous les éléments positifs qui se trouvent dans tous les pays pour les faire servir à l’élaboration d’un avenir commun, proposée par notre association, et préparée depuis deux ans, l’Euro-fédération pour la Paix, le « Rassemblement des Mémoires Européennes » verra le jour par la signature des actes officiels au mois d’octobre 2021 si la situation sanitaire nous y autorise.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Éxécutif

Nous remercions les autorités allemandes, Wikipedia, et youtube pour les emprunts réalisés pour faire progresser et améliorer la connaissance de notre histoire contemporaine.

Billet pensif

HUMEUR, RÉFLEXION, ET CULTURE

Gerald HONIGSBLUM
Commissaire aux affaires culturelles, délégué régional « Occitanie » MMV, Docteur es Lettres en langues romanes, President de l,Association Aquarius, ancien Directeur de Boston University Paris, éditeur

Murs et clôtures

Vivement la pendaison de crémaillère ! Or la cheminée ne pose aucun problème dans la maison que nous venons d’acquérir. Les travaux réservent de nombreuses surprises, surtout les murs que les anciens locataires ont saccagés en déchirant les tapisseries, créant des grosses aspérités, voire des trous béants. Je n’aurais pas apprécié ces gens comme voisins dans cette maison mitoyenne autrement très agréable. Le jardin, en revanche, dispose de très beaux murs en brique nous évitant toutes réparations couteuses et nous assurant ce sentiment de « chez soi ». Une jolie clôture de fer forgé mérite d’être dérouillée et repeinte. Elle longe l’avenue Charles Baudelaire. Le poète des Fleurs du Mal est né un 9 avril. Je réparais mes murs ce jour-là : enduit, papier de verre, ponceuse, peinture, deuxième couche, et me souvins de mon premier séminaire à L’Université de Chicago, où on analysa ‘‘La Cloche fêlée’’. Le France n’organisa aucune commémoration pour un génie mondialement connu !

C’est le cas de Napoléon. On ne peut plus commémorer une figure historique en France, ni aux USA, sans se noyer dans des polémiques révisionnistes, racialistes et décolonialistes. Je me noie ainsi dans mes travaux sans être particulièrement bricoleur, conscient que si j’engage un artisan, il n’interviendra que dans six mois, moyennant un cachet démesuré pour des matériaux, tel le bois, qui vient d’augmenter de 200%. Alors je me souviens. Je suis toujours commissaire aux affaires culturelles de l’Association nationale Mémoires du Mont-Valérien et délégué pour l’Occitanie. Qu’est donc devenue la culture ? Les médias rapportent qu’il n’y pas de culture française. Qu’est devenue la Mémoire ? Qu’a-t-on le droit de commémorer ? L’Association n’a-t-elle pas l’obligation de se poser la question ? Elle se veut nationale, mais quel sens reste-t-il au mot nation ? J’écoute Radio Classique. On passe la Symphonie N°1 de Brahms. C’est rassurant. Je n’en pouvais plus de France Info : Trappes, puis, Conflans-Sainte-Honorine, puis Paris 16e, puis Rambouillet !

Ecoutons le sonnet de Baudelaire :

II est amer et doux, pendant les nuits d’hiver,
D’écouter, près du feu qui palpite et qui fume,
Les souvenirs lointains lentement s’élever
Au bruit des carillons qui chantent dans la brume.


Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux
Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,
Jette fidèlement son cri religieux,
Ainsi qu’un vieux soldat qui veille sous la tente !

Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu’en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l’air froid des nuits,
II arrive souvent que sa voix affaiblie


Semble le râle épais d’un blessé qu’on oublie
Au bord d’un lac de sang, sous un grand tas de morts
Et qui meurt, sans bouger, dans d’immenses efforts.

Nous en avons des grands Charles, n’est-ce pas ? Que doivent-ils penser de nos souvenirs lointains et les mémoires du Mont-Valérien ? Qui entend le cri religieux de nos églises et le gros bourdon de Notre-Dame ? Qu’est-ce que ce grand tas de morts du COVID, des maladies non traitées, des victimes d’attentats ? Moi, je vous avoue, mon âme est fêlée…Et je pense aux foules rassemblées en ces jours d’octobre pour notre cérémonie désormais interdite, et aux jeunes à qui j’ai fait visiter la Clairière des Fusillés et la Cloche et ses 1003 noms de Résistants. Je pense qu’il faut une Résistance, au gosier vigoureux, alerte et bien portante, un nouveau maquis d’où combattre les occupants de tout genre, libérer la France, juste la France, du joug de ceux qui ne savent que la détester.

Je reprends le mur de la chambre d’en bas, très abîmé. On passe toujours la Symphonie N°1 de Brahms, le dernier mouvement. La Philharmonie de Vienne est dirigée par Leonard Bernstein en 1982. Il avait mémorisé l’œuvre entière et l’interprétait sans partition. Il était élève à la Boston Latin School, la génération avant la mienne, quand on apprenait encore les tirades de Cicéron contre Catilina, sans se poser la question si l’occident avait droit à sa culture, et quand on expliquait le célèbre poème de Robert Frost, Mending Wall, bon souvenir pour le bricoleur que je suis, à réparer mon mur. La traduction française propose : En réparant le mur. Ce n’est pas exact. J’y vois plutôt : Mur réparateur.

Et ma corvée devient plus tolérable. Deux voisins se rencontrent au début de chaque printemps le long de leur clôture commune pour la réparer. Les intempéries, les chasseurs, et les sols gelés l’ont dégradée. Le narrateur prétend que les murs ne servent à rien et pourtant incite son voisin à la restituer. Ce dernier insiste que la clôture est essentielle au bon voisinage. Elle réunit les voisins en bonne intelligence, reconnait le caractère de chacun, encourage les bienséances (on n’entre pas chez l’autre sans lui demander l’autorisation, sans respecter son intimité, ses mœurs, ses us et coutumes ….  et si admis, on ne vient pas les mains vides). Le dernier vers résonne : good fences make good neighbors, les bonnes clôtures font de bons voisins. Quelle magnifique leçon ! Le traducteur se permet d’aller plus loin : les bons murs font de bons amis. Le général De Gaulle serait d’accord. Il faut des frontières que l’on ne franchit que si l’on est admis, que si l’on assimile les valeurs nationales. Il faut donc réparer la France, la restaurer, traiter ses aspérités, lisser sa souveraineté, commémorer son histoire, soigner sa langue et sa culture, honorer son art de vivre. Il faut aussi une autre Europe. Nous en reparlerons à la pendaison de la crémaillère.

Gerald Honigsblum Commissaire aux affaires culturelles MMV

Commando Kieffer

Commando Kieffer

Ce commando, cité quatre fois à l’ordre de l’armée, a été le seul représentant de la France à participer au débarquement de Normandie le 6 juin 1944 à Sword Beach. Seuls 24 d’entre eux finir la campagne de Normandie sans être blessés.

Leur formation avait eu lieu avec les commandos britanniques en Écosse.

Hubert Faure était l’avant-dernier héros du commando Kieffer, il vient de décéder à l’âge de 106 ans. Il avait été élevé au grade de Grand-Croix de la légion d’honneur le 1er janvier 2021.

A ce jour il ne reste qu’un seul survivant Léon Gautier 98 ans.

Respect.

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Un ajout par Alain FABER

Je prends la liberté d’apporter une information supplémentaire au texte ci-dessus.

Maurice CHAUVET ancien doyen du 1er BFMC, décédé le 21 mai 2010 à l’institution des invalides à Paris était un de mes amis. Celui-ci me fit l’honneur de me dédicacer ses différents ouvrages en me racontant à chaque fois une anecdote concernant le livre qu’il m’offrait. C’est ainsi que j’appris qu’il fut le créateur de l’insigne du 1er BFMC, celui qui est toujours en vigueur actuellement et qui figure au début de cet article. Il me raconta qu’après avoir reçu l’ordre de créer l’insigne du commando, (il était dessinateur industriel) Maurice le présenta à Philippe KIEFFER, qui le complimenta mais qui revint immédiatement pour lui dire : « Chauvet…foutez-moi une croix de Lorraine quelque part » Ainsi que vous pouvez le constater et après cette information on comprend mieux pourquoi ce signe reconnaissance qu’est la croix de Lorraine est isolée en haut à gauche de l’insigne.

Cette explication est un petit clin d’oeil que je voulais faire à mon ami Maurice Chauvet qui me confia cette anecdote et qui me fait constater que les quelques mots que vous venez de lire sont dans la droite ligne de la vocation de transmission des Mémoires du Mont-Valérien.

Alain FABER Président MMV

Nous remercions le Télégramme, D DayOverlord, l’École navale et Internet Pinterest pour leurs participations à la présentation de cet article. Merci.

TÉMOIGNAGE

L’un des nôtres témoigne…

Je tiens à remercier notre adhérent pour sa participation à notre vie associative.

Alain FABER Président MMV