SOUVENIR DES DÉPORTES

Le samedi 29 avril a eu lieu la cérémonie commémorative de la déportation à Nanterre.

Notre secrétaire général exécutif Patrick Ourceyre a participé et assisté à cette dernière comme chaque année à la demande de notre ami Alain JOLY président départemental de l’UNADIF-FNDIR maître de cérémonie.

Cérémonie en deux étapes :

1 – Prélèvement de la flamme sacrée au Mont-Valérien de 09h30 à 10h30 en la présence des personnes suivantes :

Une délégation de jeunes de la Croix Rouge des Hauts de Seine, les jeunes membres du conseil municipal de Rueil Malmaison.

– Mme Mireille Bacco, vice-présidente des Amis de la FMD 92, qui porte le Flambeau.

– Monsieur Roger Beaufils, porte-drapeau de l’AFMD,

– Monsieur Wadislas, porte-drapeau de la FNDIRP,

– Monsieur Francesco Liardo, porte‐drapeau national de l’UNADIF-FNDIR,

– Monsieur Hervé Bergot, porte-drapeau de l’UNADIF-FNDIR 92,

Le prélèvement de la Flamme et un dépôt de gerbe a été effectué par Mr Alain Kamenski accompagné par deux jeunes.

Sonnerie aux morts et Marseillaise ont suivi avant le départ pour Nanterre.

2 – Cérémonie devant le mémorial de la déportation :

Elle s’est déroulée en la présence de nombreux élus et parents de déportés ainsi que de la Maîtrise des Hauts de Seine sous la direction de M. Gaêl Darchen. Plusieurs allocutions se sont suivies dont celle de Madame Marie-Pierre Limoge, vice-présidente du Département des Hauts-de-Seine.

Après le dépôt de nombreuses gerbes se terminant par celle de Madame Sandra Guthleben, directrice de cabinet, sous-préfète, représentant Monsieur Laurent Hottiaux, préfet des Hauts-de-Seine, les autorités ont effectué les salutations d’usage. Enfin, pour terminer la cérémonie, un défilé en bon ordre c’est rendu au Ruban Bleu pour le pot de l’amitié.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Josette Torrent

Voici l’histoire d’une très jeune résistante qui ressemble aux actions de résistance menées par notre défunte présidente honoraire Lysiane Tellier et les extraits ci-dessous de son témoignage ressemblent quelque peu à ceux que Lysiane Tellier exprimait aux nombreux jeunes lorsqu’elle en a rencontré avec nous à de nombreuses reprises.

En 1942, son père, résistant lui-même, victime d’un malaise, lui demande de transmettre à sa place un message à 12 ans, elle devient agent de liaison. Elle échangeait des missives, armée d’un simple atlas avec lequel elle faisait semblant de réviser sur les bancs publics, en attendant qu’un messager échange avec elle un manuel de géographie identique. Le père et la fille aideront des gens à passer la frontière du côté de Las Illas. Le 2 mars 1944, Michel Torrent est arrêté. Emprisonné puis déporté, il ne reviendra jamais. En mai 1945, Josette apprend sa mort. Ce n’est que depuis 1993 qu’elle intervient auprès des jeunes. Voici des extraits de son témoignage auprès de ces derniers :

« Un jour de Septembre 1942, mon père, membre du réseau « GALLIA » eut besoin de mon aide. Très fatigué il ne pouvait se déplacer pour un rendez-vous au cours duquel il devait remettre d’importants documents. Il me demanda donc d’y aller à sa place en m’expliquant ce qu’était la Résistance, son engagement, les risques que l’on pouvait encourir et surtout qu’il fallait garder le silence le plus complet sur notre action vis-à-vis de tous et de tout le monde (famille, amis, camarades de classes, etc…).

Pour moi il était tout à fait normal d’accepter car nous n’avions qu’un but, c’était de chasser les Allemands de notre Patrie, et c’est fière de la confiance que mon père m’accordait, que je suis allée au rendez-vous à sa place et c’est ainsi que je suis entrée dans la Résistance à l’âge où les petites filles jouent à la poupée. Dans les actions que nous menions, outre le renseignement, il y avait les passages de personnes en Espagne par la frontière à LAS ILLAS.

Le moment venu, en principe les nuits sans lune, ils étaient installés dans un autobus qui allait de Perpignan à Maureillas. Avec mon père nous partions à bicyclette de Perpignan et récupérions les jeunes gens à Maureillas. Nous partions en colonne, moi devant ma bicyclette à la main, les garçons, puis mon père qui fermait la marche. Lorsque nous rencontrions une patrouille allemande, je faisais fonctionner le timbre de mon vélo et je disais « papa, tu viens », les jeunes gens se cachaient dans la montagne, mon père me rejoignait et le dialogue s’instaurait avec les Allemands, qui n’étaient pas des S.S. Mon père leur racontait qu’il m’accompagnait à LAS ILLAS chez mon oncle et comme j’étais petite et que j’accentuais mon côté enfant, ils ne se sont jamais méfiés de moi et ont toujours cru mon père. »

A travers ces propos nous retrouvons donc quelques similitudes proches des informations que donnait Lysiane Tellier aux jeunes qu’elle rencontraient.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

RÉSISTANCE

Nous vous recommandons tout particulièrement de regarder sur ARTE le 25 avril à 20h55, un intéressant documentaire réalisé par Patrick ROTMAN historien et documentaliste. Il a également écrit un livre aux éditions du Seuil « Résistances ».

Cet ouvrage ainsi que le documentaire rendent compte de cette période troublée de la France. Dernière épopée de notre histoire contemporaine.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Robert Desnos

Poète surréaliste et résistant français, né le 4 juillet 1900 dans le 11e arrondissement de Paris, mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie.

Dès juillet 1942, il fait partie du réseau AGIR, auquel il transmet des informations confidentielles parvenues au journal, tout en fabriquant de faux papiers pour des Juifs ou des résistants en difficulté. En 1943, il est averti que ce réseau est infiltré, mais il en demeure membre tout en se rapprochant, du réseau Morhange. Arrêté, le 22 février 1944, interrogé rue des Saussaies, il finit à la prison de Fresnes. Le 20 mars, il est transféré au camp de Royallieu à Compiègne où il trouve la force d’organiser des conférences et des séances de poésie.

Le 27 avril, il fait partie du convoi dit « des déportés tatoués », un train de mille sept cents hommes dont la destination est Auschwitz. Il est ensuite redirigé le 12 mai vers Buchenwald, y arrive le 14 mai et repart deux jours plus tard pour Flossenbürg . Les 2 et 3 juin, un groupe de quatre-vingt-cinq hommes, dont il fait partie, est acheminé vers le camp de Flöha. Le 15 avril 1945 il est transféré au camp de concentration de Theresienstadt, à Terezin. Le 3 mai 1945, les SS prennent la fuite ; le 8 mai, l’Armée rouge et les partisans tchèques pénètrent dans le camp.

Un étudiant tchèque, Joseph Stuna se met à sa recherche au milieu de deux cent-quarante « Squelettes vivants » et le trouve. Il a la force de se relever en entendant son nom mais au bout de trois jours, il entre dans le coma. Le 8 juin 1945, à cinq heures du matin, Il meurt. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.

Ecrit en 1944 dans le « Veilleur du Pont-au-change »

« Je vous salue vous qui dormez

Après le dur travail clandestin,

Imprimeurs, porteurs de bombes, déboulonneurs de rail, incendiaires,

Je vous salue vous tous qui résistez, enfants de vingt ans au sourire de source,

Vieillards plus chenus que les ponts, hommes robustes, images des saisons,

Je vous salue au seuil du nouveau matin « 

Par décret du 3 août 1946, il est décoré à titre posthume de la médaille de la Résistance française

Nous remercions « Chemins de la Mémoire » de novembre 2022 et Wikipédia qui nous ont permis de publier cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Pierre Adonis Louis Wallerand

Commando Kieffer

Né le 05 décembre 1912 à Guillaucourt En 1940, Pierre Wallerand, militaire de carrière, sergent-chef d’infanterie responsable d’une section de mitrailleurs, est engagé dans l’armée de terre et participe activement à la « Campagne de France ».

Parti de Gibraltar le 8 mars 1943 et arrivé en Angleterre, il s’engage dans les « Forces Françaises Libres ». Il est affecté à la « Caserne Surcouf » à Londres le 20 avril 1943 et il est promu Maître-Fusilier.

Il est ensuite affecté à la « Caserne Bir-Hakeim » près de Portsmouth pour effectuer ses classes de marin de la « France libre » et demande à suivre le stage commando d’Achnacarry. A l’issue de ce stage, ayant passé les épreuves avec succès, il obtient le port du fameux béret vert et est affecté à la « 1re compagnie des Fusiliers marins commandos ».

Dans la nuit de noël 1943, il fait partie et commande le raid Hartack11 sur Gravelines, ce dernier comprend 8 hommes et le 24 décembre 1943, il embarque avec ces camarades sur le « H.M.S. Wasp. A 2 h 30 du matin, ils montent sur un doris (petite embarcation) dans le but de débarquer sur la plage de Petit-Fort-Philippe à Gravelines dans la Somme. Leur mission : reconnaître les défenses allemandes. Leur mission terminée et réussie, ils tentent de regagner la vedette rapide mais à quelques mètres du rivage, le doris prend l’eau et coule. Revenus tous indemnes sur la plage, excellent nageur il décide de gagner à la nage la vedette pour demander du secours et rapporter des renseignements. Il succombe de fatigue et de froid le 25 décembre 1943 lors de cette tentative. Son corps est retrouvé le 31 décembre 1943, il avait 31 ans.

En son honneur, un monument à sa mémoire a été érigé dans son village natal de Guillaucourt (Somme)

Nous remercions le Mémorial national des Marins morts pour la France de nous avoir permis d’écrire cet article en mémoire de ce courageux commando.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Marina Chafroff

En 1941, Marina Chafroff commence à lutter contre le nazisme.

A partir d’août 1940, elle récupère les armes laissées par les troupes en retraite dans le Brabant wallon et met ensuite sur pied un service de propagande et de transmission d’informations. Avec son mari, elle écoute Radio Moscou sur un récepteur clandestin, traduit en français des rapports sur la situation au front et distribue des tracts dans tout Bruxelles.

Le dimanche 7 décembre 1941, un membre du commandement militaire est assassiné en plein jour à la Porte de Namur. Il s’agit de la première attaque d’un gradé allemand en plein jour en Belgique. Le 15 décembre 1941, en début de soirée, un officier allemand est à nouveau poignardé dans le dos boulevard Adolphe Max. Elle est immédiatement arrêtée et remise aux mains de la Feldgendarmerie. Elle avoue également l’agression du 7 décembre. Elle déclare avoir agi après avoir entendu Staline, sur Radio Moscou, appeler les partisans russes à tuer des Allemands. Son mari, Iouri Mourataïev, est arrêté mais innocenté et libéré. La seconde agression semble avoir été motivée par le souci d’éviter la mort d’otages innocents.

Incarcérée à la prison de Saint-Gilles, elle est condamnée à mort par peloton d’exécution mais le lieutenant Von Hammerstein, commandant de l’armée allemande en Belgique, suspend l’exécution de la peine. Elle est transférée à la prison de Cologne le 20 décembre. Le tribunal politique du Troisième Reich y annule la sentence estimée trop indulgente de la cour martiale et, après un deuxième procès la condamne à mort par la décapitation. La reine Elisabeth de Belgique demande en vain sa grâce à Adolf Hitler en personne.

Elle a été reconnue prisonnière politique à titre posthume. En 1947, le journal belge La Dernière heure (26 avril 1947) titre Marina Chafroff se sacrifia pour sauver 60 otages belges. Elle est décorée, à titre posthume de la Croix militaire avec une branche de palmier. Le Présidium du Soviet suprême de l’URSS lui décerne le 6 mai 1978 l’Ordre de la guerre patriotique, 1re classe.

Elle a été surnommée la Jeanne d’Arc belge.

Nous remercions Wikipédia qui nous permis de rédiger cet article en l’honneur d’une héroïque résistante belge.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Marina Chafroff

En 1941, Marina Chafroff commence à lutter contre le nazisme.

A partir d’août 1940, elle récupère les armes laissées par les troupes en retraite dans le Brabant wallon et met ensuite sur pied un service de propagande et de transmission d’informations. Avec son mari, elle écoute Radio Moscou sur un récepteur clandestin, traduit en français des rapports sur la situation au front et distribue des tracts dans tout Bruxelles.

Le dimanche 7 décembre 1941, un membre du commandement militaire est assassiné en plein jour à la Porte de Namur. Il s’agit de la première attaque d’un gradé allemand en plein jour en Belgique. Le 15 décembre 1941, en début de soirée, un officier allemand est à nouveau poignardé dans le dos boulevard Adolphe Max. Elle est immédiatement arrêtée et remise aux mains de la Feldgendarmerie. Elle avoue alors également l’agression du 7 décembre. Elle déclare avoir agi après avoir entendu Staline, sur Radio Moscou, appeler les partisans russes à tuer des Allemands. Son mari, Iouri Mourataïev, est arrêté mais innocenté et libéré. Sa seconde agression semble avoir été motivée par le souci d’éviter la mort d’otages innocents.

Incarcérée à la prison de Saint-Gilles, elle est condamnée à mort par peloton d’exécution mais le lieutenant Von Hammerstein, commandant de l’armée allemande en Belgique, suspend l’exécution de la peine. Elle est transférée à la prison de Cologne le 20 décembre. Le tribunal politique du Troisième Reich y annule la sentence estimée trop indulgente de la cour martiale et, après un deuxième procès la condamne à mort par la décapitation. La reine Elisabeth de Belgique demande en vain sa grâce à Adolf Hitler en personne. Elle a été reconnue prisonnière politique à titre posthume.

En 1947, le journal belge La Dernière heure titre Marina Chafroff se sacrifia pour sauver 60 otages belges. Elle est décorée, à titre posthume de la Croix militaire avec une branche de palmier. Le Présidium du Soviet suprême de l’URSS lui décerne le 6 mai 1978 l’Ordre de la guerre patriotique, 1re classe.

Elle a été surnommée la Jeanne d’Arc belge.

Nous remercions Wikipédia qui nous a permis de rédiger cet article en l’honneur d’une héroïque résistante belge.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Fougères – Le groupe Gallais

.Le 23 février 1943, il y a 80 ans, douze résistants fougerais ont été condamnés à mort par le tribunal d’Augsbourg

Le 18 juin 1940, la famille Gallais entend à la radio le discours du Général de Gaulle. René ne le connaissait pas, mais a vu en lui le chef qu’il attendait. Il contacte François Lebossé ainsi que Jules Frémont et leur fait part de ses idées de résistance. Rapidement, un groupe d’une cinquantaine de personnes s’organise. La fabrication de faux papiers, ravitailler et organiser le retour en Angleterre des parachutistes, cacher les armes, faire parvenir des renseignements à Londres, aider des jeunes à passer en zone libre

En août, René Gallais fait la connaissance d’Albert Chodet, capitaine et membre du mouvement de résistance Action, Ceux de la Libération, situé à Neuilly-sur-Seine. La liaison avec Paris est établie. Le groupe Gallais est alors trahi par un couple d’autonomistes du Parti national breton, recruté par l’Abwehr pour dénoncer les personnes agissant contre l’armée allemande.

Le matin du 9 octobre 1941 ils sont emmenés sur la place d’Armes avec une cinquantaine de membres du réseau et sont enfermés dans des chambres de l’hôtel des Voyageurs. En novembre 1941, les femmes sont transférées à la prison de la Santé et les hommes à la prison de Fresnes avant d’être tous envoyés en Allemagne. Pendant quinze mois, temps de l’instruction du procès, les anciens résistants seront soumis à des interrogatoires violents, à des souffrances physiques et morales.

Au final, tous sont condamnés à mort et transférés à la prison de Stadelheim de Munich. Andrée et Huguette Gallais, Louis Pitois et Marcel Le Bastard ne seront pas exécutés. Les huit autres l’ont été en 19 minutes, chacun à 2 ou 3 minutes d’intervalle.

Souvenons-nous de ces femmes et de ces hommes qui sont morts pour la France.

Nous remercions Madame Soline Roffe-Gallais qui nous a permis de publier cet article mémoriel.

Patrick Ourceyre – Mémoires du Mont-Valérien

Samedi 18 février 2023

Ce jour le samedi 18 février 2013 une remise exceptionnelle de « Croix du Mérite » des Mémoires du Mont-Valérien eut lieu dans la salle pédagogique de l’ONACVG au Mont-Valérien.

Notre Président National Monsieur Alain Faber accompagné de notre Secrétaire général Exécutif Monsieur Patrick Ourceyre eurent le plaisir de remettre respectivement à :

Monsieur Michael PAUWELLS de la promotion « Guy KYMPINECK » la croix de bronze du mérite des Mémoires du Mont-Valérien

Monsieur Pascal HOCQ. de la promotion « Hubert GERMAIN » la Croix d’Argent du mérite des Mémoires du Mont-Valérien

Étaient présents à cette sympathique cérémonie des membres de la famille de Monsieur. Pascal Hocq.

Nous avons été heureux de récompenser nos deux décorés pour toutes les actions qu’ils entreprennent et réalisent pour l’Association Nationale des Mémoires du Mont Valérien, nous les en félicitons et remercions chaleureusement

Patrick Ourceyre Secrétaire général Exécutif des Mémoires du Mont-Valérien.