Entretenir et faire respecter la MÉMOIRE du MONT-VALÉRIEN, promouvoir et développer la mémoire par la communication, le dialogue et par une relation intergénérationnelle permanente en France et à l’étranger.
Pharmacie de la Croix de Lorraine, 23 rue Gambetta – St Etienne
Né le 21 novembre 1907 à St Etienne.
Il est mobilisé au col de Bussang dans les Vosges où il commande une unité de traitement contre les gaz asphyxiants.
Septembre 1940 il revient du Grau du Roi pour être affecté à l’hôpital militaire. En 1941, est démobilisé et de plus en plus de visiteurs viennent à sa pharmacie.
En effet, il coopère alors avec plusieurs réseaux et devient un personnage important du renseignement sous le pseudo 2G : Uranus-Kléber du 1er novembre 1940 au 23 juillet 1943, Travaux Ruraux de septembre 1943 à la Libération et l’AS de novembre 1943 à la fin août 1944 et également Ritz-Crocus, Armée secrète Action Sud.
Les nombreux dossiers secrets reçus à la pharmacie trouvaient aussitôt place au fond d’un tonneau de sucre.
Il collecte des renseignements pour la résistance et les alliés, élabore des plans secrets, organise des missions périlleuses, réceptionne et distribue des postes radios émetteurs, accueil des résistants poursuivis par la Gestapo ou parachutés la nuit.
A Vichy chez les époux Brulkfert, il prépare le plan de débarquement des alliés sur les côtes de Provence. En cas d’échec il prévoit un système de repli des agents spéciaux et trouve une planque sûre.
Son idéal et son amour de la France le poussèrent à de telles actions.
Un square de la ville de Saint Etienne porte son nom.
Il décède le 26 juin 1991.
Chevalier légion d’honneur.
Croix de guerre avec Palmes.
Rosette de la résistance.
Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV
Le 10 mars 1944, le château devient le quartier général du Général Rommel. Il s’y installe avec 1500 soldats allemands.
« État Major de niveau 5 – Rommel a sous ses ordres 500.000 hommes et doit surveiller 3.500 kms de côtes »
Nuit et jour des camions entrent et sortent en convoyant des munitions qui sont stockées dans des salles creusées dans la craie.
Dans l’une des pièces du château sont abritées les machines capables d’encoder et de décoder les messages, « Enigma » en faisant partie.
Le 6 juin 1944 un soldat en charge de l’écoute des messages veut prévenir Rommel du proche débarquement. Celui-ci était parti à Ulm et une fois de retour ne reprendra les choses en mains qu’en fin de journée.
Le 17 juillet il échappe à un mitraillage de sa voiture par deux avions alliés. Il sera ensuite transféré dans un hôpital en Allemagne.
Les alliés ignorant ce fait parachutent 6 français le 25 juillet pour une opération secrète nommée GASS. Il s’agissait d’enlever Rommel et de négocier la paix.
Le 25 août les bombes vont pleuvoir sur la-Roche-Guyon.
Depuis 2019, deux conférenciers sur place Romain Davy et Martial Codina-Deslin proposent un intéressant parcours sur le thème de la Seconde Guerre mondiale.
Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV
Source : Nous remercions le Parisien pour son article paru le 20 août 2021
En 1934, fut inaugurée la Cité de la Muette, à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, elle est réquisitionnée dès octobre 1939 par l’État pour en faire un camp de prisonniers.
Très vite, la Cité de la Muette est transformée en un vaste camp d’internement de Juifs. En août 1941 4.232 Juifs, uniquement des hommes de 18 à 50 ans, qui sont arrêtés y sont envoyés.
En novembre 1941 entre 750 à 800 internés, malades, sont finalement libérés.
A partir de mars 1942 et la création du camp d’extermination d’Auschwitz, Drancy devient un lieu de transit.
En septembre 1943, un groupe de détenus du camp commence à creuser un tunnel, une quarantaine de prisonniers juifs participent à cette entreprise. La plupart des participants sont des membres de réseaux de résistance. Mais le 9 novembre 1943, les Allemands découvrent le tunnel mettant fin à la tentative. Eugène Handschuh sera le dernier tunnelier du camp.
Au total, de 1942 à 1944, une soixantaine de convois français de déportés juifs sont partis de Drancy. En période de pointe, le camp a connu le départ de deux ou trois convois par semaine. 67 000 hommes, femmes et enfants juifs sur 76 000 Juifs déportés de France. Moins de 2 000 des déportés de ce camp sont revenus, soit à peine 3 %.
A la Libération, Drancy fut provisoirement utilisé comme lieu de détention de personnalités soupçonnées de collaboration comme Sacha Guitry.
Depuis 2002, le site, véritable mémoire de la Shoah en France, est classé monument historique et peut se visiter afin de se souvenir et garder en mémoire toutes celles et ceux qui y ont transité et souffert.
Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV
Source : Le JDD et pour plus d’informations Wikipédia que nous remercions.
Nous vous invitons à participer à ces journées culturelles et mémorielles sous l’égide de l’ONACVG partenaire de notre association nationale Mémoires du Mont-Valérien.
DIMANCHE 5 / 09 | CONCERT « TU NE M’AVAIS JAMAIS CHANTÉ ÇA » PAR HÉLIOS AZOULAY ET L’ENSEMBLE DE MUSIQUE INCIDENTALE « Tu ne m’avais jamais chanté ça » est un hommage à la tragédie des Tziganes déportés durant la Seconde Guerre mondiale. Outre les mélodies de Django Reinhardt nées durant l’Occupation et les musiques traditionnelles tziganes magnifiées par l’éolienne et déchirante clarinette d’Hélios Azoulay, ce concert permet également d’entendre une série d’œuvres poignantes et terribles composées en hommage et à la mémoire des Voyageurs. « Un concert indispensable. Un Kaddish à un holocauste oublié. » Mémorial des martyrs de la DéportationDimanche 5 septembre I 15h Gratuit sur réservation | 06 14 67 54 98 memorial.martyrs.deportation@gmail.com MERCREDI 8 / 09 | CONFÉRENCE « S’ÉMANCIPER DU PASSÉ OU S’ÉMANCIPER PAR LE PASSÉ » PAR SÉBASTIEN LEDOUX La conférence présentera et interrogera les mutations des rapports au temps de nos sociétés contemporaines. Sébastien Ledoux reviendra sur la genèse de l’expression « devoir de mémoire », ses multiples usages, son rapport profondément politique et sociétal, ses évolutions, ses appropriations et ses critiques.
Rencontre avec Sébastien Ledoux, docteur en histoire contemporaine et auteur de La Nation en récit des années 1970 à nos jours (Ed. Belin) Préfecture des Hauts-de-SeineMercredi 8 septembre I 18h30 Gratuit sur réservation | reservation@mont-valerien.fr 01 47 28 46 35
Ce dimanche 29 août notre secrétaire Général Exécutif Patrick Ourceyre a assisté à cette commémoration en la présence de M. Guillaume Boudy Maire de Suresnes, de M. Yoann Lamarque Adjoint au Maire aux manifestations patriotiques, de M Xavier Iacovelli Sénateur, de Mme Isabelle Florennes Députée des Hauts-de-Seine, de nombreux élus, associations et citoyens de la ville.
Une cérémonie avec lectures en mémoire d’Honoré Estienne d’Orves, Jan Doornik et Maurice Barlier c’est tenue dans la clairière des fusillés et des dépôts de gerbes ont ensuite été suivis d’un discours de M. le Maire puis d’un vin d’honneur.
Né le 5 juin 1901 – En 2021 nous commémorons le 80éme anniversaire de sa mort.
Officier de Marine Français, héros de la seconde guerre mondiale, mort pour la France, Compagnon de la libération à titre posthume le 30 octobre 1944.
Il parvient à Londres en septembre 1940 où il est affecté au 2éme bureau des Forces navales françaises libres. Envoyé en France en décembre, Il va organiser le réseau Nemrod avec Jan Doornik et Maurice Barlier. Il est arrêté le 22 janvier 1941 puis condamné à mort le 23 mai.
En représailles de l’exécution le 21 août 1941 d’un aspirant de la kriegsmarine, il sera fusillé au Mont-Valérien avec 99 autres otages le 29 août 1941.
Il avait 40 ans. Son nom a été donné à plusieurs lieux parisiens ainsi que dans de nombreuses villes de province.
Chevalier de la Légion d’Honneur • Compagnon de la Libération – décret du 30 octobre 1944 • Officier du Ouissam Alaouite • Officier de l’ordre « Pour la couronne » de Roumanie • Officier du Mérite Militaire Bulgare • Chevalier de l’Epi d’Or de Chine
Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif ANMMV
Croix de Guerre 1939-1945, chevalier de la légion d’Honneur, Officière de l’ordre National du Mérite.
Elle vit actuellement dans le Marais à presque 97 ans et pour elle l’important est « faire passer le message ». Elle fût résistante, torturée et condamnée à mort par la Gestapo, puis poétesse, écrivaine et correspondante de guerre.
Dans une interview parue le 21 Août 2021 dans le Parisien elle déclare « Quand vous avez été capturée puis êtes allée dans les camps, vous n’avez pas envie de raconter ». Cependant à la demande de Raymond AUBRAC elle finira par accepter de parler en 1994.
Concernant l’esprit de résistance elle nous dit « Cela s’acquiert et se cultive. Il faut toujours se dire : je ne suis pas une victime, je suis un combattant. Je ne suis pas un martyre, je suis un résistant. »
Dernièrement, sollicitée par Jean-David Morvan, elle finit par autoriser l’écriture d’une BD biographique. Cette dernière donne un récit minutieux et détaillé d’un destin extraordinaire, d’une vie hors du commun dans les heures sombres de la guerre.
Son parcours, par certains côtés, nous rappelle celui de notre Présidente Honoraire notre regrettée Madame Lysiane Tellier.
Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV
Source : Journal le Parisien et « Madeleine Résistante Tome 1 : La Rose dégoupillée » de Morvan, Riffaud et Bertail – Ed. Dupuis
Dans le camp de Sachsenhausen un jeune juif polonais, le chanteur clandestin du camp, réputé pour sa mémoire va retenir durant sa captivité tous les poèmes d’amour, complaintes nostalgiques, petits airs de ses compagnons d’infortune.
En avril 1945, après 66 mois dans l’enfer, sous la conduite des SS, les prisonniers entament une longue marche vers le nord. Soudain, le cortège se disloque dans une forêt. Alex se retrouve libre perdu au milieu de bois inconnus. Il va se battre pour rejoindre sa Pologne natale. Il parviendra à Cracovie et il retrouvera son père.
Malheureusement il a la tuberculose et doit être hospitalisé. Il a 26 ans et murmure d’étranges paroles. Une infirmière tend l’oreille, il lui demande une machine à écrire et d’un coup sortent de sa bouche les poèmes d’amour, complaintes nostalgiques, petits airs sans prétention qu’il avait mémorisés. Elle prend les paroles en dictée 716 pages au total.
ISon fils Krzysztof lutte pour faire connaître l’inestimable collection de son père. Cette dernière a été acheminée en 1983 au musée d’Auschwitz et y sera stockée dans un baraquement. Elle finira au Musée des Etats Unis du Mémorial de l’Holocauste à Washington (USHMM) en 1992.
Il reste un dernier trésor niché au bas d’une bibliothèque dans le cottage de son fils Krzysztof dans le jura Cracovien soit un épais bloc de feuilles tapées à la machine. La publication n’a jamais intéressée personne.
Aleksander KULISIEWICZ est décédé à Cracovie en 1982.
Patrick OURCEYRE Secrétaire général Exécutif ANMMV
Sources : Nos extraits proviennent du journal Le Monde que nous remercions vivement pour ses articles publiés courant août.
De plus amples informations sur cet homme exceptionnel se retrouvent également sur Wikipédia.