MARDI 16 NOVEMBRE 2021
SOIRÉE DE RÉFLEXION « DE GAULLE, ISRAËL
ET LES JUIFS »
Le mardi 16 novembre prochain, la Fondation Charles de Gaulle co-organisera avec le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, un colloque sur le thème « De Gaulle, Israël et les Juifs ».
Programme et billetterie

Remerciements à la Fondation Charles de Gaulle

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Émilienne MOREAU – Doublement résistante

Née en 1898 à Wingles – Pas de Calais.

Elle a fait preuve de courage et de patriotisme durant les deux conflits mondiaux 14/18 et 39/45.

En 1915, à 17 ans elle fera plusieurs actions à très hauts risques qui lui vaudront d’être citée à l’ordre de l’armée et recevoir la croix de guerre.

Dès juin 1940 elle devient à nouveau résistante durant la seconde guerre mondiale.

Elle fait de très nombreuses missions durant cinq longues années. Elle fournit des indications sur les déplacements des troupes ennemies. Elle assure ensuite des liaisons avec la Suisse tout en s’occupant du maquis. Elle échappe de justesse lors d’une rafle. Elle parvient à Londres et intervient à plusieurs reprises sur la BBC.

A la fin de la guerre elle revient à une vie plus « ordinaire ».

Elle fait partie des six femmes qui furent récompensées par leur nomination comme compagnon de la libération.

Elle est décédée à 73 ans le 5 janvier 1971.

Lecture : écrit par elle « Guerre Buissonnière » publié en 1970 (Solar) 

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : journal le Monde que nous remercions, pour de plus amples informations voir également avec Wikipédia.

Agent de liaison

Odile de Vasselot de Régné débute son action en servant d’agent de liaison au service de renseignement Zéro avant de faire partie du réseau Comète qui s’est donné pour mission d’exfiltrer les aviateurs alliés tombés en zone occupée.

Sous le nom de Danièle puis de Jeanne, elle prend le train chaque fin de semaine, elle est chargée de remettre courriers et documents à Toulouse, avec la menace sans cesse présente d’une arrestation par la Gestapo. Elle a également convoyé des aviateurs alliés à plusieurs reprises.

Dans une interview, elle dit : « J’ai eu beaucoup de chance, non pas de ne pas avoir été arrêtée, fusillée, déportée. Mais d’avoir eu juste le bon âge pour faire de la Résistance. J’avais passé le Bac en juillet 1939. Je n’étais pas encore engagée dans des études, ni dans une vie professionnelle. Je n’étais pas mariée avec des enfants. Bref entièrement libre. »

Elle a été « passeur » dans son réseau et elle considère qu’il faut continuer à être « passeur ». En conséquence, elle témoigne quand on lui demande et encourage les jeunes à s’engager.

Elle a écrit ses mémoires de guerre : Tombés du Ciel éditions du Félin 2005

Officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939/1945, Médaille de la résistance.

Notre association nationale continue d’être « passeur » auprès des jeunes générations en souvenir de notre chère et regrettée Présidente Honoraire Lysiane Thellier.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

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Conférence du Mont Valérien – Hauts lieux de la mémoire

Nous vous recommandons tout particulièrement ces conférences qui se tiennent à la Préfecture des Hauts de Seine et sont gratuites sur inscription.

Le mémorial du Mont-Valérien a l’honneur de recevoir Sébastien Ledoux pour la conférence « S’émanciper du passé et s’émanciper par le passé ». Événement organisé dans la cadre des « Rendez-vous du Mont-Valérien » le mercredi 10 novembre 2021 à 18h30.

Cette rencontre s’inscrira dans l’actualité commémorative du Mont-Valérien et permettra à Sébastien Ledoux, historien spécialiste des questions mémorielles en France, de présenter le cadre de référence institutionnel et narratif de la date symbolique du 11 novembre et de l’inhumation du dernier compagnon de la Libération au sein de la crypte du mémorial de la France combattante.   « Une analyse brillante de notre rapport au passé, sa présence dans notre présent
et la plasticité de la mémoire »

Sébastien Ledoux reviendra sur la genèse de l’expression « devoir de mémoire », ses multiples usages, son rapport profondément politique et sociétal, ses évolutions, ses appropriations mais également ses critiques.
L’INTERVENANT Sébastien Ledoux est docteur en histoire contemporaine, chercheur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Également enseignant à Science Po Paris, il est l’auteur de nombreux ouvrages et publications dont « Le devoir de mémoire. Une formule et son histoire », aux éditions CNRS (réédité en sept. 2021 format poche) et « La nation en récit » aux éditions Belin (2021).   Gratuit sur inscription | 01 47 28 46 35
reservation@mont-valerien.fr
Conférence également retransmise en ligne sur Zoom, sur inscription Informations COVID-19 | Accès sur présentation du pass sanitaire

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

AU REVOIR AU DERNIER COMPAGNON DE LA LIBERATION

Il vient de nous quitter à 101 ans et nous nous associons à la grande tristesse de sa famille.

Vétéran de Bir Hakeim, ancien ministre des Ptt il a jusqu’au bout de sa vie pensé à la France. .Comme l’a dit Emmanuel Macron il était « une figure de proue de la France Libre ».

Hommage et respect lui seront rendus prochainement aux Invalides et il sera le dernier à rejoindre la crypte du Mémorial de la France Combattante au Mont-Valérien.

P. Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

COMBATTANTES DE LA LIBERTÉ

Nous vous conseillons vivement la lecture du livre publié chez Gallimard et écrit par Dominique Missika

« RÉSISTANTES 1940-1944 »

Cet ouvrage vous fera découvrir des inconnues, ouvrières, bourgeoises, savantes ou encore mères au foyer.

Elles ont toutes été traitées avec brutalité.

Ce livre exalte le courage pour notre liberté.

P. Ourceyre Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : Challenge du 23 septembre 2021 – Remerciements à Maurice Szafran pour son article.

Gustave GIMON – Grand Résistant – Haute-Loire

 Pharmacie de la Croix de Lorraine, 23 rue Gambetta – St Etienne

Né le 21 novembre 1907 à St Etienne.

Il est mobilisé au col de Bussang dans les Vosges où il commande une unité de traitement contre les gaz asphyxiants.

Septembre 1940 il revient du Grau du Roi pour être affecté à l’hôpital militaire. En 1941, est démobilisé et de plus en plus de visiteurs viennent à sa pharmacie.

En effet, il coopère alors avec plusieurs réseaux et devient un personnage important du renseignement sous le pseudo 2G : Uranus-Kléber du 1er novembre 1940 au 23 juillet 1943, Travaux Ruraux de septembre 1943 à la Libération et l’AS de novembre 1943 à la fin août 1944 et également Ritz-Crocus, Armée secrète Action Sud.

Les nombreux dossiers secrets reçus à la pharmacie trouvaient aussitôt place au fond d’un tonneau de sucre.

Il collecte des renseignements pour la résistance et les alliés, élabore des plans secrets, organise des missions périlleuses, réceptionne et distribue des postes radios émetteurs, accueil des résistants poursuivis par la Gestapo ou parachutés la nuit.

A Vichy chez les époux Brulkfert, il prépare le plan de débarquement des alliés sur les côtes de Provence. En cas d’échec il prévoit un système de repli des agents spéciaux et trouve une planque sûre.

Son idéal et son amour de la France le poussèrent à de telles actions.

Un square de la ville de Saint Etienne porte son nom.

Il décède le 26 juin 1991. 

Chevalier légion d’honneur.    

Croix de guerre avec Palmes.  

Rosette de la résistance.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

FOUGÈRES

Commémoration de l’exécution du groupe Gallais le 10 octobre 2021

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : Madame Soline Roffe Gallais à qui nous souhaitons une belle cérémonie du souvenir.

ROMMEL ET LA ROCHE GUYON

Le 10 mars 1944, le château devient le quartier général du Général Rommel. Il s’y installe avec 1500 soldats allemands.

« État Major de niveau 5 – Rommel a sous ses ordres 500.000 hommes et doit surveiller 3.500 kms de côtes »

Nuit et jour des camions entrent et sortent en convoyant des munitions qui sont stockées dans des salles creusées dans la craie. 

Dans l’une des pièces du château sont abritées les machines capables d’encoder et de décoder les messages, « Enigma » en faisant partie.

Le 6 juin 1944 un soldat en charge de l’écoute des messages veut prévenir Rommel du proche débarquement. Celui-ci était parti à Ulm et une fois de retour ne reprendra les choses en mains qu’en fin de journée.

Le 17 juillet il échappe à un mitraillage de sa voiture par deux avions alliés. Il sera ensuite transféré dans un hôpital en Allemagne.

Les alliés ignorant ce fait parachutent 6 français le 25 juillet pour une opération secrète nommée GASS. Il s’agissait d’enlever Rommel et de négocier la paix.

Le 25 août les bombes vont pleuvoir sur la-Roche-Guyon.

Depuis 2019, deux conférenciers sur place Romain Davy et Martial Codina-Deslin proposent un intéressant parcours sur le thème de la Seconde Guerre mondiale.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : Nous remercions le Parisien pour son article paru le 20 août 2021

DRANCY – 1941 – 1944

En 1934, fut inaugurée la Cité de la Muette, à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, elle est réquisitionnée dès octobre 1939 par l’État pour en faire un camp de prisonniers.

Très vite, la Cité de la Muette est transformée en un vaste camp d’internement de Juifs. En août 1941 4.232 Juifs, uniquement des hommes de 18 à 50 ans, qui sont arrêtés y sont  envoyés.

En novembre 1941 entre 750 à 800 internés, malades, sont finalement libérés.

A partir de mars 1942 et la création du camp d’extermination d’Auschwitz, Drancy devient un lieu de transit.

En septembre 1943, un groupe de détenus du camp commence à creuser un tunnel, une quarantaine de prisonniers juifs participent à cette entreprise. La plupart des participants sont des membres de réseaux de résistance. Mais le 9 novembre 1943, les Allemands découvrent le tunnel mettant fin à la tentative. Eugène Handschuh sera le dernier tunnelier du camp.

Au total, de 1942 à 1944, une soixantaine de convois français de déportés juifs sont partis de Drancy. En période de pointe, le camp a connu le départ de deux ou trois convois par semaine. 67 000 hommes, femmes et enfants juifs sur 76 000 Juifs déportés de France. Moins de 2 000 des déportés de ce camp sont revenus, soit à peine 3 %.

A la Libération, Drancy fut provisoirement utilisé comme lieu de détention de personnalités soupçonnées de collaboration comme Sacha Guitry.

Depuis 2002, le site, véritable mémoire de la Shoah en France, est classé monument historique et peut se visiter afin de se souvenir et garder en mémoire toutes celles et ceux qui y ont transité et souffert.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif ANMMV

Source : Le JDD et pour plus d’informations Wikipédia que nous remercions.