AMERICAN BATTLE MONUMENTS COMMISSION

L’ American Battle Monuments Commission renouvelle en 2022 l’évènement « Les Visages de Suresnes / Faces of Suresnes »

Du 17 au 22 Septembre 2022 de 09h00 à 17h00, ils proposent à leurs visiteurs d’aller à la rencontre des hommes et des femmes inhumés au Cimetière américain de Suresnes en découvrant les portraits de plus de 1000 d’entre eux/elles.

American Battle Monuments Commission

se tient à votre disposition au 01.46.25.01.70 ou suresnes@abmc.gov  afin de vous offrir une, voire des, visite(s) guidée(s) à la date et horaire de votre choix entre le 17 et le 22 septembre.

Cimetière américain de Suresnes

Merci de venir nombreux à cet événement en l’honneur de la nation américaine et des américains qui ont donné leurs vies pour notre liberté

Patrick Ourceyre Secrétaire général Exécutif des Mémoires du Mont Valérien

Une résistante et écrivaine native de la somme.

Madeleine Riffaud est née en août 1924 et fût membre de la résistance.

Faisant partie d’un convoi de réfugiés qui a été mitraillé par la Luftwaffe, elle décide de rejoindre Paris et de lutter contre les nazis. Elle opère au sein des FFI lorsqu’elle a 18 ans sous le nom de Rainer et participe à de très nombreuses opérations contre les nazis. A 19 ans, en juillet 1944, elle tue de sang-froid un militaire allemand en plein cœur de Paris.

Peu de temps après, tout en étant agent de liaison, elle est trahie par un collaborateur et livrée à la Gestapo puis transférée à la prison de Fresnes. Après avoir été torturée, une date d’exécution ayant été prise, elle est finalement libérée dans un échange de prisonnier. Après avoir participé à l’organisation de la libération de Paris elle continue de combattre les nazis jusqu’à la fin de la guerre.

En 1945 elle devient journaliste pour « Ce Soir » puis « l’Humanité ». En 1946 après avoir rencontré Ho Chi Minh à Paris, elle se dévoue pour le Vietnam et y demeure de très nombreuses années.

A son retour en France elle devient aide- soignante dans un hôpital parisien et écrit un best-seller « Les Linges de la Nuit ».

En 2013 elle est nommée chevalier de l’ordre national du mérite.

De nombreuses bandes dessinées ont été publiées la concernant et des interviews existent sur différents supports consultables sur internet.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Libération de la ville d’Antony

Le serment de Koufra

À l’issue de la bataille, le 2 mars 1941 , le colonel Philippe Leclerc prête avec ses hommes le « serment de Koufra » :

« Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. »

« Le 24 août 1944, Antony était libéré par 6 000 soldats de la 2e division blindée (DB) du général Leclerc après quatre ans d’occupation nazie. Les combats se cristallisent principalement autour du carrefour de la Croix-de-Berny. Là, un canon antichar allemand bloque l’entrée de la N 20 et retarde l’avancée de la 2e DB vers Paris qui sera libéré le lendemain. »

Ce jour 24 août 2022, le Président Alain Faber et le Secrétaire général Éxécutif Patrick Ourceyre de notre association nationale étaient présents, sur invitation de la mairie, à la commémoration de la libération de la ville d’Antony par la 2éme DB. Cette cérémonie s’est déroulée en la présence de nombreuses personnalités civils et militaires et des membres de la famille du Maréchal Leclerc de Hautecloque.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Pierre de Chevigné – Compagnon de la Libération

Né le 16 juin 1909 à Toulon, il est mobilisé comme capitaine de réserve en 1939, il commande une compagnie au 127e RI puis les Corps Francs du Régiment et enfin ceux de la 2e DI. Après avoir été blessé à plusieurs reprises il est cité trois fois à l’ordre de l’armée, fait chevalier de la Légion d’Honneur au titre de la campagne de France.

Le 21 juin 1940, il rejoint par la mer l’Angleterre. Engagé le 1er juillet 1940 dans la France libre, il est envoyé en Egypte fin octobre 1940 comme chef du cabinet militaire du général Catroux, haut-commissaire de la France libre au Levant. En février 1941, il prend le commandement intérimaire du 1er Bataillon d’Infanterie de Marine. Blessé en Syrie il reprend le combat le 25 juin puis il prend la tête de la 1ère brigade coloniale avec le grade de lieutenant-colonel.

Promu colonel en décembre 1941 il est nommé, début 1942, chef de la Mission militaire de la France libre à Washington où il est chargé d’obtenir des armes et du matériel américain et de susciter des engagements de volontaires dans la France libre. En juillet 1943, il prend part au ralliement de la Martinique et des Antilles dont il devient commandant militaire par intérim. Rentré à Alger en septembre 1943, il rejoint l’état-major particulier du général de Gaulle.

En avril 1944, nommé chef d’Etat-major des Forces françaises en Grande-Bretagne sous les ordres du général Koenig, il débarque en Normandie le 14 juin 1944 et dirige les opérations de la tête de pont de Bayeux.

Par la suite il occupera de nombreuses fonctions importantes au sein de l’état entre autres ministre de la Défense nationale dans le gouvernement Pflimlin en mai 1958. Il est décédé le 4 août 2004 à Biarritz. Il est inhumé au cimetière d’Abitain (Pyrénées-Atlantiques).


• Grand-Croix de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération – Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille de la Résistance avec rosette

Pour plus d’informations voire le site de l’Ordre de la libération que nous remercions pour les informations ayant permis la rédaction de cet article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Libération de Boulogne- Billancourt

« Dès le lundi 21 août, les membres du comité local de Libération, présidé par Alphonse Le Gallo, prennent possession de la mairie au nom des mouvements de la Résistance. Deux jours plus tard, commence dans la ville l’édification des barricades. Au Pont-de-Sèvres, les FFI de Meudon établissent un barrage. Dans la matinée, ils repoussent avec succès une attaque de deux sections allemandes.

Six jours, à peine, après les premiers combats, les membres du comité local de Libération sont en mesure de se présenter à la population de Boulogne-Billancourt sur le balcon de l’hôtel de ville. Nous sommes le samedi 26 août et il est très exactement 17h. La guerre est loin d’être terminée, mais les rues de Boulogne sont débarrassées de l’occupant allemand. »

En souvenir, ce samedi 21 août 2022, notre secrétaire Général Exécutif Patrick Ourceyre était présent au cimetière Pierre Grenier pour la cérémonie célébrant la libération de la ville. Cette dernière s’est déroulée en présence des portes drapeaux, de Monsieur Jean-Claude Marquez maire adjoint accompagné par un représentant du commissariat de Police et un représentant de la caserne des Pompiers.

Nous remercions le journal le Parisien pour les informations ayant permis d’écrire notre article.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien.

Connaissez-vous Maurice BAVAUD ?

Né le 15 janvier 1916 à Neuchâtel il est un citoyen suisse qui tenta d’assassiner Adolf Hitler en 1938.

Séminariste, à l’âge de 22 ans,  il se rend en Allemagne en octobre 1938, s’établissant à Munich et Berchtesgaden selon les allées et venues d’Hitler. Il a alors l’intention de l’abattre le 9 novembre, Il sort un petit pistolet Schmeisser de calibre 6,35 mm mais ne tire pas car il est trop loin du führer et gêné par des spectateurs devant lui. Dans les jours suivants il tente de s’en approcher à plusieurs reprises mais doit finalement abandonner et part en train pour Paris. Lors d’un contrôle, n’ayant pas de billet, il est arrêté et remis par la Reichsbahnpolizei à la Gestapo. Cette dernière trouve son arme et des documents compromettants. Sous la torture Il admet ses plans d’assassinat et se trouve conduit devant le « Tribunal du peuple » le 18 décembre 1938. Pour expliquer son geste, il considère qu’Hitler est un danger pour l’humanité, l’indépendance suisse et le catholicisme en Allemagne.

Il est condamné à mort et guillotiné à la prison de Plötzensee au matin du 14 mai 1941.

Dans le cadre de cette affaire, le Français Marcel Gerbohay, étudiant comme lui au séminaire, l’aurait poussé à son acte, il a également été condamné et exécuté à Berlin en 1943.

Il a été réhabilité en novembre 2008 par le président de la Confédération suisse Pascal Couchepin. En 2011, une stèle commémorative lui est érigée à Hauterive dans le canton de Neuchâtel

Jean Baptiste Naudet a publié le roman « Seul pour tuer Hitler » (Novice) pour mieux faire connaître ce jeune homme qui a failli faire basculer notre histoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Nous remercions Wikipédia que vous pouvez consulter pour de plus amples informations sur ce personnage.

MEMOIRE ET TOURISME

La Normandie est une des régions parmi les mieux pourvue en lieux de Mémoire et d’histoire de la seconde guerre mondiale. Pourtant, certains de ces monuments sont beaucoup moins connus :

VER-SUR-MER

Cette ville a inauguré un sentier de la mémoire le 6 juin 2021 en présence d’Emanuel Macron et de Theresa May. 

Il est composé de panneaux d’information sur l’histoire de Ver Sur Mer. Ils forment un circuit allant du Mémorial britannique à la place Churchill.

22.442 soldats britanniques donnèrent leurs vies du 6 juin au 31 aout 1944.

OMAHA BEACH

Les Braves – Sculpture d’Anilore Banon

SAINT-JOUIN-BRUNEVAL

Ce Mémorial rappelle le raid britannique avec pour cible le radar allemand qui y était installé.

Cette région reçoit de plus en plus de touristes de toutes les nations à la recherche du passé glorieux de tous ceux qui sont venus libérer notre pays et nous rendre notre liberté.

Ce nouveau tourisme continue d’avoir de nombreux développements et permet d’entretenir et faire perdurer le souvenir de ces tragiques événements qui ne doivent pas s’effacer.

Nous encourageons vivement tous nos adhérents et sympathisants à se rendre en Normandie avec leurs enfants et petits-enfants afin de perpétuer l’objectif primordial de notre association en particulier vers nos jeunes générations.

En 2024 aura lieu le 80éme anniversaire du débarquement de la bataille de Normandie.

Nous remercions vivement la revue LES CHEMINS DE LA MÉMOIRE qui vient de publier dans son exemplaire N° 279 de nombreux et intéressants articles sur le sujet.

Patrick Ourceyre – Mémoires du Mont-Valérien.

JUBILEE

En août 1942, Dieppe a été le théâtre de l’un des épisodes les plus tragiques du 2e conflit mondial. Ce » fiasco » est peu présent dans les livres d’histoire.

Nous remercions très vivement le site Dieppe Tourisme pour les extraits que nous publions ci-dessous afin de transmettre la mémoire de tous ces jeunes et vaillants soldats qui ont péris lors de ce débarquement pour notre liberté. Une cérémonie du souvenir à lieu tous les ans au mois d’Août.

« La nuit du 19 août 1942, 6000 soldats, dont 5000 canadiens et 1000 britanniques (parmi lesquels 50 rangers américains et 15 commandos des forces françaises libres) répartis en 150 navires, cheminent vers Dieppe. La mission ? La destruction des défenses côtières et de quelques infrastructures stratégiques. Le plan ? Attaquer de nuit.

Seulement, l’effet de surprise est perdu dès lors que l’un des groupes se heurte à un petit convoi allemand descendant de la mer du Nord. C’est à la lumière de l’aube que les troupes débarquent sur un front de 20 km constitué de 5 plages : Berneval, Puys, Dieppe, Pourville et Varengeville.

S’ensuit un épisode extrêmement violent et chaotique. Les Allemands lancent des salves de tirs sans discontinuer et sont appuyés par les bombardements de leurs forces aériennes. Les alliés sont pris dans un véritable étau. Lestanks Churchill prévus dans l’opération ne seront pas d’un grand secours aux soldats alliés : la plupart s’enlise. Ils n’iront pas plus loin que la plage.

Les alliés combattent courageusement mais sont contraints de se rendre quelques heures plus tard. Seuls quelques rescapés parviendront à regagner le Royaume-Uni tandis que 2000 soldats alliés seront faits prisonniers. 1200 hommes perdront la vie. 46 civils ont également péri lors de cette attaque.

Le 1er septembre, les soldats canadiens l’avaient juré, ils sont de retour pourlibérer Dieppe sous les acclamations de la population dieppoise. C’est la 2ème division canadienne qui a tant souffert lors de ce matin d’août 1942 qui aura l’honneur d’entrer la première dans la ville, prenant symboliquement sa revanche. »

Pour nos adhérents et sympathisants, lors de votre visite prochaine dans cette région, il vous faut également voir le Musée qui est situé Place Camille St. SAENS.

Pour plus d’informations sur cette page d’histoire méconnue voir également le site de Wikipedia

Patrick Ourceyre – Mémoires du Mont-Valérien

PITHIVIERS

En Juillet 1942 les trains partis de Paris emmènent les internés du Vel ’d’hiv vers la gare et le camp de Pithiviers ainsi que celui de Beaune-La-Rolande.

Il était donc devenu important d’y ouvrir un lieu de mémoire et pour la première fois dans une gare. Cette dernière aura été leur dernier contact avec le sol de notre pays avant les départs pour Auschwitz dont très peu sont revenus.

A cette époque il existait des baraquements (aujourd’hui disparus) et 7.600 personnes venant du Vel’ d’hiv y ont été enfermés.

Ce nouveau lieu de mémoire aura parmi ses priorités de faire venir des scolaires tout comme nous le faisons régulièrement au Mont-Valérien depuis de nombreuses années.

Si vous passez dans le Loiret, ne les oubliez pas en rendant visite à ce nouveau musée de la Mémoire.

Patrick Ourceyre Mémoires du Mont-Valérien

Un Résistant quasi inconnu.

Addi Bâ Mamadou né à Pelli-Foulayabé, en Guinée le 25 décembre 1916

Il s’engage dans l’armée française en 1939 où il fait partie du 12e régiment de tirailleurs sénégalais (5 000 africains combattirent dans la Résistance).

Il est appelé par les Allemands le « terroriste noir » et il devient une figure de la résistance française, membre du premier maquis des Vosges.

 En 1941 il fait passer une quarantaine de tirailleurs en Suisse. Après avoir été trahi, il est arrêté le 18 novembre 1943 par les Allemands lors de l’attaque du maquis du camp de la Délivrance. Torturé, il ne parlera pas.

Il est fusillé à 29 ans le 18 décembre 1943 à Épinal sur le plateau de la Vierge.

Il reçoit le 13 juillet 2003 la médaille de la Résistance à titre posthume.

La mémoire ne doit pas effacer ce valeureux soldat mort pour la France.

Patrick OURCEYRE – Mémoires du Mont-Valérien