Il y a 50 ans, les soldats oubliés du Tchad 

Serge BARCELLINI Président général du Souvenirs Français

1969 – 1972, l’armée française conduit la première contre-insurrection au Tchad. Cette intervention va imposer le modèle des opérations extérieures. 

Une décision d’intervention toujours difficile à prendre et de niveau présidentiel ; une armée française professionnalisée ;  une intervention réduite ;  des forces autochtones faibles, insuffisantes  et souvent corrompues ; une volonté française d’accompagner l’intervention militaire d’une réforme administrative (une intervention qui renforce les gouvernements en place).   Chacune de ces opérations extérieures va systématiquement faire renaître les réflexes anticolonialistes de la population.   Ces « Morts pour la France » vont être très rapidement oubliés.   Alors qu’à la suite de l’échec (relatif) de la dernière intervention française au Mali, le gouvernement semble s’éloigner des interventions en OPEX, Le Souvenir Français a souhaité rendre hommage aux 59 soldats « Morts pour la France » au Tchad, 59 soldats oubliés.   Peut-on aujourd’hui mourir pour le Tchad ? Et pourtant ces interventions extérieures ont contribué à la stabilisation, au moins temporaire, de l’Afrique.   En rendant hommage aux 59 soldats « Morts pour la France » au Tchad, nous participons à l’écriture d’une histoire de l’Afrique dont la France n’a pas à rougir.    
Serge BARCELLINI Contrôleur Général des Armées (2s)

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Éxécutif MMV

Nous remercions Monsieur Serge BARCELLINI Président général du Souvenirs Français, ainsi que les auteurs des photographies empruntées via Google que nous remercions également pour leurs contributions au transfert de la mémoire.

Hommage aux ouvriers de Renault

Le mardi 8 juin, la ville de Boulogne-Billancourt a inauguré une plaque commémorative en mémoire des travailleurs de Renault-Billancourt qui ont donné leurs vies pour la résistance à l’occupant nazi.

Une centaine d’entre eux ont été déportés et une trentaine ont été fusillés.

Cet hommage a été commenté par une allocution de Monsieur le maire Pierre-Christophe Baguet et par la lecture de M. Arezki Amazouz Président de l’Association des anciens travailleurs de l’Ile Seguin (Atris). Il faut noter que cette démarche avait été initiée et facilitée de longue date par Robert Créange disparu à l’âge de 90 ans.

Des élèves du Lycée Simone-Veil étaient présents et ils ont lu un poème de Paul Eluard.

Vous pouvez voir cette plaque mémorielle sur la place Jules-Guesde près de la Sirène des usines.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Memoires du Mont-Valérien

D DAY – Suresnes – 29 mai 2022

Sur invitation de Monsieur le super intendant de l’American Battle Monuments Commission Keith Stadler, nous étions présents à la cérémonie du souvenir au cimetière américain de Suresnes.

En présence de nombreuses autorités civils et militaires américaines et françaises, notre secrétaire Général Exécutif Patrick Ourceyre a déposé une gerbe en souvenir de tous ces jeunes américains morts en 14/18 et 39/45 pour que nous puissions aujourd’hui vivre libre et en paix.

En fin de cérémonie, selon la traditions, nous avons déposé un petit bouquet au pied de la sépulture d’un jeune soldat venu du Tennessee.                                                                                                        

Paix à leur âme

L’amitié Franco Américaine lie très étroitement nos deux hauts lieux de Mémoire que nous visitons régulièrement accompagnés par de jeunes collégiens et lycéens.

Patrick Ourceyre – Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

CONVOYEUSES DE L’AIR

Début 1946, Marie-Thérèse Palu remplace Aliette Bréguet à la direction du service des convoyages et obtient le rattachement du service au GMMTA, ce qui a permis de faire de ce nouveau métier, une profession à part entière. Le premier concours a lieu en juin 1946. Pendant leur période au GMMTA, elles sont « Assistantes de bord » à bord des Dakotas et Junkers militaires. Le titre officiel de convoyeuse de l’air est créé en avril 1947. Il sera attribué au total à 107 jeunes femmes à l’issue d’un concours, nécessitant un stage probatoire de trois mois et 300 heures de vol. L’effectif est alors fixé à 35. La première promotion ne comptera que 20 recrues.

Elles sont militaires et font partie du personnel navigant. Elles sont sous les ordres d’une convoyeuse principale, elle-même sous les ordres du général commandant le Groupement des moyens militaires de transport aérien (GMMTA). Elles sont titulaires du brevet de convoyeur de l’air et elles sont chargées de l’exploitation des moyens médicaux des aéronefs médicalisés, lors des missions qui leur sont confiées.

Les convoyeuses de l’air en mission à Dien Bien Phu, Viêtnam

  • Paule Bernard (dite Carmen) – Aimée Clavel (dite Pepita)
  • Yvonne Cozannet (dite Coco) – Michaela de Clermont-Tonnerre (dite Boum)
  • Geneviève de Galard (dite L’ange de Dien Bien Phu) Cliquez sur son nom
  • – Mademoiselle Othnin-Girard
  • Elisabeth Gras (dite Lisbeth) – Brigitte de Kergolay (dite La mouche)
  • Arlette de La Loyere – Valérie de La Renaudie
  • Christine de Lestrade (1951) – Chantal Mees (1951)
  • Yolande Le Loc – Michelle Lesueur
  • Marie-Pierre de Montgolfier – Solange de Peyrimhoff – Alberte Othnin Girard

Convoyeuses de l’air disparues en mission

  • Berthe Finat, – Anne-Marie Rouanet 1947.
  • Geneviève du Breuil Hélion de la Guéronnière. – Lucienne Just 1947.
  • Béatrix de L’Épine, 1948 – Cécile Idrac 1949.
  • Geneviève Roure 1951 – Gisèle Pons, 1951.
  • Jacqueline Domergue, dite Jaïc (1924-1957) – Chantal Jourdy 1959.

Dans les années 1960, elles participèrent aux secours portés aux victimes des catastrophes naturelles. Elles interviennent en Mauritanie et au Ténéré. En 1995, elles ont réalisé 520 évacuations sanitaires, dont 155 pour la FORPRONU. En 1996, année de leur cinquantième anniversaire, elles effectuent 564 évacuations sanitaires, dont 267 en ex-Yougoslavie.

En 1997 elles sont intervenues au Tchad, en ex-Yougoslavie et lors de l’évacuation des ressortissants à Brazzaville.

Ces femmes très courageuses voulant toutes servir la France, dont beaucoup sont mortes durant la seconde guerre mondiale, méritent d’être mieux connues de nos jeunes générations et doivent absolument faire partie de nos mémoires.

Nous remercions tout particulièrement Wikipédia pour les informations nous ayant permis de réaliser ce document.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

Marine Nationale

Commando Hubert – Nageurs de combat. L’élite de l’élite. Ils sont moins de cent.

Tous sont les héritiers des 177 volontaires FFL formés en Grande Bretagne pendant la deuxième guerre mondiale et débarqués sur les plages de Normandie le 6 juin 1944. Nombre d’entre eux ont donné leur vie pour sauver la France et nous nous devons de les garder dans nos mémoires. Certain ont souhaité disperser leurs cendres au large du Cannier.

Aujourd’hui ils portent toujours le béret vert à l’anglaise, écusson côté gauche. Ils sont basés à St Mandrier sur Mer près de Toulon. Ils ont une spécialité : évoluer en milieu subaquatique parfois à partir d’un sous-marin ou d’un navire de la Royale. Ils sont spécialement entrainés pour pénétrer furtivement dans un port, mener une action contre un bâtiment ennemi ou une base maritime.

Leurs équivalents dans le monde sont les :

NAVY SEALs américains

et les SBS britanniques

Special Boat Service

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoire du Mont-Valérien

Nous remercions le Figaro Magazine du 20 mai 2022 pour leur article publié « Profession Nageur de Combat » et Wikipédia pour leur informations et documents et l’aide qu’ils nous apportent pour la transmission de la mémoire

REMISE DES DÉCORATIONS DE LA PROMOTION « Hubert GERMAIN » du 08 mai 2022

C’est à la maison du combattant de Boulogne-Billancourt, le 17 mai dernier, après l’Assemblée générale que la première des deux cérémonies eu lieu. Huit récipiendaires furent décorés. Nous félicitons les nouveaux décorés.

Les nouveaux décorés avec de gauche à droite : Monsieur Alain JOLY, Monsieur FRÉVILLE représentant ses fils, Madame Clarisse ZANN, Monsieur Jean-charles MARCIN, Mademoiselle Justine HAUDECOEUR, le Président Alain FABER, Monsieur Jean-Paul ROCOURT, Monsieur Bernard WENDEN, Monsieur André ZANN, Madame Michelle GAGNE;

Jean-charles MARCIN et Alain FABER

Nous remercions Monsieur Daniel JOUIN pour son aide à l’organisation de notre assemblée générale et pour nous avoir permis d’avoir ce lieu de réunion.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Éxécutif MMV

Présentation de l’exposition « Bir Hakeim 1942 » au Mémorial Charles de Gaulle de Colombey-les-deux-Églises

À l’occasion du 80e anniversaire de la bataille de Bir Hakeim, deux nouvelles expositions retracent l’engagement des forces de la France Libre lors de la campagne d’Afrique !

Cette exposition mérite une visite

Exposition au Mémorial Charles de Gaulle

Du 4 avril jusqu’au 30 décembre 2022, le Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises présente de manière complète cette bataille en Libye, avec une version spécialement adaptée au jeune public.

Exposition « Combattants de Bir Hakeim »
Du 24 mai 2022 au 19 septembre 2022, le musée de l’Armée à Paris, en partenariat avec la Fondation de la France Libre, fait redécouvrir la place majeure de ce fait d’armes de la 1ère brigade française libre du général Koenig sur les armées italienne et allemande de l’Afrika Korps.

Cliquez sur l’ image ci-dessous pour de plus amples informations sur la bataille de Bir Hakein par le Docteur en Histoire Madame Louise GUERSAN

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Éxécutif

En partenariat avec la Fondation Charles de Gaulle – Mémoires du Mont-Valérien

Hannah Szenes ??

D’origine hongroise 1921/1944. En 1943, elle s’engage dans l’armée britannique et commence son entraînement en Égypte comme parachutiste pour le service secret Special Operations Executive (SOE).

Elle suit l’entraînement spécial britannique pour être parachutée ou infiltrée en Europe en vue d’aider à sauver les Juifs et servir d’agents de liaison avec l’armée britannique.

En mars 1944, elle va au Caire puis est parachutée en Yougoslavie pour rejoindre un groupe de partisans et ensuite elle se dirige vers la frontière hongroise. Elle est arrêtée par des gendarmes, qui trouvent l’émetteur radio britannique qu’elle porte et qu’elle utilise pour communiquer avec le SOE et avec les autres partisans. Elle est emmenée à la prison de Budapest, fouettée et frappée à coups de bâton pendant plusieurs heures. Les gardiens veulent connaître le code de son émetteur, de manière à pouvoir localiser les autres parachutistes. Elle ne le leur donnera jamais.

Elle est jugée pour trahison le 28 octobre accusée d’avoir trahi la Hongrie. Elle est exécutée le 7 novembre et est enterrée à Jérusalem.

En 1993, la Cour suprême militaire hongroise rend une décision de justice qui annule la condamnation pour sa trahison et l’innocente officiellement.

Cette femme étonnante mérite toute notre reconnaissance pour son courage et doit faire partie de notre mémoire..

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien

La tombe au service de la réconciliation 

Le « main dans la main » de Verdun, cette cérémonie où le chancelier Kohl et le Président Mitterrand se sont pris par la main devant l’ossuaire de Douaumont le 22 septembre 1984, marque à tout jamais la mémoire partagée franco-allemande.

Une mémoire dont il est nécessaire de rappeler qu’elle repose visuellement sur les tombes et les cimetières allemands dispersés sur le territoire français. La sauvegarde des tombes est inscrite dans les traités. Le Traité de Francfort signé en 1871 prévoyait l’entretien des tombes allemandes de 1870-1871 en France et celui des tombes françaises en Alsace-Moselle et en Allemagne. Une sorte d’échange équilibré entre les deux nations, la victorieuse et la défaite. Bien différent fut le Traité de Versailles qui place en 1919 l’entretien des tombes allemandes sous la seule responsabilité des vainqueurs que sont les Français. Dès lors, l’association allemande qui est créée en 1919 pour entretenir les tombes allemandes (le VDK) n’aura de cesse que de tenter de prendre la gestion de cimetières que la France entretient si mal. Il faudra attendre 35 ans et la fin d’un second conflit. En 1954, le VDK signe un accord bilatéral avec la France. La France met gratuitement à disposition de la République Fédérale les terrains sur lesquels sont construits les cimetières militaires allemands et le VDK se charge de l’entretien. Neuf années plus tard, le Traité de l’Elysée redonne définitivement l’entière responsabilité de ses cimetières à l’Allemagne. Le temps de la réconciliation par-dessus les tombes peut dès lors commencer. De nombreuses cérémonies franco-allemandes sont organisées jusqu’à l’apothéose de Verdun. Ces initiatives de réconciliation ont enraciné le rapprochement franco-allemand et ont favorisé le développement de l’Europe politique. Les tombes se sont imposées comme les éléments de base de ce rapprochement. La France et l’Allemagne ont donné au monde l’exemple d’une réconciliation réussie. Le modèle mémoriel de la réconciliation franco-allemande est-il reproductible ? Nous le pensons. Le recueillement sur les tombes de ceux qui sont morts dans la même guerre, ennemis et amis, est un moment essentiel de toute réconciliation. Ce moment interviendra nécessairement pour l’Algérie et la France. Pourquoi ne pas l’espérer pour la Russie et l’Ukraine ?.    
Photo : Le Président François Mitterrand et le chancelier Helmut Kohl à Verdun en 1984 

Serge BARCELLINI
Contrôleur Général des Armées (2s)
Président Général de l’association « Le Souvenir Français »

En partenariat avec LE SOUVENIR FRANCAIS – Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont Valérien

Oubliée et Effacée de l’histoire.

Susan Travers, née à Londres le 23 septembre 1909 et morte à Ballainvilliers le 18 décembre 2003, est une britannique, militaire avec les forces françaises, seule femme à la Légion étrangère ou elle fut surnommée « la Miss »

Elle trouve dans l’éclatement de la guerre en 1939 l’occasion de transformer sa volonté d’émancipation en aventures. Elle s’engage dans l’armée comme infirmière. Après une formation à Poitiers, elle voit qu’elle n’est pas faite pour ça.  En revanche, il lui reste la possibilité d’être ambulancière. Dès l’été 1940 elle s’engage dans les Forces françaises libres avec la 13e demi-brigade de Légion étrangère.

Bir Hakeim : L’objectif du général Koenig qui commande la première brigade française libre est de tenir au moins huit jours contre les troupes du Maréchal Rommel. Une page héroïque où 3723 hommes venus des quatre coins de l’Empire colonial, dont beaucoup de légionnaires, se sont battus pour la France. Lors de l’évacuation du camp, elle va conduire la Ford de Koenig sous les tirs ennemis, ce dernier lui ordonne alors de porter leur véhicule en tête de la colonne qui atteindra les lignes britanniques. Elle servira ensuite en Indochine et démissionne en 1947.

Après la guerre, sa situation militaire est régularisée et elle est engagée au sein de la Légion étrangère comme adjudant-chef. Elle est en 2019 la seule femme à avoir reçu un matricule dans les unités de combat de la Légion étrangère.

  1. Chevalière de la Légion d’honneur.
  2. Médaille militaire, décorée par Pierre Kœnig.
  3. Croix de guerre 1939-1945.
  4. Médaille coloniale avec agrafes Afrique, Italie et Libération.
  5. Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945.
  6. Officière de l’Ordre du Nichan Iftikhar.
  7. Mérite syrien de 4e classe.
  8. Croix de libération finlandaise.

Il a fallu qu’elle atteigne ses 90 ans pour enfin écrire ses mémoires.

Gardons cette femme courageuse dans nos mémoires.

Patrick Ourceyre Secrétaire Général Exécutif Mémoires du Mont-Valérien