HARKIS

ALGERIE L’ENGAGEMENT POUR LA FRANCE

LES HARKIS

Ils naissent en 1830, lorsque des « tribus » de pays colonisés prêtent allégeance à la France.

Ils sont une classe à part des soldats musulmans de l’armée régulière, qui seront 85 000 en 1960. Au total, durant la guerre, l’armée française recense 160 000 contractuels harkis et un peu plus de 110 000 réguliers. Ils sont toujours rattachés à des unités de l’armée française et commandés par des militaires français. Tous ne sont pas armés : beaucoup travaillent pour l’armée dans des emplois civils, en particulier en tant que maçons ou cuisiniers.

En Mars 2003, Jacques CHIRAC instaure une « Journée nationale d’hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives des armées françaises », le 25 septembre de chaque année.

Parmi nos généraux, le Général Meyer, Grand-croix de la Légion d’Honneur, a toujours soutenus et aider ses fidèles harkis. Ils faisaient partie du commando Griffon qu’il avait créé en 1960 pendant la guerre.

Il est un des rares officiers à être rentré avec ces anciens supplétifs de l’armée française et leurs familles. Il parviendra à faire embarquer à Oran 200 harkis avec femmes et enfants et ils débarqueront à Marseille un 14 juillet. Ils se retrouveront plus tard dans les camps du Larzac.

Encore aujourd’hui le Général Meyer continue de se battre pour la reconnaissance  de leur engagement à nos côtés pendant cette guerre d’Algérie. (Voire un article le concernant dans le Figaro Magazine du 19/20 février 2021)

(Pour plus d’information sur ce sujet voire « Harkis « sur Wikipédia)

Patrick OURCEYRE Secrétaire général exécutif Rédacteur en chef de  » Infos MMV Siège »


La tombe de Marcelle Henry, Compagnon de la Libération

Présentation dans le cadre du Partenariat avec le Souvenir Français

La tombe de Marcelle Henry au cimetière de Bagneux est en mauvais état. Le Souvenir Français a décidé de financer sa rénovation. Un simple geste pour une grande résistante.

Marcelle Henry est l’une des six femmes nommées Compagnon de la Libération, par le Général de Gaulle. Peu connue, elle est aujourd’hui oubliée. Son histoire a été reconstituée par Guy Krivopissko dans un article (voir ci-dessous). Arrêtée par la Gestapo en juillet 1944, elle est déportée à Ravensbrück, puis à Buchenwald. Elle est libérée en 1945, mais meurt d’épuisement peu après la Libération. Le Général de Gaulle la reconnait comme Compagnon de la Libération.

En avril 1945, elle est inhumée dans la tombe de Pauline Maréchal Lavedan. Aujourd’hui, la tombe est en état de déshérence, la place sur laquelle figure de nom de Marcelle Henry n’est plus accrochée à la croix qui elle-même menace de s’effondrer.

Pour en savoir plus sur Marcelle Henry et le destin exceptionnel de ces femmes, Compagnon de la Libération : Ouvrage rédigé par Guy Krivopissko, Christine Levisse-touzé, Vladimir Trouplin, Dans l’honneur et par la victoire, les femmes, Compagnon de la Libération, Ed Tallandier.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général exécutif Rédacteur en chef de « Infos MMV Siège »

LA JOURNÉE DES FEMMES

Dans le cadre du partenariat avec le Souvenir Français

La parole du Président – Un geste simple pour celles qui ont tout donné à la France

La journée internationale des femmes, également appelée « Journée internationale des droits des femmes en France » est célébrée, chaque année, le 8 mars. 

Officialisée par les Nations Unies en 1977, cette journée a pour but de mettre en avant la lutte pour le droit des femmes et notamment la réduction des inégalités par rapport aux hommes.

Le Souvenir Français qui souhaite accueillir le plus grand nombre de femmes, tant dans ses postes de responsabilités que dans son recrutement a souhaité rendre hommage en ce mois de mars 2021 à deux femmes exceptionnelles.

La première est Marie Sautet à qui Le Souvenir Français consacrera une exposition qui sera inaugurée le 8 mars en son siège national.

Marraine de guerre durant la Première Guerre mondiale, Marie Sautet a consacré avec son mari la totalité de sa fortune afin d’envoyer des colis aux soldats dans les tranchées. De leur maroquinerie à Paris, partaient chaque jour des centaines de colis de tabac, de chocolat, de bonbons, de boites de conserves, de livres, de linge.

Un million de colis seront confectionnés soit l’équivalent de 6 millions de francs (15 millions d’euros valeur 1914). Marie Sautet reçoit en retour 90 000 lettres de filleuls mais elle et son mari sont ruinés. Après le décès de son époux, Marie Sautet finit sa vie dans un hospice pour déshérités.

La seconde est Marcelle Henry. Fonctionnaire au ministère du travail, elle entre dans la Résistance, héberge des évadés, distribue des tracts et œuvre pour les services secrets de la France libre.

Le 4 juillet 1944, elle est arrêtée par la Gestapo. Elle est déportée à Ravensbrück puis dans un Kommando de Buchenwald. Libérée le 9 avril 1945, rapatriée le 14 avril à Paris, elle meurt d’épuisement le 24 avril 1945. Trois jours plus tard, le général de Gaulle la reconnait comme Compagnon de la Libération.

En rendant hommage à ces deux femmes, nous avons souhaité souligner leur formidable engagement. L’une comme l’autre ont tout donné à la France, l’une comme l’autre ont terminé leur vie dans le dénuement.

Leurs tombes, celle de Marie Sautet au cimetière du Père Lachaise, et celle de Marcelle Henry au cimetière de Bagneux sont aujourd’hui oubliées.

Le Souvenir Français a décidé de les placer sous sa veille mémorielle. Un geste bien faible pour rendre hommage à ces deux femmes mais une manière de mettre en avant le rôle des femmes tant en 1914-1918 que dans la Résistance comme le soulignait, pour ce dernier engagement, l’historien Henri Noguères.

« Il en fut des femmes dans la Résistance comme il en est, quotidiennement, des femmes dans la vie. Elles y ont fait toutes ces choses qu’elles seules pouvaient faire, ou qu’elles pouvaient faire en tout cas, indiscutablement mieux que les hommes. Elles y ont fait aussi, et tout aussi bien que les hommes, tout ce que les hommes faisaient ».

En cette journée du 8 mars, rappelons-nous que l’égalité passe aussi par la mémoire.

Légende de la photo : Marie Sautet, marraine des poilus

Serge BARCELLINI
Contrôleur Général des Armées (2s)
Président Général de l’association « Le Souvenir Français »

Patrick OURCEYRE Secrétaire général éxécutif Rédacteur en chef de « Infos MMV Siège »

Promouvoir les OPEX

Le monument aux morts pour la France en opérations extérieures

Notre association nationale essentiellement créée pour transmettre la mémoire vers les jeunes générations ne se limite pas seulement au rappel des sacrifices des civils et militaires liés à la deuxième guerre mondiale.

En effet, depuis cette époque les conflits dans le monde n’ont pas cessé. De nombreuses opérations extérieures ont eu lieu :   De 1905 à 1962 l’Indochine, le Maroc et le Levant puis l’Algérie, le Liban, le Tchad, l’ex-Yougoslavie, l’Afghanistan et aujourd’hui le Mali.

Nos soldats qui en sont les victimes, engagés depuis 1963, se comptent au nombre de 549 Morts pour la France ainsi que de nombreux blessés sur les 17 théâtres d’opérations extérieures.

A chacune des cérémonies rendues en leur hommage par la Nation aux Invalides, nous avons toujours été présents pour exprimer notre reconnaissance à leur sacrifice et les saluer à leur passage sur le Pont Alexandre III.

Nous espérons que les circonstances nous permettront prochainement d’avoir la possibilité de venir nous recueillir devant leur Monument aux morts au Parc André Citroën afin de leur témoigner notre gratitude pour la valeur de leur engagement.

Lors de nos cérémonies annuelles en Octobre au Mémorial de la France Combattante au Mont -Valérien nous associons régulièrement leurs porte-drapeaux qui nous sont toujours très fidèles.

Patrick OURCEYRE

Secrétaire général éxécutif

Patrick OURCEYRE

La Résistance Italienne

Il s’agit des  activités de groupes qui se sont opposés aux forces d’occupation allemandes et au régime fasciste italien pendant les dernières années de la Seconde Guerre mondiale

Ce mouvement représente l’ensemble des mouvements politiques et militaires composés essentiellement d’Italiens de tout âge, sexe, opinion politique et classe sociale. Par la suite de nombreux étrangers de toutes nationalités figureront également parmi eux.

En 1943 après la dure bataille de Piombino de nombreux marins, soldats et citoyens qui ont combattu se sont retirés dans les bois environnants formant ainsi les premiers partisans de la région.

Par la suite de nombreuses autres formations seront crées par des soldats d’unités dissoutes de l’Armée royale italienne et seront dirigées par des officiers subalternes qui avaient décidé de résister à l’occupation allemande.

Beaucoup de petits groupes de résistants s’étant petit à petit constitués, leurs relations deviendront parfois problématiques. La taille des unités variait en fonction de la logistique et de la capacité en armement. Les groupes en général comportaient de 40 à 50 combattants qui tendaient des embuscades et harcelaient les nazis et leurs alliés. Durant cette période, les femmes jouèrent principalement le rôle de « relais » pour passer les ordres et les consignes. Une autre tâche de la résistance était d’aider les prisonniers de guerre en fuite afin d’atteindre les lignes alliées ou la Suisse en utilisant les chemins des contrebandiers.

En Italie depuis 1949, le 25 avril est officiellement célébré comme « Jour de la Libération », également connu sous le nom « Anniversaire de la Résistance »

Pour plus d’informations voire le site Wikipédia « La résistance en Italie durant la seconde guerre mondiale »

Patrick OURCEYRE

p.ourceyre@anmmv.eu

« La Mal Coiffée » de Moulins-sur-Allier : prison allemande en 1940

La Mal Coiffée désigne l’ancien donjon du château des Ducs de Bourbons et date du XIVe siècle.

Le 19 juin 1940, les Allemands conduisent à la prison, à toute heure du jour et de la nuit, les Français qu’ils arrêtent, ainsi que les soldats allemands coupables de diverses infractions.

A partir du 22 janvier 1943, la prison devient une prison militaire exclusivement allemande, sous la direction du Docteur Maas. La Mal Coiffée devient alors le fief de la Gestapo, en même temps que celui de la Feldgendarmerie et de l’armée, avec son cortège d’interrogatoires « musclés », ses tortures et ses régimes d’exception.

Maurice Tinland

Sa profession – avocat – mais il a surtout un passé de Résistant.

Quand la guerre survient, en 1939, il est mobilisé dans l’armée de l’air. Il survole la Belgique, les Pays-Bas, l’ouest de l’Allemagne. Ses exploits lui valent de recevoir la Croix de guerre

Le 28 janvier, il est arrêté en tant que chef des M.U.R. (Mouvements Unis de la Résistance) de l’arrondissement. Lors de son premier interrogatoire il a reçu sur son torse nu 250 coups de trique (corde à nœuds). Après une semaine de cachot, il remonte pour un second interrogatoire. Cette fois ils sont cinq pour le battre avec un nerf de bœuf sur tout le corps, sur le ventre. Il perd connaissance.

Au bout de deux jours, sentant qu’il s’en tirera, les Allemands le redescendent au mitard, où il restera dix semaines, dix interminables semaines de tortures physiques et morales, dix semaines sans boire. Et pendant ces dix terribles semaines, quand ce n’est pas lui qui est torturé ou battu, il entendra torturer les autres. Il resta muet et encaissa les coups de poing, de pied, de trique, les écrasements… Il en gardera des séquelles.

Il sera finalement libéré le 24 août 1944. Il aura 32 ans quand il sera élu maire de Moulins en 1947.

Patrick OURCEYRE

L’allier entre résistance et occupation

Voir la bande annonce

Situé au centre de la France, le département de l’Allier se trouve également au centre de la résistance et de la collaboration durant la Seconde Guerre mondiale. A l’image de la France, l’Allier est coupé en deux : la ligne de démarcation entre zone libre et zone occupée traverse le département. 

La Résistance se met en place dans le département. De grandes figures émergent, à l’image de Jean Zay, Marx Dormoy, Georges Rougeron ou encore Maurice Tinland

Le documentaire proposé par Thierry Martin-Douyat propose de revenir sur la position particulière de l’Allier où la Résistance a également su se faire une place, et de mettre la lumière sur celles et ceux qui ont rendu cette résistance possible.

Pour plus d’informations : Thierry Martin-Douyat, 06 07 83 36 59

Patrick OURCEYRE

Mise en scène d’une continuité mémorielle et nationale de 1870 à 1945 par le Souvenir Français

Rédactrice : Philomène BONHOMME

Le Mont-Valérien, lieu d’exécution de 1008 personnes par l’armée allemande entre 1941 et 1944, est l’un des principaux lieux de mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Ce site devient dès les premières années d’après-guerre le théâtre d’un affrontement mémoriel. Ce combat, qui oppose gaullistes et communistes, les deux partis politiques les plus puissants d’après-guerre, prend forme principalement par la volonté de chacun des deux partis d’ériger un monument mettant en scène sa propre mémoire. Les différents groupes d’anciens résistants cherchent à affirmer la supériorité de leur combat contre l’adversaire politique.

Plusieurs projets naissent alors au Mont-Valérien. Le premier est celui qui nous intéresse ici. Il remonte à l’Occupation. Il s’agit du Parvis de la France imaginé par Jean Rey en 1942, architecte, résistant catholique et gaulliste. Il souhaite rendre hommage aux victimes et aux héros militaires dès cette époque, soit un an après l’exécution d’Honoré d’Estienne d’Orves au Mont-Valérien, officier de marine français, ayant rejoint dès septembre 1940 Charles de Gaulle à Londres. Il est fusillé dans la clairière du fort le 29 août 1941.

Même si on ne trouve trace dans les archives de ce projet, celui-ci est mentionné dans la monographie du Mont-Valérien de Michel Guillot. Jean Rey, fervent catholique, souhaite, pour honorer les victimes de la Résistance française, réaliser un ensemble gigantesque de monuments patriotiques et religieux à la mémoire de tous les héros et victimes de la guerre. Cependant, le départ de Charles de Gaulle du gouvernement provisoire en janvier 1946, suivi de la mort de l’architecte la même année, met un terme à ce premier projet proposé pour le Mont-Valérien. Un ensemble de trois grandes croix latines en bois est toutefois posé, placé au sommet de la butte des cendres, à proximité du fort, à l’initiative de l’association « Parvis de la France », très catholique et patronnée par la veuve d’Estienne d’Orves et celle de Charles Péguy. Elles font référence aux trois croix placées au sommet de la colline du Mont-Valérien au XVIIe siècle sous le règne de Louis XIV, rappelant ainsi le calvaire du Christ sur le Golgotha entouré des deux malfaiteurs crucifiés avec lui. Mais ce chiffre trois fait également référence aux trois grandes guerres franco-allemandes – la guerre de 1870, la Grande Guerre et bien entendu la Seconde Guerre mondiale – unissant ainsi le sacrifice des martyrs morts pour la France durant ces combats. Créant par là une continuité mémorielle, ce triptyque met en scène une sorte de « guerre de 75 ans ». De part cette vision, qui rejoint peu ou prou celle d’une guerre de 30 ans (1914-1945) théorisée par Charles de Gaulle, la Guerre de 1870 ne prend véritablement fin qu’en 1945, avec la victoire de la France.

Le 6 juin 1949, quatorze autres croix portant la date de l’une des années de guerre franco-allemande depuis 1870 sont ajoutées renforçant cette idée d’unité mémorielle et nationale. Cet ensemble finit par être détruit dans les années 1970, ne présentant pas suffisamment la vision militaire et unitaire voulue par le général, qui ne souhaite pas que seule la notion de sacrifice ou de martyr soit mise en avant dans le futur mémorial.

Recommandé par Patrick OURCEYRE

Résistante

Denise Vernay, sœur de Simone Veil, née Denise Jacob le 21 juin 1924 à Paris et morte le 3 mars 2013 à Paris, est une résistante française.

Elle a été très active comme agent de liaison et se fait arrêtée en 1944 pendant qu’elle transportait deux postes émetteurs et des finances pour le maquis des Glières, elle est torturée par la Gestapo puis déportée à Ravensbrück.

 Elle a comme camarade de détention Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle Anthonioz et Noëlla Rouget.

Tout au long de sa vie, elle participe à perpétuer la mémoire de la Résistance et de la déportation.

Des rues portent son nom à Albi et Orléans.

Décorations :

Commandeur de la Légion d’honneur.

Grand-croix de l’ordre national du Mérite.

Croix de guerre 1939-1945 avec palmes.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général Exécutif

Résistance

Le Colonel Rémy de son vrai nom Gilbert Renault est né le 6 août 1904 à Vannes (Morbihan) et il est mort le 29 juillet 1984 à Guingamp.

Comme nous le savons tous Il est l’un des résistants français les plus connus durant la Seconde Guerre mondiale. Il a organisé, développé et perfectionné la Confrérie Notre-Dame, un des plus importants réseaux de la zone occupée.

Il aura été  parmi les premiers à se rallier à la cause du général de Gaulle et se voir confier par le colonel Passy  la création d’un réseau de renseignements sur le sol français. Ses informations permettront de très nombreux succès militaires.

Après-guerre, Il devient membre du comité exécutif du Rassemblement du Peuple Français (RPF) à sa création, puis de son comité de direction en 1949.

Jusqu’à son décès en 1984 il reste très actif dans divers domaines et il publie plusieurs ouvrages sur ses activités en Résistance : Mémoires d’un agent secret de la France libre, Dix ans avec de Gaulle entre autres.

Décorations :

Patrick OURCEYRE – Secrétaire Général Exécutif ANMMV