LA LÉGION

BERET VERT – LA LEGION

Le 10 mars 1831, le roi Louis-Philippe crée la Légion étrangère

Les pionniers de la Légion étrangère de l’Armée de terre française

Écoutez et regarder !

Le chapeau Chinois

À l’origine, elle ne peut combattre qu’en dehors du territoire continental du Royaume de France.

Historique :

1830/1849 la Légion étrangère est stationnée en Algérie où elle participe à la conquête et à la « mise en valeur » du territoire. En 1935 Par ordonnance royale, elle ne fait plus partie de l’Armée française. Le 8 décembre 1838, la reine d’Espagne décrète sa dissolution.

Crimée de 1854 à 1856 – Participation au siège de Sébastopol.

Campagne d’Italie en 1859 Participation aux Batailles de Magenta et Solférino.

Expédition du Mexique de 1863 à 1867. Total des pertes dans l’expédition du Mexique : 22 officiers, 32 sous-officiers et 414 légionnaires. L’aventure française au Mexique tournera au désastre, elle rentre en France.

Guerre franco-prussienne de 1870 Ellese distingue particulièrement pour sa vaillance lors de la bataille d’Orléans.

Tonkin de 1883 à 1945 Deux faits d’armes prises de la citadelle de Son Tay et de la forteresse de Bac Ninh.

Dahomey de 1892 à 1894 Prise d’Aboney la capitale du Roi Behanzin.

Soudan français et Niger 1892-1894 Victoire des légionnaires à la forteresse d’Ouilla

Madagascar 1895-1905 Les opérations de « pacification « durent jusqu’en 1905.

Première Guerre mondiale 1914-1918 En novembre 1915 création du régiment de marche de la Légion Etrangère (RMLE) qui perdra 115 officiers tués. Engagements Artois, Somme et Verdun.

Maroc 1903-1956 Au cours de la conquête du Maroc, elle aura payé un lourd tribut. De 1907 à 1935, entre autres, 83 officiers, 219 sous-officiers et 1 867 légionnaires sont morts au combat.

Syrie 1921-1939 En avril 1920, la Société des Nations attribue à la France le protectorat la Syrie actuelle et le Liban. Les batailles de Messifre, Rachaya et de Soueîda, comptent parmi ses exploits. Au printemps de l’année1930, le bataillon participe à la construction de la route Lattaquié- Antioche et effectue de nombreux travaux dans la région des sources de Casse, près d’El-Mouaf.

Seconde Guerre mondiale 1939-1945 Bataille de Narvik, Bataille de Bir Hakeim, Seconde bataille d’El Alamein, Campagne de Tunisie, Opération Anvil Dragoon et Coup de force japonais de 1945 en Indochine

Guerre d’Indochine 1946-1954 Le total des pertes est de 10 283 « tués au combat » dont : 309 officiers, 1 082 sous-officiers, et 9 092 légionnaires. Elle participe à la bataille de Dien Bhien Phu.

Guerre d’Algérie 1954-1962 En 1962 elle quittera Sidi Bel-Abbés emportant tous ses souvenirs.

Depuis 1962 : Le Tchad, le Zaïre avec le sauvetage de Kolwezi en 1978. 1991 la Guerre du Golfe. 1992 Cambodge et Somalie. 1993 Sarajevo puis 1995 Rwanda, 1996 Centre-Afrique, 1997 Congo Brazzaville. En 2001 Afghanistan. 2002/2003 opération Licorne en Côte d’Ivoire. 2013 Opération Serval au Mali. Depuis 2014 opération Barkhane au Sahel.

Cette unité remarquable de l’armée française est composée de 90% d’étrangers, commandée par des Français. Ils se battent et donnent leur vie au nom de la France sur tous les théâtres d’opérations pour défendre nos valeurs. Nous sommes fiers de ces soldats et de leurs chefs.

FAITES CONNAISSANCE AVEC LES HOMMES DE LA LÉGION ÉTRANGÉRE

Vous êtes chaleureusement invité à découvrir le site Web de la Légion Étrangère

MORTS POUR LA FRANCE AU MALI

R I P

Disparition d’un grand officer général de la Légion

Le général Jean-Pierre JACOB décédé en 2020 était un très grand ami de notre association et un ami personnel du Président Alain FABER.

R I P

RESPECT A VOUS TOUS

Patrick OURCEYRE Secrétaire général exécutif – Rédacteur en chef de  » Infos MMV Siège »

HARKIS

ALGERIE L’ENGAGEMENT POUR LA FRANCE

LES HARKIS

Ils naissent en 1830, lorsque des « tribus » de pays colonisés prêtent allégeance à la France.

Ils sont une classe à part des soldats musulmans de l’armée régulière, qui seront 85 000 en 1960. Au total, durant la guerre, l’armée française recense 160 000 contractuels harkis et un peu plus de 110 000 réguliers. Ils sont toujours rattachés à des unités de l’armée française et commandés par des militaires français. Tous ne sont pas armés : beaucoup travaillent pour l’armée dans des emplois civils, en particulier en tant que maçons ou cuisiniers.

En Mars 2003, Jacques CHIRAC instaure une « Journée nationale d’hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives des armées françaises », le 25 septembre de chaque année.

Parmi nos généraux, le Général Meyer, Grand-croix de la Légion d’Honneur, a toujours soutenus et aider ses fidèles harkis. Ils faisaient partie du commando Griffon qu’il avait créé en 1960 pendant la guerre.

Il est un des rares officiers à être rentré avec ces anciens supplétifs de l’armée française et leurs familles. Il parviendra à faire embarquer à Oran 200 harkis avec femmes et enfants et ils débarqueront à Marseille un 14 juillet. Ils se retrouveront plus tard dans les camps du Larzac.

Encore aujourd’hui le Général Meyer continue de se battre pour la reconnaissance  de leur engagement à nos côtés pendant cette guerre d’Algérie. (Voire un article le concernant dans le Figaro Magazine du 19/20 février 2021)

(Pour plus d’information sur ce sujet voire « Harkis « sur Wikipédia)

Patrick OURCEYRE Secrétaire général exécutif Rédacteur en chef de  » Infos MMV Siège »


La tombe de Marcelle Henry, Compagnon de la Libération

Présentation dans le cadre du Partenariat avec le Souvenir Français

La tombe de Marcelle Henry au cimetière de Bagneux est en mauvais état. Le Souvenir Français a décidé de financer sa rénovation. Un simple geste pour une grande résistante.

Marcelle Henry est l’une des six femmes nommées Compagnon de la Libération, par le Général de Gaulle. Peu connue, elle est aujourd’hui oubliée. Son histoire a été reconstituée par Guy Krivopissko dans un article (voir ci-dessous). Arrêtée par la Gestapo en juillet 1944, elle est déportée à Ravensbrück, puis à Buchenwald. Elle est libérée en 1945, mais meurt d’épuisement peu après la Libération. Le Général de Gaulle la reconnait comme Compagnon de la Libération.

En avril 1945, elle est inhumée dans la tombe de Pauline Maréchal Lavedan. Aujourd’hui, la tombe est en état de déshérence, la place sur laquelle figure de nom de Marcelle Henry n’est plus accrochée à la croix qui elle-même menace de s’effondrer.

Pour en savoir plus sur Marcelle Henry et le destin exceptionnel de ces femmes, Compagnon de la Libération : Ouvrage rédigé par Guy Krivopissko, Christine Levisse-touzé, Vladimir Trouplin, Dans l’honneur et par la victoire, les femmes, Compagnon de la Libération, Ed Tallandier.

Patrick OURCEYRE Secrétaire général exécutif Rédacteur en chef de « Infos MMV Siège »

ORADOUR SUR GLANE – GÉNÉRAL DE GAULLE 4 et 5 mars 1945

« 76 ans« 

« LIMOGES CAPITALE DU MAQUIS »

lors de son discours au balcon de l Hôtel de ville le Général de Gaulle décernera le titre de  » Capital du Maquis » à Limoges.

 » Oradour sur Glane est le symbole des malheurs de la patrie. Il convient d en conserver le souvenir, car il ne faut jamais qu’un pareil malheur se reproduise »

Général de Gaulle , Oradour sur Glane 

Au lendemain de son accueil triomphal à Limoges, le Général de Gaulle se rendit à Oradour sur Glane le 5 mars 1945.

Alors que la guerre n’était pas terminée, cette visite hautement symbolique marquera l’histoire d’Oradour. 

Cette déambulation dans le village calciné marqua les esprits d autant plus qu il prit, quelques mois plus tôt,  une décision importante : la conservation du village martyre en l état. 

Une décision validée par le gouvernement provisoire de la République française le 28 novembre 1944.

Aucune publicité tapageuse, aucun programme ne fut publié annonçant que le Général de Gaulle se rendrait à Oradour. 

Et ce fut bien ainsi ; il faut laisser à ces ruines leur silence, aux lieux sa désolation, à la barbarie son horreur.

Une visite à Oradour cela ne peut être une cérémonie avec beaucoup de paroles car les mots ne peuvent plus rien.

Une visite à Oradour c est un pèlerinage silencieux  dont on repart brisé, douloureux mais au moins affermi et résolu à lutter pour qu’il n’y ait plus jamais d’Oradour sur Glane dans le monde….

Visite du Général de Gaulle à Limoges le 4 mars 1944.

A Limoges, libérée depuis le 21 Août 1944 par les FMP et FFI du maquis limousin du colonel Guigouin : « le préfet du maquis », sans aucune effusion de sang ( voir l’article précédemment publié sur le colonel Guigoin ). Les attentats commis par  » des éléments gauchistes de la Résistance  » sont signalés à partir de février 1945.

C’est dans ce contexte que Charles de Gaulle arrive le 4 Mars 1945 dans la cité Capital du Limousin.

L’accueil à Limoges fut spectaculaire, les limougeauds sont présents dans les rues et acclamerent le Chef de guerre, celui qui symbolisa la Résistance Française par l Appel du 18 juin 1940.

Selon le Pasteur Chaudier, c’est lors de son discours au balcon de l’Hôtel de ville que le Général décernera le titre de  » Capital du Maquis » à Limoges. 

Une immense acclamation salua cette glorieuse appellation. 

Après une nouvelle abjuration pressant à toutes les Françaises et tous les Français qu’ils s’unissent réellement, autrement que par des mots,  » pour ce grand travail de rénovation nationale » il invita la foule à chanter la Marseillaise qu il entonna en premier.

Christophe SENCIER

Délégué de la région « Nouvelle Aquitaine »

Rédacteur en chef de ‘Infos MMV Nouvelle Aquitaine »

Nous remercions sincèrement les auteurs des photographies et autres documents empruntés pour illustrer cet article. Ceux-ci furent glanés à partir du moteur de recherche « Google » : « Oradour sur glane ». Remerciements réitérés.

LA JOURNÉE DES FEMMES

Dans le cadre du partenariat avec le Souvenir Français

La parole du Président – Un geste simple pour celles qui ont tout donné à la France

La journée internationale des femmes, également appelée « Journée internationale des droits des femmes en France » est célébrée, chaque année, le 8 mars. 

Officialisée par les Nations Unies en 1977, cette journée a pour but de mettre en avant la lutte pour le droit des femmes et notamment la réduction des inégalités par rapport aux hommes.

Le Souvenir Français qui souhaite accueillir le plus grand nombre de femmes, tant dans ses postes de responsabilités que dans son recrutement a souhaité rendre hommage en ce mois de mars 2021 à deux femmes exceptionnelles.

La première est Marie Sautet à qui Le Souvenir Français consacrera une exposition qui sera inaugurée le 8 mars en son siège national.

Marraine de guerre durant la Première Guerre mondiale, Marie Sautet a consacré avec son mari la totalité de sa fortune afin d’envoyer des colis aux soldats dans les tranchées. De leur maroquinerie à Paris, partaient chaque jour des centaines de colis de tabac, de chocolat, de bonbons, de boites de conserves, de livres, de linge.

Un million de colis seront confectionnés soit l’équivalent de 6 millions de francs (15 millions d’euros valeur 1914). Marie Sautet reçoit en retour 90 000 lettres de filleuls mais elle et son mari sont ruinés. Après le décès de son époux, Marie Sautet finit sa vie dans un hospice pour déshérités.

La seconde est Marcelle Henry. Fonctionnaire au ministère du travail, elle entre dans la Résistance, héberge des évadés, distribue des tracts et œuvre pour les services secrets de la France libre.

Le 4 juillet 1944, elle est arrêtée par la Gestapo. Elle est déportée à Ravensbrück puis dans un Kommando de Buchenwald. Libérée le 9 avril 1945, rapatriée le 14 avril à Paris, elle meurt d’épuisement le 24 avril 1945. Trois jours plus tard, le général de Gaulle la reconnait comme Compagnon de la Libération.

En rendant hommage à ces deux femmes, nous avons souhaité souligner leur formidable engagement. L’une comme l’autre ont tout donné à la France, l’une comme l’autre ont terminé leur vie dans le dénuement.

Leurs tombes, celle de Marie Sautet au cimetière du Père Lachaise, et celle de Marcelle Henry au cimetière de Bagneux sont aujourd’hui oubliées.

Le Souvenir Français a décidé de les placer sous sa veille mémorielle. Un geste bien faible pour rendre hommage à ces deux femmes mais une manière de mettre en avant le rôle des femmes tant en 1914-1918 que dans la Résistance comme le soulignait, pour ce dernier engagement, l’historien Henri Noguères.

« Il en fut des femmes dans la Résistance comme il en est, quotidiennement, des femmes dans la vie. Elles y ont fait toutes ces choses qu’elles seules pouvaient faire, ou qu’elles pouvaient faire en tout cas, indiscutablement mieux que les hommes. Elles y ont fait aussi, et tout aussi bien que les hommes, tout ce que les hommes faisaient ».

En cette journée du 8 mars, rappelons-nous que l’égalité passe aussi par la mémoire.

Légende de la photo : Marie Sautet, marraine des poilus

Serge BARCELLINI
Contrôleur Général des Armées (2s)
Président Général de l’association « Le Souvenir Français »

Patrick OURCEYRE Secrétaire général éxécutif Rédacteur en chef de « Infos MMV Siège »

CAMP DE TRANSIT DE ROYALLIEU (60)

Il y a des lieux qui imposent le silence… et pourtant le silence n’est pas aux antipodes du devoir de mémoire. La seconde guerre mondiale met en avant des moments de fierté, des actes de bravoure de certains de nos soldats ou de nos concitoyens qui ont su faire face. Ces actes sont racontés avec une certaine fierté et ils ne sont pas restés dans le mutisme de l’histoire.

D’autres lieux imposent le silence pour d’autres raisons.

C’est le cas du camp de Royallieu à Compiègne (60). Comme le décrit le site du mémorial de cette ville ce camp était une « caserne qui a été construite en 1913 et regroupe 25 bâtiments sur une surface de 16 hectares. De 1941 à 1944, elle fut transformée par l’armée allemande en l’un des principaux camps de transit de France. Près de 45 000 personnes y ont été acheminées : internés politiques, résistants, pour beaucoup communistes, civils russes ou américains et juifs. Déportés, soumis au travail forcé et aux mauvais traitements, près de la moitié décède pendant le transport ou dans les camps ».

Ce premier moment de silence impose donc le respect !

Dans le devoir de mémoire il y a ne pas « oublier » mais il y a aussi le respect de ce qui a été donné : la bravoure pour certains, la peur pour d’autres mais pour beaucoup d’entre eux… la vie.

Le silence est donc dans ces lieux un moment de recueillement pour ce qu’il a représenté de souffrance. Car qui dit « camps de transit » nazi, dit aussi parcours vers ce qu’il semble indéfinissable de souffrance : les camps de concentration.

Cet endroit a été un des plus importants du système génocidaire mis en place par l’Allemagne nazie, dans sa folie de race pure mais aussi dans la volonté d’asservir toute opposition à la fois politique et citoyenne en action de résistance envers le régime du Reich.

De ces « transits » vers la « concentration » l’objectif était « l’extermination ». Et là, dans ce dernier point le silence n’est plus possible.

Ce silence ne doit pas exister pour ne pas les oublier. Le Camp de Royallieu est disponible à la visite (hors période COVID) grâce au mémorial de l’internement et de la déportation.

Parce que la délégation Hauts de France des mémoires du Mont-Valérien souhaite perpétuer le devoir de mémoire il nous semblait important de communiquer sur ce site de la seconde guerre mondiale. Nous ne voulons pas oublier… et nous ne voulons pas que certaines pages de l’histoire ne se réécrivent et que l’ambiguïté de ce « silence » ne se reproduise.

Ainsi, par nos articles, nous nous engageons à vous faire découvrir certains lieux, certains moments de cette seconde guerre mondiale qui a tant impacté la France en général et les Hauts de France en particulier.

Stéphane Cerrabino

Délégué Régional des Hauts de France des Mémoires du Mont-Valérien

Jérémy Bouchez

Secrétaire Régional des Hauts de France des Mémoires du Mont-Valérien

Maxence Bouchez

Référent Jeunesse de L’Oise des Mémoires du Mont-Valérien

Promouvoir les OPEX

Le monument aux morts pour la France en opérations extérieures

Notre association nationale essentiellement créée pour transmettre la mémoire vers les jeunes générations ne se limite pas seulement au rappel des sacrifices des civils et militaires liés à la deuxième guerre mondiale.

En effet, depuis cette époque les conflits dans le monde n’ont pas cessé. De nombreuses opérations extérieures ont eu lieu :   De 1905 à 1962 l’Indochine, le Maroc et le Levant puis l’Algérie, le Liban, le Tchad, l’ex-Yougoslavie, l’Afghanistan et aujourd’hui le Mali.

Nos soldats qui en sont les victimes, engagés depuis 1963, se comptent au nombre de 549 Morts pour la France ainsi que de nombreux blessés sur les 17 théâtres d’opérations extérieures.

A chacune des cérémonies rendues en leur hommage par la Nation aux Invalides, nous avons toujours été présents pour exprimer notre reconnaissance à leur sacrifice et les saluer à leur passage sur le Pont Alexandre III.

Nous espérons que les circonstances nous permettront prochainement d’avoir la possibilité de venir nous recueillir devant leur Monument aux morts au Parc André Citroën afin de leur témoigner notre gratitude pour la valeur de leur engagement.

Lors de nos cérémonies annuelles en Octobre au Mémorial de la France Combattante au Mont -Valérien nous associons régulièrement leurs porte-drapeaux qui nous sont toujours très fidèles.

Patrick OURCEYRE

Secrétaire général éxécutif

Patrick OURCEYRE

La Résistance Italienne

Il s’agit des  activités de groupes qui se sont opposés aux forces d’occupation allemandes et au régime fasciste italien pendant les dernières années de la Seconde Guerre mondiale

Ce mouvement représente l’ensemble des mouvements politiques et militaires composés essentiellement d’Italiens de tout âge, sexe, opinion politique et classe sociale. Par la suite de nombreux étrangers de toutes nationalités figureront également parmi eux.

En 1943 après la dure bataille de Piombino de nombreux marins, soldats et citoyens qui ont combattu se sont retirés dans les bois environnants formant ainsi les premiers partisans de la région.

Par la suite de nombreuses autres formations seront crées par des soldats d’unités dissoutes de l’Armée royale italienne et seront dirigées par des officiers subalternes qui avaient décidé de résister à l’occupation allemande.

Beaucoup de petits groupes de résistants s’étant petit à petit constitués, leurs relations deviendront parfois problématiques. La taille des unités variait en fonction de la logistique et de la capacité en armement. Les groupes en général comportaient de 40 à 50 combattants qui tendaient des embuscades et harcelaient les nazis et leurs alliés. Durant cette période, les femmes jouèrent principalement le rôle de « relais » pour passer les ordres et les consignes. Une autre tâche de la résistance était d’aider les prisonniers de guerre en fuite afin d’atteindre les lignes alliées ou la Suisse en utilisant les chemins des contrebandiers.

En Italie depuis 1949, le 25 avril est officiellement célébré comme « Jour de la Libération », également connu sous le nom « Anniversaire de la Résistance »

Pour plus d’informations voire le site Wikipédia « La résistance en Italie durant la seconde guerre mondiale »

Patrick OURCEYRE

p.ourceyre@anmmv.eu

Une très grande figure de la Résistance

La Délégation régionale de la « Nouvelle Aquitaine » par son rédacteur en chef et Délégué régional Christophe Sencier, vous propose la découverte des faits de Résistance du :

« lieutenant-Colonel Georges Guingouin« 

Citation à l’ordre de la Libération :

« De 1940 à 1942, Georges Guingoin a été un hors-la-loi, l’incarnation de la Résistance civile en Limousin. Les condamnations aux travaux forcés, une à perpétuité et 2 autres à vingt ans, témoignent de l obstination des tribunaux de Vichy à se débarrasser de cet adversaire. En 1942, il organise les premiers éléments du Maquis du Limousin qui allait devenir un des premiers de France, le plus redouté de la police de Laval et Darnand, celui sur lequel les miliciens et les Allemands allaient s’acharner vainement. Pour la période historique, 1940-1942, il estdifficile de faire un choix parmi les faits d’armes du lieutenant-colonel Guingouin. Chef et soldat, il a participé,à la tête de ses troupes, à tous les coups de main,  à toutes les embuscades périlleuses, non seulement sur son secteur, mais également et à maintenant reprises, loin de sa zone d’habitation habituelle. Pendant la bataille du Mont Gargan du 17 au 24 juillet 1944, il a donné, à chaque instant, le plus magnifique exemple d’héroïsme, de maîtrise de soi, au mépris le plus total de la mort. Extraordinaire entraîneur d hommes que son exemple galvanise,le lieutenant-colonel Guingouin constitue une des plus belles figures de la Résistance. « Texte écrit au verso du livre : 4 ans de lutte sur le sol Limousin. Vous l’aurez compris l’histoire et l’engagement de cet homme au service du Limousin me fascine et mérite toute mon admiration. 

Aussi, concernant ses faits d’armes les plus connus, je voudrais vous narrer celui de sa dernière bataille au Mont Gargan. Au début du mois de juillet 1944, Georges Guingouin avait été averti qu’une offensive allemande se préparait contre le maquis qu’il dirigeait. Le 18, la « 1ère brigade » de Guigouin est attaquée par la brigade allemande du Général Von Jesser arrivee sur les lieux, forte de 500 véhicules divers, appuyée par divers renforts, ce qui déclenche la bataille du Mont Gargan, qui prend fin le 24 juillet. Après une semaine de combats acharnés et sanglants, les maquisards de cette bataille ont permis de bloquer la remontée des troupes allemandes vers les côtes normandes.

 Ce retard de plusieurs jours sera considérée par le Général Eisenhower comme un élément important et déterminant dans l’issue de la bataille de Normandie, en retardant arrivée de renforts allemands. Les maquisards perdent 97 hommes ( 38 morts, 54 blessés et 5 disparus) contre 342 tués et blessés pour les Allemands. Une stèle gravée ☆ et érigée le 06 juin 1994 au sommet de cette colline, est devenue un lieu de mémoire, où, tous les ans une cérémonie est organisée pour le jour anniversaire de cette bataille. Comme tous les ans, je ne manquerai pas le 6 juin prochain ( si les conditions sanitaires le permettent) de participer à cette très importante cérémonie pour le Limousin en représentant l Association Nationale des Mémoires du Mont Valérien. 

☆ Inscription sur la pierre de mémoire : Dans le secteur du 17 au 24 juillet 1944, après le parachutage de conteneurs par les forteresses alliées le 14, les Franc-Tireurs et Partisants du Colonel Georges Guingouin se sont opposés aux unités allemandes du Général Ottenbacher. 4 à 5000 hommes s affrontèrent. Les pertes allemandes furent de 342 tués et blessés et celles de la 1ère brigade FTP de 38 tués, 54 blessés et 5 disparus. 
Ne jamais les oublier!

Christophe SENCIER

Délégué Régional de la Nouvelle Aquitaine

de l’Association Nationale Mémoires du Mont-Valérien